Ubari

  • Libye : Une milice de Haftar attaque un camp des forces fidèles au Gouvernement d'Accord National (GNA) à Ubari

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    Les forces qui soutiennent le GNA ont annoncé, dimanche 6 décembre, qu'une milice fidèle au général Khalifa Haftar, chef de l'Armée Nationale Libyenne, avait visé l'un de ses camps dans la ville d'Ubari (964 km au sud de Tripoli), dans la région de Fezzan.

    Le porte-parole de la "Salle d'opérations de Syrte et d'e Jufra",(pro-GNA), Hedi Drah, a déclaré  qu'une force appartenant à la milice de Khalifa Haftar avait attaqué le camp d'Ali Kanna., déclenchant des combats entre les deux parties. Le porte-parole a ajouté que les forces pro-GNA s'étaient désengagées sans pour autant se retirer.

    "La force de l'assaut était commandée par le colonel Mohamed al-Hasnawi'', indique le porte parole.

    De son côté, un membre de la salle des opérations d'Ubari (pro-GNA), Majdi Bouhna, a déclaré que "la force d'assaut venait de la ville de Sebha et s'était positionnée dans la région de Jarma.

    Des combattants de l'Armée Nationale Libyenne (pro-Haftar) sont, arrivés à bord de 60 véhicules et  ont pris position pour assièger la zone et exigeant un retrait immédiat des forces pro-GNA. Ils sont commandés par le général de division Mabrouk Sahban, de la salle des opérations sud de l'ANL.

    A noter que ces combats ont lieu, le général Khalifa Haftar visite l'Egypte puis la France.

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    Il s'agit de la première attaque du genre lancée par l'Armée Nationale Libyenne du générl Haftar contre le camp ''Ali Kanna'' depuis l'arrêt de l'offensive de l'ANL pour s'emparer de Tripoli, en mai dernier.

    Ville d'Ubari
    La ville d'Ubari est située à proximité du champ pétrolier de Sharara, le plus grand du pays. Elle est aussi la deuxième plus grande ville du sud libyen après Sabha, et ses combattants se comptent par centaines, dont certains se sont battus dans la capitale Tripoli pour repousser l'offensive de l'ANL.

    Renforts turcs en Libye
    Une image satellite de la société Osint montre clairement la présence des six frégates et navires de guerre turcs dans la zone opposée à Abugrein, à l'ouest de Syrte, naviguant en deux formations distinctes.

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    En outre, ces derniers jours, l’armée de l’air turque a effectué des vols intensifs vers l’ouest de la Libye. Plus de 25 vols ont été effectués au cours de la période comprise entre le 28 novembre et le 4 décembre. par d’énormes avions cargo militaires A400.

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    Ces avions opérent entre les bases de Konya, Kayseri, Merzifon et Atatürk à Izmir et la base aérienne d'al-Watiya dans l'ouest de la Libye, et dans une moindre mesure au Misrata Air College où sont stationnées des forces turques et italiennes.

    Les images satellites ont montré une augmentation du volume des approvisionnements et de la présence militaire turque au cours de la période susmentionnée à la base aérienne d'al-Watiya et la présence de nouveaux équipements et armes, notamment des systèmes de défense aérienne de type Hisar, Kalkan et Hawk.

    Nouveau lot de mercenaires syriens pro-turcs
    La semaine dernière, l'envoyée de l'ONU, Stephanie Williams, a critiqué la présence continue de mercenaires en Libye, et a déclaré que leur nombre atteignait 20 000, faisant référence à la présence de forces étrangères sur 10 bases libyennes sans les nommer. Dans une déclaration de samedi, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement d'accord national (GNA) a défendu la présence militaire turque en Libye, affirmant qu'elle était «légitime en vertu d'un accord légitime». 

    Cependant, la majorité des mercenaires sont ceux envoyés par la Turquie depuis la Syrie, qui totalisent près de 15 000 selon le 26e rapport des Nations Unies sur les sanctions. En outre, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé qu'un nouveau lot de mercenaires syriens était arrivé en Libye ravivant ainsi les craintes d'une reprise de la guerre et un effondrement de l'accord militaire 5 + 5 entre les commandants du GNA et ceux de l'ANL, salué par la communauté internationale comme étant la clé de la paix en Libye. 

    L'Armée Nationale Libyenne (ANL), pro-Haftar, mobilisée
    Pour faire face à la menace, le général de division Ahmed Salem, commandant de la salle des opérations de Syrte Ouest / Karama du commandement général de l'Armée nationale libyenne (ANL), a ordonné à toutes les unités d'élever le niveau de préparation, de suspendre les permissions, d'empêcher le départ de véhicules militaires, et intensifier la surveillance en vue de toute «agression turque».

    Une source de l'Armée Nationale Libyenne (pro-Haftar)  a déclaré : «Nous sommes attachés à un cessez-le-feu conformément à l'Accord 5 + 5 et nous avons commencé à mettre en œuvre notre part dans l'accord, mais cela s'est heurté à une mobilisation turque sans précédent sur les terres, les mers et les airs. La Turquie a rejeté cet accord depuis le début et nous attendons la position des auteurs de l’Accord de Genève sur cette escalade. »

    Ces nouveaux développements ont lieu alors que tous les observateurs se concentrent sur Ghadames, alors que la Chambre des représentants (HoR) se prépare à son unification, dans le cadre du Forum de dialogue politique libyen (LPDF) et alors qu'un optimisme croissant laissait penser à une résolution de la crise.

  • Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

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    Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

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    La chaîne de télévision Al Arabiya rapporte que des agents du renseignement israélien « Mossad » ont liquidé en Iran deux conseillers militaires iraniens.
    La chaîne de télévision saoudienne affirme que l’Iran cherche à renforcer son influence sur les pays d’Afrique du Nord pour « exporter la révolution selon le modèle de Khomeiny« . C’est de cette manière, note Al-Arabiya, que Téhéran a opéré en Syrie.
    Selon « Al-Arabiya », des diplomates iraniens et des représentants des forces de sécurité iraniennes ont tenu en Tunisie et à Malte des réunions secrètes avec d’influents politiciens, des militaires et des hommes d’affaires libyens, afin d’obtenir un effet de levier en Libye.
    En particulier, deux conseillers militaires du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI) ont été envoyés au sud de la Libye. C’est là qu’ils ont été tués dans des circonstances mystérieuses, a déclaré Al-Arabiya, citant ses propres sources au sein des services de sécurité libyens.
    Selon ces sources, les Israéliens auraient observé les deux membres du CGRI dès leur arrivée en Libye depuis la Tunisie. L’élimination des Iraniens a été réalisée dans l’une des villes du sud libyen par des rebelles locaux recrutés par le Mossad, affirme Al-Arabiya, se basant sur ses sources
    Il y a cependant des détails qui semblent très douteux dans les informations données par Al-Arabiya. En particulier, le média saoudien affirme que les conseillers iraniens auraient cherché à rencontrer des représentants du groupe terroriste sunnite Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ou encore avec des Islamistes qui ont fui Raqqa, l’ex-place-forte de Daech en Syrie, pour gagner  la Libye via la Turquie et le Soudan. La réunion devait se tenir à Ubari, dans le sud-ouest de la Libye, affirme le rapport, mais à la veille de la réunion, les représentants du CGRI avaient été tués.
    L’objectif, c’est l’uranium
    Selon des sources libyennes, les experts militaires iraniens se seraient montrés intéressés par la région montagneuse au sud-ouest de la capitale Tripoli, près de la frontière avec la Tunisie, une région riche en ressources naturelles, y compris l’uranium.
    Téhéran est impatient d’importer des cargaisons et chercherait à utiliser des groupes armés et des organisations extrémistes basés dans le sud de la Libye pour de saper la stabilité dans la région et prendre le contrôle des ressources d’uranium.
    Maroc et Mauritanie
    En mai 2018, le Maroc a brutalement rompu ses liens avec l’Iran. Rabat entendait protester contre le soutien du Hezbollah au Front Polisario qui lutte pour l’indépendance de l’ancien Maroc espagnol, rattaché désormais au Maroc.
    Aujourd’hui, c’est au tour de la Mauritanie de dénoncer le prosélytisme iranien sur son territoire.
    Les autorités ont convoqué l’ambassadeur de la République islamique pour protester contre les activités de l’Association de l’Imam Ali qui «menace la stabilité du pays» tandis que deux autres centres culturels étaient fermés.
    Selon le site mauritanien Saharamedia.net qui a révélé l’information, il a été signifié au diplomate que la Mauritanie «ne tolérerait aucune activité de l’ambassade, ou de toute partie liée à elle, visant à changer la confession ou la croyance de la société mauritanienne».
    Les autorités reprochent en effet au «Centre de l’Imam Ali» d’être devenu une véritable husseiniyya (lieu de culte chiite) dans la capitale. Un lieu affilié à l’Association «Ahl al-Beit» (La famille du prophète), créée par les autorités iraniennes et chargée de distribuer des bourses d’études ou d’envoyer des personnes en Iran et au Liban pour être formés au chiisme.
    Outre la suspension des activités de cette instance culturelle, qui «menace l’unité et la croyance de la société mauritanienne», les autorités ont destitué l’imam du centre de culte, placé désormais sous l’autorité du ministère des Affaires islamiques, et l’ont remplacé par un autre, d’obédience sunnite plus conforme au culte pratiqué dans le pays.
    L’Algérie n’a pas jugé bon d’endiguer le prosélytisme chiite dans le pays
    Sans doute en raison d’une convergence de vue avec le pouvoir à Téhéran sur certains dossiers politiques, les autorités algériennes ont laissé se développer dans le pays une campagne de prosélytisme dirigée par l’Iran à tel point qu’il existe aujourd’hui dans le pays une forte communauté chiite composée essentiellement de convertis sunnites.
    La tactique employée a été la suivante : Des ressortissants étrangers, résidents en Europe et ailleurs et appartenant à cette branche de l’islam, se sont mariés avec des Algériennes. «Les épouses restaient dans le pays. Elles servaient ainsi de couverture pour justifier les multiples déplacements de l’époux dans le pays. La même tactique a été utilisée au Maroc et en Mauritanie.

    Jean René Belliard
    Groupe Ptolémée : +33757910350 
  • 20 mars 2015 - Nouvelles du monde arabo-musulman

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    L'horreur à Sanaa où près de 142 fidèles ont péri au cours d'attaques kamikazes contre deux mosquées de la capitale yéménite ce vendredi 20 mars.

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