Toeni

  • Burkina Faso : une quarantaine de terroristes neutralisés dans l’est

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    (Attentiion E.B.)

    Une quarantaine de terroristes ont été tués et trois autres capturés jeudi, par les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso, lors d’une opération antiterroriste dans la localité de Tapoa-Djerma, situé à 25 kilomètres de Diapaga province de la Tapoa dans la région de l’est, a rapporté vendredi, l’Agence d’information du Burkina (AIB).

    Selon l’AIB, l’armée, informée jeudi, de la présence d’une importante colonne d’hommes armés dans la localité de Tapoa-Djerma, a lancé une opération d'envergure pour les repousser, appuyée par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, civils armés par le gouvernement du Burkina Faso pour épauler l'armée).

    "Une quarantaine de terroristes ont été abattus", indique l’AIB qui cite des sources sécuritaires locales. Plusieurs autres médias locaux ont confirmé ce bilan.

    "Quand l’armée a lancé l’assaut, les assaillants se sont dirigés vers la forêt du Parc W. c’est là qu’ils ont été neutralisés. Le bilan est d’au moins 40 terroristes tués, trois capturés, des armes et du matériel roulant récupéré", a déclaré une source administrative.

    Au retour de la mission, une équipe de l’armée est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés, blessant sept militaires, selon la même source.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de cette opération samedi à 09h00 GMT.

    Dans cette même région, six "Volontaires pour la défense de la patrie" (VDP), ont été tués le même jour (jeudi), dans une attaque perpétrée par des terroristes présumés, dans le village de Touldeni, selon un communiqué du maire de la commune de Fada N'gourma, Jean-Claude Louari.

    La riposte a permis d’"infliger des pertes importantes aux assaillants", obligeant ces derniers à fuir, a-t-il expliqué. Selon une source locale, une vingtaine de terroristes présumés ont été abattus.

    La situation sécuritaire au Burkina Faso est marquée par une recrudescence d'attaques terroristes dans plusieurs régions du pays depuis 2015, faisant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Jeudi, au moins deux militaires ont été tués dans l'explosion de leur véhicule au passage d'un engin explosif improvisé dans la localité de Toéni dans le nord-ouest du pays.

  • Burkina Faso : deux militaires tués par l’explosion d’une mine dans le nord-ouest

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    (Attention E.B.)

    Deux militaires burkinabè ont été tués jeudi 24 septembre, au passage de leur véhicule par un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans le nord-ouest du Burkina Faso.

    "Une unité de patrouille du 23ème régiment d’infanterie de Dédougou en position avancé à Toéni a sauté sur une mine. Deux de nos hommes sont tombés", a déclaré au téléphone, un officier militaire sous le couvert de l’anonymat, depuis la ville de Dédougou (au nord-ouest de Ouagadougou).

    Ce détachement de l’armée a l’habitude d’effectuer des missions de sécurisation dans la zone. "Une situation qui nous rassurait. Maintenant nous avons tous peur", a-déclaré un commerçant de Dédougou.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration et aucune partie ne l'a encore revendiquée, jeudi à 17h00 TU.

    La région du nord-ouest, précisément la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblées par les attaques d’hommes armés non identifiés.

    En décembre 2018, dix gendarmes y avaient été tués et trois autres blessés dans une embuscade, alors qu’ils procédaient à un ratissage après que des individus armés aient incendié une école et des manuels scolaires dans un village.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso : L’explosion d’un IED contre un bus tue quatorze civils

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