Tessalit (camp militaire)

  • Mali : Deux Casques bleus égyptiens de la MINUSMA tués dans une explosion

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    Deux Casques bleus de nationalité égyptienne de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont été tués, mardi matin 5 juillet 2022, par un engin explosif improvisé sur l'axe Tessalit-Gao dans le nord du pays.

    « Ce matin, un véhicule blindé d’un convoi logistique de la MINUSMA a heurté une mine sur l’axe Tessalit-Gao. Selon un premier bilan, deux Casques bleus ont succombé à leurs blessures et cinq autres ont été grièvement blessés à la suite de cette attaque », a annoncé la mission onusienne par voie de communiqué.

    La MINUSMA a condamné fermement cette attaque, qui peut constituer, dit-elle, « un crime de guerre au terme du droit international, et relève avec préoccupation l’utilisation fréquente, par les groupes et éléments terroristes, d’engins explosifs improvisés ayant pour but de paralyser les opérations de la Mission et de faire obstacle au retour à la paix et à la stabilité ».

    Et d'ajouter : « Les mines et engins explosifs improvisés au Mali touchent indistinctement le personnel des Nations unies, le Forces de défense et de sécurité maliennes et les communautés que nous servons ».

    Le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a rendu hommage aux deux Casques bleus "morts dans l’accomplissement de leur mission au service de la paix au Mali".

    Ces nouvelles victimes alourdissent le bilan des pertes dans les rangs de la mission de l'ONU au Mali qui déplore 176 soldats tués depuis 2013, ce qui en fait la mission onusienne la plus meurtrière au monde.

    La MINUSMA compte, rappelons-le, 12 000 soldats de différentes nationalités, déployés au Mali depuis le début des attaques des groupes armés en 2012.

    Le 29 juin dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’une année le mandat de la Mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali, avec 13 voix pour, 2 abstentions et 0 contre.

  • Mali : Déploiement de 1000 soldats tchadiens supplémentaires dans le cadre de la mission onusienne, Minusma

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    Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé avoir donné son accord pour le déploiement de 1 000 soldats tchadiens supplémentaires pour le renforcement du contingent du Tchad, dans le Nord du Mali, a rapporté l'agence malienne de presse (AMAP), samedi 18 décembre 2021.

    Selon la même source, dans un communiqué, le département en charge des Affaires étrangères précise que ce "déploiement entre dans un cadre bilatéral et à la demande du Gouvernement de la République du Tchad".

    Selon les autorités maliennes, l'accord intervient dans un contexte de reconfiguration de la Force Barkhane, en vue de faire face aux menaces et protéger ses troupes déployées dans la zone.

    Le communiqué souligne que ce déploiement de troupes tchadiennes, qui a été notifié aux Nations Unies, intervient "dans l’esprit des excellentes relations entre nos deux pays, au regard des sacrifices consentis par ce pays frère pour le Mali, et dans le cadre de la recherche de solutions aux défis sécuritaires" du Mali.

    Depuis 2012, la situation sécuritaire du Mali est marquée par la récurrence des attaques attribuées aux groupes armés terroristes.

    Une situation qui est consécutive à une insurrection sécessionniste au nord du pays et le coup d’Etat qui lui succéda dans la même année.

    Malgré la signature de deux accords de paix entre les différents protagonistes, à Ouagadougou en juin 2013 et à Alger en juin 2015 et la présence de troupes étrangères notamment françaises, la situation reste préoccupante, selon les observateurs.

    En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région, d'ici à 2023, à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

  • Mali : 7 Casques bleus togolais tués dans une nouvelle explosion dans le centre

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    Au moins 7 Casques Bleus togolais ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessés, mercredi 8 décembre 2021, dans l'explosion ayant visé un convoi logistique de la force de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) allant de Douentza, à Sévaré, au centre du pays, a indiqué la mission onusienne dans un tweet.
    « Ce mercredi 8 décembre dans la matinée, un convoi logistique de la Force MINUSMA allant de Douentza à Sévaré a heurté un engin explosif improvisé (IED) sur la RN16 dans la région de Bandiagara», a annoncé la MINUSMA sur sa page officielle.

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    « Un premier bilan fait état de 7 Casques bleus décédés et 3 grièvement blessés », explique la même source.

    Le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a précisé par la suite, dans un tweet, qu'il s'agissait de 7 Casques Bleus togolais.
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    Mardi, la mission onusienne a annoncé la mort d'un Casque bleu de la MINUSMA des suites de ses blessures, lundi 6 décembre, à Dakar, au Sénégal.

    Selon le document le soldat avait été grièvement blessé le 22 novembre dernier après que le véhicule dans lequel il se trouvait, dans le cadre d'un convoi logistique se rendant de Tessalit à Kidal. Le véhicule à bord duquel il se trouvait avait heurté un engin explosif improvisé, à environ 11 km du camp de la MINUSMA à Tessalit.

    ''Il avait alors été évacué à Dakar avec deux autres Casques bleus pour y recevoir des soins appropriés'' a indiqué la même source.

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont fréquentes, notamment dans le centre du Mali et la région des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
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  • Niger : Trois morts dans de nouveaux heurts sur la route du convoi français au Sahel

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    Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau été pris à partie samedi 27 novembre 2021 à Téra, dans l'ouest nigérien, où des heurts ont fait trois morts, selon le maire de la ville.

    Le maire de Téra, Hama Mamoudou, qui était à Niamey au moment des manifestations bloquant le convoi français, a affirmé à l'AFP que les heurts avaient fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey". L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

    "Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a détaillé le porte-parole. "Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes", a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, "vers 10H30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole.

    Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. "Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions", a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

    Le convoi de près d'une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi. Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane. Dans ce contexte tendu, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a exprimé vendredi soir sa "reconnaissance" envers la France dont il a salué "les sacrifices" dans les pays du Sahel.

    Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les jihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

  • Mali : l'armée française évacue sa base militaire à Kidal

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    L'opération française Barkhane, a engagé, mardi, la phase de transfert de ses bases militaires à la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) et à l'armée malienne.

    ''Dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne (BSS), décidée en juillet 2021 par le président de la République, le transfert de la base de Kidal à la MINUSMA a débuté, en étroite coordination avec les forces armées maliennes'', a indiqué le porte-parole de l'état-major de l'armée française, le colonel Pascal Ianni.

    La base française se situait au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d’un bataillon d’infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l’armée reconstituée.

    Pour rappel, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont aujourd’hui déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation indique le colonel Pascal Ianni.

    ''Un convoi logistique a quitté Kidal ce mardi matin (12 octobre 2021)'', souligne le communiqué ajoutant qu'un détachement de la Force Barkhane, reste sur place.

    ''Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de la base dans les prochaines semaines'', martèle l'armée française.

    ''Il sera en mesure de faciliter des missions de sécurité et d’appui au profit des partenaires, et travaillera en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa (Forces armées maliennes)'', a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

    Selon lui, cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa.

    En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

    "Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

  • Mali : Un soldat égyptien tué et 4 autres grièvement blessés 

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    Un soldat égyptien a été tué et 4 autres grièvement blessés, samedi 2 octobre 2021 dans le nord du Mali. Ils appartenaient au contingent égyptien de maintien de la paix.

    Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fermement condamné ces attaques, qui ont eu lieu près de Tessalit, à la frontière avec l'Algérie.

    Guterres a noté que "les attaques pourraient constituer des crimes de guerre", et a appelé les autorités maliennes à "n'épargner aucun effort" pour trouver les responsables.

    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est déployée depuis 2013 et est actuellement la mission de paix des Nations Unies la plus vulnérable au monde, avec 145 personnes tuées au 31 août, selon les statistiques de l'ONU.

    La force actuelle comprend plus de 12 000 soldats.

  • Mali: 16 civils tués par une mine dans le Nord

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    Seize civils ont été tués mercredi 19 mai dans le nord du Mali, quand leur véhicule a sauté sur une mine, a-t-on appris jeudi de source hospitalière à Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

    ”Trois autres blessés sont à l’hôpital de Gao”, a dit la source selon laquelle les 16 tués ont été inhumés jeudi à Gao. Les blessés  ont précisé que le véhicule (qui a heurté la mine) allait à une foire dans la localité de Ntillit “, située à 80 km de Gao.

    Deux civils avaient été tués près de Tessalit (Nord) le 8 mai par une mine artisanale, au lendemain de la mort de trois soldats maliens, également tués par un engin explosif au passage de leur convoi dans le secteur de Hombori (centre).

    Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire et une poussée jihadiste qui se sont propagées du nord au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

    Les violences jihadistes, intercommunautaires ou autres ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention de forces onusiennes, africaines et françaises.

    Aucune sortie de crise n’est en vue. Les mines et les engins explosifs improvisés ont fait 76 morts et 287 blessés en 2020 au Mali, dont presque la moitié étaient des civils, selon un document daté de janvier du service d’action contre les mines des Nations unies (Unmas).L’usage des engins explosifs improvisés a considérablement augmenté depuis fin 2017, surtout dans le centre, un des foyers de la violence qui ensanglante le Sahel, souligne l’Unmas.

    Les engins explosifs improvisés ont continué à causer de nombreuses pertes en 2021 dans les rangs des forces maliennes et étrangères et parmi les civils.