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  • Syrie : Les FDS concluent la première phase de la fouille du camp d'al-Hol et publient les résultats

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    Vendredi 2 avril, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont conclu la première phase de leur opération de sécurité à grande échelle dans le camp d'al-Hol, dans le nord-est de la Syrie.

    L'opération lancée le 28 mars visait à sécuriser le camp, situé dans la partie orientale de la province de Hasakeh. Environ 60 000 personnes, dont des proches de combattants de l'Etat islamique, et des membres présumés du groupe jihadiste y sont détenus.

    Des milliers de combattants des FDS, des forces de sécurité kurdes Asayish et des femmes des Unités de protection du peuple kurde (YPJ)  ont pris part à la première phase de l'opération.

    «Nous nous tenons devant vous aujourd'hui pour annoncer la fin de la première phase de l'opération humanitaire de sécurité, qui a duré cinq jours consécutifs et a été menée de manière professionnelle», a déclaré Ali al-Hassan, un porte-parole d'Asayish, dans un communiqué.

    Al-Hassan a révélé que 125 membres de l'Etat islamique avaient été arrêtés au cours de l'opération. 20 d'entre eux sont des chefs qui commandaient des cellules du groupe et ordonnaient des assassinats à l'intérieur du camp d'al-Hol.

    Le porte-parole a reconnu que la menace de l'Etat islamique est toujours présente dans le camp. Il a appelé la communauté internationale à soutenir le travail des FDS pour sécuriser le camp.

    «Bien que nous ayons arrêté de nombreuses cellules dormantes du camp, y compris des commandants, le danger n'est pas encore terminé», a déclaré al-Hassan. «La communauté internationale doit considérer le camp d'al-Hol comme un dilemme international, et elle doit trouver des solutions appropriées qui verraient tous les États récupérer leurs citoyens résidants au camp.»

    Les FDS n'ont fourni aucun détail sur le moment où ils pourraient lancer la deuxième phase de l'opération de sécurité dans le camp d'al-Hol.

    L'opération ne mettra pas fin à l'influence de l'Etat islamique dans le camp d'al-Hol, comme le SDF lui-même l'a reconnu. Pourtant, la situation dans le camp s'améliorera probablement à court terme.

  • Syrie : Opération sécuritaire antijihadiste dans le camp d'Al-Hol, des dizaines d'arrestations

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    Une nouvelle opération de sécurité a débuté dans le camp d'al-Hol contre les cellules dormantes de l'Etat islamique vendredi 26 mars 2021 après que quinze civils aient été tués dans le camp situé au nord-est de la Syrie au mois de mars. L'agence de presse kurde syrienne Hawar News (ANHA)a rapporté qu'au moins 73 réfugiés irakiens et Syriens déplacés ont été tués dans le camp depuis février 2019.
    Exj-T4HUYAQzLdq.jpegL'opération est menée à l'intérieur du camp d'al-Hol avec un total de 6000 hommes et femmes des Forces Démocratiques Syriennes, des forces spéciales des FDS, la police kurde Asayish et les miliciennes kurdes des YPJ. Quelque 11.000 jihadistes sont détenus dans les prisons kurdes en Syrie, selon l'ONU tandis que femmes et enfants sont retenus dans des camps, que certains considèrent comme des bombes à retardement. Selon Human Rights Watch (HRW), quelque 43.000 étrangers, parmi lesquels beaucoup de jihadistes extrêmistes sont détenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

    "Certains détenus perçoivent les camps d'Al-Hol et de Roj comme les derniers vestiges du +califat+", soulignait en février un rapport onusien, selon lequel environ 10.000 femmes et enfants étrangers vivent dans une annexe réservée.

    "Des cas de radicalisation, de formation, de collecte de fonds et d'incitation à des opérations extérieures ont été signalés", ajoutait le rapport. "Certains mineurs seraient endoctrinés et préparés pour devenir de futurs combattants" de l'Etat islamique.
    Exj-NW7U8AMmgBf.jpegLes combattants de l'Etat islamique capturés par les FDS et la coalition internationale ainsi que leurs familles et des civils qui se trouvaient mêlés aux derniers combattants de Daech, notamment des prisonnières yézidies, sont toujours gardés dans le camp d'al-Hol par les FDS. La majorité des habitants d'al-Hol sont des Irakiens et des Syriens, mais le camp comprend également un grand nombre de familles étrangères que l'on pense être liées à l'État islamique. Selon les Nations Unies, environ 62 000 personnes se trouvent toujours dans le camp, dont des dizaines de milliers de femmes affiliées à l'État islamique, ainsi que leurs enfants. 
    Exj-RClVoAEvQHZ.jpegLes autorités locales ont décidé début octobre d'accélérer le départ des familles syriennes déplacées d'Al-Hol dans le cadre d'un nouveau programme, mais le gouvernement irakien a jusqu'à présent refusé de rapatrier la plupart des Irakiens vivant dans le camp.

    En raison du grand nombre de personnes retenues dans le camp, il est difficile pour les gardiens de prévenir des incidents violents répétés, y compris de multiples meurtres. Conséquences : Le camp est de plus en plus en proie au chaos et à l'insécurité. Non seulement l'Etat islamique règne dans le camp d'al-Hol mais aussi à l'extérieur du camp où les membres des conseils civils sont de plus en plus victimes d'exécution et d'attentats 

    A l'intérieur du camp d'al-Hol, les jusqu'au-boutistes de l'Etat islamique, parmi lesquels des femmes jihadistes, font régner la terreur  et exécutent tous  ceux qui auraient des velléités de trahir ou d'abandonner la lutte. 

    Neuf personnes arrêtées, dont "un chef de l'Etat isamique", annoncent les FDS.
    Des dizaines de résidents du camp d'al-Hol, soupçonnés d'appartenance à l'Etat islamique (Daech) ont été interpellés. Parmi eux, neuf personnes font l'object d'une enquête particulière car elles pourraient appartenir la hiérarchie du groupe jihadiste.

    L'opération des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes, durera au moins 10 jours, selon un responsable. Elle bénéficie du soutien de la coalition internationale anti-Daech dirigée par les Etats-Unis.