TUNISIE

  • Tunisie : Arrestation de deux terroristes de Daech près de la capitale

    Imprimer

    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, lundi 27 juillet, l'arrestation, dans le gouvernorat de l'Ariana (proche de la capitale) de deux terroristes de Daech, dont l'un communiquait virtuellement avec des membres de l’organisation terroriste à l'étranger et comptait les rejoindre.
    Selon le communiqué du ministère de l'intérieur tunisien, "les services de l’unité nationale de recherche sur la criminalité terroriste et la criminalité organisée, relevant de la direction générale de la sécurité nationale, ont identifié et interpellé un terroriste ayant prêté allégeance à Daech".
    Le communiqué précise que l’élément terroriste avait "suivi une formation sur la façon de fabriquer des explosifs et de commettre des assassinats"
    Le terroriste arrêté "communiquait via des réseaux cryptés avec d'autres parties de la même organisation à l'étranger pour les rejoindre sur les champs de bataille", sans plus de détails sur le lieu ou le pays.
    Le terroriste a été capturé dans la région de Raoued, relevant du gouvernorat de l'Ariana, alors qu’il était en compagnie d'un sympathisant de la même organisation terroriste, qui a également été arrêté.
    Le communiqué du ministère tunisien de l'Intérieur a ajouté que "les deux individus ont été transférés devant le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, et le juge d'instruction en charge de l'affaire a émis un mandat de dépôt à leur encontre".
    Les autorités tunisiennes avaient déjà annoncé, mercredi dernier, avoir démantelé une cellule terroriste qui prévoyait de s’attaquer à des établissements sécuritaires et des patrouilles des forces de l’ordre dans le pays.
    Un communiqué du ministère de l'Intérieur avait expliqué que "les forces de sécurité avaient démantelé une cellule terroriste composée de 5 éléments, dont une femme (l'épouse de l'un de ses membres, surnommé Emir de la cellule)", sans préciser l'organisation à laquelle ils appartenaient.
    "La cellule opérait entre les gouvernorats de Sousse (est), Kasserine (centre ouest) et Gabès (sud), et prévoyait de s’attaquer aux forces de l’ordre, notamment, les établissements sécuritaires et les patrouilles des forces de sécurité".
    Depuis mai 2011, la Tunisie a été témoin d'actes terroristes, qui se sont intensifiés depuis 2013, tuant des dizaines de membres des forces de l’ordre, de membres de l’armée, ainsi que des touristes étrangers.

  • Tunisie : découverte et démantèlement d'une cellule terroriste

    Imprimer

    Les forces de sécurité tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste dans la ville côtière de Sousse qui projetait de mener des attaques dans le pays. C'est ce qu'a fait savoir le ministère de l'Intérieur, le mercredi 22 juillet, en précisant que le groupe était composé de 5 membres. Pour l'instant, les suspects sont tous en détention. Selon les autorités, ils prévoyaient des attaques contre les quartiers généraux de la sécurité et les patrouilles de police.
    Le ministère tunisien a souligné que, selon l'enquête, certains membres de la cellule essayaient de rejoindre les militants retranchés dans les régions montagneuses du pays pour être formés à la fabrication d'explosifs. En avril, les autorités avaient déjà arrêté un groupe terroriste prévoyant de frapper les forces de sécurité du pays et diverses installations vitales et, en mai, un militant tunisien de Daech avait été capturé.
    Le dernier attentat en Tunisie a eu lieu le 6 mars 2020, lorsque deux kamikazes, Mohamed Selim Zenadi et Khoubaieb Laâqa, âgés respectivement de 29 et 27 ans, ont déclenché leur charge d'explosifs, près d'un poste de contrôle de police situé près de l'ambassade des États-Unis à Tunis, dans le quartier des Berges du Lac. Un officier est mort, le lieutenant Tawfik Mohamed Missaoui, et 6 autres personnes ont été blessées, dont 5 policiers et une femme qui était de passage. Selon le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Khaled Hayouni, la cible de l'attaque n'était pas l'ambassade des États-Unis, mais la voiture de patrouille devant le bâtiment. Cet épisode a en tout cas mis en évidence le danger que représentent les terroristes en Tunisie, qui, selon des sources de la sécurité intérieure, ont entamé une phase caractérisée par l'imprévisibilité.
    Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon le rapport national sur le terrorisme de 2019, se référant à 2018, la Tunisie reste un pays à haut risque en ce qui concerne le terrorisme.
    La législation antiterroriste actuelle a été adoptée en 2015, dans le but d'améliorer la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'extrémisme violent, conformément à la résolution 2178 du Conseil de sécurité des Nations unies et au régime de sanctions contre Al-Qaïda et l'Etat islamique. Le 23 novembre 2018, le Conseil des ministres a annoncé la nécessité de procéder à un nouvel examen des dispositions relatives à la garantie des libertés civiles et au contrôle juridictionnel. En outre, en octobre 2018, le Comité national de lutte contre le terrorisme a publié la Stratégie nationale tunisienne de lutte contre le terrorisme, qui comprend quatre piliers principaux, à savoir la prévention, la protection, les poursuites et la réponse, et contient 59 mesures au total. La Commission travaille avec les ministères de l'éducation, de la culture, de la communication et de la religion, ainsi qu'avec les organisations de la société civile tunisienne et les partenaires internationaux pour mettre en œuvre de vastes campagnes de lutte contre le terrorisme violent et de prévention du recrutement, en mettant l'accent sur les jeunes et les prisonniers. La loi de 2015 sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent est toujours en cours de révision. Les amendements discutés en 2018 comprennent la levée de l'immunité de toute personne impliquée dans des enquêtes sur des infractions de terrorisme ou de blanchiment d'argent, l'établissement de cadres juridiques et procéduraux pour mettre en pratique l'interdiction de la prolifération et du financement des armes de destruction massive, la création d'un tribunal pour mineurs, le renforcement des sanctions pour les infractions de blanchiment d'argent et l'élargissement de la définition du crime.

  • Tunisie : arrestation d’un terroriste de Daech qui planifiait une attaque contre une unité sécuritaire

    Imprimer

    La Justice tunisienne a ordonné d’arrêter un élément terroriste appartenant à l’Organisation Daech, qui planifiait une attaque contre une unité sécuritaire.
    C’est ce qui ressort d’un communiqué, publié samedi par le porte-parole de la Garde nationale en Tunisie, Houssem Eddine Jebabli, sur sa page Facebook.
    Jebabli a précisé qu’une opération conjointe des services de renseignement a abouti à l’identification d’un élément terroriste dangereux, appartenant à l’Organisation Daech, et qui a bénéficié d’une formation approfondie dans la fabrication des explosifs. Le terroriste œuvrait à fournir les composants des explosifs.
    Et d’ajouter que « le terroriste planifiait une attaque contre une unité sécuritaire, avant qu’il ne soit arrêté et que son plan destructeur soit déjoué ».
    Jebabli a souligné que l’élément terroriste a été transféré aux services judiciaires spécialisés dans la lutte contre le terrorisme, qui ont ordonné de le mettre en prison, sans donner plus de détails.
    Depuis mai 2011, les attaques terroristes se sont succédées en Tunisie, notamment en 2013 lorsque des dizaines d’éléments sécuritaires et militaires ainsi que de touristes ont été tués dans des attentats. Le rythme de ces attaques a diminué, durant les dernières années.

  • Tunisie : recrudescence des tensions à Tataouine

    Imprimer

    La région de Tataouine, théâtre de manifestations depuis plusieurs semaines, sur fond de revendications sociales, connait depuis quelques heures un regain de tensions.
    Quelque 2000 manifestants ont pris d’assaut la station de pompage de pétrole d’El-Kamour, l’une des installations stratégiques du désert de Tataouine qui est protégée par l’armée.
    Les manifestants ont arraché les barbelés installés à l’entrée de la station et ont pénétré à l’intérieur de l’installation pour, semble-t-il, couper la vanne de pompage.
    Les unités de l’armée présentes sur les lieux font pour l’instant preuve de retenue, se contentant de s’adresser à la foule par mégaphone, leur rappelant qu’ils se sont introduits dans une zone militaire, ce qui les expose à des poursuites judiciaires.
    Un hélicoptère de l’armée tunisienne survole également la zone.
    Le correspondant de l’Agence Anadolu, qui a rapporté que les manifestants ont pris d’assaut la station brandissant des drapeaux de la Tunisie et entonnant l’Hymne national du pays, a également indiqué que Tarek Haddad, porte-parole du Sit-in d’El-Kamour, était présent sur les lieux.
    Les manifestants réclament du gouvernement l’application de toutes les clauses de l’accord d’El-Kamour conclu entre les deux parties en 2017.
    Le Sit-in d’El-kamour a débuté en 2017, lorsque des protestataires qui réclamaient la création d’emplois, ont bloqué la station de pompage dans la zone d’El-Kamour avant que les forces de l’armée n’interviennent pour la rouvrir.
    En juin 2017, le gouvernement de Youssef Chahed, avait conclu un accord, avec les représentants des contestataires dans la zone d’El-Kamour, à Tataouine, pour lever le Sit-in observé durant deux mois, en contrepartie de l’approbation des revendications portants sur le développement de la région et la création de nouveaux emplois.
    Les atermoiements répétés dans l’application de cet accord sont à l’origine du regain des tensions dans la région.
    Tarak Haddad, porte-parole des Sit-inneurs avait déclaré, lundi dernier : « Notre objectif ne consiste pas à bloquer la station de pompage, mais c’est le gouvernement qui nous oblige à aller dans le sens de son éventuelle fermeture ».
    Et d’ajouter, lors de cette même déclaration : « Nous envisageons de bloquer la station en cas de non-respect des engagements pris».

  • Tunisie: Attentat de Daech contre les touristes déjoué

    Imprimer

    Les autorités tunisiennes déclarent avoir déjoué une attaque contre le secteur du tourisme. Des agences gouvernementales auraient également été ciblées par des terroristes de l'Etat islamique. Selon le ministère de l'Intérieur, plusieurs personnes suspectées d'être membres de Daech ont été arrêtées.
    La Tunisie a connu dux attaques terroristes majeures, il y a cinq ans, au cours desquelles des touristes ont été tués. En mars 1995, des terroristes ont frappé au célèbre musée du Bardo à Tunis, faisant plus de vingt morts. En juin de la même année, près de 40 personnes ont été tuées lors d'une attaque dans la station balnéaire de Sousse.

  • Tunisie: Attentat terroriste déjoué contre l’aéroport de Tunis-Carthage

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)

    Les forces de sécurité tunisiennes ont déjoué un attentat terroriste visant l’aéroport international de Carthage dans la capitale, a annoncé jeudi le ministre tunisien de l’Intérieur, Hichem Fourati.
    Le ministre de l’intérieur Hichem Fourati a déclaré à Mosaique FM, ce jeudi 1er aout, que les services du ministère de l’intérieur avaient réussi, après les attentats de l’avenue Habib Bourguiba, Gorjani et cité Al Intilaka à la fin du mois de juin, à arrêter plusieurs suspects impliqués dans ces opérations terroristes.
    Fourati a ajouté qu’une tentative d’attaque terroriste sur l’aéroport Tunis Carthage avait été avortée. Il a également souligné que la situation sécuritaire était stable mais qu’il fallait rester vigilants.
    Il a ajouté que parmi les accusés se trouvaient des personnes qui avaient essayé de prendre pour cible l’aéroport et que d’autres accusés envisageaient « d’autres stratagèmes visant la sécurité du pays ».
    Depuis début juillet, les autorités tunisiennes ont imposé des mesures de sécurité exceptionnelles à l’aéroport international de Carthage et aux alentours.

    Lire la suite

  • Tunisie: Le président Beji Caid Essebsi meurt à 92 ans

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) nlNederlands (Néerlandais)

    Le président tunisien Beji Caid Essebsi est décédé à l’âge de 92 ans, a annoncé jeudi la présidence, à la suite d’une série de crises sanitaires.
    « Le président tunisien Mohammed Beji Essebsi est décédé le 25 juillet 2019 à 10h25 à l’hôpital militaire en Tunisie.
    « Les détails de la cérémonie d’enterrement seront annoncés. Nous sommes à Allah, et à Lui nous retournons. »
    Plus tôt jeudi, le fils d’Essebsi a déclaré que l’ancien combattant politique avait été placé en soins intensifs.
    Essebsi, acteur majeur de la transition démocratique du pays depuis 2011, a été hospitalisé à la fin du mois dernier et a passé une semaine à l’hôpital après avoir souffert d’une « grave crise sanitaire ».
    Le président n’avait comparu que deux fois depuis qu’il avait quitté l’hôpital le 1er juillet.
    Hafedh Caid Essebsi, le fils du président, a déclaré que son père avait été hospitalisé mercredi après avoir subi d’autres effets de la peur du mois dernier, confirmant un reportage antérieur à la radio locale.
    Essebsi a longtemps été une figure de proue en Tunisie, en particulier depuis le renversement du Zine el-Abidine Ben Ali en 2011, qui a été suivi de soulèvements contre les dirigeants autoritaires au Moyen-Orient, notamment en Libye et en Égypte.
    Fondateur du parti tunisien Nidaa Tounes, il a remporté la présidence en 2014.
    En avril, il a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections de novembre, disant qu’il était temps qu’il fasse place à de jeunes leaders.
    Essebsi a occupé des postes politiques importants pendant des décennies. Il a été nommé ministre de l’Intérieur en 1965 par le premier président tunisien post-indépendance, Habib Bourguiba.
    Au fil des ans, il a également été directeur général de la police nationale, ministre des Affaires étrangères et ambassadeur en France et en Allemagne.

    Ennaceur Mohamed .jpegLe président du Parlement va assurer l’intérim
    Le président du Parlement tunisien Mohamed Ennaceur va être intronisé président de la République par intérim jeudi après-midi, quelques heures après le décès du chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi, a indiqué à la presse le vice-président du Parlement, Abdelfattah Mourou.
    Selon la Constitution, M. Ennaceur peut assurer l’intérim durant 45 à 90 jours.
    « L’Etat continue à fonctionner et selon la Constitution c’est le président du Parlement qui assure la présidence de la République » par intérim, a déclaré M. Ennaceur à la télévision nationale.
    « J’adresse au peuple tunisien un appel à unifier les rangs pour continuer la marche vers davantage de développement et réaliser les aspirations du peuple », a-t-il ajouté aux côtés du Premier ministre Youssef Chahed.

    Lire la suite