Tokabangou

  • Burkina Faso : un volontaire de défense tué et un présumé terroriste neutralisé

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    Att.E.B

    Un volontaire de défense a été tué et un terroriste neutralisé, dans la localité de Tokabangou, province de l’Oudalan dans le Sahel, dans une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés contre une patrouille mixte composée de soldats burkinabè et des civils armés, a annoncé lundi, l’armée burkinabè dans son point hebdomadaire sur la situation sécuritaire.

    "Une mission conjointe de l’armée et des « volontaires pour la défense de la patrie » (VDP) a été attaquée jeudi à Tokabangou (sahel) par un groupe armé. Le bilan fait état d’un terroriste abattu et d’un volontaire pour la patrie décédé", avait indiqué le même jour, un élu local sous couvert d’anonymat.

    Confirmant, ce lundi, cette attaque, l’armée burkinabè a souligné que le bilan est d’" un terroriste neutralisé, un Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) tué et un autre blessé", alors que des armes, des munitions et des moyens roulants ont été récupérés.

    Confronté à des attaques terroristes depuis 2015, le Burkina Faso a adopté en janvier 2020, une loi instituant le concept de "volontariat pour la défense de la patrie" consistant à doter certains citoyens d'armes, pour contribuer à défendre la patrie contre les attaques terroristes, au besoin, par la force de celles-ci.

    Bénéficiant d’un encadrement et d’un appui financier de l'Etat pour leur fonctionnement, ces "volontaires" doivent épauler les forces de défense et de sécurité sur le terrain.

    Cependant ces civils armés sont régulièrement accusés d’exactions par des organisations telles que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

    Depuis 2015, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).