TUNISIE

  • Tunisie : un extrémiste tente d'attaquer des policiers à l'arme blanche à Tunis

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    Vendredi 26 novembre 2021, un homme a tenté d'attaquer avec un couteau et une hache, des policiers devant le ministère de l'Intérieur, rue Habib Bourguiba à Tunis, avant d'être "immobilisé" par des tirs de balles en caoutchouc.

    "Il avait un couteau dans une main et une hache dans l'autre et il courait vers l'entrée du ministère (de l'Intérieur) en criant "O taghout (tyrans), ô Koffar (mécréants)" à l'adresse des policiers ainsi qu'"Allah Akbar", a raconté un policier, qui était sur place. Selon la même source, cet "extrémiste cherchait à attaquer les policiers qui étaient devant le ministère". "Il était à une cinquantaine de mètres du ministère, des policiers ont jeté des barricades sur lui mais l'homme continuait à courir et à menacer des policiers avec son couteau et sa hache", a indiqué Lotfi, un témoin.

    Une vidéo filmée par des témoins que l'AFP a pu visionner montre un homme barbu âgé d'une trentaine d'années courir vers l'entrée du ministère et des passants paniqués qui demandaient à la police de lui tirer dessus. L'homme a été immobilisé par des tirs de balles en caoutchouc, a indiqué à l'AFP un agent de police. Il a été transporté dans un hôpital de Tunis, a-t-il ajouté. A la suite l'incident, la présence policière a été renforcée autour du ministère, a constaté l'AFP.

    L'agresseur est considéré comme un "takfiriste" (islamiste extrémiste) par les autorités tunisiennes, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur. "Il est classé par les services du ministère (de l'Intérieur) comme takfiriste", selon les premiers éléments d'une enquête ouverte par l'Unité nationale de recherche dans les crimes terroristes, selon le communiqué.

    Cet incident intervient alors que le pays est secoué par une profonde crise politique, notamment après la décision du président Kais Saied le 25 juillet de s'arroger les pleins pouvoirs.

     

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  • Tunisie : Avis de recherche pour un terroriste islamique

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    Pour la première fois depuis la mi-août 2020, la Tunisie publie un avis de "recherché" pour le "terroriste" Sabr Bin Khamis Bin Muhammad Khalaf Allah. 

  • Tunisie : Découverte d'un tunnel menant à la résidence de l'ambassadeur de France

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    Les services de sécurité tunisiens ont découvert par hasard, dans le quartier de La Marsa, aux portes de la capitale, un tunnel menant à la résidence de l'ambassadeur de France.

    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, ce mercredi 3 novembre 2021, avoir chargé les unités de la Garde nationale spécialisées dans la lutte contre le terrorisme d'ouvrir une enquête, après avoir découvert un tunnel à proximité de la résidence de l'ambassadeur de France dans la banlieue de la capitale.

    Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'il avait chargé les autorités compétentes de mener les recherches et les inspections nécessaires en coordination avec le ministère public.

    Elle a confirmé que, sur la base d'informations reçues par les services de sécurité concernant la présence d'activités suspectes dans une maison de la banlieue de La Marsa, à proximité de la résidence de l'ambassadeur de France en Tunisie, et après enquête, il est devenu clair que parmi les les personnes qui fréquentaient la maison susmentionnée étaient une personne connue pour son islamisme radical.

    La radio tunisienne "Music", citant des sources sécuritaires, a rapporté que la découverte du tunnel a eu lieu après l'évacuation du port de plaisance par les autorités et par décision judiciaire des familles qui vivaient dans une grande maison à proximité du lieu de l'incident.

    Selon les mêmes sources, après l'expulsion de ces familles, un trou d'un large diamètre a été découvert, si bien que les recherches dans la première étape ont pensé qu'il était lié à des fouilles à la recherche de trésors français en Tunisie.

    Le Parquet du Tribunal de Première Instance de Tunis a autorisé l'ouverture d'une enquête menée par la Garde Nationale pour révéler la vérité et les circonstances de ce tunnel et le but exact de son creusement.

     

     

  • Tunisie: Escarmouches entre des partisans du président Saïed et des députés aux abords du Parlement

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    Les abords du Parlement tunisien ont été le théâtre d'escarmouches, ce vendredi 1er octobre 2021, entre des partisans du président du pays, Kaïs Saïed, et certains députés, qui avaient décidé de reprendre leur activité dans l’hémicycle, après la fin des vacances parlementaires.

    Des partisans du président tunisien ont attaqué des députés, venus reprendre leur activité parlementaire, aux abords du siège de l’Assemblée, où une présence massive des forces de l’ordre a été observée.

    Le représentant du bloc “Qalb tounes“ (Cœur de la Tunisie), Rafik Amara, les deux députés du bloc “Ennahdha“, Sayed Ferjani et Mohamed Goumani, ainsi que le représentant du bloc “La Réforme“, Ayachi Zammal, et le député indépendant, Safi Saïd, étaient présents aux abords de l’Assemblée des Représentants du Peuple.

    Dans une déclaration, le député Rafik Amara a déclaré que "les instructions et décisions du chef de l'Etat (Kaïs Saïed) ont empêché la reprise de notre activité parlementaire".

    Et Amara d'ajouter : "il est nécessaire d'appeler à la réunion du bureau de l'ARP aujourd'hui, qu'elle se tienne à distance ou en présentiel dans un autre endroit".

    Pour sa part, le député Sayed Ferjani a déclaré que "les mesures d'exception prises par Saïed constituent une usurpation de pouvoir, qui délégitimerait sa présidence".

    Ferjani a ajouté : "celui qui viole la Constitution ne peut être reconnu comme légitime (..) Saïed a perdu toute légitimité et légalité, et il est également sur le point de soumettre le peuple par la force".

    De son côté, le député Mohamed Goumani a imputé au chef de l'Etat la responsabilité de toute atteinte à l'intégrité physique des députés, déclarant : "Kaïs Saïed doit permettre aux députés d'exercer leurs fonctions ou dissoudre officiellement le Parlement et tenir des élections anticipées".

    “Il n’est pas raisonnable que cette situation perdure en Tunisie“, a déclaré Goumani.

    Plus tôt, dans la journée du vendredi, les forces de l’ordre se sont déployées massivement aux abords de l'ARP, en prévision du retour des députés, au terme des vacances parlementaires.

    Le coup d’envoi des travaux de la Chambre des représentants tunisienne est généralement donné au début du mois d’octobre de chaque année, après la fin des vacances parlementaires, qui durent près de deux mois.

    Le 25 juillet dernier, Kaïs Saïed avait annoncé une série de "mesures exceptionnelles", dont la destitution du Premier ministre, Hichem Mechichi, assumant lui-même le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement dont il nommerait le chef.

    Les mesures stipulaient également le gel des pouvoirs du Parlement, la levée de l'immunité des députés, tandis que Saïed s'accaparait le pouvoir judiciaire en s'arrogeant la présidence du ministère public.

    La Présidence Tunisienne a annoncé, dans un communiqué, rendu public dans la journée du mercredi, la désignation de Najla Bouden pour former le nouveau gouvernement, devenant ainsi la première femme, de l'histoire du pays, à occuper cette haute fonction.

  • Tunisie : Le président Kais Saied nomme une femme, Najla Bouden, pour former un nouveau gouvernement

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    Najla Bouden 2.jpegLe président tunisien Kais Saied a chargé mercredi 29 septembre 2021 Najla Bouden, (photo) jusque là inconnue du grand public, de former un nouveau gouvernement, un poste dont il a considérablement réduit les prérogatives après s'être arrogé les pleins pouvoirs en juillet.

    Pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie, un pays pourtant pionnier dans le monde arabe en matière des droits des femmes, la tâche de diriger le gouvernement a été confiée à une Tunisienne, l'universitaire Najla Bouden, a annoncé la présidence dans un communiqué. Née en 1958 et scientifique de formation, Mme Bouden, qui a pratiquement le même âge - 63 ans - que le président et est originaire de la ville de Kairouan (centre), est complètement inconnue du grand public.

    Dans une série de "mesures exceptionnelles" publiées le 22 septembre, M. Saied a formalisé son coup de force du 25 juillet lorsqu'il s'était arrogé les pleins pouvoirs, après avoir limogé le Premier ministre, gelé le Parlement et avoir repris en main aussi le pouvoir judiciaire. Désormais, sur la base de ces mesures, le chef de l'Etat est le réel détenteur du pouvoir exécutif et présidera lui-même le conseil des ministres. Dans le système en place régi par la Constitution de 2014 que M. Saied souhaite amender après en avoir suspendu deux chapitres clés, l'essentiel du pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement mais les "mesures exceptionnelles" qu'il a décidées ont fait clairement pencher la balance du côté de la présidence.

    "Reconnaissance" 
    Depuis la présidence de Habib Bourguiba qui leur avait aménagé un code de statut personnel, en 1956, interdisant la polygamie et la répudiation et autorisant le divorce, la Tunisie est considérée comme le pays du Maghreb à l'avant-garde pour l'émancipation des femmes. Toutefois, le président Saied, considéré comme un conservateur sur le plan des mœurs, avait été critiqué pendant la campagne ayant mené à son élection surprise fin 2019, pour son opposition à une loi permettant l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage.

    "La nomination d'une femme au poste du chef du gouvernement est une chose positive, une reconnaissance de l'importance du rôle des femmes en Tunisie et leur capacité à réussir dans tous les domaines", estime le politologue Slaheddine Jourchi dans des déclarations à l'AFP. Notant que Mme Bouden manquait d'expérience "dans des postes sensibles", l'expert se montre cependant sceptique sur sa capacité "à faire face à tous les énormes dossiers complexes" qui l'attendent.

    La présidence a publié une vidéo recevant Mme Bouden dans son bureau et la chargeant de former un nouveau gouvernement et de le lui présenter "dans les prochaines heures ou jours". M. Saied a insisté à plusieurs reprises sur le caractère "historique" de la nomination d'une femme pour la première fois pour diriger le gouvernement en Tunisie. "C'est un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne." Seul le président parle sur cette vidéo où on peut apercevoir sur un côté de l'écran une photo le montrant en train de rendre visite le 13 août dernier à l'occasion de la journée de la femme à un groupe de femmes fabriquant des poteries de Cité Hlel, ville populaire du sud de Tunis.

    "Mettre fin à la corruption et au chaos" 
    La principale mission du futur gouvernement sera "de mettre fin à la corruption et au chaos qui s'est répandu dans de nombreuses institutions de l'Etat", a encore dit M. Saied, à l'adresse de son interlocutrice.

    Avant sa nomination surprise, Mme Bouden était directrice générale de l'unité de gestion d'un projet d'appui à la réforme de l'enseignement supérieur. Auparavant, cette docteure en géologie avait été chargée de mission, puis directrice générale au ministère de l'Enseignement supérieur.

  • France : Durcissement des conditions d'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et la Tunisie

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    Paris a décidé de durcir les conditions d'obtention des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie qui "refusent" de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement.

    "C'est une décision drastique, c'est une décision inédite, mais c'est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n'acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France", a-t-il justifié sur Europe 1, confirmant une information de la radio.

    L'attitude de ces pays "freine l'efficacité des reconduites effectives" à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a-t-il déploré. "Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces; aujourd'hui on met cette menace à exécution", a-t-il expliqué.

    Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français et de membres du gouvernement, dont le ministre de l'Intérieur, ainsi que les réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a estimé qu'"à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles".

    Interrogé sur la durée d'application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu'elle avait été "décidée il y a quelques semaines" et "va être mise à exécution" pour "pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires".

    "On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu'on puisse faire appliquer nos règles migratoires", a insisté le porte-parole du gouvernement français.

    Le Maroc regrette la "décision injustifiée" de la France
    Le Maroc a regretté mardi la décision de la France de durcir les conditions d'obtention des visas à l'égard du royaume, la qualifiant d'"injustifiée". Paris a annoncé la réduction du nombre de visas accordés au Maroc, à l'Algérie et à la Tunisie en raison du "refus" de ces trois pays du Maghreb de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France.

    "Nous avons pris acte de cette décision, nous la considérons comme injustifiée", a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, lors d'une conférence de presse avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed. "Le Maroc a toujours géré la question migratoire et le flux des personnes, avec une logique de responsabilité et d'équilibre entre la facilitation des déplacements des personnes (...) et la lutte contre la migration clandestine", a affirmé M. Bourita. "La décision (de la France) est souveraine. Le Maroc va l'étudier, mais les raisons qui la justifient nécessitent de la précision, un dialogue, car elles ne reflètent pas la réalité", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

    L'Algérie convoque l'ambassadeur de France
    Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué mercredi l'ambassadeur de France en Algérie pour protester contre la décision de Paris de réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants algériens, selon un communiqué officiel.

    L'ambassadeur, François Gouyette, s'est vu notifier "une protestation formelle du gouvernement algérien suite à une décision unilatérale du gouvernement français affectant la qualité et la fluidité de la circulation des ressortissants algériens à destination de la France", a précisé le ministère dans un communiqué.


     

  • Tunisie : Démission de 113 dirigeants et membres du parti islamique Ennahda

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    113 dirigeants et membres du mouvement islamique Ennahda ont signé leur démission du mouvement, portant dans un communiqué aujourd'hui, samedi 25 septembre 2021, la responsabilité de la direction du mouvement dans la détérioration des conditions du mouvement et son isolement dans le pays.

    Parmi les démissions d'Ennahda figurent des députés, d'anciens membres de l'Assemblée constituante, des membres du Conseil de la Choura et des responsables régionaux, qui ont estimé que la direction du mouvement porte une part importante de responsabilité dans ce qui se passe en Tunisie.

    Le communiqué précise que les "mauvais choix politiques de la direction du mouvement Ennahda" ont conduit à "son isolement et son échec à s'engager activement dans un quelconque front commun pour résister au danger autoritaire imminent représenté par les décisions du 22 septembre 2021".

    Parmi les signataires de la déclaration de démission figurent des dirigeants du premier rang, tels qu'Abdellatif Al-Makki, Samir Dilo et Muhammad bin Salem, et un certain nombre de membres de la Chambre des représentants, dont les compétences sont en instance, tels que Jamila Ksiksi, Toumi Hamrouni, Rabab Al-Latif et Nusaiba Ben Ali, et un certain nombre de membres de l'Assemblée nationale constituante tels qu'Amal Azzouz, et un certain nombre Parmi les membres du Conseil national de la Choura, les conseils régionaux de la Choura et les bureaux régionaux et locaux.

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