YPG

  • Syrie : Nouvelle offensive turque contre les Kurdes

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    L'armée turque a repris son offensive contre les positions des unités d'autodéfense kurdes (YPG) dans la province de Hasakeh au nord de la Syrie. Le ministère turc de la Défense rapporte 14 militants kurdes "neutralisés".

    L'agence de presse syrienne SANA rapporte que l'armée turque et ses "mercenaires terroristes" se sont emparés de terres agricoles dans la zone de la ville de Ras al-Ain dans la province de Hasakeh. La ville, habitée principalement par des Kurdes, est également connue sous le nom kurde de Serekaniye et est située à proximité de la frontière turque.

    Le 13 novembre, deux soldats turcs avaient été tués près de la ville d'al-Tamr dans la province de Hasakeh. Selon des informations en provenance de Syrie, ils ont été tués par l'explosion d'une mine placée sous la route.

    A noter que l'intensification des hostilités initiée par les Turcs en Syrie coïncide dans le temps avec la réalisation d'un armistice au Haut-Karabakh. La Turquie a activement soutenu l'Azerbaïdjan dans son offensive contre l'Arménie.

  • Turquie : Erdogan s'en prend à Moscou et menace une nouvelle opération en Syrie

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    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie si les groupes kurdes ne se retirent pas des zones frontalières de la Turquie.

    Erdogan a prononcé ces menaces le 28 octobre , lors d'un discours au Parlement, lors d'une réunion de son Parti de la justice et du développement. Le chef de l'Etat a tout d'abord condamné le rôle de la Russie sur le théâtre syrien et les opérations qu'elle a menées, avec une référence particulière à l'attaque du 26 octobre , au cours de laquelle plus de 78 rebelles appartenant à des groupes armés pro-turcs ont perdu la vie, dans la province d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie. Selon Erdogan, Moscou ne veut pas d'une «paix durable» et le fait qu'elle ait frappé un centre de formation de l'Armée Nationale Syrienne à Edleb est une indication de son manque de soutien à la paix et à la stabilité dans la région.

    Se référant alors aux groupes kurdes, à nouveau définis comme des «terroristes», Erdogan a déclaré que la Turquie a le droit d'agir dans le cas où ils ne seraient pas écartés des frontières syro-turques comme promis précédemment. Ankara, en particulier, "est capable de nettoyer toute la Syrie des organisations terroristes si nécessaire", et tous ceux qui ne combattent pas Daech doivent cesser ce qu'on peut appeler une "comédie" . Selon le président turc, il y a des pays qui justifient leur présence en Syrie dans le cadre de la lutte contre l'État islamique, mais, en réalité, c'est un simple prétexte. La Turquie, a déclaré Erdogan, est le seul pays qui s'engage à contrer l'organisation terroriste. Last but not least, selon le chef de l'Etat turc, «l'entité» que Washington tente d'établir le long de la frontière irako-syrienne est un signe avant-coureur de nouveaux conflits, de douleurs et de tragédies. Dans ce contexte, a-t-il souligné, c'est le peuple syrien qui paie de son sang "le prix des jeux stratégiques du régime et des organisations terroristes qui viennent de l'extérieur de la région".

    Le 5 mars 2020, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Erdogan, avaient convenu d'une trêve dans la région d'Edleb. Le but était d'éviter un bain de sang et de favoriser le retour des personnes déplacées. Un autre point de l'accord prévoyait l'organisation d'opérations de patrouilles conjointes entre Moscou et Ankara, à effectuer principalement sur l'autoroute M4, à environ 30 km de la frontière sud de la Turquie.

    De son côté, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles syriens, a établit une soixantaine de postes militaires dans le nord de la Syrie, répartis dans les provinces d'Edle, d'Alep, de Hama et de Lattaquié. Quinze postes ont été établis dans des zones qui sont tombées sous le contrôle des forces fidèles au président syrien, Bashar al-Assad. C'est pourquoi le président turc Erdogan a, à plusieurs reprises, exhorté l'armée syrienne à reculer et à abandonner les zones qu'elle a occupées depuis avril 2019, menaçant une intervention de ses forces.

    Dans le même temps, Erdogan s'oppose à la présence de groupes kurdes, avec une référence particulière aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans une vaste zone qui s'étend sur 480 km de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak. Pour cette raison, Ankara a mené plusieurs opérations dans la région du nord de la Syrie. Le but était d'expulser ces groupes de cette région. La dernière, "Source of Paix", remonte au 9 octobre 2019 et a commencé un jour après le retrait des troupes américaines de la région. Les combats ont duré jusqu'au 22 octobre de la même année, date à laquelle Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine sont parvenus à un accord à Sotchi, dans le sud de la Russie. Les deux parties ont convenu de la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une profondeur d'environ 30 km et une longueur de 120 km.

    Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-religieuse, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations étaient principalement soutenues par la coalitions internationale dirigée par les États-Unis, qui fournit des armes et une couverture aérienne.

  • Syrie : 20 personnes tuées et blessées dans un nouvel attentat à la voiture piégée dans la localité de Ras al-Ain

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    Samedi 26 septembre, une forte explosion a secoué la périphérie de la ville de Ras al-Ain, occupée par les Turcs, dans le nord de la province de Hasake, en Syrie.

    Une voiture piégée aurait explosé près d'un dépôt de ferraille dans la zone industrielle située au sud du centre de Ras al-Ain. L'explosion a provoqué de graves dégâts matériels et fait de nombreuses victimes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sept personnes ont été tuées et plus de douze autres blessées.

    Les forces de sécurité locales, qui sont soutenues par la Turquie, affirment que les unités de protection du peuple kurde, YPG, et le Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK, sont derrière l'attentat à la voiture piégée. Comme d'habitude mais aucune preuve n'a été présentée.

    Les forces turques ont occupé Ras al-Ain et des dizaines d'autres villes et villages dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019. Depuis lors, des dizaines d'attentats à la bombe ont visé la région. Des dizaines de civils, de militants soutenus par les Turcs et même de militaires turcs ont été tués.

  • Syrie : Daech attaque une position de miliciens kurdes à la frontière irakienne

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    L'Etat islamique revendique une attaque contre une position de la milice kurde YPG à al-Twimin / Shadadi, à la frontière avec l’Irak. L'affrontement a même impliqué les gardes frontières irakiens. Il pourrait s’agir de la première attaque trans-frontalière revendiquée par Daech depuis la perte de son territoire.

    Lien permanent Catégories : ÉTAT ISLAMIQUE, Shadadi, SYRIE, YPG 0 commentaire
  • Syrie : Neuf morts dans l'explosion d'une voiture piégée dans le nord-est

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    Neuf personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées jeudi dans une attaque à la voiture piégée contre un checkpoint sous contrôle turc dans le nord-est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'explosion, qui s'est produite dans le village de Tal Halaf, à l'ouest de la ville de Ras al-Aïn a également fait 15 blessés, selon l'ONG.
    Ras al-Aïn et ses environs sont contrôlés par les supplétifs syriens de la Turquie après une offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019 pour en chasser la principale milice kurde des Unités de protection du Peuple (YPG). L'offensive d'Ankara lui a permis de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire de 120 km de longueur et d'une trentaine de kilomètres de profondeur, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. De nombreux bombardements ont depuis visé la zone. Une moto chargée d'explosifs a tué mardi deux civils et un combattant à Ras al-Aïn. Deux jours plus tôt, une autre attaque dans un marché de la même ville avait fait huit morts, dont six civils, d'après l'OSDH.
    Les YPG ont joué un rôle déterminant dans la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Mais Ankara considère les YPG comme un groupe "terroriste" et une extension du parti indépendantiste kurde PKK qui mène une insurrection dans le sud-est de la Turquie depuis 1984. Ankara a interrompu son opération militaire dans le nord-est de la Syrie après avoir conclu deux accords avec Washington et Moscou qui prévoient le retrait des YPG de la plupart de leurs positions frontalières. A terme, la Turquie souhaite établir une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie, avec l'objectif d'y installer une partie des quelque 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son territoire.

  • Syrie: huit morts dans une explosion dans le nord-est

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    Au moins huit personnes parmi lesquelles six civils ont péri dimanche 26 juillet dans l'explosion d'une moto piégée dans la ville de Ras al-Ain, dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    L'explosion, imputée par Ankara aux forces kurdes, a eu lieu sur un marché de légumes, selon l'OSDH qui a également fait état de 19 blessés, dont certains dans un état grave.
    L'OSDH n'a pas été en mesure de préciser dans l'immédiat l'identité des deux morts non-civils ni la partie responsable de l'attentat.
    Ras al-Aïn
    La ville située à la frontière syro-turque, dans la province de Hassaké, est contrôlée par la Turquie et ses supplétifs syriens à la faveur d'une offensive menée en octobre par l'armée turque dans le nord-est de la Syrie pour en chasser les forces kurdes.
    "Il s'agit de la troisième explosion en quatre jours à Ras al-Ain", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
    Jeudi, quatre personnes parmi lesquelles une femme avaient été tuées et dix autres blessées dans un attentat à la voiture piégée "près du bâtiment du comité civil" de la ville, a-t-il précisé.
    Ankara a imputé l'attentat de dimanche aux Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie qu'elle qualifie de "terroriste" pour ses liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984.
    "L'organisation terroriste PKK/YPG a une fois de plus ciblé des civils innocents", a déploré dimanche le ministère turc de la Défense dans un communiqué sur Twitter.
    L'offensive lancée en octobre par Ankara a permis à la Turquie de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire syrien de 120 km de longueur et d'une trentaine de kilomètres de profondeur, allant de Tal Abyad à Ras al-Aïn.

  • Etat islamique : Les femmes jihadistes, une arme aux mains de Daech

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    Aryen Rojava (photo), une commandante de la milice kurde YPJ (la branche féminine de l'YPG), affirme qu'il y a des femmes dans le camp d'al-Hol qui ont subi un lavage de cerveau de la part de l'Etat islamique et qui continuent à vivre selon l'idéologie de Daech et a faire preuve de la même agressivité. "Pour nous, c'est très dangereux car Daech cible les femmes et les utilise comme outil pour répandre leur idéologie".