Zabiullah Mujahid

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

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    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
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    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

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    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
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    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
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    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi. 

  • Afghanistan : Les talibans affirment avoir neutralisé une cellule de l'Etat islamique

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    Les talibans ont affirmé, lundi avoir neutralisé à Kaboul une cellule du groupe État islamique (EI), quelques heures après un attentat à la bombe contre une mosquée de la capitale afghane, dans lequel au moins cinq personnes ont été tuées.

    Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a annoncé qu'une cache abritant des éléments de l'Etat islamique avait été détruite. Huit membres de cette cellule ont été tués dimanche soir près de l'ambassade de Russie, à Kaboul. Des témoins et des journalistes de l'AFP ont entendu des explosions et des échanges de coups de feu au nord du même 7e arrondissement, dans la zone d'Ayub Khan Mena.. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont aussi montré une grosse explosion suivie d'un incendie. 3 autres membres de l'Etat islamique auraient été capturés lors de l'opération de ratissage. 

    "La nuit dernière, une unité spéciale des moujahidine de l'Émirat islamique a mené une opération contre des insurgés de l'Etat islamique", dans un district de Kaboul, a déclaré M. Mujahid sur son compte Twitter. La cache de l'Etat islamique "a été complètement détruite et tous les membres de l'Etat islamique à l'intérieur ont été tués", a-t-il assuré.

    Un fonctionnaire habitant le quartier, Abdul Rahaman, a indiqué à l'AFP qu'un "grand nombre" de membres des forces spéciales talibanes avaient attaqué au moins trois maisons alentour pendant "plusieurs heures". Les talibans "ont dit qu'ils cherchaient des combattants de Daech dans le coin", a-t-il repris. "Je ne sais pas combien ont été tués ou arrêtés, mais les combats étaient intenses".

    Selon les images partagées par les sources russes, les coups de feu ont repris dans la matinée du 4 octobre, ce qui suppose que des combats étaient toujours en cours.

    Cette opération a eu lieu quelques heures à peine après un attentat à la bombe dimanche contre la mosquée Id Gah de Kaboul, où se tenait une cérémonie funéraire pour la mère de M. Mujahid, décédée la semaine passée. Au moins cinq personnes ont été tuées et 11 blessées, des civils et des talibans, a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat. Trois personnes ont été arrêtées en lien avec cette attaque, selon cette même source. La bombe, placée à l'entrée de la mosquée, a été activée au moment où les fidèles quittaient l'édifice après avoir présenté leurs condoléances à M. Mujahid et ses proches, a précisé ce responsable. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti, a annoncé à l'AFP que l'attaque avait été menée par un kamikaze, qui "a fait détoner ses explosifs au milieu de la foule".

    Lundi, M. Mujahid a déclaré à l'AFP qu'une enquête était toujours en cours, mais que "les premières informations suggèrent que des groupes liés à Daech pourraient avoir mené l'attaque". Sous le nom Etat islamique-Khorasan, le groupe a revendiqué certaines des attaques les plus sanglantes commises ces dernières années en Afghanistan. Même s'il s'agit de deux groupes sunnites radicaux, l'Etat islamique et les talibans sont en concurrence et sont animés par une haine tenace et réciproque.
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  • Afghanistan : Au moins douze morts dans une explosion près d'une mosquée à Kaboul

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    Une explosion, la première depuis plus d'un mois à Kaboul, a fait au moins douze morts et 32 blessés dimanche après-midi près de la mosquée Id Gah, où se tenait une prière en mémoire de la mère d'un haut responsable taliban, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur.

    "Selon nos premières informations, deux civils (12 selon un dernier bilan) ont été tués et trois (32 selon un dernier bilan) ont été blessés dans l'explosion", a déclaré à l'AFP Qari Sayed Khosti, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

    Ahmadullah, un commerçant dont la boutique est situé à proximité de la mosquée, a indiqué à l'AFP avoir "entendu le bruit d'une explosion suivi de coups de feu". "Juste avant l'explosion, les talibans venaient de barrer la route en prévision d'une prière pour la mère de Zabihullah Mujahid à la mosquée", a ajouté ce témoin. M. Mujahid, porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, avait la veille largement relayé sur les réseaux sociaux le lieu et l'heure de la cérémonie.

    La dernière attaque mortelle à Kaboul, remonte au 26 août: 72 personnes avaient été tuées et plus de 150 blessées dans un attentat perpétré à l'aéroport, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). Sous le nom EI-K (Etat islamique-Khorasan), l'Etat islamique a revendiqué certaines des attaques les plus sanglantes commises ces dernières années en Afghanistan et voue une haine tenace et réciproque aux talibans.

    Rallye de victoire
    Plus tôt dans la journée, les talibans avaient organisé un premier grand rallye de la victoire dans la capitale, sur un terrain situé dans un faubourg de Kaboul. A l'extérieur, des dizaines de gardes lourdement armés encadraient le rassemblement, tandis qu'arrivaient en pick-up les combattants talibans, accueillis sur leur passage par des banderoles en hommage au martyr, a constaté un journaliste de l'AFP.

    "L'Amérique vaincue. Impossible. Impossible. Mais possible!", claironnait l'un des chants diffusés pour les accueillir dans une rare manifestation de musique, théoriquement prohibée par le mouvement islamiste.

    Environ 1.500 sympathisants du mouvement, uniquement des hommes ou des garçons, désarmés pour la majorité, avaient pris place pour écouter près de quatre heures de discours. "C'est le jour que nous attendions", a déclaré à la tribune Khalil Haqqani, le nouveau ministre des Réfugiés qui en 2011 avait été placé par les États-Unis sur la liste des terroristes recherchés, avec une prime de 5 millions de dollars. Il est un éminent dirigeant du réseau de combattants taliban dit Haqqani fondé par son frère Jalaluddin. "Nous avons atteint notre objectif, mais cela nécessite une protection", a-t-il déclaré lors de ce rassemblement qui s'est tenu dans la commune de Kohdaman. Son fusil appuyé contre le pupitre, il a assuré un "avenir radieux" pour le pays malgré la réprobation quasi unanime de la communauté internationale. "Mon conseil au monde est qu'ils laissent l'Afghanistan à l'Afghanistan", a-t-il conclu.

    'Avenir de l'Afghanistan'
    Sept semaines après la prise de pouvoir éclair des combattants islamistes, "l'Emirat islamique", le nouveau régime décrété par les talibans, lutte pour asseoir sa légitimité auprès de la population, comme du reste des nations.

    En face de ces démonstrations de force orchestrées par les talibans, l'opposition civile aux talibans est devenue impossible en Afghanistan où les manifestations sont interdites et celles de femmes, violemment réprimées.

    Aucun pays n'a pour le moment reconnu le nouveau régime, même si le Pakistan, la Chine ou encore le Qatar ont pu montrer quelques signes d'ouverture. Alors que les évacuations se font désormais au compte-goutte, un cinquième vol affrété par le Qatar, avec à son bord 235 personnes a ainsi pu quitter Kaboul dimanche, a annoncé le gouvernement qatari dans un communiqué. Doha, qui a joué un rôle diplomatique de premier plan dans les affaires afghanes ces dernières années s'est aussi dit "entièrement engagé pour l'avenir de l'Afghanistan et les efforts pour une amélioration significative de la situation dans le pays".

  • Afghanistan : Mesures des talibans pour éliminer l'Etat islamique

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    Zabihullah Mujahid, vice-ministre de la Culture et de l'Information dans le gouvernement intérimaire afghan, a déclaré dans une interview à « l'agence Novosti », que les talibans prenaient des mesures immédiates pour éliminer complètement l'Etat islamique dans le pays.

    Zabihullah Mujahid a ajouté : « Nous en avons un petit nombre. Au cours des dernières années, nous avons pu réduire leur présence dans de nombreuses régions, dont Jalalabad et Kaboul. Ils sont présents en Afghanistan, mais pas en grand nombre.

    Le vice-ministre a souligné que le mouvement taliban "s'efforce, par le biais de procédures de renseignement sur le terrain, de les identifier, de les arrêter et de les traduire en justice".

     

  • Afghanistan : Les talibans interdisent les manifestations et relancent le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice"

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    Le gouvernement intérimaire des talibans a décidé d'interdire les manifestations non autorisées dans tout l'Afghanistan, tandis que le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice » renaissait, rappelant ce que la « police morale » avait fait lors de son précédent règne.

    E-x4c6QXoAgXwOW.jpegLe ministère de l'Intérieur du gouvernement taliban a déclaré mercredi soir 8 septembre 2021, dans un communiqué publié sur son compte Twitter, qu'il avait pris la décision d'interdire, pour le moment, "toute manifestation sous quelque nom que ce soit", sauf dans le cas d'obtention d'une autorisation du ministère de la Justice puis d'en informer les services de sécurité.

    Le ministère a également appelé les organisateurs de ces manifestations à informer les autorités concernées au moins 24 heures à l'avance du but des manifestations, des slogans et banderoles qui y seront utilisés, de leur lieu et de l'heure de leur début et fin.

    Le ministère accuse certaines personnes d'être responsables « d'avoir causé des atteintes à la sécurité, de nuire aux citoyens et de semer le chaos sous le couvert de manifestations dans la capitale, Kaboul, et dans certains États, en incitant et en finançant des partis biaisés », affirmant que « certains partis menacent la sécurité des manifestants afin d'atteindre des objectifs politiques malveillants."

    Le ministère a souligné que "les manifestations doivent être légales", et a souligné que "personne n'a le droit d'organiser des manifestations tant que les procédures légales susmentionnées ne sont pas terminées", avertissant que les contrevenants "en supporteront toutes les conséquences" et seront soumis à "des règles strictes de traitement juridique."

    "Ministère de la Promotion de la Vertu"
    En outre, le Washington Post a rapporté que le gouvernement taliban avait relancé le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice », chargé de mettre en œuvre « une interprétation stricte de la loi islamique », avec de sévères restrictions sur les femmes, la prière forcée et même une "interdiction des cerfs-volants et des échecs".

    Le ministère de la promotion et de la vertu et de la prévention du vice a été confié à un religieux inconnu. nommé Muhammad Khaled.

    Le journal américain a ajouté que les talibans n'ont pas créé de ministère des Affaires féminines, similaire au gouvernement précédent, alors que les manifestations demandaient précisément au mouvement islamique d'accorder aux femmes des sièges au gouvernement et d'autres postes de direction.

    Curieusement, dans la liste en anglais des nouveaux ministères et ministres du gouvernement intérimaire fournie par les « talibans », le seul nom du ministère qui n'était pas traduit était le ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice.

    A Kaboul, certains craignaient que le rétablissement du ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice signifie que les talibans n'ont finalement pas changé contrairement à leurs affirmations.

    « Les gens ont cessé d'écouter de la musique forte en public, craignant les pratiques passées depuis le dernier règne des talibans, et je n'ai vu aucune contrainte de prier, mais il y a la peur », a déclaré Gul, un habitant de Kaboul, dont le prénom était donné uniquement pour des raisons de sécurité. 

    Les manifestations continuent malgré les menaces des talibans de recourir à la force
    Les manifestants de la province de Balkh ont déclaré que des talibans avaient arrêté deux journalistes et 11 manifestants, jeudi 9 septembre. Par ailleurs, des dizaines de manifestants sont descendus dans les rues de Mazar-i-Sharif ce jeudi malgré les avertissements du gouvernement taliban.
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    Premier vol d'évacuation de Kaboul vers l'étranger depuis fin août
    Un avion évacuant 200 personnes, dont des Américains, a décollé jeudi en fin d'après-midi de Kaboul, le premier vol passager pour l'étranger au départ de la capitale afghane depuis le retrait américain fin août.
    Ce vol, à destination de Doha, intervient alors que le nouveau pouvoir des talibans s'organise, moins d'un mois après la marche victorieuse de ses combattants sur Kaboul après l'effondrement du gouvernement pro-occidental à la mi-août.

    Il s'agit du premier vol de ce type depuis le gigantesque pont aérien organisé par les Américains, qui a permis l'évacuation de plus de 120.000 personnes.

    Après les formalités de départ à l'aéroport, les passagers ont embarqué dans des bus sur le tarmac de l'aéroport puis gagné l'avion, sous la surveillance de gardes venus du Qatar. Doha est très impliqué dans cette opération comme dans la relance de l'aéroport de Kaboul, qui a fermé après le retrait américain, et tarde encore à rouvrir aux vols commerciaux.

    La Qatar et son alliée la Turquie travaillent depuis plusieurs jours pour préparer les structures aéroportuaires de Kaboul à une réouverture progressive. Une tâche compliquée, tant l'aéroport a souffert des évacuations chaotiques de la fin août, menées alors que des milliers d'Afghans faisaient le siège de l'enceinte dans l'espoir de monter dans un des vols affrétés par les pays étrangers.

    Washington reconnaît qu'il reste encore à exfiltrer beaucoup d'Afghans potentiellement menacés pour avoir travaillé avec l'ancien gouvernement ou les pays occidentaux. Les talibans avaient critiqué ces évacuations chaotiques et assuré que tout Afghan ou étranger muni de papiers en règle pourrait prendre un vol commercial dès leur reprise.

    "Nous espérons que dans un futur proche l'aéroport sera prêt pour toutes sortes de vols commerciaux", a déclaré le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.

     

     

     

     

  • Afghanistan : Les talibans ont pris le contrôle du Panjshir avec l'aide de l'armée de l'air pakistanaise

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    Ahmed Masoud, le chef du Front national de la résistance, opposé aux talibans, a annoncé qu'il était en lieu sûr après que le mouvement ait pris le contrôle de la province afghane du Panjshir et a hissé ses drapeaux sur le siège de l'État.

    Une bande vidéo publiée lundi 6 septembre 2021 par des comptes liés au mouvement taliban montrait un certain nombre de militants du mouvement brandissant le drapeau du mouvement au-dessus du siège de l'État du Panjshir.

    Dans la vidéo, qui a été publiée par un compte se faisant appeler « l'Émirat islamique », on voit un certain nombre de talibans tournant autour d'un mât et hissant rapidement le drapeau du mouvement à son sommet.

    De son côté, le Front national a mis un message sur Twitter affirmant qu'il contrôlait toujours des positions stratégiques dans la vallée du Panjshir, soulignant que la lutte contre les talibans et ses partenaires se poursuivrait.

    Dans le même temps, le commandant du front Ahmed Masoud déclarait qu'il accueillerait favorablement les propositions du Conseil des oulémas de négocier un règlement pour arrêter les combats.

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    Zabihullah Mujahid.jpegPour les talibans, l'heure n'est plus à la négociation. Les talibans ont annoncé plus tôt, par l'intermédiaire de son porte-parole, Zabihullah Mujahid (photo), lundi, que le mouvement avait pris totalement le contrôle du Panjshir après des combats avec le « Front national de résistance » dirigé par Ahmed Masoud. Ils ont également rejeté toute offre de négociations : Pour Zabihullah Mujahid, l'occasion pour des pourparlers a été manquée.

    L'armée de l'air pakistanaise a prêté main forte aux talibans contre le Front National de Résistance
    FAhim Dashti.jpegDes drones de l'armée de l'air pakistanaise sont intervenus pour mener des attaques ciblées contre des dirigeants du FNR. Ainsi, dimanche soir, Wazir Akbar Mohmand, l'un des commandants militaires de la Résistance et Fahmi Dashti (photo ci-contre), porte-parole du FNR ont été tués dans une attaque de drone.  Plusieurs autres commandants du FNR tels que Gul Haider Khan, Munib Amiri et le général Abdul Wadud, un neveu d'Ahmad Shah Massoud, ont également été tués.

    Fahim Dashti est bien connu des Français. Brûlé en 2001 lors de l'attentat contre Ahmad Shah Massoud, le lion du Panjshir,  dont il partageait les combats, soigné en France, il  était revenu lancer un journal à Kaboul. Il avait fait un stage à Libé. 

    La maison d'Amrullah Saleh, ancien vice-président et membre dirigeant du FNR,  a été attaquée à deux reprises par des hélicoptères d'attaque. Amrullah Saleh a été transféré dans un lieu tenu secret au Panjshir. Il se. trouverait depuis au Tadjikistan.

    La victoire des talibans a été facilitée par le fait qu'aucun des grands leaders anti-talibans n'ont bougé le petit doigt pour venir en renfort au FNR. Atta Mohammad Noor, Salahuddin Rabbani, Marshal Dostum et Mohammad Mohaqiq étaient censés former une coalition pour soutenir le front d'Ahmad Massoud, mais ils n'ont pas bougés en raison des oppositions des gouvernements turc et iranien.

     

     

  • Afghanistan : Dernières informations (mises à jour au fur et à mesure)

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    Zabiullah Mujahid.jpegZabihullah Mujahid : La défaite américaine en Afghanistan est une grande leçon pour les autres envahisseurs
    Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid (photo ci-contre), a considéré le départ du dernier soldat américain d'Afghanistan après 20 ans de guerre comme une victoire pour tous les Afghans.
    Mujahid a souligné la volonté du mouvement de maintenir de "bonnes relations diplomatiques" avec les États-Unis.
    "Nous félicitons l'Afghanistan (...) C'est une victoire pour nous tous", a déclaré Zabihullah Mujahid sur la piste de l'aéroport de Kaboul dans la capitale afghane. "Nous voulons de bonnes relations avec les Etats-Unis et le monde", a-t-il ajouté.
    Mujahid a affirmé que la défaite des États-Unis constituait « une grande leçon pour les autres envahisseurs et pour notre future génération ».
    "C'est aussi une leçon pour le monde", a déclaré le porte-parole.
    Les talibans ont célébré le départ des dernières troupes américaines de Kaboul, mettant fin aux évacuations dirigées par les États-Unis à l'aéroport et à la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan il y a 20 ans.

    Les talibans exécutent 14 personnes dans la province de Daikundi
    Ces trois hommes Hazara faisaient partie des 14 personnes abattues aujourd'hui par les talibans dans la province de Daikundi

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    Les Afghans fuient vers l'Iran
    Un clip vidéo sur les réseaux sociaux montre des centaines de réfugiés afghans tentant d'entrer en Iran à travers des zones accidentées. Ces Afghans ne croient pas au nouveau visage que tentent d'imposer le porte-parole des talibans.
    Les agences iraniennes ont signalé que 1 000 réfugiés afghans sont entrés en Iran par le point de passage d'Herat, et 2 000 autres ont soumis des demandes d'entrée.

    Ahmad Massoud pose ses conditions pour déposer les armes
    Ahmad Massoud s'est déclaré prêt à déposer les armes et à se retirer de la politique si les talibans établissent un gouvernement qui garantit la liberté et l'égalité entre les citoyens, partagent le pouvoir avec tous, établissent la justice et accordant l'égalité et la liberté à tous en Afghanistan. 
    Dans une déclaration à Foreign Policy, Massoud a qualifié "toutes les autres options d'inacceptables pour les représentants de la résistance".

    Le Front National de Résistance (Panjshir) affirme avoir repoussé des attaques des talibans
    La front National de Résistance (FNR) contre les talibans affirme avoir repoussé des attaques lancées par les talibans lundi soir.
    Fahim Dashti, qui s'est identifié comme membre du Second Front de Résistance, a déclaré aux médias que huit combattants talibans avaient été tués.