TOGO

  • Togo : "L'attaque terroriste de la nuit du 14 au 15 juillet au nord du Togo est une Tragédie"

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    Faure Gnassingbé, président de la République togolaise a qualifié ce jeudi 21 juillet 2022, de "tragédie", la série "d'attaques terroristes" intervenues quelques jours plus tôt dans le nord du pays (région des savanes).

    C'était précisément dans la nuit du 14 au 15 juillet. Plusieurs civils sont tombés pour la première fois lors de ces attaques selon un communiqué officiel du gouvernement en date du 17 juillet, sans précision sur le nombre réel de décès. Même si la presse locale a évoqué plus d'une vingtaine de morts.

    Faure Gnassingbé faisait, donc, sa déclaration lors d'une rencontre qu'il a tenue ce jeudi 21 juillet dans la matinée avec les populations de la région des savanes, où les attaques sont concentrées depuis huit mois.

    La rencontre a eu lieu à Dapaong, chef-lieu de la région, à plus de 600 km au nord de la capitale Lomé.

    "Je sais qu’aujourd’hui avec les réseaux sociaux, on tend à banaliser les morts en exposant leurs corps dans des photos sans aucun respect. C’est pour cela que j’ai voulu à travers cette rencontre vous dire, que même si l’actualité tant à présenter ces événements comme les faits divers, pour nous c’est un drame, une tragédie, des morts de trop", a soutenu le président togolais

    Il a de nouveau réaffirmé sa détermination à lutter contre cette incursion terroriste dans le nord du territoire togolais, proche de la frontière avec le Burkina Faso.

    "Nous ne devons pas permettre qu’aucun togolais, qu’aucune togolaise puisse mourir comme ça dans l’indifférence et dans la banalité", a-t-il martelé

    Le président togolais a, par ailleurs, appelé la population à la responsabilité et à la vigilance. Car disait-il, "le terrorisme n’est pas une guerre comme les autres, il n’y a pas de front. Parfois les ennemis sont autour de nous, parfois parmi nous et d’autres de l’extérieur. Parfois encore, c’est une forme de trahison, des informations qu’on lâche ici et là".

    Il a soutenu que le gouvernement togolais a sa stratégie de lutte qu'il ne peut pas encore dévoiler.

    "Elle doit être secrète parce que l’information est aussi une arme de guerre", a-t-il soutenu dans sa tentative de rassurer les Togolais face à ce qu'il appelle "une tragédie".

    Faure Gnassingbé était entouré pour la circonstance d'une dizaine de ministres et de la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé.

  • Togo : Recrudescence des attaques de groupes islamiques armés

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    Près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés dans le nord du Togo au cours des trois derniers jours. Les islamistes ont lancé des attaques contre quatre villages distincts et déclenché un engin piégé. 

    Voir la carte de l'historique des attaques islamistes en Afrique de l'Ouest littorale.
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    Au cours des trois derniers jours, près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés lors d'attaques contre cinq villages distincts du nord du Togo. Une sixième attaque, un engin explosif improvisé (EEI) signalé, a également été enregistrée dans ce pays littoral d'Afrique de l'Ouest. 

    Le 13 juillet, un individu a été enlevé dans le village de Bombengou, siète de la préfecture de Kpendjal, au nord du Togo, dans la région des Savanes. L'homme a été retrouvé le lendemain criblé de balles. Aucun groupe n'a assumé la responsabilité de la mort de l'homme, bien que des reportages locaux aient allégué qu'il travaillait pour le gouvernement togolais, faisant des reportages contre les mouvements djihadistes. 

    Lee 14 juillet, le Togo a connu sa pire journée de violence djihadiste à ce jour. Au cours de la nuit, les villages de Kpemboli , Blamonga, Lalabiga et Sougtangou ont été attaqués presque simultanément. Ces villages se trouvent tous à proximité des frontières avec le Burkina Faso. Trois des villages sont situés dans la préfecture de Kpendjal tandis que le dernier village, Kpemboli, se trouve dans la préfecture de Tône, au nord du Togo. 

    Les estimations varient quant au nombre total de civils tués. Les autorités locales togolaises ont dénombré au moins 25 tués dans les assauts contre les quatre villages. D'autres parlent de 30 civils tués.

    Le 15 juillet, alors qu'il se rendait pour inspecter les suites de l'un des attentats, le commissaire de Mandouri, siège de Kpendjal, a heurté un engin piégé placé sur la route. Au moins une personne aurait été tuée par l'explosion tandis que le commissaire et deux de ses assistants ont été blessés . 

    C'est que le deuxième engin explosif improvisé signalé dans le nord du Togo. Le premier s'est produit en mai lorsque des soldats togolais ont été visés par une explosion alors qu'ils allaient renforcer une base attaquée par des jihadistes. L'assaut contre la base avait tué au moins 8 soldats togolais tandis que 13 autres étaient blessés. 

    Le Groupe d'Al-Qaïda pour le soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) a par la suite revendiqué l'assaut d la base. C'est la première fois qu'il revendiquait publiquement une action à l'intérieur du Togo. Le GSIM est probablement à l'origine d'une grande partie de la violence djihadiste à l'intérieur du Togo et d'une grande partie du littoral de l'Afrique de l'Ouest. 

    Alors que la violence s'est aggravée dans une grande partie de la région sahélienne de l'Afrique et s'infiltre dans le littoral de l'Afrique de l'Ouest, le Togo a sérieusement renforcé ses défenses le long de ses frontières avec le Burkina Faso. En 2018, par exemple, il a lancé son opération Koundjoare, déployant des centaines de soldats le long de la région frontalière.

    Bien qu'il ait largement échappé à la violence djihadiste croissante hors du Sahel africain au cours des dernières années, le Togo a maintenant subi au moins 10 attaques à l'intérieur de ses frontières depuis novembre 2021 (voir la carte ci-dessous pour en savoir plus). 
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    Le Bénin voisin a également subi sa part de violence djihadiste, tout comme la Côte d'Ivoire voisine. Le Ghana a jusqu'à présent été épargné par la violence, même si cela ne signifie pas que des Ghanéens n'aient pas rejoint les rangs djihadistes au Sahel. On estime que jusqu'à 200 Ghanéens aient rejoint les rangs d'Al-Qaïda et de l'État islamique dans la région. Ce n'est probablement qu'une question de temps avant que le Ghana ne subisse également sa première attaque.

    Alors que la violence djihadiste, en particulier de la part du GSIM, continue de se propager vers le sud de manière plus meurtrière, les États côtiers d'Afrique de l'Ouest devront développer des stratégies plus efficaces et consacrer des ressources pour endiguer le flux désormais plus fréquent d'attaques. 

     

  • Togo : 7 enfants tués et 2 blessés suite à une bavure de l'armée togolaise près du Burkina Faso

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    L'armée togolaise a reconnu avoir tué, dans la nuit du 09 au 10 juillet, 7 enfants dans le nord du pays et non des terroristes comme affirmé précédemment. Le drame s'est produit dans le village de Margba dans la commune de Tatigou. La localité est située dans la préfecture de Kpendjal près de la frontière avec le Burkina Faso, à quelques 580 km de la capitale Lomé.

    C'est ce qu'a révélé, jeudi 14 juillet 2022, le Général de Brigade Maganawe Dadja, chef d'état-major des Forces armées togolaises.

    Dans un communiqué rendu public ce 14 juillet à la suite d'une enquête, donc, le chef d'état-major des Forces armées togolaises affirme que ces enfants ont été tués par l'armée togolaise sur une erreur d'appréciation.

    "Un aéronef (de l'armée togolaise) en patrouille nocturne a pris malencontreusement pour cible un groupe de personnes qu'il a confondu à une colonne de djihadistes en mouvement" a indiqué le Général Maganawe Dadja.

    Il soutient que ce drame est survenu sur fond de renseignements concordants faisant état de "menaces d'infiltration de bandes armées sérieuses" qui ont pour objectif de "mener des attaques terroristes contre les localités de la zone au nord de la ville de Dapaong".

    C'est face à cette imminence du danger, et déterminé à parer à toute action hostile pouvant mettre en péril les populations, poursuit le général Maganawe, "que le commandement de l'opération koundjoaré a renforcé la surveillance et le contrôle terrestres et aériens de la zone indiquée". Notamment en déployant cet aéronef.

    "Les Forces armées togolaises expriment leur profond regret face à ce drame", dit-il, en réitérant leur engagement à "servir et protéger les populations togolaises et le territoire national".

    "Les Forces armées togolaises prendront toutes les dispositions nécessaires qu'appelle ce douloureux événement, et mettront tout en œuvre pour prévenir la survenance de ce genre de drame à l'avenir" a-t-il conclu

    Pour rappel, la plupart des médias locaux ont soutenu jusque-là que ces enfants ont été tués par une attaque terroriste consécutive à l'explosion d'une mine artisanale.

    Toute la zone du nord est secouée, depuis novembre 2021, par des tentatives d'incursions terroristes venant du Burkina Faso voisin.

    La dernière attaque terroriste meurtrière dans le nord du Togo, en date du 11 mai 2022, a fait 8 morts parmi le Forces armées togolaises.

  • Togo : Une nouvelle attaque terroriste déjouée dans l’extrême-nord

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    L’extrême-nord du Togo a essuyé tôt ce jeudi une nouvelle attaque terroriste repoussée par les forces de défense et de l’ordre, a annoncé le colonel Soussou Samah, porte-parole de l’armée togolaise, et attaché à la communication au ministère des Armées.

    Il confirme, ainsi, une information relayée par les médias locaux dans la matinée.

    L’attaque a eu lieu dans les cantons de Gnoaga et Gouloungoushi, à la frontière partagée par le Togo, le Ghana et le Burkina Faso. Les tirs entre assaillants et forces de défense et de sécurité du Togo ont duré trois heures. Soit entre 3h et 6h du matin.

    « Une de nos embuscades a permis de les surprendre en dehors du poste de Goulingoushi situé à l’extrême-nord-ouest » a expliqué le colonel Soussou Samah.

    Il a également affirmé que « les assaillants ont été forcés dans les affrontements de battre en retraite » du côté du Burkina Faso et que « l’armée burkinabè est actuellement à leurs trousses ».

    Le porte-parole de l’armée togolaise a ensuite rassuré « qu’il n’y a pas eu de morts, ni de blessés du côté du Togo » et que « les ratissages des forces de défense et de sécurité du Togo déployés dans la localité se poursuivent » en vue d’évaluer « les dégâts du côté des ennemis ».

    De novembre 2021 à ce jour, c’est la troisième attaque terroriste perpétrée dans le nord du Togo. Deux ont été repoussées. La seule meurtrière a été celle de la nuit du 10 au 11 mai 2022. Officiellement cette attaque a fait 8 morts et 13 blessés graves.

  • Togo : Les autorités décrètent un état d’urgence dans le nord du pays - alerte également au Ghana

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    Les autorités togolaises ont décidé le 13 juin 2022 de mettre le nord du pays, touché par le terrorisme, sous état d’urgence.

    Réunis en conseil des ministres sous la présidence du chef de l'Etat Faire Gnassingbé, le gouvernement a adopté un décret à cet effet.

    « Dans le but de créer un environnement et les conditions propices aux mesures administratives et opérationnelles nécessaires à la bonne conduite des opérations militaires, au maintien de l’ordre et de la sécurité dans cette région, le gouvernement a pris le présent décret », a indiqué le communiqué ayant sanctionné les travaux du conseil des ministres.

    Il précise que cet état d'urgence « renforcera la célérité de la prise des décisions et facilitera une meilleure agilité des services publics et des forces de défense et de sécurité ».

    On se souvient que dans la nuit du 10 au 11 mai 2022, une attaque terroriste violente a visé une position des forces de défense et de sécurité du Togo dans cette partie du pays. L'attaque a eu lieu à Kpékpakandi dans la préfecture de Kpendjal. Un poste avancé du dispositif de l’opération Koundjoaré visant à sécuriser le nord a été touché.

    Le bilan officiel a fait état de 8 morts et 13 blessés graves.

    Attaque revendiquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM)
    Cette attaque a été revendiquée à la fin du mois de mai, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). C'est à travers un audio dont le contenu a été révélé par MENASTREAM (Research & Risk Consultancy Middle East – North Africa – Sahel Algeria Tunisia Libya Mali Burkina Faso Reports & Analysis).

    Le GSIM avait indiqué avoir pris 1 Douchka, 4 caisses de munitions Douchka, 4 caisses de munitions ceinturées, 8 fusils d’assaut français à 28 chargeurs, 1 AK, 2 Chargeurs AK et 1 arme de poing. Il a aussi indiqué qu’un véhicule avait été détruit par un engin piégé et un autre incendié.

    A noter que les autorités togolaises n’ont fait aucun commentaire à ce sujet.

    Ghana également
    De même, en fin de semaine dernière, le ministère de la Défense du Ghana alertait que des "terroristes" avaient été perçus dans une zone montagneuse à la frontière nord-est du pays.

    « Les renseignements recueillis indiquent un mouvement suspect d’un groupe de personnes le long d’une zone montagneuse qui borde le district de Bunkpurugu/Nankpanduri dans la région du Nord-Est et le district de Garu dans la région du Haut-Est », avait indiqué la note d’information de la défense ghanéenne abondamment relayée par la presse togolaise.

    Le groupe serait aperçu à bord de motos et portait des vêtements cachant le visage et se dirigeait vers la région montagneuse du district de Garu.

  • Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans officialise sa coopération avec Ansaru du Nigeria

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    Pour la première fois, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) reconnaît sa collaboration avec Ansaru au Nigeria. Les deux organisations revendiquent leur affiliation à al-Qaïda.

    L'arc de l'nsurrection islamique au Sahel se concrétise. L'affirmation du GSIM du 28 mai concernant l'attaque au sud-est du Burkina Faso témoigne de l'augmentation la coopération entre le GSIM et Ansaru au Nigeria".

    Il s'agit d'une évolution inquiétante pour le Bénin, le Ghana et le Togo.

  • Togo : une nouvelle attaque terroriste dans le nord du pays

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    Une nouvelle attaque terroriste a eu lieu dans le nord du Togo, précisément sur le poste opérationnel avancé de Kpinkankandi, dans le canton de Koundjouaré (préfecture de Kpendjal), a-t-on appris de sources concordantes, mercredi.

    Il s'agit de la même localité où avait eu lieu, précisément à Sanloaga dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021, une première attaque repoussée par les forces de défense et de sécurité du Togo qui avaient réussi à neutraliser un des assaillants.

    Le ministère des armées du Togo a confirmé cette nouvelle attaque qui a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 mai. Mais il ne donne pas encore de précisions sur ce qui s’est passé et ne communique encore aucun bilan.

    En revanche, d’après les informations communiquées dans les médias locaux togolais de sources concordantes, une soixantaine de terroristes arrivées à moto ont conduit cette attaque qualifiée de vraiment « complexe » contre les militaires togolais au poste opérationnel avancé de Kpinkankandi.

    Il y aurait eu, indiquent les mêmes sources 8 soldats tués, plus d’une dizaine de blessés, un véhicule blindé de l’armée endommagé, une jeep brulée et une arme d’appui emportée par les terroristes.

    Au cours de cette attaque, précise-t-on, des renforts qui faisaient la ronde dans la zone des combats auraient sautés sur un engin explosif improvisé. Des pertes auraient été aussi enregistrées du côté des terroristes dans cet affrontement.

    « La situation a provoqué un vent de panique dans la région, mais aucun civil ne serait touché d’après les informations qui nous parviennent », a indiqué un journaliste de la région joint au téléphone.

    A noter qu’en février dernier, des habitants d’un des villages, toujours de cette préfecture de Kpendjal, avaient été sommés de quitter les lieux sous peine de représailles. Plusieurs avaient commencé à quitter les lieux et mis en sécurité par les forces déployées sur place.

    Les forces de défense et de sécurité du Togo mènent depuis quelques années dans cette localité du nord, une opération dénommée « opération Koundjouaré » du nom de la localité qui l’accueille.

    Elle consiste à l’installation d’une ceinture sécuritaire pour barrer la route aux terroristes qui fuient la riposte du côté du Burkina Faso, afin qu’ils ne parviennent pas à s’infiltrer sur territoire togolais.
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