LIBYE

  • La Turquie recrute toujours des mercenaires pour combattre en Libye

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    La Turquie recrute toujours des militaires syriens pour combattre en Libye, a rapporté le 21 février l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Dans un rapport, l'OSDH a déclaré qu'Ankara continuait d'ignorer l'accord intra-libyen conclu le 23 octobre 2020. L'accord stipulait que tous les combattants étrangers devaient quitter le pays dans les trois mois. La date limite a pris fin le 23 janvier. Cependant, les miliciens syriens recrutés par la Turquie sont toujours en Libye.

    «Les mercenaires qui ont été envoyés par le gouvernement turc pour servir ses intérêts en Libye sont toujours là et leur retour est toujours suspendu», lit-on dans le rapport de l'OSDH. «Au contraire, il y a des opérations de recrutement continues à l'intérieur de la Syrie afin d'envoyer des militants en Libye.»

    Selon de récents rapports de l'OSDH, la Turquie a envoyé plus de 18 000 mercenaires syriens en Libye depuis 2019. Beaucoup sont rentrés. Cependant, des milliers sont toujours là.

    Les mercenaires syriens soutenus par la Turquie ont aidé les forces fidèles au Gouvernement d'Accord National (GNA) à repousser une attaque à grande échelle de l'armée nationale libyenne contre la capitale, Tripoli. De plus, ils ont pris part à une série d'attaques qui ont vu les forces gouvernementales capturer des zones clés du nord-ouest et de l'ouest de la Libye.

    La situation en Libye est actuellement stable. Le 5 février, le Forum de dialogue politique libyen a élu un nouveau Conseil présidentiel sous la supervision de l'ONU.

    Malgré les progrès récents du processus de paix libyen, la Turquie ne semble pas vouloir mettre un terme à son intervention dans le pays. Ankara souhaite établir des bases permanentes pour ses forces dans l'ouest de la Libye et sur ses côtes, selon plusieurs rapports.

  • Libye : Le ministre de l'Intérieur sort indemne d'une tentative d'assassinat

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    Bashaga Fathi.jpgLe puissant ministre de l'Intérieur libyen, Fathi Bachagha, est sorti indemne dimanche d'une tentative d'assassinat près de Tripoli, selon son entourage, une attaque qui fait craindre une reprise des violences en plein effort pour une transition politique.

    M. Bachagha fait partie du Gouvernement d'union nationale (GNA) sortant de Fayez al-Sarraj, basé dans la capitale Tripoli et reconnu par l'ONU. Il était fortement pressenti pour occuper le poste de Premier ministre par intérim, finalement revenu le 5 février à Abdel Hamid Dbeibah, dans le cadre d'un processus politique parrainé par l'ONU.

    Le convoi de M. Bachagha a été la cible de balles tirées à partir d'une voiture blindée à Janzour, à une douzaine de kilomètres de Tripoli, a indiqué son entourage. "L'escorte de police qui suivait le ministre a riposté. Un assaillant a été tué, deux autres arrêtés. Un garde du corps de Bachagha a été blessé au cours de l'affrontement lors de la tentative d'assassinat. Le ministre va bien." M. Bachagha, un poids lourd de la politique locale, revenait d'une visite de routine au siège d'une nouvelle unité de sécurité qui dépend de son ministère, d'après la même source.

    Vidéo de l'attaque - La vidéo montre l'assaillant abattu

    Désigné en 2018 ministre de l'Intérieur, ce cacique de 58 ans a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, tout en menant une diplomatie active. Dix ans après le soulèvement appuyé par l'OTAN qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est toujours minée par les luttes de pouvoir, divisée entre deux autorités rivales, sur fond d'ingérences étrangères. Le GNA à Tripoli et des autorités parallèles dans l'Est liées à l'homme fort Khalifa Haftar.
    EuwZzYbWQAclIW_.jpegSécurité précaire 
    Le 23 octobre, les deux camps rivaux avaient signé un accord de cessez-le-feu permanent avec "effet immédiat", après des discussions à Genève sous l'égide de l'ONU. Le 5 février, outre le Premier ministre par intérim, un Conseil présidentiel transitoire de trois membres a été désigné par un forum politique libyen en Suisse, pour assurer la transition dans l'attente d'élections annoncées pour décembre.

    Mais la tentative d'assassinat est venue rappeler que la situation sécuritaire reste précaire. Elle survient également alors qu'une relance du dialogue politique a ravivé les espoirs d'une fin des divisions et des violences.

    Le 17 février, les Libyens ont célébré à Tripoli et d'autres régions de l'ouest du pays le 10e anniversaire du début de la révolution ayant renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Les autorités de l'Est, région contrôlée par le maréchal Haftar, n'ont tenu aucune célébration, pas même à Benghazi, berceau de la révolution et deuxième ville du pays.

    Les ingérences étrangères ont aidé à alimenter l'animosité et les violences. Le GNA, installé en 2016 à Tripoli au terme d'un fragile processus onusien, est appuyé par la Turquie. Son rival, pouvoir incarné par Khalifa Haftar et implanté en Cyrénaïque (est), est soutenu par les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Russie.

    Les Libyens sont eux appauvris, privés notamment des revenus des plus importantes réserves d'or noir d'Afrique. Leur quotidien est ponctué de pénuries de liquidités et d'essence, de coupures d'électricité, avec une inflation galopante.

  • Libye : "Les Kadhafistes sont de retour"...Seif el-Islam, avec l'appui de la Russie

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    Les sympathisants du Régime libyen déchu ambitionnent de retourner à nouveau au pouvoir par le biais de la réconciliation nationale et les élections présidentielle et législatives, prévues à la fin de l'année 2021 et ce, dix ans après le renversement du Régime de Mouammar Kadhafi.

    Bien que ce scénario soit peu probable, il n'en demeure pas moins que les sympathisants de Kadhafi ne dissimulent pas leur volonté de présenter la candidature de Seif el-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, à la prochaine Présidentielle avec un soutien russe et tribal, d'autant plus que le cousin de Kadhafi, Ahmed Kadhaf al-Dam dispose toujours d'une « fortune » qui lui permet de financer le projet de retour au pouvoir.

    Première participation des sympathisants de Kadhafi au Dialogue
    Contrairement à l'Accord de Skhirat au Maroc, à la fin de l’année 2015, qui avait exclu les sympathisants de Kadhafi du Dialogue, la Mission onusienne a accepté, avec la pression de la Russie, de les faire participer au Forum de Dialogue politique, qui a démarré en Tunisie, au mois de novembre dernier.

    Mieux encore, Omar Abou Cherida, un des dirigeants loyaux à Seif el-Islam Kadhafi, s'est porté candidat aux élections du Conseil présidentiel, représentant la région du Fezzan et a obtenu 5 voix sur un total de 14 votants au premier round.

    Abou Cherida a occupé la deuxième place au premier round au niveau du la région du Fezzan (sud), distancé d’une seule voix par Abdelmajid Seif Ennasr, et devançant Moussa Kouni qui n'a obtenu que deux voix, mais qui a remporté au troisième round le siège de Fezzan au Conseil présidentiel.

    Abou Cherida s’est allié au deuxième round avec Chérif el-Wafi (candidat à la Présidence du Conseil présidentiel) et Mohamed al-Montassar (candidat à la Présidence du gouvernement) et Abdallah Balaazi (candidat au Conseil présidentiel). Ils ont obtenu 15 voix sur un total de 73 votants, occupant ainsi une 3ème place éliminatoire au dernier round.

    Un franc soutien russe
    La Russie est quasiment le seul pays qui a reçu, à titre officiel et public, des représentants de ce qu'elle a appelé « Le Mouvement de Seif el-Islam Kadhafi ». La délégation était conduite par Abou Cherida, qui s'est porté candidat par la suite au Conseil présidentiel.

    Le 15 janvier dernier, le site « Russia Today » (public) a rapporté un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères dans lequel il était écrit que « l'émissaire spécial du président russe pour la région du Moyen-Orient et en Afrique, Mickaël Bogdanov, a reçu Mefteh al-Werfelli et Omar Abou Cherida, représentants du Mouvement de Seif el-Islam Kadhafi.

    Quelques jours auparavant, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine avait mis l'accent sur la nécessité d'associer les sympathisants de Mouammar Kadhafi au Dialogue national inter-libyen.

    Rappelons que Mouammar Kadhafi était un proche allié de Moscou en Afrique du Nord et avec son départ, la Russie a perdu de son influence ainsi que d’importants marchés d'armes. Son fils Seif el-Islam est en mesure de redorer le blason de cette relation s'il parvient à accéder au pouvoir avec l'aide de Moscou.

    Dbaibah balisera-t-il la voie au retour de Seif el-Islam?
    Le Chef du gouvernement libyen désigné, Abdulhamid Dbeibah ne s'oppose pas à la candidature de Seif el-Islam à la Présidentielle, selon des déclarations antérieures faites au magazine français « Jeune Afrique » en 2018.

    De plus, ses récentes déclarations confirment son soutien à la réconciliation entre tous les Libyens, ce qui donne l'occasion aux sympathisants de Kadhafi de jouer un rôle politique plus important en cette phase transitoire, au lieu de s’engager, à nouveau, aux aventures militaires du général putschiste Khalifa Haftar.

    D'autres parties parient sur le fait que le Courant « La Libye de l’Avenir » que conduit Dbeibah n’est que le prolongement du projet « La Libye de demain » lancé par Seif el-Islam en 2006. A l'époque, Dbeibah était l'un des points cardinaux de ce plan de réforme du régime de l'Intérieur et qui visait à développer le pays.

    Ayant occupé plusieurs postes, dont celui de Directeur général de la Compagnie d'Investissement national intérieur et de président du Conseil d'administration d'une holding qui compte 15 entreprises internationales dans le domaine du développement ainsi que celui de président du Conseil d'administration de la Compagnie libyenne pour le développement et l'investissement, Dbeibah est considéré comme faisant partie du premier cercle proche de Seif el-Islam.

    Toutefois, Dbelbah a adhéré à la Révolution après son enclenchement, le 17 février 2011, et a, ensuite, contribué au financement des forces du gouvernement libyen pour faire face aux milices de Haftar, ce qui a poussé la chambre des députés de Tobrouk à l'inscrire, en juin 2017, sur la liste des personnalités et des entités accusées de « terrorisme ».

    Le Chef du gouvernement désigné et bien qu'il ait annoncé sa dissension prématurée du Régime de Kadhafi, il n'en demeure pas moins qu'il reste un homme pragmatique qui favorise la réconciliation.

    Il n'est pas, d’ailleurs, exclu qu'il ait obtenu l'appui de parties considérées comme proches de l'ancien Régime, lors de l'ultime et décisif round du vote, qu'il a remporté avec Mohamed al-Manfi, contre la liste de Aguila Salah, Oussama Jouili et Fathi Bachagha.

    Sur la base de cela, il est attendu que les sympathisants de Seif el-Islam Kadhafi multiplient leurs activités au cours de la phase transitoire, dans le cadre du mouvement « Rachahnak » (Nous t’avons désigné candidat).

    Une condamnation à mort et un rêve de la Présidence
    Néanmoins, une série de d'obstacles d'ordre juridique empêche la candidature de Kadhafi fils à la Présidentielle du 24 décembre prochain.

    Seif el-Islam a été, en effet, condamné à mort par contumace, par un tribunal de Tripoli, mais ses sympathisants espèrent qu'il bénéficiera d'une amnistie générale dans le cadre d'une Réconciliation nationale.

    De plus, la Cour Pénale Internationale (CPI) réclame son extradition, étant accusé de crimes contre l'Humanité. A la fin de l'année 2019, la CPI a affirmé qu'il est encore dans la ville de Zenten (sud-ouest de Tripoli), bien que le régiment de « Abou Bakr al-Seddik », qui le séquestrait depuis 2011, avait annoncé sa libération en juin 2017.

    Depuis cette date, Seif el-Islam n'a pas été aperçu en public, à telle enseigne que le journal « Al-Ounwan » (Le Titre, proche de Haftar) avait rapporté qu'il était décédé après avoir été atteint de la tuberculose dans son lieu de détention, quelques jours avant l'annonce de sa libération.

    Cependant, ce qui met en doute cette hypothèse, est l’affirmation par deux chercheurs russes, emprisonnés par le gouvernement de l'Entente pendant deux ans, étant accusés d'espionnage, qu’ils ont rencontré Seif el-Islam plus d'une fois, selon des forces du gouvernement libyen qui menaient l’interrogatoire des deux russes.

    Cela atteste que Seif el-Islam est encore en vie, du moins jusqu'au mois de mai 2019. A défaut, Moscou ne se serait pas aventuré à accueillir des représentants du fils de Kadhafi, au début de l'année 2021.

    L'administration Biden maintient ses sanctions contre Seif el-Islam
    L’écoulement de dix ans, depuis le déclenchement de la Révolution libyenne, n’a pas intercédé en faveur de Seif el-Islam et de ses sympathisants, auprès de la nouvelle Administration américaine. Le président Biden a annoncé le 11 février courant avoir notifié au Congrès la décision portant prolongation, d’une année, des sanctions contre les fils et proches de Mouammar Kadhafi.

    Les sanctions américaines prises contre Seif el-Islam et ses sympathisants consistent en la prise de mesures pour empêcher « la mauvaise utilisation de leurs fonds et d’autres biens », ce qui est synonyme que la famille est dépourvue de ses soutiens financiers, estimés par certains médias à des milliards de dollars, ce que démentent les sympathisants de l’ancien Régime.

    Cette position américaine hostile à l’endroit de Seif el-Islam et de sa fratrie entrave son retour au pouvoir en dépit du soutien russe.

    Des médias libyens rapportent que des sympathisants de l'ancien Régime à Syrte et à Béni Walid ont procédé à la collecte de dons pour la construction de deux maisons, afin d'accueillir la famille de Kadhafi, qu’il s’agisse des membres qui sont en exil ou ceux qui sont en prison.

    La veuve de Kadhafi, Safia Ferkache, réside actuellement en Egypte et ses enfants Mohamed et Aicha sont au Sultanat d’Oman, tandis que Hannibal est détenu au Liban. Al-Saadi est emprisonné à Tripoli alors que Seif el-Islam est caché quelque part en Libye.

    Mais en décembre 2020, l'interdiction de voyage infligée à Safia, Mohamed et Aicha, par le Comité des Sanctions du Conseil de sécurité, a été provisoirement suspendue. Le ministère libyen de la Justice a salué cette décision, dans la mesure où ces 3 personnes ne sont pas impliquées dans des actes de torture ou dans des meurtres.

    Seif el-Islam compte à son actif plusieurs points forts, principalement la loyauté de plusieurs tribus, notamment celles qui habitent dans la région qui s'étend de l'axe Syrte (est de Tripoli) jusqu’à Barrak al-Chott (sud de Tripoli) en passant par Béni Walid (sud-est de Tripoli).

    Ces régions sont habitées par les tribus des Guededfa, des Ouerfella et des M’guerha, les plus loyales au régime de Kadhafi ainsi que par les tribus des Werchfena (sud de Tripoli) et d'autres tribus, telles que les Sai’an et les al-Orben.

    Cependant, les régiments sécuritaires qui ont défendu le Régime de Kadhafi jusqu'au bout ont été intégrés dans les milices de Haftar avec le soutien de l’Egypte, à l'instar du 9ème régiment de Tarhouna, qui a commis les pires crimes contre les civils, en particulier, les « rebelles du 17 février ».

    Les Libyens qui ont participé à la révolution du 17 février 2011, qui a renversé le Régime de Mouammar Kadhafi, craignent que Seif el-Islam ne se venge d’eux après son accession à la Présidence.

    Il est donc peu probable que cette frange de Libyens autorise Seif el-Islam de se porter candidat à la prochaine Présidentielle mais ses sympathisants pourraient en revanche accéder au Parlement.

    Mona Saanouni  (Anadolu)

  • Libye : Election surprise de Dbeibah au poste de Premier ministre de transition

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    Abdul Hamid Mohammed Dbeibah a été élu vendredi par surprise Premier ministre de transition, par les participants au dialogue interlibyen réunis en Suisse sous les auspices de l'ONU, en vue du scrutin national de décembre.

    Sa liste gagnante a obtenu 39 voix sur 73, a annoncé l'émissaire par intérim de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, à l'issue du dépouillement retransmis en direct par l'ONU. Son colistier Mohammad Younes Menfi a lui été élu président du Conseil présidentiel.

    Homme d'affaires issu de la ville de Misrata (ouest), Dbaiba est une personnalité indépendante qui bénéficie d’une bonne acceptabilité dans les milieux politiques libyens.

    Il a occupé le poste de président du club d’al-Ittihad (Union), l’une des principales associations sportives du pays après la Révolution de février 2011 qui a renversé le Régime de Mouammar Kadhafi.

    Les autres membres de la liste qui a remporté les élections sont : 

    -Mohammed Younis al-Manfi : Président du Conseil présidentiel
    Ancien membre du Congrès Populaire Général, représentant la ville de Tobrouk (est), al-Manfi a conduit la phase transitoire durant deux ans (2012 à 2014) après la Révolution de février.

    Il avait déjà affiché son soutien au gouvernement libyen dirigé par al-Sarraj et rejeté l'attaque lancée par l'Armée Nationale Libyenne du général Khalifa Haftar, contre Tripoli en 2019.

    Il avait occupé le poste d'ambassadeur de Tripoli à Athènes avant qu'il n’en soit expulsé, après la signature par la Libye d'un mémorandum d'entente avec la Turquie délimitant les frontières maritimes entre les deux pays en Méditerranée.

    Commentant le processus de paix en Libye, al-Manfi a déclaré que « le pays a besoin de mesures plus profondes qu'un simple cessez-le-feu et que la prochaine étape nécessitera une action conformément à une vision politique, diplomatique et sociale ».

    Il estime également que le processus du Comité militaire « 5+5 », qui comprend cinq membres du Gouvernement d'Accord National (GNA) et autant de représentants de la Chambre des Députés de Tobrouk (HoR), soutenue par le général Haftar, a enregistré des résultats probants et s'est engagé à le soutenir.

    Il a mis l'accent sur « l'impératif qu'il y a à ce que l'institution militaire soit placée sous une autorité civile et qu’elle soit patriotique ».

    Il a, également, souligné la nécessité de stopper les violations les droits de l'Homme en Libye.

    -Moussa al-Kouni : Membre du Conseil présidentiel représentant la région du Fezzan
    Issu des tribus des Touaregs, al-Kouni avait occupé le poste de Consul général de Libye au Mali depuis 2005, avant de démissionner lors de la Révolution de février 2011, après que Kadhafi lui ai demandé d'embrigader les jeunes Touaregs contre la Révolution libyenne.

    Al-Kouni a, ensuite, adhéré à la Révolution et s'est envolé vers Benghazi pour rejoindre le Conseil National Transitoire (CNT) qui s'est formé en date du 27 février 2011, sur la base de consensus entre les conseils municipaux dans les différentes régions libérées, après l’enclenchement de la révolution réclamant le départ de Kadhafi du pouvoir après 42 ans de règne.

    Al-Kouni a été élu membre du Congrès National Général (CNG) ainsi qu'à la Chambre des députés (HoR) au mois d'août 2014, lors de la formation du Conseil présidentiel du gouvernement libyen en 2016.

    Il a été choisi parmi les représentants du Sud au sein du Conseil présidentiel conduit par al-Sarraj avant de démissionner ultérieurement en raison de ce qu'il a qualifié d’échec du Conseil à gérer le pays.

    -Abdallah Houcine Ellafi
    Membre du Conseil présidentiel représentant la Tripolitaine, Ellafi a siégé à la chambre des députés (HoR) et représentait la ville de Zaouia (ouest).

    Parmi ses principales positions figure le refus des opérations militaires conduites par le général Haftar et l'appel lancé aux protagonistes politiques en Libye à faire prévaloir la voie de la sagesse et de la raison pour garantir l'unité du pays,

    La liste vainqueur procédera à la gestion intérimaire des affaires du pays, jusqu’à la tenue d'élections présidentielle et parlementaires en date du 24 décembre 2021.

     

     

  • Libye: les consultations se poursuivent, mais des "désaccords" éclatent

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    Les 75 représentants libyens, membres du Forum de dialogue politique, continuent de se consulter pour déterminer qui dirigera le pays dans la phase de transition. Cependant, les controverses et les désaccords ne manquent pas.

    Le cycle de négociations a commencé le 1er février et devrait durer jusqu'au 5 février. La réunion a lieu à Genève, sous les auspices des Nations Unies, et devrait conduire à la nomination d'un nouveau chef du Conseil présidentiel et d'un nouveau Premier ministre, en remplacement de celui qui occupe actuellement les deux bureaux, Fayez al-Sarraj . Cependant, comme le rapporte le journal al-Arabiya , il existe des "différends juridiques" impliquant certains candidats, dont le président de la Chambre des représentants de Tobrouk, Aguila Saleh, l'actuel ministre de l'Intérieur du Gouvernement d'accord national (GNA), Fathi Bashagha, et le ministre de la Défense, Salah al-Din al-Namroush, accusés par certains d'avoir violé certaines règles et réglementations.

    Comme l'explique le journal, parmi les 45 personnes qui ont présenté leur candidature au poste de Premier ministre ou parmi les dirigeants du Conseil présidentiel, 11 candidats occupent actuellement des postes politiques, judiciaires et militaires élevés et 5 candidats ont la double nationalité. À la lumière de cela, certains membres du Forum ont déclenché un débat, invoquant l'article 177 du règlement intérieur de la Chambre des représentants libyenne, qui établit qu'un membre de la Chambre, toujours en fonction, ne peut pas se porter candidat au poste de premier ministre ou de ministre. En outre, ceux qui possèdent la double nationalité, en vertu de la loi libyenne, ne peuvent pas occuper des postes  souverains, tout comme ceux qui travaillent dans l'armée ou dans la magistrature ne peuvent pas postuler à des postes similaires,

    À la lumière de cela, certains représentants du Forum ont demandé l'exclusion des candidats qui enfreignent ces règles, comme établi avec la feuille de route esquissée à Tunis. Cependant, certains juristes ont souligné que la candidature des personnalités dont l'exclusion est demandée, dont Saleh, al-Nimroush et Bashagha, s'inscrit dans le cadre d'un accord politique, qui n'est pas soumis aux règles précitées. Celles-ci, a-t-on précisé, s'appliquent en cas de candidature aux élections générales, tandis que les organes qui devraient être constitués avant le 5 février sont temporaires, en attendant ceux qui seront démocratiquement élus le 24 décembre 2021. En tout cas, il est demandé que les personnalités considérées responsables de "l'effusion de sang" provoquée par la crise libyenne soient exclues.

    De son côté, Aguila Saleh a déclaré, à l'ouverture du cycle, qu'il s'engagera à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et ce qui a été établi au cours des forums internationaux et du Forum de dialogue politique. Pour le président de la chambre de Tobrouk, les priorités sont l'unification des institutions et la réconciliation nationale. 

    L'Envoyée spéciale intérimaire de l'ONU, Stephanie Williams, a souligné à quel point les 75 représentants libyens ont beaucoup de travail à faire, mais en même temps ils ont une belle opportunité à saisir, ce qui pourrait permettre à la Libye d'avoir un gouvernement unitaire. Le but ultime est de mettre fin à la crise persistante qui caractérise le pays d'Afrique du Nord depuis le 15 février 2011, date du début de la révolution et de la guerre civile. L'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar, et le gouvernement de Tripoli (GNA), dirigé par le Premier ministre al-Sarraj, se sont affrontés sur les fronts de combat. L'accord de cessez-le-feu a été signé le 23 octobre 2020, lors d'une réunion du Comité militaire mixte 5 + 5, formé par des représentants des deux camps en guerre. Bien que des progrès aient été accomplis sur la voie politique, nous attendons le retrait des forces étrangères et des mercenaires, principalement turcs et russes, comme prévu par l'accord du 23 octobre.

  • Libye: annonce des candidats à la direction de l'exécutif de transition

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    La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL ) a annoncé le 30 janvier qu'un comité d'examen composé de trois membres du Forum de dialogue politique libyen avait approuvé une liste de candidats pour diriger le gouvernement de transition qui conduirait la Libye aux élections prévues le 24 décembre 2021. Le Forum de dialogue politique libyen en Suisse se réunira donc du 1er au 5 février pour voter sur les candidats proposés.

    La MANUL a publié deux listes, la première contenant les 24 candidats au Conseil présidentiel et la seconde avec les 21 noms pour le poste de Premier ministre. Toutes les personnes indiquées se sont engagées à respecter la voie indiquée par le Forum de dialogue politique libyen pour amener le pays aux élections et, dans le cas où elles seraient choisies, à soumettre une déclaration des biens meubles et immeubles détenus en Libye et à l'étranger, y compris celles des conjoints et des enfants. Les candidats se sont alors engagés à ne pas se présenter aux élections à la fin de la période de transition.   

    Parmi les personnes nommées pour siéger au conseil présidentiel du nouvel exécutif figurent le président de la Chambre des représentants de Tobrouk, Aguila Saleh, et le ministre de la Défense du gouvernement d'accord national (GNA) de Tripoli, Saleh Namroush. Les candidats au poste de Premier ministre comprennent le ministre de l'Intérieur du GNA, Fathi Bashagha, et le vice-premier ministre du GNA, Ahmed Maiteeg.

     Le vote aura lieu en Suisse du 1er au 5 février prochain lors d'une réunion interactive au cours de laquelle la MANUL invitera les candidats à s'adresser aux 75 membres du Forum de dialogue politique pour présenter la manière dont ils entendent mettre en œuvre la voie tracée vers les élections et répondre aux les questions auxquelles ils seront soumis. L'exécutif qui résultera de ces votes sera composé du Conseil présidentiel, lui-même composé d'un président et de deux vice-présidents, et des bureaux du Premier ministre.

    Comme le rapporte Al-Arabiya , malgré les progrès réalisés par les dialogues promus par l'ONU, plusieurs personnalités libyennes ont exprimé des craintes que la compétition créée au niveau politique ne conduise à de nouveaux affrontements sur le terrain. 

    En ce moment, en Libye, il y a un cessez-le-feu convenu le 23 octobre dernier par les délégations libyennes de l'Armée nationale libyenne (ANL) et du GNA de Tripoli, réunies à Genève dans le cadre du Comité militaire mixte 5 + 5. Suite à cet accord, plusieurs initiatives ont été organisées pour parvenir à une solution politique au conflit et aux divisions en Libye, y compris la formation du Forum de dialogue politique qui rassemble les différentes composantes de la population libyenne sous l'égide de l'ONU.

    La Libye est le théâtre d'une longue guerre civile qui a débuté le 15 février 2011 qui a été suivie, en octobre de la même année, par la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi. Depuis cet événement, le pays n'a jamais réussi à réaliser une transition démocratique et, pour le moment, il voit, au niveau politique, la présence de deux administrations rivales, celle de la Chambre des représentants de Tobrouk (HoR), dirigée par Aguila Saleh, et que du GNA, dirigé par Fayez Al-Sarraj, et, sur le plan militaire, la confrontation des milices liées au GNA et l'Armée Nationale Libyenne (ANL), qui relève du général Khalifa Haftar.

    Le GNA d'al-Sarraj est le gouvernement officiellement reconnu par l'ONU en Libye, il est né le 17 décembre 2015 avec les accords de Skhirat, signé au Maroc puis expiré le 17 décembre 2017. Il est formellement soutenu par la Turquie, le Qatar et l'Italie. Les forces de l'ANL sont plutôt proches du gouvernement de Tobrouk qui contrôle l'est de la Libye et est dirigé par Aguila Saleh, et, au niveau international, elles sont soutenues par l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, la Russie et, d'une façon plus discrète, par la France..

  • Libye : Affrontements à Tripoli entre milices affiliées au Gouvernement d'Accord National (GNA)

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    Des affrontements armés ont eu lieu jeudi 28 janvier entre membres de la sécurité du gouvernement d'accord national (GNA) dans la capitale libyenne Tripoli.

    Des témoins oculaires ont déclaré que les parties belligérantes avaient utilisé des armes lourdes et moyennes.

    L'affrontement a eu lieu entre la Force générale de sécurité et la Force spéciale de dissuasion dans le quartier Andalus, au centre de Tripoli.

    Aucune déclaration officielle n'a été faite par le gouvernement ou les organes de sécurité. Cependant, des sources ont révélé que les affrontements ont été provoqués par un différend entre des milices affiliées au GNA.

    Les affrontement ont eu lieu alors que le chef du GNA, Fayez Al-Sarraj, promettait de payer les soldes des forces combattantes et d'indemniser les blessés

    Il a fait cette promesse lors d'une réunion  avec des chefs militaires, des représentants de conseils de notables, des hommes d'affaires et la municipalité de Misrata.

    Parallèlement, la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a appelé mercredi à l'unification des autorités électorales du pays pour les élections au conseil municipal.

    Pendant ce temps, le processus politique libyen continue de progresser à travers le Forum de dialogue politique libyen (LPDF) pour garantir les conditions nécessaires à la tenue d'élections nationales le 24 décembre 2021.

    La Mission a exhorté toutes les parties prenantes, institutions et acteurs libyens impliqués dans les élections municipales, y compris la Chambre des représentants (HoR) basée à l'est, à soutenir et à faciliter la coopération entre les deux entités électorales de la capitale Tripoli et de la ville orientale de Benghazi, en tant qu'étape essentielle. vers l’unification des institutions libyennes.