Unité pour la paix en Centrafrique (UPC)

  • République centrafricaine : L’armée reprend le contrôle de la ville de Nzacko

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    La ville de Nzacko située dans la préfecture de Mbamou, dans l'extrême sud-est de la Centrafrique, occupée depuis samedi 21 mai par les éléments rebelles de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement), a été reprise, mardi 24 mai 2022, par les Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés russes, ont indiqué   jeudi les autorités locales.
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    « Je peux vous rassurer que depuis mardi, la ville de Nzacko est sous contrôle des Forces armées centrafricaines et leurs partenaires russes. Les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC/Composante de la CPC) qui avaient attaqué et pris contrôle de la ville, samedi, sont en débandade dans la brousse », a indiqué Pierre Benguéré, Préfète de Mbamou.

    « Les activités ont repris dans la ville de Nzacko et les populations vaquent tranquillement à leurs occupations », a souligné la préfète tout en rendant hommage aux militaires morts samedi lors de l’attaque.

    Le 21 mai, plusieurs dizaines de combattants de l'UPC ont attaqué à l'aube la base des Forces armées centrafricaines dans la ville de Nzacko.

    Au moins huit soldats centrafricains avaient été tués et plusieurs autres blessés, selon Adja Kaltouma Gandja, maire de la ville de Nzacko.

    La localité de Nzacko est régulièrement secouée par des affrontements entre l’armée nationale et les rebelles de la CPC.

    Cette région minière a été longtemps sous l’emprise des groupes armés qui y exerçaient des activités d’exploitation minière.

    Pour les autorités préfectorales et locales, il est indispensable de renforcer le dispositif militaire dans la zone afin de mieux sécuriser les populations civiles.

    Dans une déclaration datant de juillet 2021, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a souligné que « durant la majeure partie de l’année 2021, le village de Nzacko est resté inaccessible aux organisations humanitaires, à cause des combats et de l’insécurité générale dans cette zone. Certains habitants sont restés cachés dans la forêt, par peur des attaques, sans accès aux soins de santé ».

  • Centrafrique : une dizaine de morts dans des affrontements entre miliciens dans la Ouaka

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    Une dizaine de personnes ont trouvé la mort, mercredi 2 février 2022, dans des affrontements entre des miliciens Anti-Balaka et des rebelles du groupe armé Union pour la Paix en Cebtrafrique (UPC).

    Tout a débuté mercredi « peu avant midi » quand les miliciens Anti-Balaka « lourdement armés, ont attaqué le village de Komayo, situé à 12 kilomètres de Boyo sur l’axe Ippy » et ont incendié « plusieurs habitations », a rapporté, vendredi, le journal local Corbeau News.

    Citant les autorités locales, Corbeau New rapporte qu' « au moins sept personnes » dont « deux chrétiens et quatre musulmans » ont perdu la vie dans ces affrontements.

    « Peu après l’attaque, les rebelles de l’UPC ont fait leur apparition dans le village, attaquant en représailles les miliciens Anti-Balaka, faisant cinq morts » de plus, selon le même média.

  • République Centrafricaine : les rebelles prennent le contrôle de Kouango (sud)

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    La ville de Kouango, située à 139 kilomètres au sud-est de la ville de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (sud de la Centrafrique), est tombée, aux mains des rebelles de la CPC ( Coalition pour le Changement), jeudi 2 décembre 2021.

    L’information a été confirmée par la rébellion.

    « Les rebelles sont entrés à Kouango à 5h00 (heure locale) et ont pris le contrôle de la ville vers 7 h00. Il y a eu des combats entre les rebelles et l’armée », a indiqué Jude Doté, sous-préfet de Bambari (chef-lieu de la préfecture de la Ouaka).

    « Les soldats centrafricains qui étaient stationnés à Kouango, ont quitté la ville et se sont replié à Bambari. Le bilan de cette attaque se fera plus tard », a-t-il ajouté.

    Thierry Maximim Dogba, maire adjoint de la ville de Kouango a indiqué que « les populations de la ville ont pris refuge dans les forêts voisines ».

    Le porte-parole de la Coalition des patriotes pour le changement, Serges Bozanga, a confirmé jeudi dans un tweet la prise de Kouango.

    La ville de Kouango, assiégée pendant près de sept ans par des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait été reprise par l’armée centrafricaine appuyée par ses alliés russes et rwandais en mars dernier après que les rebelles aient quitté la ville.

    Le 4 septembre 2021, la radio centrafricaine, Ndeke Luka, rapportait :  « la vie reprend peu à peu à Kouango, dans la Ouaka, cinq mois après l'arrivée des Forces armées centrafricaines et le retrait des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en mars dernier. Au centre de la ville, les activités s'y déroulent normalement. Mais dans les périphéries, des éléments armés violentent de manière sporadique ».

    En octobre dernier, l'ONU a exprimé son inquiétude quant à la situation sécuritaire dans les préfectures de l’Ouham-Pendé, de la Mambéré-Kadéï et de la Ouaka.

  • République centrafricaine : Touadéra décrète un cessez-le-feu unilatéral et immédiat

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    Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a décrété, vendredi 15 octobre, un « cessez-le-feu unilatéral » de son armée et ses alliés dans la guerre qu’ils mènent contre les rebelles.

    « Je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour à minuit », a annoncé vendredi soir le président Touadéra à la radio et télévision nationale.

    « Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration (…) de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue » dans le règlement de la crise qui secoue la RCA depuis plusieurs mois, a souligné le président centrafricain.

    Selon Touadéra, ce cessez-le-feu unilatéral immédiat a aussi des raisons humanitaires car il permettra aux centrafricains des zones occupées par les rebelles et les autres groupes armés, d’accéder à l’aide humanitaire, aux services sociaux de base, de circuler et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

    Le président centrafricain a précisé que le cessez-le-feu immédiat ne fait pas obstacle à l’exercice aux forces de sécurité intérieure dans leurs missions régaliennes, notamment le maintien de l’ordre public et ces forces pourraient réagir en cas de « légitime défense » pour « protéger l’intégrité du territoire national et les institutions de la République contre toute forme de menaces ».

    D’après lui ce cessez-le-feu est un engagement pris par le gouvernement auprès des chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

    « Un engagement qui figure sur la feuille de route pour la paix, issue du dernier sommet de l’organisation sous-régionale. Les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali Darassa, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national », a rappelé Touadéra.

    Il a appelé les leaders de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC ) et les représentants désignés et le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le cantonnement, dans des meilleurs délais, des combattants des groupes rebelles.

    La déclaration d’un cessez-le-feu « n’est pas une décision facile à prendre », a reconnu Touadéra, mais il le faut pour « donner la chance à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble » en RCA.

    La Centrafrique est le théâtre d’une guerre civile depuis le putsch qui a renversé François Bozizé en 2013.

    En décembre 2020, une partie des groupes armés qui occupaient alors plus des deux-tiers du pays, regroupés au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de Touadéra.

    Depuis cette date les groupes rebelles combattent l’armée et ses alliés surtout à l’Ouest du pays.

  • République Centrafricaine : 5 mercenaires russes Wagner tués dans une embuscade des rebelles

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    Cinq mercenaires russes du groupe Wagner ont été tués dans une embuscade. Le drame s’est passé lundi 11 octobre 2021, vers 15 heures, dans la localité de banga, à Mambéré-Kadéï. Le convoi militaire des mercenaires de Wagner était composé de quatre motos et de deux véhicules tout terrain. Trois rebelles ont été tués et trois autres blessés au cours de l'escarmouche.

    Le nombre des mercenaires de Wagner déployés au côté des soldats FACA dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et tombé sur le champ de bataille ne cesse de s’alourdir. Après la mort de ses trois mercenaires tués dans une  l’embuscade des rebelles au village Bombo la semaine passée, cinq autres viennent à nouveau d’être tués dans une autre embuscade  dans la localité de banga, dans la Mambéré-Kadéï.

    Rappelons que dans la commune de Haute-Bombé, les rebelles de la "Coalition 3R" multiplient des embuscades contre les convois des mercenaires russes de la société Wagner.

    he7C64vb.jpegUn autre groupe rebelle, l'Union pour la Paix  en Centrafrique (UPC) est à l'offensive
    Les rebelles de l'Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) (photo ci-contre), dirigés par le Tchado-Nigerien Ali Darassa, ont attaqué les positions de l'armée nationale centrafricaine, les FACA, à Alindao, situé à environ 550 km au nord de Bangui la capitale.

    Les assaillants sont entrés au centre de la ville. "Ils circulent dans la ville et tirent au hasard avec leurs armes", a déclaré une source locale. 

    « Nous ne savons pas où se trouvent actuellement les soldats de l'armée nationale et nous doutons s'ils sont toujours dans la ville ou s'ils se sont retirés face à l'attaque rebelle. Nous ne connaissons pas le nombre de victimes.

    Les rumeurs d'une attaque imminente d'Alindao par les rebelles circulaient depuis environ une semaine et les habitants ont quitté la ville en grand nombre ou se sont réfugiés actuellement sur des sites pour personnes déplacées à l'église catholique ou à l'hôpital.

    Les forces armées, FACA, ont reçu le renfort de mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de l'UPC sont progressivement repoussés vers la périphérie de la ville. 

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  • République centrafricaine : 44 assaillants tués au nord-ouest du pays

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    Les forces armées centrafricaines (FACA) et les forces alliées ont lancé, lundi, une offensive à Boyali au nord-ouest de la Centrafrique faisant « 44 morts, dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls, des FACA et gendarmes renégats », a annoncé le gouvernement centrafricain sur son site.

    D’après les autorités centrafricaines, trois assaillants ont été également fait prisonniers et ces derniers ont été acheminés dans la capitale centrafricaine.

    Le 22 décembre 2020, cette ville touristique au nord-ouest de la Centrafrique, était tombée entre les mains de rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes rebelles qui avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013.

    Bien que Boyali (Boali) soit défendue par les forces des Nations Unies et l’armée centrafricaine, l’UPC avait pris la ville le 22 décembre.

    Les rebelles avaient pillé le commissariat, la gendarmerie et des maisons de particuliers à leur arrivée.

    L’Unité pour la paix en Centrafrique est un groupe principalement composé de Peuls, dirigé par le Général Ali Darrassa, lui-même Peul né au Tchad.

    Le gouvernement du Tchad a condamné, jeudi dernier, dans un communiqué, l’enrôlement des ressortissants tchadiens dans les conflits centrafricains.

    Dans son communiqué, Ndjamena a annoncé que des sources dignes de foi font état des ressortissants d’origine tchadienne recrutés pour combattre comme mercenaires au sein des milices en Centrafrique.

    « Le Tchad ne peut admettre que des ressortissants d’origine tchadienne soient impunément recrutés et utilisés dans le conflit et ensuite exposés devant la presse comme moyens de preuve dans le seul but de faire porter la responsabilité de leur utilisation à leur pays d’origine », a souligné le porte-parole du gouvernement du Tchad, l’ambassadeur Chérif Mahamat Zène.

    Depuis le 19 décembre 2020, des rebelles regroupés au sein de la Coalition pour le changement (CPC) combattent contre les forces centrafricaines et les forces des Nations Unies.

    Le nombre de Centrafricains fuyant leur pays à cause de cette guerre ne cesse d’augmenter, a alerté, lundi 25 janvier, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    D’après l’agence, des dizaines de milliers de personnes « ont fui les violences et l’insécurité en République centrafricaine (RCA) pour se réfugier dans les pays voisins ».