Tir de roquettes sur Israël

  • Gaza/Israël : Deux roquettes tirées de la bande de Gaza vers Israël

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    Des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza ont fait au moins 14 blessés mardi soir en Israël au moment où, à Washington, l'Etat hébreu signait des accords de normalisation des relations avec deux pays arabes, selon des sources concordantes.

    D'après l'armée israélienne, deux roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza --enclave sous contrôle des islamistes du Hamas-- vers Israël, dont l'une a été interceptée par le bouclier antimissile israélien. La seconde roquette s'est abattue sur la ville d'Ashdod, située entre la bande de Gaza et la métropole Tel-Aviv.

    Selon les services de secours locaux cinq habitants de la ville d'Ashdod ont été blessés par des éclats d'obus. L'état d'un homme blessé, âgé de 62 ans, est jugé grave. Son état s'est détérioré au cours de la nuit. Quatre autres personnes ont été légèrement blessées.

    Le reste des patients a nécessité des soins médicaux pour état de choc.

    Nouveaux tirs de roquettes dans la nuit de marti à mercredi
    Mercredi 16 septembre, à partir de 4h30 du matin, au moins cinq signaux de «l'enfer de Tseva» ont été déclenchés à Sderot et dans d'autres colonies proches de la frontière de la bande de Gaza, a rapporté le service de presse de Tsahal.

    Selon l'armée israélienne, 13 roquettes ont été tirées de Gaza tôt le matin, dont huit ont été interceptées par le système de défense antimissile Iron Dome.

    Tentative d'intrusion en Israël par des hommes armés
    Par ailleurs, des hommes armés ont tenté de franchir la bande frontalière entre Gaza et Israël. Le gardes israéliens qui surveillent la frontière avec Gaza les ont arrêtés. Ils étaient armés d'un couteau et de pinces coupantes.

    Le service de presse des Forces de défense israéliennes a confirmé la détention de deux résidents de la bande de Gaza à la frontière avec Israël, affirmant qu'une enquête était en cours sur place.

    Les tirs sur Ashdod ont eu lieu alors que se déroulait à Washington la cérémonie de signature des accords de normalisation des relations entre Israël et deux pays du Golfe, les Emirats arabes unis et Bahreïn. Selon des témoins dans la bande de Gaza, au moins une roquette a été tirée du nord de cette enclave vers Israël.

    Aucune des factions palestiniennes établies dans la bande de Gaza n'a revendiqué ces tirs dans l'immédiat. Le Hamas a multiplié en août les lancers de ballons incendiaires et a mené plusieurs tirs de roquettes depuis la bande de Gaza vers Israël. L'Etat hébreu a répliqué notamment avec des frappes aériennes de nuit sur des positions de ce groupe armé. Mais les deux camps sont parvenus début septembre à un accord, grâce à une médiation du Qatar, afin de cesser les hostilités et de remettre sur les rails une trêve fragile en vigueur depuis environ un an et demi. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie occupée, ont fustigé l'accord de normalisation des relations entre Israël, les Emirats arabes unis et Bahreïn. Ces deux entités avaient appelé à des manifestations mardi dans les Territoires palestiniens pour dénoncer ces accords. Mais ces rassemblements n'ont réuni que quelques centaines de personnes, selon les équipes de l'AFP.

    Riposte israélienne
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes a publié une vidéo montrant les frappes contre des cibles dans la bande de Gaza en réponse aux attaques à la roquette sur le territoire israélien les 15 et 16 septembre.

    En réponse aux attaques à la roquette sur Ashkelon, Ashdod et Sderot, l'armée de l'air israélienne a attaqué un tunnel du Hamas, une usine d'armes et d'explosifs, selon des rapports de presse de l'armée; un complexe militaire utilisé par le Hamas pour entraîner et tester des armes de missiles, et à d'autres fins.

  • Gaza/Israël : Tir de roquettes depuis Gaza - Israël riposte

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    L'armée israélienne a bombardé vendredi matin la bande de Gaza en réponse au tir d'au moins six roquettes à partir de Gaza sur le territoire israélien. Les missiles ont explosé dans une zone ouverte sans causer de dommages importants. Aucune victime n'a été signalée. Les tirs de roquettes étaient eux-mêmes une réponse, affirment les Palestiniens, à des bombardements israéliens.

    Le Hamas avait précédemment déclaré qu'il avait l'intention de changer la «formule» de réaction aux actions israéliennes et de répondre par des frappes de missiles aux attaques de Tsahal. Le Hamas appelle également à la poursuite de la "terreur incendiaire" (le lancement de ballons avec des engins explosifs et incendiaires) une forme de "protestation civile".

    De son côté, La faction militante de Gaza Saif Al-Islam a publié une menace en hébreu et en arabe : "Le temps presse" ! "Vous mourrez de peur à cause des missiles de la résistance"

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    Ainsi, la tension n'est pas retombée, en dépit des efforts du Qatar pour calmer le jeu après trois semaines d'échanges de tirs quasi quotidiens, ont indiqué des sources concordantes.

    Tôt vendredi matin, des avions de combat et des tanks israéliens ont frappé des positions du Hamas en représailles, selon l'armée, à des lancers de ballons incendiaires qui se multiplient depuis le début du mois à partir de l'enclave palestinienne vers Israël. Puis, les sirènes ont retenti dans des villes du sud d'Israël et l'armée israélienne a fait état de tirs de roquettes depuis Gaza vers son territoire.

    Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a revendiqué ces frappes, affirmant dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "réponse directe à "l'escalade de l'occupation israélienne". Et dans la foulée, l'aviation a bombardé à nouveau Gaza, visant selon elle "d'autres cibles militaires du Hamas", incluant des sites de "fabrication d'armes".

    Selon Safa, une agence basée à Gaza, un avion sans pilote de Tsahal a tiré un missile sur une "cible de la résistance" à l'est de la région de Touffah dans l'est de Gaza, suivi par des avions de guerre tirant deux autres missiles sur cette cible. Puis un incendie s'est déclaré. Puis l'artillerie ou les chars israéliens ont tiré sur un poste de contrôle à l'est de Rafah, au sud du secteur. Des dégâts matériels importants ont été causés, aucune victime n'a été signalée.

    En réponse aux ballons incendiaires, qui ont déclenché plus de 400 incendies en Israël selon une compilation des bilans des services des pompiers, l'Etat hébreu a aussi resserré son blocus de Gaza en fermant le point de passage de marchandises de Kerem Shalom et en stoppant les livraisons de carburant à ce territoire palestinien, ce qui a obligé la seule centrale électrique de la bande de Gaza à fermer.

    Ces nouveaux échanges de tirs interviennent après le passage cette semaine à Gaza de l'émissaire du Qatar pour ce territoire palestinien Mohammed El-Emadi, qui y avait rencontré la direction locale du Hamas, et avait aussi rencontré des responsables israéliens à Tel-Aviv, selon des sources proches du dossier.

    Le Hamas et Israël, qui se sont livré trois guerres (2008, 2012, 2014), étaient parvenus l'an dernier à un accord de trêve, conclu par le biais de l'ONU, de l'Egypte et du Qatar, ce qui n'a pas empêché des échanges de tirs, voire des escalades militaires. L'accord prévoit l'octroi d'une aide financière mensuelle à Gaza par le Qatar, mais aussi une série de mesures économiques - comme l'extension d'une zone industrielle locale et l'octroi de permis de travail israéliens à des Gazaouis - afin de réduire la pauvreté et de stabiliser ce territoire.

  • Gaza/Israël : Le territoire israélien visé par un tir de roquette de Gaza

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    Vendredi 21 août, à 21h30, des sirènes d'alarme annonçant une éventuelle attaque à la roquette ont retenti à Sderot et dans plusieurs colonies à la frontière avec la bande de Gaza.

    Dix minutes plus tard, le service de presse des Forces de défense israéliennes a rapporté qu'un seul lancement de roquettes depuis la bande de Gaza avait été enregistré. Le missile a été abattu par le système de défense antimissile Iron Dome.

    Plus tôt vendredi, le ministre de la Défense Beni Gantz et le chef d'état-major des FDI, Aviv Kochavi, ont discuté de la situation dans le sud d'Israël. Il a été décidé de prendre des mesures pour mieux se préparer à une éventuelle escalade des tensions dans la région - en particulier, à un scénario dans lequel les combattants palestiniens lanceraient dans quelques jours des centaines de roquettes en direction des colonies israéliennes dans le sud du pays.