Tiflet

  • Maroc : Un gardien de prison tué par un détenu jihadiste

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    Un gardien de prison a été séquestré puis tué par un détenu récemment incarcéré pour son appartenance à une "cellule terroriste", a annoncé mardi soir le procureur du roi à Rabat, qui a ordonné une "enquête minutieuse".

    Le détenu de la prison de Tiflet, à une soixantaine kilomètres de Rabat, a "séquestré un employé dans sa cellule et l'a agressé à l'aide d'un objet en fer", selon un communiqué du procureur. "Une brigade d'intervention rapide est intervenue pour libérer l'employé, aussitôt évacué à l'hôpital où il a succombé à ses blessures", selon la même source.

    Trois autres employés ont été blessés lors de cette intervention. Le parquet général a "ordonné à la police judiciaire l'ouverture d'une enquête minutieuse pour déterminer la responsabilité juridique", conclut le communiqué.

    Le détenu faisait partie d'une cellule affiliée à l'Etat islamique (Daech) démantelée le 10 septembre près de Rabat. Lors de son arrestation, la police antiterroriste avait saisi chez lui des "substances chimiques que les membres de cette cellule comptaient utiliser pour commettre des opérations terroristes".

    Epargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a cependant été le théâtre fin 2018 d'une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l'EI dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).

    A l'issue d'un procès très suivi, les auteurs ont été condamnés à la peine de mort, non appliquée au Maroc depuis 1993. L'an passé, 79 personnes ont été arrêtées dans le royaume pour des affaires de "terrorisme", selon un bilan officiel.

  • Maroc : Démantèlement d'une nouvelle cellule terroriste

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    Une cellule affiliée au groupe Etat islamique qui planifiait des attentats-suicide a été démantelée jeudi au Maroc, cinq hommes ont été arrêtés et divers équipements saisis, dont des ceintures explosives, a annoncé la police marocaine.

    Les cinq "extrémistes" âgés de 29 à 43 ans ont été interpellés au cours d'une opération simultanée menée dans différents sites, à Tanger et dans dans les villes de Tiflet et Témara, dans la région de Rabat, selon le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) chargé notamment de la lutte antiterroriste. Les perquisitions menées dans les commerces et logements utilisés par les suspects comme "base arrière de soutien logistique" ont notamment permis de saisir des ceintures explosives, 3 kilos de nitrate d'ammonium (généralement utilisé comme composant explosif), des équipements électroniques et un lot d'armes blanches, selon la même source.

    Le chef de la cellule, fiché comme un multirécidiviste, "avait planifié avec ses complices de cibler des installations et sites sensibles à l'aide d'engins et de ceintures d'explosifs pour déstabiliser (...) le royaume", selon la même source. Les suspects avaient déjà "effectué des missions de reconnaissances des cibles à attaquer par des attentats-suicide (....), afin de servir l'agenda destructeur de Daech", l'acronyme du groupe EI, selon la même source.

    Un policier aurait été blessé à l'arme blanche pendant une des interpellations, selon un des médias locaux présents sur un des lieux pendant l'opération qui a donné lieu à un déploiement impressionnant des forces spéciales marocaines.