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  • Niger : douze militaires nigériens tués, 8 autres blessés et plusieurs dizaines de djihadistes neutralisés

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    Une attaque survenue samedi 4 décembre 2021 à Téra, à proximité des frontières maliennes a fait douze tués parmi les militaires nigériens et en a blessé 8 autres. Plusieurs dizaines de djihadistes ont été neutralisés.

    "Le 4 décembre 2021, ayant eu l'information sur la présence de terroristes dans les environs de sa position, le chef de détachement des Forces de défense et de sécurité déployé à Fantio dans le Garoual pour la sécurisation dudit village dépêcha un élément pour vérification", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale diffusé dimanche soir à la télévision publique.

    "Cet élément, composé d'un véhicule blindé et de trois Toyota montés, s'est accroché à des centaines de terroristes armés, à cinq kilomètres de sa position", a ajouté la même source, précisant que "l'élément s'est farouchement défendu et a occasionné des dizaines de morts à l'ennemi, avant d'être submergé par le nombre".

    Le détachement de l'armée nigérienne de Fantio est située dans le département de Téra, région de Tillaberi, dans la zone dite des "trois frontières" à cheval entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

    Les attaques armées se sont multipliées au cours des dernières semaines dans cette zone, visant aussi bien les objectifs militaires que les civils.

  • Niger : Trois morts dans de nouveaux heurts sur la route du convoi français au Sahel

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    Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau été pris à partie samedi 27 novembre 2021 à Téra, dans l'ouest nigérien, où des heurts ont fait trois morts, selon le maire de la ville.

    Le maire de Téra, Hama Mamoudou, qui était à Niamey au moment des manifestations bloquant le convoi français, a affirmé à l'AFP que les heurts avaient fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey". L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

    "Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a détaillé le porte-parole. "Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes", a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, "vers 10H30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole.

    Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. "Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions", a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

    Le convoi de près d'une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi. Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane. Dans ce contexte tendu, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a exprimé vendredi soir sa "reconnaissance" envers la France dont il a salué "les sacrifices" dans les pays du Sahel.

    Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les jihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

  • Niger : Attaque de Bankilaré du mercredi 20 octobre 2021 - le bilan s'alourdit à 11 morts

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    Le nouveau bilan de l'attaque menée mercredi 20 octobre 2021 par des hommes armés non identifiés contre une escorte militaire dans le département de Bankilaré, à l'ouest du Niger, près de la frontière du Burkina Faso, s'établit à onze militaires tués, a rapporté l'agence officielle de presse nigérienne.

    "Une attaque à mains armées contre le convoi du préfet de Bankilaré, dans la région de Tillaberi, à l'ouest du Niger, a fait onze (11) morts dont neuf (9) gardes nationaux et deux gendarmes", a rapporté jeudi l'Agence nigérienne de presse (ANP).

    "L'attaque s'est produite le mercredi 20 octobre aux environs de 16 heures sur la route latérique Bankilaré-Téra, à 18 km au sud de Bankilaré, alors que le préfet et son convoi revenaient de Téra", a rappelé le media.

    Frontalier du Burkina Faso, le département de Bankilaré est situé dans la région de Tillaberi en proie, depuis 2017, à des attaques armées attribuées aux groupes terroristes opérant dans le nord du Mali.

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  • Tchad : Trois soldats tchadiens arrêtés pour viols à Tera, au Niger

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    Le gouvernement tchadien a annoncé, samedi, l'arrestation des soldats tchadiens accusés de viols au Niger.

    "Le ministre des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et des Tchadiens de l'extérieur suit avec une très grande attention les faits de viol et d'abus sexuels dont ont été auteurs certains soldats du 8ème contingent tchadien basé à Téra au Niger", a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Tchad.

    "Les auteurs sont déjà arrêtés et subiront les sanctions qui s'imposent en la circonstance", a précisé la même source.

    Toutefois, a averti le communiqué, "c'est un cas isolé qui ne doit pas être exploité pour ternir l'image du contingent tchadien, et d'une manière générale, celle de l'armée tchadienne qui a démontré à suffisance sa discipline sur les différents terrains d'opération".

    La Commission nationale nigérienne des droits humains (CNDH) a accusé des soldats tchadiens déployés au sein de la force G5 Sahel de viols dans la ville nigérienne de Téra, près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Ces accusations font suite à "une mission d’investigation et d’établissement des faits sur des allégations de viols attribuées par les populations à certains éléments du contingent militaire tchadien, récemment installé dans le département de Téra dans le cadre du déploiement de la force conjointe du G5 Sahel pour la lutte contre le terrorisme dans la zone des trois frontières (Burkina, Mali, Niger)", précise la CNDH dans un communiqué.

    Appuyée d'un médecin légiste, la mission a rencontré "les femmes et les filles victimes de viols", leurs proches et des témoins, a indiqué la Commission dans son rapport.

    "Il ressort des entretiens et des premières analyses médico-légales, qu’il y a eu effectivement des actes de viol sur une fille mineure de 11 ans et deux femmes âgées de 23 ans et de 32 ans", indique le communiqué.

    Condamnant des "actes odieux", la commission nationale des droits humains a insisté " sur la nécessité de traduire les coupables devant la justice".

    Les soldats tchadiens mis en cause font partie du contingent tchadien de 1200 hommes récemment déployé entre les frontières du Burkina, du Mali et du Niger pour appuyer la force conjointe du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme.

    Ce n'est pas la première fois que des soldats tchadiens en mission à l'extérieur sont accusés de viol. En 2013 des soldats tchadiens ont, en effet, été accusés d'avoir commis des viols au Mali et en 2015 en Centrafrique.

    Mémorandum des faits

    Mémorandum de l'ONU.jpeg

     

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