TURQUIE

  • Union Européenne : Le Parlement européen approuve l'amendement relatif aux sanctions contre la Turquie

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    Le Parlement européen a adopté ce jeudi un amendement à une résolution sur la ville côtière chypriote de Varosha, demandant au Conseil de l'UE d'imposer des sanctions à la Turquie pour la réouverture partielle de la ville.

    La résolution a été soutenue par 631 députés, trois ont voté contre, 59 se sont abstenus.

  • Turquie : Vingt-sept personnes condamnées à la prison à vie dans un maxi-procès sur le putsch manqué

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    Un tribunal turc a condamné jeudi 27 personnes, dont une majorité d'officiers et de pilotes, à la prison à vie à l'issue du principal procès sur une tentative de coup d'Etat ayant visé en 2016 le président Recep Tayyip Erdogan.

    Ces personnes ont été reconnues coupables notamment de "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel", de "tentative d'assassinat du président" et d'"homicides volontaires", selon une journaliste de l'AFP. Parmi les personnes condamnées, figurent notamment des pilotes qui ont bombardé plusieurs sites emblématiques de la capitale Ankara, comme le Parlement, et des officiers qui ont dirigé le coup de force depuis la base militaire d'Akinci. Quatre civils, dont l'homme d'affaires Kemal Batmaz, ont en outre été condamnés chacun à 79 peines de prison à perpétuité aggravées.

    La peine de prison à vie "aggravée", qui comporte des conditions de détention plus strictes, a remplacé dans l'arsenal juridique turc la peine de mort abolie en 2004.

    Au total, 475 personnes étaient jugées dans ce procès considéré comme la principale procédure concernant le putsch manqué du 15 au 16 juillet 2016. Le sort des autres accusés n'était pas encore connu, mais le tribunal devait annoncer sa décision dans la journée de jeudi.

    M. Erdogan accuse le prédicateur Fethullah Gülen d'avoir ourdi la tentative de putsch. M. Gülen, un ancien allié du président turc qui réside aux Etats-Unis, nie toute implication. Depuis le putsch avorté, les autorités traquent sans relâche les partisans de M. Gülen et ont déclenché des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne de la Turquie. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues de leurs fonctions. Les vagues d'arrestations se poursuivent à ce jour, bien que leur rythme est devenu moins intense cinq ans après la tentative de coup d'Etat.

    D'autres procès, avec un nombre encore plus important d'accusés, sont en cours. Plus de 520 personnes sont ainsi jugées dans un procès en lien avec les activités de la garde présidentielle pendant la nuit du putsch manqué. Pas moins de 289 procès en lien avec la tentative de coup d'Etat se sont déjà achevés, alors que 10 autres se poursuivent. Les tribunaux ont à ce jour condamné plus de 4.100 personnes, infligeant des peines de prison à vie à plus de 2.500 d'entre elles, selon les chiffres officiels.

  • Azerbaïdjan : La Turquie et la Russie en désaccord sur la présence militaire turque en Azerbaïdjan

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    La Turquie et la Russie sont en désaccord sur le souhait d'Ankara de mettre en place un poste d'observation militaire indépendant sur le territoire azéri, a déclaré une source turque, après que les deux se soient mis d'accord ce mois-ci pour surveiller un cessez-le-feu dans la région du Haut-Karabakh.

    La Turquie et la Russie ont déjà convenu de mettre en place un centre commun dans la région pour surveiller le cessez-le-feu du 10 novembre, qui a mis fin à des semaines de combats entre les troupes azerbaïdjanaises et les forces ethniques arméniennes dans l'enclave.

    Le Haut-Karabakh est internationalement reconnu comme faisant partie de l'Azerbaïdjan mais il est peuplé d'Arméniens de souche.

    L'accord de cessez-le-feu, qui a verrouillé les gains territoriaux de l'Azerbaïdjan à la suite des combats, prévoit le déploiement de quelque 2 000 soldats russes au Haut-Karabakh.

    Les responsables russes et turcs doivent encore s'entendre sur les paramètres du mécanisme de surveillance, mais la Turquie, alliée de l'Azerbaïdjan, souhaite également que son propre poste d'observation indépendant renforce son influence dans une région qu'elle considère comme essentielle pour sa zone d'influence.

    "Le désaccord entre Moscou et Ankara concerne le poste d'observation que la Turquie veut établir sur les terres de l'Azerbaïdjan", a déclaré la source turque, sous couvert d'anonymat.

    "La Russie estime qu'il n'est pas nécessaire que la Turquie établisse un poste d'observation dans la région indépendamment du centre commun. Cependant, la Turquie juge cela nécessaire".

    La source a déclaré que les pourparlers se poursuivraient à Moscou et que la Turquie espérait finalement parvenir à un compromis avec la Russie.

    La Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan n'ont fait aucun commentaire immédiat sur la question.

    La Turquie a soutenu l'Azerbaïdjan, avec lequel elle a des liens ethniques et culturels étroits, depuis le début du conflit du Haut-Karabakh il y a près de 30 ans et a exigé le retrait des forces arméniennes de tout le territoire azéri.

    La France a déclaré la semaine dernière qu'elle souhaitait une supervision internationale pour la mise en œuvre du cessez-le-feu, craignant que la Russie et la Turquie ne concluent un accord visant à écarter les puissances occidentales des futurs pourparlers de paix.

  • Union Européenne : Un navire turc en route vers la Libye arraisonné par une frégate allemande

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    Un navire cargo turc a été arraisonné puis fouillé en Méditerranée par des militaires allemands dans le cadre d'une mission européenne chargée de contrôler l'embargo sur les armes contre la Libye, ont rapporté lundi les médias turcs.

    Selon l'agence de presse étatique Anadolu, la frégate allemande Hamburg déployée dans le cadre de l'opération européenne Irini a stoppé dimanche soir, au large du Péloponnèse, ce navire turc qui faisait route vers le port libyen de Misrata. Des soldats armés sont descendus en rappel sur le navire depuis un hélicoptère, selon d'impressionnantes images diffusées par la chaîne d'information NTV, avant de prendre le contrôle de la salle des commandes. 

    Opération avortée
    Il a par la suite été communiqué que lÉtat du pavillon, la Turquie, n'ayant pas approuvé l'arraisonnement, l'inspection a été annulée par la direction de la mission EUNAVFOR MED.

    Le navire turc a repris sa route lundi matin après le départ des militaires, d'après l'agence.

    L'incident risque de susciter la colère d'Ankara, qui soutient militairement le gouvernement reconnu en Libye et affirme que personne n'a le droit de fouiller les navires turcs sans son autorisation.

    Opération Irini
    Lancée en avril, l'opération Irini vise à faire respecter l'embargo des Nations unies sur les armes acheminées en Libye par les soutiens des belligérants dans ce pays en guerre. La Turquie juge cette mission navale biaisée et accuse les Européens de chercher à travers ce mécanisme à empêcher les livraisons d'armes par voie maritime destinées au gouvernement de Tripoli tout en passant sous silence celles fournies à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar par ses alliés par voies aérienne et terrestre.

    Selon l'UE, Irini a permis de documenter les violations de l'embargo commises par la Turquie et la Russie, deux pays impliqués dans le conflit. L'UE a sanctionné en septembre un armateur turc coupable de violations de l'embargo par le gel de ses avoirs dans l'UE.

     

  • Turquie : Al-Zindani quitte l'Arabie saoudite pour la Turquie

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    Les médias yéménites ont confirmé que le religieux yéménite, Abdul Majeed Al-Zindani (photo), avait quitté l'Arabie saoudite et était arrivé en Turquie.

    Le site Internet "Al-Mashhad Al-Yemeni" a cité des sources proches d'Al-Zindani selon lesquelles le cheikh était arrivé en Turquie il y a 3 jours en provenance d'Arabie saoudite.

    L'information a été confirmée par le conseiller de l'ancien ministre égyptien des Dotations, Mohamed Al-Sagheer.

    Le site Web Sirah Post a cité le journaliste et écrivain yéménite Muhammad al-Amrani, ancien secrétaire d'al-Zindani, selon lequel le cheikh a quitté l'Arabie saoudite de son plein gré, niant les rumeurs sur son évasion d'Arabie saoudite.

    Cette étape intervient environ deux semaines après que le Conseil des Oulémas du Royaume d'Arabie saoudite ait décidé de classer le groupe des "Frères musulmans" comme "un groupe terroriste qui ne représente pas l'approche de l'islam, mais poursuit plutôt ses objectifs partisans contrairement à la direction de notre vraie religion, dissimule la religion et pratique ce qui la contredit en termes de division et d'incitation à la sédition, à la violence et au terrorisme".

    Al-Zindani était réfugié en Arabie saoudite avec plusieurs membres de sa famille depuis le début de la guerre civile au Yémen en 2015.

  • La France envisage de contraindre "beaucoup plus" la Turquie

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    Le prochain Conseil européen se penchera sur la Turquie et pourrait la contraindre "beaucoup plus" à cause de son comportement "inadmissible" au Haut-Karabakh, a prévenu samedi le ministre français délégué au Commerce extérieur, Franck Riester.

    Interrogé sur France Inter, M. Riester a fustigé l'attitude d'Ankara autour des appels à boycotter les produits français dans certains pays musulmans sur fond de controverse sur les caricatures du prophète Mahomet. "La Turquie joue un rôle condamnable en matière d'instrumentalisation du discours du président de la République ou des positions de la France afin de nuire à la France et de nuire aux valeurs que porte la France", a-t-il jugé. Il a rappelé les autres griefs de Paris envers Ankara : "On souhaite que la Turquie change, on souhaite que ce comportement change, ce comportement expansionniste en Méditerranée orientale avec ces forages qui portent atteinte à la souveraineté chypriote et grecque".

    M. Riester a aussi appelé à ce que la Turquie "cesse ce comportement notamment en Afrique du Nord avec un certain nombre de trafics d'armes" et qu'elle "cesse d'instrumentaliser la question migratoire par rapport à l'Europe, on sait bien qu'ils jouent sur cette corde là et ce n'est plus possible". "La Turquie est un grand peuple, un grand pays avec lequel on a envie d'avoir des relations diplomatiques et économiques mais avec lequel on doit avoir un discours de vérité car on ne peut pas continuer comme ça", a-t-il dit. "C'est un discours que porte l'Europe, et pas simplement la France et c'est la raison pour laquelle une nouvelle fois au prochain Conseil européen, cette question turque sera abordée pour voir de quelle manière on contraint peut être un peu plus, voire beaucoup plus, la Turquie parce que son comportement notamment dans la crise du Haut-Karabakh est inadmissible", a-t-il ajouté.

    Après une série de contentieux, l'Union européenne a condamné fin octobre les provocations "totalement inacceptables" d'Ankara mais renvoyé à son sommet de décembre toute prise de décision sur d'éventuelles sanctions. Sur la question du Nagorny Karabakh, l'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé la semaine dernière un accord parrainé par la Russie qui a mis fin à plusieurs semaines d'affrontements meurtriers dans cette région séparatiste d'Azerbaïdjan à majorité arménienne.

    La France a depuis appelé la Russie à lever les "ambiguïtés" entourant ce cessez-le-feu, notamment sur le rôle de la Turquie, qui a armé et soutenu l'Azerbaïdjan et dont l'influence est croissante dans la région.

  • La France dote Irini de moyens pour faire respecter l'embargo de l'ONU...par la Turquie

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    La France a mis le port de Marseille à la disposition de l'opération militaire européenne Irini pour débarquer les cargaisons des bateaux arraisonnés en Méditerranée dans le cadre du contrôle de l'embargo de l'ONU contre la Libye, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie européenne.

    "L'opération Irini va beaucoup mieux", a affirmé l'Espagnol Josep Borrell (photo) à l'issue d'une visioconférence avec les ministres de la Défense de l'UE au cours de laquelle a été confirmée la mise à disposition de nouveaux moyens militaires et de facilités. "Nous avions un bateau et un avion à temps partiel pour commencer il y a sept mois. Aujourd'hui nous avons quatre bâtiments de guerre et quatre avions à temps plein, et la France a mis à disposition le port de Marseille pour débarquer les cargaisons des bâtiments arraisonnés", a précisé Josep Borrell.

    La France a également mis à disposition d'Irini un bâtiment de la marine nationale.

    Josep Borrell a dû batailler pour doter cette opération des moyens nécessaires pour lui permettre d'assumer sa mission de contrôle de l'embargo des Nations unies. Il a multiplié les appels à contribution et s'est employé à convaincre les Etats membre de son utilité. "Nous avons fourni aux Nations unies de l'imagerie spatiale et des renseignements", a-t-il précisé. Irini a permis de documenter les violations de l'embargo commises par la Turquie et, éventuellement, la Russie, deux pays impliqués dans le conflit. L'UE a sanctionné en septembre un armateur turc coupable de violations de l'embargo par le gel de ses avoir dans l'UE.

    L'opération lancée en avril a un mandat du Conseil de sécurité. Sa zone d'opération en Méditerranée orientale a été éloignée des routes empruntées par les passeurs de migrants en Libye et sa mission a été limitée au contrôle des embargos sur les armes et les produits pétroliers.

    Un navire transportant du fuel à usage militaire a été arraisonné par les navires d'Irini en septembre et le chargement a été débarqué en Grèce, a précisé un diplomate. "Pour être efficace, l'opération a besoin de satellites, d'avions de reconnaissance, de navires d'interception, de navires de soutien, de ports de déroutement pour les bâtiments arraisonnés et de bateaux pour les escorter", a-t-il expliqué. "Il faut assurer un roulement, ce qui impose de nombreuses contributions et plusieurs ports de débarquement", a-t-il souligné.

    Ce soutien a été important pour les Nations unies qui sont parvenues à obtenir un cessez-le-feu entre les deux pouvoirs rivaux, le Gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par Ankara et les forces de Khalifa Haftar, soutenu par les Emirats arabes unis et la Russie notamment.

    "Il faut le surveiller sinon il ne va pas tenir", a averti Josep Borrell. "Nous attendons que les Nations unies désignent un envoyé spécial pour la Libye et disent quels sont leurs besoins. Alors, je demanderai aux Etats membres quelle aide ils sont prêts à fournir", a conclu Josep Borrell.