UNION AFRICAINE

  • Somalie : Attentat suicide près d'un quartier général militaire à Mogadiscio

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    Un kamikaze s'est fait exploser près d'un quartier général de l'armée somalienne dans la capitale Mogadiscio vendredi 24 septembre 2021 dans l'après-midi, a annoncé la police.

    L'attaque a touché la zone près de Villa Baidoa, le deuxième quartier général de l'armée somalienne à Mogadiscio.

    Aucune victime n'a été signalée lors de l'attaque, selon la police somalienne.

    "Vers 15h03 (1203GMT), un kamikaze s'est fait exploser entre l'hôpital de Madina et la Villa Baidoa. Il n'y a eu aucune victime, à l'exception du kamikaze", a déclaré le porte-parole de la police, Abdifatah Adan Hassan, dans un communiqué.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attentat suicide, mais le groupe islamique somalien affilié à al-Qaïda, al-Shabaab, a revendiqué la responsabilité des récents attentats dans le pays.

    Nouvelle explosion à Mogadiscio, samedi
    Une violente explosion s'est produite à 10H50 (heure de Mogadiscio) à l'intersection El-Gab, une route très fréquentée et l'un des principaux points de contrôle de sécurité. Un premier bilan fait état de 8 morts et 7 blessés.
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    Selon les premières informations, l'explosion aurait eu lieu près du palais présidentiel. La zone est proche de Villa Somalia, qui abrite le président somalien Farmajoo et son équipe.

    Des témoins ont rapporté qu'une voiture piégée serait à l'origine de l'explosion. L'attentat aurait eu lieu à hauteur d'un poste de contrôle très fréquenté menant  au palais présidentiel. Plusieurs véhicules auraient été touchés. 

    Le mouvement islamique al-Shabab a revendiqué la responsabilité de l'attentat, affirmant avoir visé un convoi transportant des fonctionnaires du gouvernement dans le secteur d'El-Gab 

    L'attaque survient quelques heures après que les forces de la mission de l'Union Africaine ont signé un accord avec l'armée nationale somalienne pour des missions conjointes.

  • Somalie : 3 civils tués dans une attaque contre une base militaire à Mogadiscio

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    Au moins trois civils ont été tués et cinq autres blessés, jeudi 25 mars 2021, dans une attaque au ''mortier'' visant la base militaire ''Helani'' dans la capitale somalienne, Mogadiscio, selon un témoin oculaire.

    Près de 4 obus de mortier ont atterri dans une zone résidentielle à proximité du camp militaire "Helani".

    Les obus ont tué trois civils, dont deux appartenant à une même famille, et en ont blessé cinq autres, dont deux enfants, immédiatement transférés à l'hôpital gouvernemental Madina.

    Camp Helani
    Le camp "Helani" est la plus grande base militaire affiliée à la Mission africaine de maintien de la paix en Somalie (AMISOM). Il abrite les bureaux de la délégation de l'Union africaine, les organismes des Nations Unies, les agences internationales et le siège des délégations diplomatiques étrangères.

    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque. Cependant, il est fort probable que la responsabilité de l'attaque incomba au mouvement islamiste "Al-Shabab".

  • Somalie : Explosion suivie de tirs dans la capitale Mogadiscio

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    Une forte explosion suivie de tirs ont retenti dans la capitale somalienne Mogadiscio, selon le Somali Guardian.

    Selon les premiers rapports, l'explosion visait un convoi militaire de la mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) dans la région de Jamhuriya, après quoi les soldats ont ouvert le feu. Il y aurait des victimes.

    L'explosion a eu lieu au carrefour de Fagah dans le nord de Mogadiscio. Un des véhicules blindés de l'AMISOM a été endommagé par l'engin explosif improvisé.

  • Éthiopie : Libération de 1000 "otages" militaires au Tigray -  l'ONU confirme la poursuite des combats

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    L'Éthiopie a annoncé le sauvetage d'environ 1 000 soldats, dont un général, retenus en otage par le «Front populaire de libération du Tigray», depuis le 4 novembre, dans la région.

    L'information a été donnée par le directeur général des Forces de défense nationale éthiopiennes, le général de division Mohamed Tessema, publiées par l'agence de presse officielle "ENA".

    Tessema a déclaré que les forces de défense et la police éthiopiennes avaient mené une opération conjointe, à la suite de laquelle elles avaient réussi à sauver environ 1000 soldats des mains des forces du front, qui les retenaient en otage depuis le 4 novembre.

    Il a ajouté que "les forces éthiopiennes avaient réussi à les libérer sans enregistrer de pertes humaines. Parmi les soldats, se trouvait le général de division Adamne Mingisti".

    "Les soldats avaient été capturés en masse après avoir été invités à un dîner le 4 novembre", a déclaré Tesema.

    Des affrontements armés ont éclaté entre l'armée fédérale éthiopienne et le «Front populaire de libération du Tigray» dans la région le 4 novembre, avant qu'Addis-Abeba n'annonce le 28 du même mois la fin réussie de l'opération et la reprise de contrôle de  toute la région et sa capitale. De son côté,  le Front populaire affirme que les combats se poursuivent, les deux parties étant lourdement armées..

    La situation est "extrêmement préoccupante"
    Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a annoncé mercredi que la situation en Ethiopie était "extrêmement préoccupante", et a souligné l'urgence de suivre la situation des droits de l'homme dans la région troublée du Tigray.

    "Nous avons été informés que les combats se poursuivaient dans la région du Tigray même", a déclaré Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme aux Nations Unies, lors d'une conférence de presse.

    "La situation en Éthiopie est très préoccupante et instable, et comme je l'ai déjà prévenu, elle est incontrôlable et a de terribles répercussions sur les civils", a-t-elle ajouté.

    Elle a expliqué : «Nous avons des rapports selon lesquels des combats se poursuivent entre les forces fédérales, le Front de libération du peuple du Tigray et leurs milices des deux côtés, dans les zones environnantes des villes telles que Mekele, Shiriro, Aksoum et Abiy Addi, et aux frontières entre les régions d'Amhara et du Tigray.

    Elle a ajouté : "Il est urgent de surveiller la situation des droits de l'homme par une autorité indépendante dans la région du Tigray, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et (identifier) les responsables des violations."

    Et elle a ajouté : "Nous avons confirmé l'exactitude des informations concernant les graves violations et abus des droits humains, y compris les attaques aveugles contre des civils, des cibles civiles, des pillages, des enlèvements et des violences sexuelles contre les femmes et les filles."

    Elle a dit qu'il y avait des rapports de recrutement forcé de Tigréens pour lutter contre leurs communautés.

    Bachelet a ajouté que malgré l'accord entre le gouvernement éthiopien et les Nations Unies, "un accès humanitaire illimité n'était pas possible".

    Le Haut-Commissaire des Nations Unies a appelé le gouvernement d'Addis-Abeba à honorer l'engagement du Premier ministre d'assurer l'arrivée de l'aide humanitaire.

    Mercredi dernier, les Nations Unies avaient signé un accord avec le gouvernement éthiopien autorisant l'entrée de l'aide "sans entrave".

    Guterres appelle à l'aide 
    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi à une aide humanitaire sans restriction pour atteindre le Tigray.

    L’appel a été fait  lors d'une conférence de presse conjointe tenue par Guterres au siège des Nations Unies à New York avec le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, via une vidéoconférence.

    "Une fois de plus, il a insisté sur la nécessité d'un accès sans restriction à l'aide humanitaire et le retour rapide de l'état de droit dans un environnement sûr et le plein respect des droits de l'homme, ouvrant la voie à une réconciliation véritable et durable dans la région", a déclaré Guterres.

    Il a ajouté : "Nous sommes côte à côte avec nos partenaires de l'Union africaine et d'autres dans la région, et nous sommes prêts à soutenir pleinement les initiatives menées par l'Éthiopie pour encourager un dialogue inclusif et promouvoir la réconciliation."

    "Notre priorité immédiate est le bien-être des Tigréens et faire en sorte que ceux qui en ont besoin reçoivent rapidement une aide humanitaire, et nous travaillons à mobiliser la pleine capacité des Nations Unies pour cela", a déclaré Guterres.

    En réponse aux questions des journalistes sur l'implication de soldats érythréens dans les combats aux côtés des forces éthiopiennes au Tigray, le Secrétaire général a déclaré : "Nous n'avons aucune preuve de la présence des forces érythréennes en Ethiopie."

    "J'ai interrogé le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à ce sujet et il m'a assuré que les forces érythréennes ne sont pas entrées sur le territoire du Tigray", a ajouté Guterres.

    Mercredi, les médias, citant une source gouvernementale américaine et cinq diplomates régionaux, avaient déclaré que les États-Unis estiment que les soldats érythréens "ont traversé la frontière éthiopienne pour aider le gouvernement d'Abiy Ahme

  • Ethiopie : Le gouvernement éthiopien appelle la communauté internationale à ne pas intervenir dans le conflit du Tigray

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    L'Éthiopie a décrit les combats dans la région du Tigray comme une affaire interne visant les forces tigréennes, une position confirmée par le Premier ministre Abiy Ahmed dans un communiqué mercredi, dans lequel il a déclaré: "Nous rejetons toute ingérence dans nos affaires intérieures".

Dans la déclaration, Abiy Ahmed a déclaré que l'ingérence étrangère dans la guerre au Tigray est "indésirable et illégale".

Il a poursuivi: «Nous appelons respectueusement la communauté internationale à s'abstenir de toute ingérence indésirable et illégale», notant la nécessité pour cette communauté de rester préparée jusqu'à ce que le gouvernement éthiopien déclare son besoin d'assistance.

Mercredi soir s'achève le délai de 72 heures décidé par le gouvernement pour que les Tigréens se rendent.

    Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) a refusé cet ultimatum.

 Signe de l’imminence de la reprise des combats, on a appris que les chars de l'armée éthiopienne avaient encerclé la ville de Mekele.

    Rappelons que le gouvernement éthiopien a appelé le demi-million d'habitants de Mekele à rester à l'écart des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray, faute de quoi il n'y aurait pas de "pitié".

    Tentative de médiation de l'Union africaine
    Deux sources diplomatiques ont indiqué que trois envoyés de l'Union africaine devraient arriver mercredi à Addis-Abeba pour discuter de la question des combats dans la région du Tigray dans le nord du pays, à un moment où le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a rejeté ce qu'il a qualifié d '"intervention étrangère". Les trois envoyés de l'Union africaine sont l'ancien président mozambicain Joachim Chissano, l'ancien président libérien Ellen Johnson Sirleaf et l'ancien président sud-africain Kjalema Motlanthe. Les diplomates ont déclaré qu'une anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré qu'au regard de l’anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré que les membres du conseil avaient exprimé leur inquiétude, mais l'Afrique du Sud, le Niger et la Tunisie ont demandé que plus de temps soit accordé aux efforts de médiation régionale avant que le conseil ne considère les mesures à prendre.
    


    Le conflit déstabilise la Corne de l'Afrique affirme l'Union Européenne
    Outre les critiques africaines, le responsable de la politique étrangère de l'Union européenne a déclaré que les combats en cours entre l'armée éthiopienne et les forces de la région du Tigray déstabilisaient sérieusement l'Afrique de l'Est et la corne de l'Afrique, soulignant la nécessité d'arrêter les hostilités.

    Des centaines de personnes ont été tuées depuis le début des combats. Le 4 novembre, plus de 41 000 réfugiés ont fui vers le Soudan, tandis que des informations faisaient état de groupes armés ciblant des civils.

    Tard mardi, Josep Borrell a déclaré après s'être entretenu avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères: "J'ai exprimé ma grave préoccupation face à la violence croissante sur une base ethnique, le grand nombre de victimes et les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire".

    Le conflit en Éthiopie affecte une région déjà troublée. Les Tigréens ont tiré des roquettes sur l'Érythrée voisine, tandis que l'Éthiopie a retiré ses troupes des missions de maintien de la paix en Somalie et au Soudan du Sud.

    En Somalie, l'Éthiopie a désarmé plusieurs centaines de Tigréens dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'Union africaine combattant les jihadistes al-Shabab liés à Al-Qaida.

    Un diplomate et une source de sécurité ont déclaré à Reuters aujourd'hui, mercredi, que trois soldats du Tigray avaient été retirés de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud.

    La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a déclaré qu'elle était au courant du retrait des trois soldats, ajoutant que le département des droits de l'homme suivait l'affaire.

    Dans sa déclaration, elle a déclaré que, bien que l’Éthiopie soit en dernier ressort responsable du comportement et des mouvements d’environ deux mille de ses forces au Sud-Soudan, la discrimination fondée sur des motifs ethniques peut constituer une violation du droit international.

    "À la lumière de cela, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a demandé à communiquer avec tout soldat qui pourrait avoir besoin d'une protection en vertu du droit international", a ajouté le communiqué.

    Pelin Seyoum, porte-parole du bureau du Premier ministre éthiopien, a déclaré à Reuters que la situation dans le sud du Soudan serait «similaire» à ce qui s'est passé en Somalie, ce qui signifie que les soldats qui ont été retirés de la mission de paix font l'objet d'une enquête pour leurs liens avec le Front de libération du peuple du Tigray.

    Des images satellite, datées du 23 novembre, et obtenues par Reuters auprès de Maxar Technologies, ont révélé le déploiement des forces éthiopiennes dans la ville historique d'Aksoum et des tranchées creusées autour de la piste d'atterrissage de l'aéroport local.

  • Mali : La Turquie est aux côtés du peuple malien, déclare Cavusoglu, le ministre turc des AE

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLe ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu (photo), a déclaré à propos du coup d'Etat militaire au Mali : "La Turquie sera toujours auprès du peuple malien dans le processus de rétablissement de l'ordre constitutionnel".

    Cavusoglu s'est exprimé mercredi à la télévision malienne après sa rencontre avec les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

    Après avoir souligné que le Mali est pour la Turquie un pays avec un peuple ami et frère, Cavusoglu a assuré que son pays à toujours été aux côtés du peuple malien dans les moments difficiles.

    Dans le cadre de sa visite au Mali, Cavusoglu a rencontré le leader du CNSP, Aissimi Goita, ainsi que des membres du Comité.

    Avant cette réunion, Cavusoglu a rencontré Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, et Pierre Buyoya, le Haut Représentant de l'Union africaine au Mali, a déclaré Cavusoglu, notant avoir discuté avec eux des mesures qui peuvent être prises au Mali au cours du processus qui s’annonce.

    "Notre souhait est que le Mali mène à bien le processus de transition. Il est important pour l'avenir du Mali de prendre les mesures nécessaires pour établir un ordre constitutionnel et organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais" a-t-il insisté.

    Ce dernier a assuré avoir discuté de tous ces sujets sincèrement avec les membres du Conseil avant d'ajouter :

    "En tant que Turquie, nous serons toujours aux côtés du peuple malien pour établir un ordre constitutionnel afin que (le Mali) puisse passer ce processus en douceur."

    Cavusoglu a noté que jusqu'à présent, ils ont soutenu la mission locale de l'ONU, que deux policiers turcs sont en fonction ici, et qu’ils ont également contribué au budget de la mission de l'ONU ici cette année.

    Le chef de la diplomatie turque a souligné que la Turquie continuera d’apporter son soutien à la lutte contre le terrorisme au Mali, ainsi qu’à la lutte contre le nouveau type de coronavirus (Covid-19) et que dans ce cadre, des ventilateurs et des masques n-95 ont été envoyés par la Turquie.

    Cavusoglu a assuré qu’après le Mali, il effectuera des visites officielles en Guinée-Bissau et au Sénégal.

    Et Cavusoglu de poursuivre : "Dans les circonstances dans lesquelles se trouve actuellement le Mali, nous trouvons positif d'entamer des négociations approfondies avec la société civile et les partis politiques. De la même manière, la coopération avec la communauté internationale, en particulier la CEDEAO (Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest), l'ONU, est importante dans ce processus. En tant que Turquie, nous apporterons la contribution nécessaire en matière de coopération avec la communauté internationale. Au cours de la période à venir, nous continuerons de soutenir le peuple frère du Mali."