Total au Mozambique

  • Mozambique : La ville de Palma a été reprise aux islamistes

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    L'armée mozambicaine affirme avoir repris le contrôle total de la ville côtière de Palma, plus d'une semaine après avoir été investie par des islamistes.

    Un nombre "significatif" de djihadistes ont été tués lors de la contre-offensive, a déclaré un porte-parole de l'armée.

    La radio d'État a rapporté que les résidents qui avaient fui commençaient à rentrer - certains dans des maisons pillées.

    Des dizaines de civils ont été tués et au moins 11 000 déplacés après que les islamistes aient envahi Palma le 24 mars.

    Un ressortissant sud-africain et un britannique figurent parmi les personnes tuées dans ce qui a été l'une des plus grandes attaques des djihadistes dans la province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique, depuis qu'ils ont lancé une insurrection dans la région en 2017.

    La communication avec la ville, qui compte environ 75 000 habitants, reste coupée.

    Les islamistes, connus localement sous le nom d'al-Shabab, ont prêté allégeance au groupe État islamique (EI).

    Leur assaut contre Palma a contraint le géant de l'énergie Total à suspendre son projet de gaz naturel de plusieurs milliards de dollars à Afungi, non loin de la ville.

  • Mozambique : L'Afrique du Sud déploie des forces après l'attaque des djihadistes contre Palma

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    L'Afrique du Sud a déployé des troupes au Mozambique vendredi 2 avril 2021 à la suite de l'attaque menée par des islamistes dans la ville de Palma à la fin du mois de mars. L'annonce a été faite lors d'une allocution télévisée du président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a souligné la nécessité de protéger les ressortissants sud-africains au Mozambique voisin .

    "Nous restons impliqués dans la sécurisation de notre peuple au Mozambique - à Pemba et à Palma", a déclaré Ramaphosa.

    L'attaque de Palma a contraint des milliers de personnes à fuir la ville et à chercher refuge dans la ville portuaire de Pemba, qui sert de capitale de la province de Cabo Delgado au Mozambique.

    Ramaphosa a déclaré que l'armée sud-africaine avait commencé à secourir des ressortissants bloqués au Mozambique et avait récupéré le corps d'un Sud-Africain tué dans l'attaque.

    Le géant français de l'énergie cesse ses activités dans la région
    De nombreux travailleurs étrangers de la ville riche en gaz étaient employés par le géant français de l'énergie Total, des sources de sécurité ayant déclaré vendredi aux agences de presse que l'entreprise avait cessé ses activités dans la région et retiré tout son personnel.

    Total prévoyait d'investir 20 milliards de dollars (16,9 milliards d'euros) dans une usine de gaz naturel liquéfié située près de Palma, mais a suspendu la construction du site la semaine dernière.

    L'armée mozambicaine a affirmé que l'usine Total était protégée, mais la surveillance par drone aurait montré que les djihadistes encerclaient le site gazier, situé sur la péninsule d'Afungi.

    L'attaque de Palma
    L'attaque a commencé le 24 mars, lorsqu'une centaine de djihadistes ont pris le contrôle de Palma. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attaque et annoncé dans un communiqué que le groupe avait tué 55 membres des forces de sécurité mozambicaines lors de l'assaut.

    Des dizaines d'habitants de Palma seraient morts lors du siège, dont au moins deux travailleurs étrangers dans la région.

    L'ONU a déclaré vendredi qu'au moins 9150 personnes avaient fui Palma vers d'autres régions du nord du Mozambique. Des milliers de personnes seraient toujours en train de se cacher dans la brousse autour du district de Palma.

    L'attaque contre Palma est la dernière d'une série d'attaques menées par des djihadistes dans le nord du Mozambique, qui ont commencé en 2017. Jusqu'à présent, plus de 2600 personnes sont mortes des raids au cours des trois dernières années.

    Les djihadistes piratent des navires au large de Palma
    Les djihadistes peuvent désormais pirater des navires en mer. Nous avons des rapports concernant au moins trois navires qui ont été détournés au large des côtes de Palma.

  • Mozambique : Les SAS britanniques et les forces spéciales portugaises rejoignent la lutte contre les islamistes à Cabo Delgado

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    Une escouade du Special Air Service (SAS) a été déployée au Mozambique pour rechercher un Britannique porté disparu lors de la récente attaque meurtrière de combattants islamistes à Palma dans la province nord-est de Cabo Delgado. 

    La semaine dernière, les islamistes ont pris d'assaut la ville de Palma à l'issue d'un assaut lancé depuis plusieurs directions, y compris par mer. Plus de 55 membres des forces armées mozambicaines et des résidents locaux ont été tués. Les islamistes ont publié des images montrant ses combattants à l'intérieur de la ville. 

    Les islamistes ont également tendu une embuscade à un convoi de 17 véhicules transportant des personnes qui cherchaient à fuit l'hôtel Amarula à Palma où ils étaient enceerclés. Un citoyen britannique, Adrian Nel, a été tué dans l'embuscade.

    Le SAS a pour mission de rechercher un deuxième Britannique, Phil Mawer, porté disparu lors de la même embuscade. Les forces spéciales ont été déployées à partir d'une base à Nairobi, au Kenya. Phil travaillait à la construction d'un camp devant héberger 2.000 employés de Total. Aux dernières nouvelles, des employés de la compagnie de sécurité Dyck Advisory auraient retrouvé la dépouille de Phil dans la carcasse d'un véhicule. Ils ont du utiliser une meuleuse angulaire pour désincarcérer le corps. Les membres du SAS auraient du accompagner les agents de Dyck Advisory, mais le commadement leur a ordonné de ne pas participer à l'action de récupération à la dernière minute. Il est probable que l'ordre a été donné parce qu'il ne s'agissait plus d'une mission de sauvetage mais de récupération d'une dépouille. Le corps récupéré n'a pas encore été formellement identifié. Le corps a été transporté à l'île de Vamisi ou Dyck Advisory a établi un camp opérationnel avancé. Les SAS l'ont ensuite récupéré pour le transporter à Pemba.

    Des forces régionales pourraient également intervenir, notamment des forces sud africaines car il y a des informations selon lesquelles des citoyens sud Africains auraient été capturés par les djihadistes.

    Par ailleurs, le Portugal a annoncé qu'il déploierait des soldats début avril au Mozambique. Leur mission sera de former les troupes locales. Un accord bilatéral prévoyant l'envoi d'un total de 60 soldats des forces spéciales au Mozambique est en cours de finalisation.

    L'attaque de l'Etat islamique a contraint le groupe énergétique français Total à suspendre les travaux du plus grand complexe de traitement et de liquéfaction de gaz naturel d'Afrique australe. Le complexe est situé à 10km de Palma.

    Des milliers de personnes, dont des experts étrangers travaillant pour le projet Total, ont échappé à l'attaque de Palma et sont arrivées sur l'île voisine de Pemba. Plus de 10 000 autres attendaient toujours d'être évacués. Des sociétés militaires privées telles que Dyck Advisory Group, Exercitus Group et GardaWorld aident à l'évacuation.

    Un consultant en logistique basé à Pemba accuse le groupe Total d'avoir conseillé aux employés de se réfugier à l'hôtel Amarula qui, malheureusement, a été investi par les djihadistes. L'hôtel Amarula avait été choisi en cas de danger car il se trouvait près de l'aéroport et près de deux plages susceptibles d'être utilisées en cas d'évacuation par mer. Malheureusement les djihadistes s'étaient positionnés autour de l'hôtel et cela a été le sauve qui peut. Certains ont voulu fuir en voiture, d'autres ont gagné le bush où ils se sont cachés et d'autres enfin sont retournés à l'hôtel. 

    Vidéo des jihadistes qui ont conquis Palma

    Vidéo : Survol des environs de Palma - les civils en fuite

    Vidéo : Evacuation d'expats par un hélicoptère de la société Dyck Advisory.

  • Mozambique : La ville de Palma est tombée aux mains des jihadistes

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    La ville de Palma, une ville de 75.000 habitants située dans le nord-est du Mozambique et seulement à dix kilomètres du méga-projet gazier piloté par le groupe français Total, est désormais aux mains des jihadistes qui l'attaquaient depuis mercredi, a-t-on appris samedi auprès de sources sécuritaires. « Les forces gouvernementales se sont retirées de Palma, donc la ville est de fait saisie » par les groupes armés jihadistes, a affirmé à l'AFP l'une de ces sources. « Palma est tenue par les assaillants », a ajouté une autre source qui a requis l'anonymat, affirmant que des combats se poursuivaient dans la zone.

    On ignore pour l'instant le sort des 185 personnes, parmi lesquelles des étrangers, bloquées dans l'hôtel Amarula Palma. ON ignore actuellement la nationalité des expats. On sait seulement qu'il y a au moins un Espagnol. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a confirmé qu'il y avait eu un citoyen espagnol à Palma mais qu'il aurait réussi à fuir la ville. Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a également révélé que certains de ses citoyens étaient concernés par ces attaques sans donner plus de précisions. Le ministère portugais des Affaires étrangères a confirmé que l'un de ses ressortissants avait été blessé dans l'attaque de Palma sans préciser les circonstances. La personne aurait depuis été secourue et l'ambassade portugaise à Maputo s'efforce d'identifier d'autres ressortissants portugais qui pourraient se trouver à Palma, a indiqué le ministère dans un e-mail.

    Il est difficile d'avoir des informations fiables car la plupart des communications avec Palma sont interrompues. 

    Selon des informations non confirmées, au moins sept travailleurs de GPL auraient été tués, dont un sud-africain alors qu'ils essayaient de s'échapper en convoi de l'hötel Amarula. Leur convoi aurait été attaqué dès leur sortie de l'hôtel. Aucun membre du personnel de Total ne ferait partie des personnes décédées. Une vingtaine d'expatriés bloqués à l'intérieur de l'hôtel Amarula auraient été évacués par hélicoptères vers le  complexe de Total.  L'information a été confirmée par Lional Dyck, qui dirige Dyck Advisory Group, une société de sécurité privée sud-africaine qui travaille avec le gouvernement du Mozambique. On ignore à l'heure actuelle combien de personnes se trouvent encore dans l'hôtel et combien sont portées disparues. 

    Comme à Dunkerque en 1940, un va-et-vient ininterrompu de bateaux, petits et grands, des pétroliers, des remorqueurs et même des bateaux de plaisance viennent chercher les gens en fuite pour les amener en sécurité. Certains des navires qui sont allés au secours des personnes assiégées de Palma passaient juste au large du Mozambique. Mais les équipages de ces navires n'ont pas hésité à répondre aux appels au secours pour récupérer tous ceux qu'ils pouvaient au péril de leurs vies. 

    Evacuation par bateaux des habitants de Palma vers Pemba :
    Exj3Di5W8AQL5R0.jpegExj2bGGWUAE6Mg5.jpegLe danger est d'autant plus grand qu'on a appris que les jihadistes auraient pris le contrôle de deux navires au large de Palma, et tiré sur un troisième. Plusieurs navires ont quitté la baie en toute hâte pendant la nuit, alors que les évacuations aériennes et maritimes se poursuivent. Rappelons que Palma était un centre logistique pour le grand projet gazier de Total.
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    "C'est effrayant. Être là-bas n'est pas une blague. Ils (les insurgés) sont impitoyables, tout simplement impitoyables », a déclaré le parent d'un Sud-Africain de 21 ans dont il est sans nouvelle. Human Rights Watch s'est entretenu avec sept personnes de la ville avant que les communications ne soient coupées mercredi. Ils ont décrit des personnes qui fuyaient alors que des coups de feu retentissaient, des corps dans les rues et des insurgés tirant sur des personnes et des bâtiments, a indiqué le groupe dans un communiqué.
    Rappelons que la compagnie pétrolière française Total venait de déclarer, mercredi 24 mars, vouloir reprendre les travaux de construction sur son site gazier proche de Palma; Il s'agit d'un projet gigantesque de 60 milliards de US$. Mais après l'offensive des jihadistes à Palma, Total a été contraint d'annoncer ce samedi soir 27 mars une nouvelle suspension de ses opérations.

  • Mozambique : Plus de 180 personnes, parmi lesquels des étrangers bloquées  dans un hôtel de Palma après une attaque des djihadistes

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    Plus de 180 personnes, dont des travailleurs expatriés, sont pris au piège dans un hôtel de Palma, une ville du nord du Mozambique, assiégée par des djihadistes pendant trois jours, ont annoncé vendredi des travailleurs et des sources de sécurité.

    Plusieurs personnes auraient été tuées après l'attaque de Palma près d'un site de gaz naturel liquéfié dans la province de Cabo Delgado.

    Le géant pétrolier français Total est le principal investisseur dans le projet de 20 milliards de dollars (16,9 milliards d'euros) - le plus important d'Afrique - avec six autres sociétés internationales, dont ExxonMobil, présentes dans la zone.

    Des djihadistes ont lancé un raid sur la ville côtière mercredi après-midi 24 mars 2021, forçant les habitants terrifiés à fuir dans la forêt environnante alors que les agents du GNL et du gouvernement cherchaient refuge à l'hôtel Amarula Palma.

    "Presque toute la ville a été détruite. De nombreuses personnes sont mortes", a déclaré un travailleur de l'usine de liquéfaction de gaz GNL au téléphone vendredi soir après avoir été évacué vers Afungi.

    Il n'a pas donné de détails sur les victimes ni sur leurs nationalités.

    "Alors que les habitants ont fui vers la brousse, les travailleurs des entreprises de GNL, y compris des étrangers, se sont réfugiés à l'hôtel Amarula où ils attendent d'être secourus", a-t-il dit.

    Human Rights Watch a déclaré que les assaillants sont liés à un groupe connu localement sous le nom d'Al-Shabab, qui n'a aucun lien direct connu avec l'organisation jihadiste somalienne portant un nom similaire.

    "Plusieurs témoins ont déclaré à Human Rights Watch qu'ils avaient vu des corps dans les rues et des habitants fuir après que les combattants d'Al-Shabab aient tiré sans discernement sur des personnes et des bâtiments", a déclaré vendredi le groupe de défense des droits dans un communiqué.

    Le site d'information sud-africain News24 a rapporté qu'un ressortissant sud-africain était décédé lors de l'attaque.

    Un autre travailleur d'une entreprise sous-traitée par le groupe Total a déclaré que des hélicoptères avaient survolé l'hôtel plus tôt vendredi pour tenter de trouver "un couloir pour sauver les quelque 180 personnes emprisonnées dans l'hôtel".

    "Mais jusqu'à la tombée de la nuit, de nombreuses personnes sont restées sur les lieux tandis que les djihadistes essayaient d'avancer vers l'hôtel", a-t-il dit.

    Dans un court clip vidéo non vérifié partagé sur les réseaux sociaux, un homme non identifié a filmé le hall de l'hôtel montrant plusieurs personnes se déplaçant autour du patio.

    Il a qualifié la situation à Palma de "critique".

    "Nous ne savons pas si nous serons secourus", a-t-il dit, ajoutant que l'hôtel était à court de nourriture mais avait encore de l'eau.

    Le gouvernement mozambicain a confirmé jeudi l'attaque contre la ville et a déclaré que les soldats avaient lancé une offensive pour repousser les combattants de la ville, plaque tournante du projet gazier géant.

    La nouvelle série d'attaques a commencé mercredi quelques heures après l'annonce par Total d'une reprise progressive des travaux sur le projet de gaz naturel liquéfié, qui avait été entravée par l'insurrection islamiste en cours dans la région.

    Des  combattants affiliés à l'État islamique ont attaqué des villages et des villes de la province, provoquant la fuite de près de 700 000 personnes.

    La violence a fait au moins 2600 morts, dont la moitié sont des civils, selon l'agence américaine de collecte de données Armed Conflict Location and Event Data (ACLED).

    Dans un communiqué publié vendredi, l'ambassade américaine à Maputo a condamné l'attaque de Palma, s'engageant à "travailler avec le gouvernement du Mozambique pour lutter contre l'extrémisme violent".


  • Mozambique : Des forces spéciales US pour entraîner les Fuzileiros Navais de l'armée du Mozambique

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    L'ambassade américaine à Maputo a confirmé que les autorités américaines et mozambicaines avaient lancé un programme de formation de deux mois, dans le cadre du Joint Combined Exchange Training (JCET). Des forces spéciales américaines vont dispenser une formation à des unités des Fuzileiros Navais (fusiliers marins) mozambicains.

    Il s'agit de contribuer aux efforts des autorités du Moambique pour faire face à la menace terroriste et à l'extrémisme, en particulier dans le nord du pays en proie à une insurrection djihadiste.

    Une unité de la force des Fuzileiros Navais est déployée dans le nord avec pour mission de sécuriser le littoral à proximité des installations de Total .

    Une cérémonie de lancement (photo ci-dessus) a eu lieu lundi 15 mars 2021 en présence du colonel Richard Schmidt, le commandant adjoint de SOCAFRICA (US Special Operations Command Africa). Côté mozambicain, le major général Ramiro Ramos Tulcidás représentait le gouvernement.

    En plus de cette formation, les USA vont fournir des équipements médicaux et de communications.

    Cette déclaration fait suite à une annonce du 10 mars du Département d'Etat classant comme organisations terroristes, les branches de l'Etat islamique en République Démocratique du Congo et au Mozambique. Les Etats-Unis ont renommé ces groupes ISIS-DRC et ISIS-Mozambique.

    Au Mozambique, la décision concerne le groupe Ahl-e-Sunnat wal Jamaat et son chef Abu Yasir Hassan.

  • Mozambique : Total convient avec le gouvernement du Mozambique de renforcer la sécurité du projet GNL de Cabo Delgado contre l'Etat islamique

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    Le président du Mozambique Filipe Nyusi et le président-directeur général de la société paétrolière française Total, Patrick Pouyanné, ont convenu lundi de renforcer la sécurité autour de l'entreprise gazière de Cabo Delgado, a déclaré une source proche du gouvernement à Lusa.
     
    «Total et le gouvernement sont d'accord: ce qui va se passer, c'est un renforcement des mesures de sécurité», a déclaré la même source, sans pour autant détailler comment ce renforcement va se dérouler.
     
    «Le projet doit se poursuivre en respectant les dates prévues», c'est-à-dire le démarrage des opérations en 2024, a ajouté Total.
     
    La réunion de lundi, en plus du président de Total, Patrick Pouyanné, et du président du Mozambique, Filipe Nyusi, a réuni Max Tonela, ministre des ressources minérales et de l'énergie, et les deux ministres liés aux Forces de défense et de sécurité: le ministre de l'Intérieur, Amade Miquidade, et le ministre de la Défense, Jaime Neto.
     
    Les groupes islamistes qui terrorisent la province du nord du Mozambique depuis trois ans ont multiplié les attaques en 2020 et se sont approchés du chantier mené par Total, entraînant un ralentissement du projet et le départ du personnel en fin d'année.
     
    Il s'agit du plus gros investissement privé en cours en Afrique, estimé entre 20 et 25 milliards d'euros, et c'est l'un des principaux espoirs de développement du Mozambique dans les décennies à venir.
     
    Le 24 août 2020, Total avait déjà annoncé une révision du protocole d'accord avec le gouvernement mozambicain pour le fonctionnement d'une force de sécurité conjointe comprenant les forces de défense et de sécurité (FDS) pour protéger le projet.
     
    Dans ses explications à Lusa, la compagnie pétrolière française a déclaré à l'époque que «la révision du mémorandum de sécurité reflète l'augmentation des activités pendant la phase de construction et la mobilisation d'une main-d'œuvre plus importante.
     
    Jusqu'à présent, des activités d'ingénierie et d'approvisionnement (la phase dite `` d'approvisionnement '') ont eu lieu, 2021 étant l'année du début de la phase de construction de la cité gazière et de la zone industrielle pour la liquéfaction du gaz issu du forage du fond marin du bassin de Rovuma.
     
    Ronan Bescond, directeur général de Total au Mozambique, avait déclaré lors d'une conférence à Maputo en octobre qu'«un environnement sûr et un réseau routier robuste sont des conditions préalables pour que le projet tienne sa promesse de promouvoir  la croissance et le développement du district de Palma et du pays.
     
    La violence armée à Cabo Delgado, au nord du Mozambique, est à l'origine d'une crise humanitaire avec environ 2 000 morts et 560 000 personnes déplacées, sans logement ni nourriture, principalement dans la capitale provinciale, Pemba.
     
    Certaines des incursions ont été revendiquées par le groupe État islamique depuis 2019, mais l'origine réelle de l'insurrection reste en débat.