Yahya Djouhadi (Abu ammar)

  • Mali : Le trésorier algérien d’Al-Qaïda éliminé au nord du Mali par l'armée française

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    Un haut responsable d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), de nationalité algérienne, a été éliminé, fin février 2022, par l’armée française au nord de Tombouctou au Mali.

    Yahya Djaouadi .jpegSelon un communiqué de l’état-major français, rendu public ce lundi, il s’agit de Yahia Djouadi (photo), alias Abou Ammar al Jazairi, qui était le « coordinateur financier et logistique » de cette organisation islamiste armée.

    « Dans la nuit du 25 au 26 février, la force Barkhane a conduit une opération visant un haut cadre historique d'AQMI à environ 100 km au nord de Tombouctou, au Mali. Cette opération a conduit à la neutralisation du jihadiste algérien Yahia Djouadi, alias Abou Ammar al Jazairi », a précisé le communiqué.

    L’opération, selon le même document, a été menée « après avoir localisé et identifié le concerné dans une zone connue pour être un refuge des groupes appartenant à AQMI et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à la nébuleuse Al-Qaïda ».

    « Il a été neutralisé par une intervention au sol, appuyée par un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque Tigre et deux drones français », a détaillé l’armée française, estimant que « sa neutralisation est un nouveau succès tactique significatif pour la force Barkhane qui reste déterminée à poursuivre le combat contre les groupes armés terroristes, avec ses alliés sahéliens, européens et nord-américains ».

    Pour l’état-major français, cette élimination d’un « acteur historique de l’expansion d’Al-Qaïda et du jihadisme en Afrique de l’Ouest » permet, en outre, « d’affaiblir une nouvelle fois la gouvernance d'al-Qaïda et prive le GSIM dirigé par Iyad ag Ghali d'un relais majeur au nord du Mali et dans la zone de Tombouctou en particulier ».

    Yahia Djouadi, a rappelé le même document, a rallié le maquis en 1994 en Algérie où il avait intégré le Groupe islamique armé (GIA) qui a commis beaucoup d’attentats dans le pays durant la décennie 1990.

    Il a ensuite rejoint un autre groupe « islamiste », en l’occurrence le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), fondé, en 1996 par Hassan Hattab, un autre ancien du GIA qui s’est rendu aux autorités algériennes en 2007.

    Yahia Djouadi a été également conseiller militaire de l’émir historique d’AQMI, Abdelmalek Droukdal, neutralisé en juin 2020 par les armées françaises.

    Nommé émir de la région Sud d’AQMI en 2007, puis d'AQMI en Libye en 2015, il a gagné le Mali en 2019, pour, a ajouté le communiqué, « s’installer dans la zone de Tombouctou, où il appuie la structuration et coordonne l’approvisionnement de matériels au profit du haut commandement du GSIM et d'AQMI.

    « Il assurait également un rôle de coordinateur financier et logistique pour le groupe », a indiqué la même source.

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  • Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) désigne son nouveau dirigeant pour remplacer Droukdel

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    L'organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a nommé un de ses cadres à sa tête pour succéder à l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali, rapporte samedi l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes.

    Dans une vidéo reçue par SITE, AQMI annonce la désignation de son nouveau dirigeant, l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi (photo), l'actuel chef de son "conseil des notables", qui tient lieu de comité directeur du groupe jihadiste.

    D'après le think-tank américain Counter Extremism Project (CEP), cet ancien membre du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), inscrit sur la liste noire américaine des "terroristes internationaux" depuis septembre 2015, est également le dirigeant de la branche médias d'AQMI et apparaît régulièrement dans les vidéos du groupe.

    Vidéo de l'annonce

    AQMI a reçu l'allégeance de plusieurs groupes jihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM). Dans ce message publié samedi, AQMI revient également sur la récente exécution d'une missionnaire suisse retenue en otage au Sahel, en attribuant la cause de sa mort à une tentative des "croisés français" pour la libérer. Béatrice Stöckli, missionnaire originaire de Bâle et qui travaillait à Tombouctou, au Mali, avait été enlevée en 2016.

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    AQMI se repositionne au Sahel
    Les Algériens affirment qu'AQMI s’est retiré du terrain Algérien pour se repositionner au Sahel tant la pression sécuritaire a asséché les réseaux de soutient et de recrutement. Annabi se trouverait au Mali, de l’autre côté de la frontière algérienne.