Tribu Al Uqaydat

  • Syrie : Violents affrontements entre tribus arabes et Forces Démocratiques Syriennes (Kurdes) à l'est de Deir Ezzor

    Imprimer

    Des membres des tribus arabes de la province orientale de Deir Ezzor ont lancé une attaque armée contre les positions des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) après que ces dernières aient pris d'assaut les bastions de la tribu al-Uqaydat dans l'est de la Syrie.

    Des sources locales ont déclaré que les affrontements qui ont éclaté à l'aube du samedi 17 juillet ont été provoqué par des membres de la tribu arabe al-Uqaydat  et d'autres clans appartenant à des factions populaires opposées à la présence américaine en Syrie, lançant une attaque contre des positions des FDS dans la ville de Dhiban.

    Les sources ont indiqué que l'attaque est intervenue en réponse à la prise d'assaut par des éléments des FDS de Dhiban à l'aube du vendredi 16 juillet et qui s'est soldée par la mort d'un homme et de son fils de la tribu al-Uqaydat .

    Les sources ont indiqué que les combattants des FDS ont également imposé un siège aux villes d'Al-Shuhail et de Hajin.

    Les villes de Dhiban, al-Shuhail et Hajin sont des bastions de la tribu arabe al-Uqaydat, qui s'oppose au contrôle continu de l'armée américaine sur les gisements de pétrole dans l'est de la Syrie.

    Coalition américaine
    Les sources ont indiqué que Mutaib Sherida Al-Ghadeer et son fils Ahmed ont été tués à l'aube vendredi par les "SDF", lors d'un raid menée par des éléments de l'organisation soutenue par les avions de la coalition américaine à Dhiban, sans en connaître les raisons, ce qui a provoqué un la colère du clan et des habitants de la ville, où des affrontements armés ont éclaté.

    Les sources ont ajouté qu'un convoi militaire comprenant des véhicules blindés Hummer appartenant aux FDS a pris d'assaut les quartiers de la ville d'Al-Shuhail,. Certains d'entre eux se sont dirigés vers les rives de l'Euphrate, tandis que d'autres érigeaient des barrages dans la zone.

    Des informations ont fait état d'une vaste campagne d'arrestations de civils.

    Des sources tribales ont confirmé que des hélicoptères appartenant à la "coalition américaine" a été aperçu dans le ciel de la région d'Al-Basira et d'Al-Shuhail dans l'est de la province de Deir Ezzor, à l'aube de samedi.

    Des militants des FDS se sont également déployés sur le marché de Hajin, à l'est de Deir Ezzor, où 10 motos ont été confisquées sous prétexte que les motos sont désormais interdites à partir du samedi 17 juillet dans la zone pour des questions de sécurité.

     

  • Syrie : Encore un chef de tribu assassiné dans le sud-est syrien

    Imprimer

    Cheikh Ali Alwis.jpgLe 31 juillet, le cheikh Ali Alwis (photo), un éminent chef de la tribu Al Baggara, dans le nord-est de la Syrie, a été assassiné dans la province de Deir Ezzor, dans le sud-est du pays.
    Selon l'agence Hawar News, Alwis a été tué par des assaillants non identifiés alors qu'il se rendait de sa maison dans la ville d'al-Dahla à la mosquée locale pour assister à la prière de l'Aïd al-Adha. Les assaillants ont tiré sur le cheikh avec un pistolet équipé d'un silencieux.
    En plus d'être un leader éminent d'Al Baggara, l'une des plus grandes tribus arabes de la région, Alwis était le maire de la ville d'al-Dahla.
    Jusqu'à présent, aucun groupe n'a revendiqué l'assassinat d'Alwis. L'Etat islamique, dont les cellules sont actives dans le sud-est de la province de Deir Ezzor, reste le principal suspect.
    La veille, les terroristes de Daech avaient tué le cheikh Suleiman al-Kassar, leader et porte-parole de la tribu Al Uqaydat. L'attaque a également eu lieu dans la province de Deir Ezzor, au sud-est du pays.
    Ce sont les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de rebelles en majorité kurdes, alliées des Etats-Unis, qui contrôlent le sud-est de Deir Ezzor. Elles ont récemment mené une série d'opérations de ratissage pour éliminer les cellules terroristes dans la région. Cependant, l'influence de l'Etat islamique dans cette région reste forte. La tension entre le groupe dirigé par les Kurdes et la population arabe locale pourrait en être la cause.