TUNISIE

  • Tunisie : Démantèlement d'une cellule jihadiste à Sousse

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    Des membres de l'équipe de recherche et d'inspection de la garde nationale de la ville tunisienne de Sousse ont réussi à découvrir et à démanteler une cellule jihadiste active dans la région.

    jeudi, une source sécuritaire tunisienne a déclaré à l'Agence de presse tunisienne que le parquet avait autorisé la détention de trois personnes appartenant à une cellule takfiri, composée de résidents de l'un des gouvernorats du centre-ouest tunisien, et de prendre des mesures judiciaires à leur encontre. .

    Depuis mai 2011, la Tunisie a été témoin d'actes terroristes qui se sont intensifiés en 2013, tuant des dizaines de forces de sécurité, de soldats et de touristes étrangers, avant de reculer ces dernières années.

    L'une des attaques terroristes les plus violentes a eu lieu le 7 mars 2016, lorsque des éléments de «l'Etat islamique» ont attaqué le quartier général des casernes militaires et de sécurité dans la ville de Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, et se sont affrontés avec les forces de sécurité et l'armée. . L'attaque a coûté la vie à 55 membres de l'Etat islamique, 12 forces tunisiennes et 7 civils. 

  • Tunisie : Démonstration de force du parti islamiste Ennahda en pleine crise politique

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    Le principal parti au pouvoir en Tunisie a mobilisé des milliers de partisans samedi 27 février, une démonstration de force qui risque d'accentuer les tensions en plein bras de fer entre cette formation islamiste, Ennahdha, et le président de la République.

    Cette manifestation, l'une de plus importantes de ces dernières années, intervient alors que la crise sociale accentuée par la pandémie se double de difficultés budgétaires grandissantes. Certaines entreprises publiques peinent à payer les salaires, et les bailleurs s'inquiètent de voir grimper la dette tunisienne.

    Le Fonds monétaire international (FMI) a alerté dans un communiqué samedi sur l'urgence des réformes pour diminuer le déficit. Il a appelé à réduire la masse salariale publique et les subventions sur l'énergie, soulignant que "la dette publique deviendrait insoutenable à moins d'adopter un programme de réformes solide".

    Le président Kais Saied, qui jouit d'une importante popularité, a rejeté fin janvier un remaniement voulu par le parti islamiste Ennahdha pour assurer au gouvernement le soutien de sa coalition parlementaire.

    En l'absence d'une cour constitutionnelle, le conflit s'éternise, paralysant le gouvernement depuis six semaines.

    "Le peuple veut l'unité nationale" ont scandé des partisans d'Ennahdha, alors que le chef de file du parti, Rached Ghannouchi, avait pris la parole pour appeler au dialogue.

    "Nous demandons le respect de la Constitution et de la démocratie", souligne un manifestant venu de Sfax en dépit des restrictions de déplacements en vigueur en raison de la pandémie: "Nous sommes dans un système parlementaire, ce n'est pas au président de décider tout seul qui peut gouverner ou pas!"

    Le Premier ministre Hichem Mechichi, qui avait limogé onze ministres parmi lesquels celui de la Santé ou de l'Intérieur, a fini par confier ces ministères à d'autres membres du gouvernement déjà en place.

    L'instabilité politique qui a entravé les réformes de fond depuis la révolution de 2011 s'est accentuée depuis l'arrivée au pouvoir en 2019 d'un Parlement morcelé et profondément divisé.

  • Tunisie : Des dizaines de manifestants occupent un moment le siège du gouvernorat de Tataouine

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    Des dizaines de manifestants ont pris d'assaut le siège du gouvernorat de Tataouine (sud-est), lundi 15 février, pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il mette en œuvre l'accord d’El-Kamour, conclu entre les deux parties en novembre dernier.

    Les manifestants ont quitté le bâtiment gouvernemental au bout de 45 minutes, sans aucun heurt avec les forces de sécurité, à la suite d’un sit-in observé au centre-ville.

    Ce mouvement de protestation a été organisé à l’initiative de la « Coordination du sit-in d’El-Kamour ». Les manifestants ont lancé des slogans appelant à l’application complète des termes de l'accord, et au limogeage du gouverneur de Tataouine, Adel Ouerghi.

    L'accord prévoit le recrutement de 250 jeunes d’El-Kamour par les compagnies pétrolières opérant dans cette région riche en réserves de pétrole et de gaz.

    Il stipule le financement d’un fonds d’investissement pour un montant de 80 millions de dinars (30 millions de dollars), et de projets pour les jeunes de la région d’El-Kamour.

    Le coordinateur général du sit-in d’El-Kamour, Dhaou El Ghoul, a déclaré : « Ce que nous exigeons aujourd’hui c’est de hâter l’application complète de l’accord, surtout que 4 mois se sont écoulés depuis sa signature ».

    « Nous nous sommes dirigés au siège du gouvernorat pour savoir ce qu’il en était de cet accord et nous avons demandé la destitution du gouverneur. En tant que coordination, nous ne tiendrons aucune session de négociation avec la délégation gouvernementale et ce que nous voulons maintenant, c'est la mise en œuvre complète de l’accord », a-t-il ajouté.

    En juillet dernier, plusieurs protestataires avaient fermé la station de pompage de pétrole et de gaz de la région. Cette fermeture s'était poursuivie jusqu'à la signature de l'accord avec le gouvernement en novembre 2020.

    Le gouvernement tunisien a annoncé à plusieurs reprises qu'il était déterminé et engagé à mettre en œuvre ledit accord.

    La Tunisie souffre de difficultés économiques exacerbées par les répercussions de la pandémie du coronavirus.

    Le pays vit depuis un certain temps au rythme de manifestations contre la détérioration des conditions économiques et l'augmentation du chômage dans le pays qui compte près de 11,8 millions d’habitants.

    L'Institut national des statistiques (INS/gouvernemental) a indiqué lundi que le taux de chômage en Tunisie est passé à 17,4% au quatrième trimestre 2020.

    Le nombre de chômeurs estimé pour le quatrième trimestre 2020 s’établit à 725 100 du total de la population active, contre une moyenne de 676 600 chômeurs pour le troisième trimestre 2020, précise l’INS dans son Enquête nationale sur la population et l’emploi pour le quatrième trimestre de l'année 2020.

  • Tunisie : Activité des services de sécurité contre le terrorisme 

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    Les services de sécurité tunisiens ont contrecarré des opérations terroristes et annoncé le démantèlement de dizaines de cellules extrémistes et l'arrestation de leurs membres près des frontières avec l'Algérie et la Libye.

    La menace terroriste existe toujours en Tunisie, en particulier près des frontières avec l'Algérie et la Libye, parallèlement au déclin des organisations terroristes dans plusieurs pays de la région.

    L'armée tunisienne s'emploie à encercler les zones montagneuses des gouvernorats de Kasserine, El Kef, Jendouba et Sidi Bouzid pour freiner les groupes takfiri qui tentent d'attenter à  la sécurité nationale tunisienne.

    Alors que les services de sécurité et l'armée ont fait de grands progrès dans la guerre contre le terrorisme, les forces de sécurité ont annoncé qu'elles avaient découvert des dizaines de cellules extrémistes et arrêté nombre de leurs membres, ce qui a permis de déjouer des complots terroristes.

    Le gouvernement tunisien a promis aux groupes terroristes une guerre implacable afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays qui souffre déjà de crises politiques, économiques et sociales successives. 

  • Tunisie : manifestations à Tataouine pour le deuxième jour consécutif

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    Vendredi 12 février, pour la deuxième journée consécutive, les manifestations se sont poursuivies dans le gouvernorat de Tataouine dans le sud-est de la Tunisie. Les manifestants exigent que le gouvernement mette en œuvre toutes les dispositions de l'accord "Camor" conclu à la fin de l'année dernière.

    Le 17 novembre, le gouvernement avait annoncé qu'un accord final avait été conclu avec les manifestants réclamant des emplois dans la région pétrolière d'El Kamour, à Tataouine.

    Des centaines de manifestants, à l'invitation de la coordination du sit-in «Al-Kamour», ont bloqué un certain nombre de routes à l'aide de pneus enflammés.

    Jeudi soir, dans le désert de Tataouine, les forces de l'armée tunisienne ont empêché les manifestants d'atteindre la station de pompage de pétrole et de gaz pour la fermer en signe de protestation contre l'échec de l'activation de l'accord «Camor».

    Les manifestants demandent au gouvernement d'appliquer les termes de l'accord, qui prévoit l'emploi de 250 jeunes de la région par les compagnies pétrolières qui y opèrent.

    Nour al-Din Darza, membre de la coordination du sit-in "Al-Kamour", a déclaré que la fermeture de la station de pompage de pétrole et de gaz n'était pas une fin en soi, mais plutôt un moyen d'exiger une réponse à nos demandes. "

    L'accord «Camor» prévoit également de financer un fonds d'investissement doté d'un budget de 80 millions de dinars (30 millions de dollars) et de financer un certain nombre de projets au profit de la jeunesse .

    En juillet dernier, les manifestants avaient fermé la station de pompage de pétrole et de gaz de la région, et la fermeture s'est poursuivie jusqu'à la signature de l'accord avec le gouvernement en novembre dernier.

    Lien permanent Catégories : Accord Camor, Tataouine, TUNISIE 0 commentaire
  • Tunisie : Des milliers de Tunisiens manifestent pour la liberté

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    Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi 6 février à Tunis, malgré le déploiement de policiers anti-émeutes pour bloquer l'accès au centre de la capitale, pour dénoncer les violences policières et rendre hommage au militant laïque Chokri Belaïd au huitième anniversaire de son assassinat.

    Soutenu par le puissant syndicat UGTT, ce rassemblement est le plus important depuis des années en Tunisie, où une partie de la population craint une remise en cause des acquis de la "révolution de jasmin" de janvier 2011, déclencheur du "printemps arabe". "J'ai vécu 10 ans de liberté (...) je ne suis pas prêt à la perdre", a dit un manifestant de 24 ans, au milieu d'une foule scandant son refus de la peur et proclamant que "la rue appartient au peuple".

    Pour la première fois depuis plusieurs semaines et le réveil de la contestation face à la persistance des difficultés économiques et de la paralysie politique, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), forte de plusieurs centaines de milliers d'adhérents, a apporté son soutien à cette manifestation. "Aujourd'hui est un cri d'alarme pour défendre la révolution, pour protéger les libertés menacées", a dit Samir Cheffi, secrétaire général adjoint du syndicat.

    Parties de régions défavorisées, les récentes manifestations, parfois émaillées d'affrontements et d'émeutes, visaient à l'origine à dénoncer les inégalités mais elles portent de plus en plus sur les arrestations et les soupçons de maltraitance des personnes interpellées, rejetés par le ministère de l'Intérieur.

    "Nous n'accepterons pas que la Tunisie devienne une caserne. Nous demandons au président d'intervenir et de protéger les libertés", a dit une manifestante, 

    Les manifestants ce samedi s'en sont pris en particulier au parti islamiste modéré Ennahda, pilier des coalitions successives depuis le renversement de Zine ben Ali en 2011, reprenant le slogan scandé 10 ans plus tôt: "Le peuple veut la chute du régime". L'assassinat de Chokri Belaïd le 6 février 2013, attribué à un cellule islamiste radicale, avait déclenché une crise politique et entraîné de vastes manifestations au cours desquelles Ennahda avait déjà été pris pour cible.

  • Tunisie : Quatre militaires tués par l'explosion d'une mine sur le mont Mghila

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    Quatre militaires tunisiens ont été tués par l'explosion d'une mine mercredi 3 février 2021 dans une zone montagneuse du centre de la Tunisie lors d'une opération antiterroriste, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Mohamed Zekri.

    "Les quatre militaires, qui faisaient partie d'une unité militaire chargée de mener une opération de ratissage au Mont Mghila pour la recherche d'islamistes armés, ont été victimes de l'explosion d'une mine artisanale", a-t-il précisé.

    Cette mission "entre dans le cadre des opérations antiterroristes menées régulièrement par les forces militaires dans cette région", a ajouté M. Zekri.

    Mont Mghila
    Le mont Mghila est situé dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, considérés comme la principale base arrière des maquis jihadistes dans cette zone. L'armée y pourchasse depuis 2012 des groupes armés. Ils abritent notamment des éléments de la phalange Okba Ibn Nafaa, une branche locale d'el-Qaëda au Maghreb islamique. Ce groupe a notamment mené en 2014 l'attaque du mont Chaambi, pire attentat contre l'armée (15 soldats tués) et point de départ d'une série noire d'attentats meurtriers.

    Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, en particulier dans les régions frontalières de l'Algérie et de la Libye. La situation sécuritaire s'est largement améliorée ces dernières années, mais des attaques récurrentes continuent à cibler les forces de sécurité.