Tillia

  • Niger : Une dizaine de civils tués dans une attaque près du Mali

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    Une dizaine de civils ont été tués mardi dans une attaque de jihadistes dans l'ouest du Niger, près du Mali, ont indiqué, mercredi 17 novembre 2021, des sources locales.

    "Il y a eu une attaque d'hommes armés à Bakorat et il y a eu plus de dix morts", a affirmé à l'AFP un responsable municipal de Tillia, chef-lieu du département qui administre Bakorat. "Un violent affrontement a eu lieu hier (mardi), entre un groupe d'hommes armés et une milice d'auto-défense à Bakorat. Un bilan provisoire annoncé par les villageois fait état d'une dizaine de tués côté miliciens", selon un autre élu local. Le bilan pourrait toutefois être plus lourd, le journal Aïr Info affirmant qu'"une vingtaine de jeunes civils" ont été tués. "Les assaillants sont arrivés vers 14h00 à bord de 6 véhicules 4x4 devancés par plusieurs motos", affirme ce journal citant "un rescapé".

    C'est dans ce même département de Tillia, situé dans la région de Tahoua, que 141 civils avaient été massacrés le 21 mars dernier par des jihadistes dans plusieurs attaques menées contre les localités de Bakorat, Intezayane, Woursanat et plusieurs autres hameaux et campements, selon un bilan officiel. Il s'agissait des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années, dans ce pays régulièrement endeuillé par ce type d'actions.

    Tillabéri - dans la zone des trois frontières, aux confins du Burkina Faso et du Mali - et Tahoua, deux régions immenses et instables, sont le théâtre, depuis 2017, d'actions meurtrières de groupes armés liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI). Ces dernières semaines, des milices d'auto-défense ont vu le jour dans plusieurs localités visées de ces deux régions.

    Début novembre, au moins 69 villageois, dont le maire de la commune de Banibangou, ont été tués par des jihadistes dans la région de Tillabéri (ouest) également proche du Mali. Selon des sources locales interrogées par l'AFP, le maire était à la tête de "Comités de vigilance" de plusieurs villages du territoire de sa commune lorsqu'il était tombé dans "une embuscade" des hommes armés.

    Lien permanent Catégories : Bakorat, Banibangou, NIGER, Tahoua, Tillaberi, Tillia 0 commentaire
  • Niger: 16 militaires tués dans une attaque près des frontières maliennes

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    Seize militaires nigériens ont été tués, six autres blessés et un septième enlevé, samedi 1er mai, au cours d'une attaque dans la localité de Tillia située dans la région de Tahoua, au nord-ouest du Niger, près des frontières maliennes. La patrouille était à la poursuite d’individus circulant à motos et qui avaient été signalés plutôt dans la zone lorsqu’elle a commencé à essuyer des tirs nourris entre Ekenewane (Inkotawene) et Intazey (Intazeyna).

    "Une embuscade a été tendue par des hommes armés non identifiés sur centaine de motos dans la zone de Ekenewane et Intazey contre la patrouille régionale de la garde nationale du Niger de Tahoua aux environs de 17h20mn(16h20mn GMT) le samedi 1er Mai 2021", a rapporté dimanche une source sécuritaire.

    Seize militaires nigériens ont été tués, six autres ont été blessés et un septième a été enlevé, a ajouté la même source, précisant les noms, grades et les unités d'appartenance des victimes, essentiellement des gardes nationaux et des gendarmes.

    Deux véhicules de l'armée nigérienne ont aussi été endommagés et un troisième a été emporté.

    La source sécuritaire rapporte, par ailleurs, qu'un nombre important de morts a été enregistré côté assaillants, mais emportés par ces derniers.

    Les localités de Ekenewane et de Intazey sont situées dans le département de Tillia de la région de Tahoua, dans le nord-ouest du Niger et près des frontières maliennes.

    En mars dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué plusieurs villages et hameaux de ce département, tuant cent trente-huit (138) civils.

    Avec celui de Tassara, Tillia fait partie des deux départements de la région de Tahoua, frontaliers du Mali, où la situation sécuritaire est devenue préoccupante depuis quelques années avec des attaques attribuées à des groupes terroristes opérant dans le nord du Mali.

    Les deux départements ont été placés en état d'urgence depuis 2019. Lors du conseil des ministres, jeudi, cette mesure a été prorogée de trois mois.

    Le gouvernement affirme que la situation sécuritaire demeure "fragile" dans ces deux localités ainsi que d'autres au Niger, en proie aux attaques terroristes.

  • Niger : 19 civils tués dans une attaque près la frontière malienne

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    Au moins dix-neuf civils nigériens ont été tués, samedi 17 avril 2021, dans une attaque dans le village de Gaigorou situé dans la région de Tillaberi, dans l'ouest du Niger.

    Samedi 17 avril alors que les populations se préparaient à la rupture après une journée de jeune sous un soleil de plus de 40 degrés, des assaillants armés ont investi le village de Gaygorou, à quelques kilomètres du chef lieu de commune de Dessa, sur la route reliant Tillabéri à Ayerou, en direction de la frontière malienne. Les assaillants étaient venus à moto et le bilan, encore provisoire, fait état d’au moins 19 victimes civiles ainsi que des dégâts importants notamment aux maisons et aux greniers incendiés. Ils ont profité de l’effet de surprise en frappant au moment où plusieurs personnes étaient rassemblées pour un enterrement (photo) dans le village.
    Inhumation_du_Brigadier-Chef_Almoctar_Alkabouss.jpegLe village de Gaigorou est situé près de la frontière malienne où les attaques contre des civils nigériens se sont multipliées ces dernières années.

    Le 21 mars dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué les localités d'Intazayane, Bakorat, Wirsnat et plusieurs autres hameaux et campements situés dans le département de Tillia (région de Tahoua), près de la frontière malienne.

    Selon un communiqué publié par le gouvernement, au moins cent-trente-sept (137) civils avaient été tués dans ces attaques.

    Le 15 mars, des hommes armés non identifiés ont attaqué des civils nigériens de retour d'un marché hebdomadaire dans la commune de Banibangou située dans la région de Tillaberi et près de la frontière malienne.

    Selon un bilan fourni par le gouvernement, cinquante-huit (58) civils ont été tués dans cette attaque.

    En janvier dernier, une centaine d'autres civils ont été tués dans l'attaque des villages de Tchomangou et Zaroumdareye, situés près de la frontière malienne. Les régions nigériennes de Tillaberi et de Tahoua, frontalières du nord-Mali, sont confrontées depuis 2017 à des attaques armées récurrentes attribuées aux groupes terroristes opérant dans le Nord du Mali.

    À cause de ces attaques, un état d'urgence a été décrété dans toute la région de Tillaberi et une partie de celle de Tahoua.
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  • Niger : 137 civils touaregs tués près de la frontière malienne

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    Selon un dernier bilan, 137 civils touaregs ont été tués, dimanche, dans une série d'attaques contre des villages de la région de Tahoua, au nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Il s'agit de l'un des bilans le plus meurtrier de l'histoire du Niger.  Le bilan n'est pas définitif. Aux 137 morts déjà identifiés, s'ajouteront 8 corps découverts le mardi 23 mars.  Il y'a plusieurs sites qui n'ont pas encore été explorés.

    Des hommes armés, appartenant appartenant à des milices locales affiliées à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) ont attaqué des villages dans le département de Tillia, dans la région de Tahoua", a indiqué, sous couvert d'anonymat, une source sécuritaire.

    Les victimes sont exclusivement des Touaregs de la tribu Ilfakaritane. Le chef de tribu Ilfikaritane, Bilouwa_Ag_Barwakass fait partie des victimes. Il a été tué ainsi que tout les membres hommes de son campement. 

    Le massacre s'est déroulé dans les campements Inabaghaw, Intarzawen, ,Walat_adawa,  Chinagar, Digmatan, Bakorat-1, Bakorat-2,  ,Warsanat, Taloukamest, Assobat, Zilkifli,  Intazayéne et plusieurs autres campements. Le massacre s'est déroulé sur une distance de 80 km. Les terroristes ont exécuté tout homme âgé de 5 à 100 ans, Certaines femmes on perdu la vie en essayant de protéger leurs enfants

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    C'est la deuxième attaque armée visant des civils nigériens en une semaine. 

    Lundi dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué des civils de retour d'un marché hebdomadaire dans le département de Banibangou, dans la région de Tillaberi, près de la frontière malienne.

    Selon un bilan lu à la télévision publique par le ministre porte-parole du gouvernement Abdourahamane Zakaria, au moins 58 civils avaient été tués au cours de cette attaque revendiquée par l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

    Le gouvernement avait décrété un deuil de trois jours après cette attaque.

    Depuis 2017, le Niger subit des attaques armées récurrentes sur ses frontières avec le Mali. En janvier, une centaine de civils nigériens avaient été tués dans l'attaque des villages de Tchomangou et Zaroumdareye près de la frontière malienne.

    En raison de ces attaques, toute la région de Tillaberi a été placée en état d'urgence.

  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

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    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.