Tibesti (massif)

  • Tchad : Le FACT affirme avoir abattu un hélicoptère de l’armée

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    Des affrontements entre les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) et l’armée tchadienne ont repris depuis mardi 27 avril 2021 et se sont poursuivis dans la journée du jeudi 29 avril dans le Nord-Kanem.

    « La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce matin du jeudi 29 avril 2021, un hélicoptère pour bombarder » les positions du mouvement rebelle dans le département du Nord- Kanem, a souligné le FACT, Jeudi, dans un communiqué. « La défense anti-aérienne » du FACT « a détruit cet hélicoptère de combat » permettant aux combattants rebelles « de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite » aux éléments de l’armée nationale tchadienne.

    « A l’heure où nous mettons sous presse ce communiqué, la ville de Nokou, chef-lieu du département du Nord- Kanem est libérée et sous le contrôle total des forces de la résistance nationale du FACT », a relevé le groupe rebelle tchadien.

    Le FACT a souligné que « tout aéronef » qui survolerait ses positions et les localités qui sont sous son contrôle, « sera abattu sans sommation ».

    Les autorités tchadiennes n’ont pas encore commenté les affirmations relayées dans le communiqué du FACT.

    Les affrontements entre l’armée tchadienne et le FACT ont repris dans le nord du pays depuis mardi 27 avril.  L’armée tchadienne a envoyé, mardi, de nombreux renforts combattre les colonnes des rebelles ayant trouvé refuge au Niger voisin.
    Les médias locaux ont rapporté que l’aviation tchadienne était entrée en action et aurait détruit quatre pick-up mardi non loin de la frontière avec le Niger.

    Les rebelles du FACT ont lancé une offensive en territoire tchadien le 11 avril et ont annoncé être en passe de contrôler la province du Kanem après la région du Borkou-Ennedi-Tibesti (BET).

    L'état-major de l'armée nationale a assuré de son côté avoir mis en déroute ces rebelles au terme des violents affrontements samedi 17 avril. L'armée a ajouté avoir fait 150 prisonniers.

  • Tchad : Les rebelles tchadiens menacent les dirigeants participant aux funérailles de Déby

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    Le front rebelle, connu sous le nom d '«Accord pour le changement au Tchad», a menacé tous les chefs d'État et de gouvernement qui viendraient assister aux funérailles du président tchadien, Idriss Deby.

    Les obsèques devraient avoir lieu vendredi 23 avril, deux jours après que la télévision tchadienne ait annoncé la mort de Deby, suite aux blessures reçues lors de sa participation aux combats contre le front rebelle dont l'objectif est de renverser le régime.

    Parmi ceux qui ont annoncé leur présence aux funérailles figurent le président français ; Car la France est un allié proche du Tchad, d'autant plus que ses forces participent avec l'armée tchadienne à la confrontation des groupes terroristes dans la région sahélienne de l'Afrique.

    Et il y a aussi des rapports non confirmés sur la présence de responsables de pays voisins tels que la Côte d'Ivoire, le Soudan, la Mauritanie, le Mali et le Congo.

    L'opposition refuse d'accepter Deby Jr.
    Le Front a également refusé, dans un communiqué, que Mohamed Idriss Déby, succédant à son père, dirige temporairement le pays jusqu'à la tenue des élections présidentielles qui doivent se tenir dans 18 mois. "Le Tchad n'est pas une monarchie, et il ne peut y avoir aucune délégation ni transfert de pouvoir entre membres de la famille dirigeante du pays", indique le communiqué.

    Une charte de transition publiée sur le site de la présidence tchadienne a annoncé que le général Mohamed Idriss Déby, chef du Conseil militaire de transition, qui a été mis en place mardi à la suite du décès de son père, Idriss Déby, assumera les fonctions de président de la République. 

    Le général Mohamed Idriss Déby (37 ans), officier de l'armée, dirige la direction générale du service de sécurité des institutions de l'Etat, connu des Tchadiens sous le nom de garde présidentielle.

    La région du massif du Tibesti, près de la frontière avec la Libye, est le théâtre depuis des années d'affrontements continus entre l'armée tchadienne et les rebelles. Les affrontements les plus féroces ont eu lieu en 2019 lorsque l'armée de l'air française a bombardé, à la demande du gouvernement tchadien, les rebelles qui avançaient dans l'une de leurs tentatives pour renverser Idriss Deby.

     

  • Tchad : Après les élections présidentielles, un risque de guerre civile

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    Le Front de l'alternance et de la concorde (Fact) de l'opposition tchadienne a confirmé avoir attaqué l'armée le 11 avril, jour de l'élection présidentielle, dans la ville de Zouarké, et que la ville est tombée "sans résistance entre les mains des rebelles".

    Le Front de l'alternance et de la concorde a appelé les soldats à le rejoindre.

    Lundi dernier, au matin, l'armée tchadienne a lancé des frappes aériennes contre un convoi rebelle dans la ville de Zouarké dans la région rocheuse du Tibesti au nord du pays, à mille kilomètres de N'Djamena, selon ce qu'une source militaire a rapporté à RFI, indiquant que "l'ennemi a été traité (c'est-à-dire qu'il a été neutralisé).

    Selon un témoin oculaire de "RFI", lundi matin, deux avions MiG-21 ont frappé la ville de Zouarké pour arrêter l'avancée des rebelles. L'armée a indiqué qu'elle avait envoyé des renforts au Tibesti et que "toutes les mesures avaient été prises pour neutraliser les rebelles". En réalité, l'armée et les douaniers ont abandonné les sites de Zouarké. Selon RFI, citant une source rebelle, "ils ont laissé beaucoup de matériel derrière " que les rebelles ont récupéré.

    Mahamat Mahdi Ali.jpegRFI" a révélé que selon ses informations, la coalition militaire tchadienne composée de quatre mouvements rebelles a envoyé environ 100 véhicules à Faya Largo avec environ 500 hommes. Mahamat Mahdi Ali (photo), secrétaire général de l'alliance militaire rebelle, a déclaré: "Nous forcerons Idriss Déby à partir".

    Depuis 2018, des groupes rebelles cherchant sans succès à renverser le régime tchadien mènent des incursions et des attaques dans le Tibesti depuis la Libye.

     

  • Tchad : l'armée repousse une attaque rebelle au Tibesti

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    L'armée tchadienne a confirmé dans un communiqué lundi soir 12 avril 2021 des frappes aériennes contre des rebelles à Zouarké, localité située dans la province tchadienne de Tibesti près de la frontière avec la Libye.

    Selon le gouvernement tchadien, il s’agit de « plusieurs colonnes de véhicules, lourdement armés, en provenance de la Libye » qui ont fait une incursion à l’intérieur du Tchad pour attaquer » le dimanche 11 avril aux environs de 18 heures (heure locale) le poste frontalier de douane de Zouarké dans la province de Tibesti.

    N'Djamena a relevé que depuis lundi matin, les rebelles sont « fixés et traités par l’aviation de l’armée de l’air tchadienne » et ils sont en débandade et pourchassés par les forces tchadiennes.

    « Un bilan exhaustif des opérations militaires sera communiqué », a annoncé le ministère de la Communication.

    « Comme il fallait s’y attendre, suite à la pression de la communauté internationale exigeant le départ de tous les mercenaires étrangers à la solde des factions libyennes pour stabiliser la Libye, une grande partie de mercenaires tchadiens s’est aventurée à entrer en profondeur, en contournant toutes les garnisons militaires du Tibesti », a estimé le gouvernement tchadien.

    Dimanche 11 avril, le Front de l'alternance et de la concorde au Tchad (Fact) a affirmé dans un communiqué avoir attaqué l'armée à Wour et Zouarké dans la zone de Tibesti, qui sont tombées « sans résistance aux mains de la rébellion ».

    Pour rappel, lors d’une assemblée générale constitutive, le 02 avril 2016 à Tanoua au nord du Tchad, le mouvement politico-militaire dénommé Front pour l'Alternance et la Concorde au Tchad a été créé sous le leadership de Mahamat Mahdi Ali.

    « La base opérationnelle du Fact se trouve dans la région de Tanoua au Tchad, mais nous disposons aussi d’un centre d’entraînement situé dans le Djebel Saoudah, dans le sud de la Libye. Nous avons toujours dit que les problèmes internes aux Libyens ne nous intéressaient pas », avait souligné Mahdi dans un communiqué sanctionnant l’assemblée générale en 2016.

    Le Fact « a pour objectif la réalisation des aspirations fondamentales du Peuple tchadien (...) la concrétisation de l'alternance politique », toujours selon le communiqué.

    Cette rébellion est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), mouvement fondé par l'un des plus influents chefs rebelles, le général Mahamat Nouri.

    Ces incidents interviennent au lendemain de l'élection présidentielle du 11 avril.

  • Tchad : six militaires tués dans deux attaques

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    (Attention E.B.)

    Six militaires tchadiens ont été tués et plusieurs autres blessés, dans deux attaques distinctes, vendredi et samedi, respectivement au Lac Tchad et près des frontières libyennes, a-t-on appris de sources sécuritaires, dimanche.

    « Samedi, l’un des véhicules de l’armée tchadienne qui effectuait des patrouilles entre les départements de Fouli et Kaya, a sauté sur une mine de Boko Haram à Fouli », a indiqué le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    « Trois militaires ont été tués et huit autres blessés dans l’explosion », a précisé le gouverneur Abadi.

    Une deuxième attaque avait eu lieu, la veille, au nord du Tchad. Trois agents des renseignements ont été tués par un autre groupe armé selon les autorités locales tchadiennes.

    « Vendredi vers 14 heures, des hommes armés ont ouvert le feu sur un véhicule qui avait à bord des agents des renseignements, en mission de reconnaissance à Kouri près de la frontière avec la Libye », a indiqué le gouverneur de Tibesti, Ali Maidé Kébir.

    « Le bilan fait état de trois militaires tués et deux blessés. Pour l’heure, les terroristes qui ont ouvert le feu sur nos forces n’ont pas été identifiés. Dans cette localité, les forces tchadiennes font souvent face aux rebelles tchadiens, soudanais, libyens et des orpailleurs », a souligné le gouverneur.

    Depuis la découverte des mines d'or dans le massif du Tibesti dans les années 2012-2013, de nombreux Tchadiens et étrangers tentent leur chance dans les sites d'orpaillage du nord tchadien. Il y a souvent des affrontements très violents dans cette localité aurifère du Tibesti.

    En décembre 2018, des combats meurtriers entre des groupes armés venus de Libye et des orpailleurs ont eu lieu dans la zone aurifère de Kouri Bougoudi.

    Selon la Convention tchadienne des droits de l'homme (CTDH), plus de 30 personnes avaient trouvé la mort et de plus de 200 blessés parmi les orpailleurs dans ces affrontements.