Téhéran

  • Iran : Les Européens abandonnent leur projet de résolution à l'AIEA

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    Les Européens ont finalement décidé de ne pas soumettre la résolution contre l'Iran qu'ils avaient annoncé au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

    Appuyé par les Etats-Unis, ce texte de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne condamnait la décision de Téhéran de suspendre certaines inspections de son programme nucléaire. Il ne sera pas soumis au vote, ont indiqué à l'AFP plusieurs diplomates basés à Vienne, tandis que l'AIEA annonçait une conférence de presse de son directeur général, Rafael Grossi, à 12H00 heure locale (11H00 GMT).

    "Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M.Grossi" et l'Iran a fait preuve d'"un peu" de bonne volonté, a expliqué une de ces sources, sans souhaiter donner plus de détails à ce stade.

    Le journal iranian ultraconservateur Vatan-é Emrouz a écrit mardi, sans citer de source, que le président Hassan Rohani avait donné l'ordre de suspendre la production d'uranium métal dans l'usine d'Ispahan (centre). Le gouvernement n'a pas démenti ces informations.

    L'Iran avait annoncé en février avoir débuté la production d'uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, dépassant ainsi les limites fixées par l'accord nucléaire de 2015. Le sujet est sensible car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d'armes nucléaires, même si la République islamique a toujours nié vouloir se doter de la bombe.

    Le "plan d'action global commun" (PAGC), communément désigné par son acronyme anglophone JCPOA, ne tient plus qu'à un fil depuis le retrait américain en 2018 à l'initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions. Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans son giron "si" l'Iran respectait à nouveau le contrat. Mais à l'inverse Téhéran, qui exige au préalable une levée des mesures punitives qui asphyxient son économie, a franchi ces dernières semaines un nouveau cran dans son désengagement du JCPOA (passage à un niveau d'enrichissement d'uranium de 20%, production d'uranium métal et limitation des inspections).

    Saïd Khatibzadeh.jpgTéhéran salue une avancée diplomatique
    L'Iran a salué jeudi la décision des Européens d'abandonner un projet de résolution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui critiquait la République islamique pour son programme nucléaire.

    "L'évolution d'aujourd'hui peut maintenir ouverte la voie de la diplomatie amorcée par l'Iran et l'AIEA", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh (photo), dans un communiqué.

  • Iran : Un "kamikaze" arrêté à Téhéran, selon la police

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    Un homme portant des explosifs a été arrêté la semaine passée près de la capitale iranienne, a affirmé mercredi 24 février 2021 le chef de la police de Téhéran.

    L'individu, un Iranien, "avait sur lui un pistolet et des explosifs" au moment de son arrestation à un péage à l'extérieur de la ville, a affirmé le général Hossein Rahimi, selon Iribnews, le site internet de la télévision d'Etat. Selon M. Rahimi, la personne qualifiée de "kamikaze", dont l'identité n'a pas été divulguée, se trouvait à bord d'un taxi et son chauffeur la trouvant suspecte, avait signalé sa présence à la police.

    Un policier a réussi à s'approcher du suspect et à "désactiver" les explosifs qu'il avait sur lui, selon cette même source. L'individu a été arrêté. Le suspect a été manipulé par des "opposants" à la République islamique et devait "s'en prendre à plusieurs sites à Téhéran", a affirmé le général, sans donner plus de détails sur les affiliations politiques de la personne ou les lieux visés. L'Iran a été visé par plusieurs attentats suicide au cours des dernières années, en majorité revendiquées par des groupes sunnites extrémistes.

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  • Iran : Des avions israéliens ont-ils pénétré vendredi soir l'espace aérien iranien ?

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    Téhéran a démenti, par l'intermédiaire d'un responsable militaire, les allégations concernant une possible violation aérienne israélienne de l'espace aérien iranien qui a provoqué le déclenchement des sirènes dans l'ouest de Téhéran et provoqué l'arrêt des mouvements des avions de l'aéroport de la capitale iranienne.

    L'agence de presse Tasnim a cité une source militaire niant catégoriquement les allégations que les sirènes d'alarme auraient été activées en raison de la violation par des avions israéliens de l'espace aérien du pays, soulignant que ce qui s'est passé n'avait rien à voir avec des menaces aériennes.

    L'assistant à la sécurité du gouverneur de Téhéran, Hamid Reza Goudarzi, a déclaré que le déclenchement des sirènes d'alarme dans certaines zones à l'ouest de la capitale était dû à un dysfonctionnement de ces systèmes dans le quartier de Shahrak Azmayish. Il a poursuivi: "Ce qui circule sur les réseaux sociaux à propos d'un accident d'avion dans la région ouest de Téhéran n'est pas vrai." 

    De son côté, l'aéroport international Imam Khomeini a nié qu'un avion turc avait risqué de s'écraser à Téhéran et a déclaré: "L'avion turc a changé de cap vers la capitale azerbaïdjanaise Bakou en raison des mauvaises conditions météorologiques."

    Le directeur des urgences de Téhéran, Mansour Darajati, a donné une autre explication, affirmant, dans un communiqué à la télévision d'État, que « les inondatons causées par les fortes pluies ce soir à Téhéran  a conduit à l'activation des sirènes d'alarme. "

    Des évènements bizarres
    Il y a pourtant eu des évènements mystérieux à Téhéran la nuit dernière. Des médias ont déclaré avoir observé, "en plus du déclenchement des sirènes, des pannes de courant dans certaines régions et l'effondrement temporaire de plusieurs sites gouvernementaux ainsi que l'arrêt  des deux plus grands aéroports du pays, à savoir l'aéroport international Imam Khomeini et l'aéroport international de Mehrabad. "

     

     

     

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  • Iran: Fausses alertes aériennes à Téhéran

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    Les sirènes d'alarme ont retenti pour la première fois depuis 32 ans dans la ville de Téhéran, la capitale de l'Iran. Elles ont été entendues par de nombreux témoins dans les quartiers de Shahr Ara et  Marzdaranl, à l'ouest de a capitale iranienne. 

    L'espace aérien au-dessus de la ville est fermé et les forces aérospatiales de l'IRAADF et de l'IRGC sont en état d'alerte. 

    Tous les vols à destination des aéroports internationaux de Khomeini et de Mehrabad sont détournés et mis en attente. L'électricité des deux aéroports a été coupée.

    Aux dernières nouvelles, le déclenchement des sirènes d'alerte serait dû à, parait-il, un problème technique concernant e train d'atterrissage de l'Airbus A321-271NX (TC-LSJ) de la Turkish Airlines, vol n° TK874/THY5LZ , et une menace de crash au-dessus de la ville de Téhéran. Après avoir tournoyé au-dessus de Téhéran, les autorités iraniennes ont détourné l'avion. Selon flightradar24, le vol   #TK874 se dirigerait actuellement vers Bakou. 

    Une information additionnelle est qu'il aurait tourné autour d'une batterie de défense aérienne signalée comme étant liée à la production de missiles balistiques.

    Selon la direction de l'aviation israélienne, les sirènes entendues dans l'ouest de Téhéran n'auraient rien à voir avec le changement d'itinéraire des vols au-dessus de l'aéroport Imam Khomeini. La suspension des vols actuellement est due au mauvais temps de Téhéran, explique les autorités iraniennes.

    Le gouverneur général adjoint de Téhéran pour les affaires de sécurité a donné une explication différente; Il a explique que les sirènes entendues dans l'ouest de Téhéran n'étaient liées à aucun problème de sécurité, et étaient juste causées par le système d'alarme d'un centre dans la ville d'Azmayesh.

    L'alerte semble de toute façon avoir été levée car un avion de la compagnie Mahan air, en provenance également d'Istanbul vient d'atterrir à Téhéran.

    Quelle que soit les circonstances exactes des raisons de l'alerte aérienne, cela démontre la nervosité du pouvoir iranien qui s'attend à tout moment à des frappes aériennes contre les installations nucléaires ou les sites de missiles ballistiques.

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  • Iran : Le drapeau israélien hissé au centre de Téhéran avec un message de remerciement au Mossad

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    Des militants ont fait circuler des photos montrant l'accrochage du drapeau israélien et une inscription de remerciement au Mossad sur un pont de la capitale iranienne, Téhéran, moins de deux semaines après l'assassinat du scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.

    L'Iran avait accusé Israël d'être impliqué dans l'assassinat de Fakhrizadeh, qui est décrit comme un des principaux responsables du programme nucléaire iranien. Les enquêteurs iraniens affirment qu'une arme guidée par satellite a été utilisée pour éliminer Fakhrizadeh.

    Les photos qui circulaient mardi montraient le drapeau israélien suspendu et sous une banderole était indiqué "Merci au Mossad" en anglais.

    Habituellement, le drapeau israélien est brûlé dans les manifestations organisées par les autorités contre l'État hébreu et les États-Unis.

    Il semble que le drapeau israélien ait délibérément été installé à côté d'une publicité pour une entreprise locale bien connue en Iran, pour prouver que le drapeau a effectivement été installé au cœur de Téhéran, et pour éliminer tout soupçon que la scène a été photographiée sur un pont dans un autre pays.

    et bien d'autre

  • Iran : Un scientifique du nucléaire assassiné, Israël pointé du doigt

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    Vendredi 27 novembre, l'IRNA a annoncé la mort de Mohsen Fakhrizadeh, physicien nucléaire et chef de l'organisation de recherche et d'innovation du ministère iranien de la Défense.

    Selon le ministère iranien de la Défense, le scientifique a été victime d'un attentat terroriste à Absard, une banlieue de Téhéran.

    Détails de l'attaque
    Le chef de l'organisation pour la recherche et l'innovation du ministère iranien de la Défense , le physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, voyageait dans une voiture blindée de la ville de Rostamkol dans la province de Mazandaran vers Absard, accompagné de trois véhicules de son service de sécurité.

    Il y a eu une explosions, provoquée par un véhicule piégé. Selon la télévision d'État iranienne, il s'agissait de l'explosion d'un pick-up de marque Nissan transportant une énorme quantité d'explosifs cachés sous une cargaison de bois. La voiture du cortège qui précédait la voiture de Fakhrizadeh s'est éloignée pour vérifier la situation. C'est alors qu'un 4x4 avec des personnes armées à bord a commencé à tirer sur la voiture de Fakhrizadeh depuis l'autre côté de la rue. L'attention de Fakhrizadeh a été attirée par les bruits de balles frappant la voiture. Il semble avoir pris ces détonations pour une collision avec un obstacle routier ou un problème de moteur. Il est sorti de sa Nissan blindée. C'est alors qu'il a été touché par les tirs d'un fusil automatique. Deux balles ont touché le côté et le dos, et également le cerveau. Le garde du corps a lui-même été blessé par quatre balles alors qu'il couvrait le scientifique. Fakhrizadeh lui-même a été transporté à l'hôpital par hélicoptère, mais il n'a pas été possible de le sauver.

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    L.e chef de la diplomatie iranienne a accusé Israël d'avoir joué un "rôle" dans cet "acte terroriste". "Des terroristes ont assassiné aujourd'hui un éminent scientifique iranien. Cette lâcheté --avec des indications sérieuses du rôle d'Israël-- montre le bellicisme désespéré de ses auteurs", a tweeté Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie a également appelé la communauté internationale à "mettre un terme à ses honteuses positions ambivalentes et à condamner cet acte terroriste".

    La chaîne d'information arabe Al-Alam , diffusant depuis l'Iran et appartenant à la société de presse publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), affirme que le meurtre de Mohsen Fakhrizadeh, décrit par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme le "père de la bombe iranienne", "est le Mossad, les services secrets israéliens. Le Mossad avait déjà tenté de tuer Fakhrizadeh."

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    Rappelons que Mohsen Fakhrizadeh occupait un poste élevé au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et dirigeait les travaux de création d'ogives nucléaires. En 2006, il a accusé les autorités d'arrêter le financement de ses laboratoires et a quitté le projet, mais est retourné au travail en 2012.

    Son assassinat intervient deux jours avant le 10e anniversaire de l'assassinat d'un autre scientifique iranien, Majid Shahriari, le 29 novembre 2010.

    Le Corps des gardiens de la révolution islamique a tweeté un message indiquant que le CGRI était prêt à se venger d'Israël pour le meurtre de Fahrizadeh.

    Le chef de l'état-major iranien, le général Mohammad Bakri, a déclaré que la réaction à l'assassinat de Fakhrizadeh "sera dure".

    Nouveau message circulant sur Telegram après l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh :

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    L'ancien ministre de la Défense de la République islamique d'Iran Hossein Dehkan, qui occupe le poste de conseiller militaire du guide suprême Ali Khamenei, a tweeté que "les sionistes utilisent les derniers jours de la vie politique de leur partenaire, le président américain Donald Trump, pour accroître la pression sur l'Iran et provoquer guerre à grande échelle. "

    Programme nucléaire
    Cet assassinat intervient moins de deux mois avant l'arrivée à la Maison Blanche du démocrate Joe Biden, président élu à l'élection du 3 novembre aux Etats-Unis. M. Biden entend changer de posture vis-à-vis de l'Iran après les quatre années de présidence du républicain Donald Trump, qui s'est retiré en 2018 de l'accord avec les grandes puissances signé à Vienne trois ans plus tôt portant sur le programme nucléaire de Téhéran. Les Etats-Unis ont ensuite rétabli puis renforcé les sanctions à l'encontre de l'Iran.

    M. Trump estime que cet accord n'offre pas de garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. L'Iran a toujours nié vouloir un tel armement. Le président américain a re-tweeté vendredi des informations sur l'assassinat du scientifique iranien, mais sans y adjoindre de commentaire personnel.

    Plusieurs autres scientifiques spécialisés dans le domaine nucléaire en Iran ont été assassinés ces dernières années, la République islamique en attribuant systématiquement la responsabilité à Israël. Et le quotidien américain New York Times a rapporté mi-novembre qu'Abdullah Ahmed Abdullah, alias Abou Mohammed al-Masri et numéro deux d'Al-Qaïda, avait été abattu à Téhéran par des agents israéliens, lors d'une mission secrète commanditée par Washington. L'Iran a démenti.

  • Al-Qaïda : Des agents du Mossad ont assassiné en Iran le N°2 d'Al-Qaïda à la demande des États-Unis

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    Le New York Times , citant des sources des services de renseignement américains, a écrit qu'il y a trois mois, Abu Muhammad al-Masri ( Abdullah Ahmad Abdullah ), le N°2 d'al-Qaïda à l'origine des attaques contre les ambassades américaines en Tanzanie, a été liquidée à Téhéran. et Kenya en 1998. Al-Masri, 58 ans, était l'un des fondateurs d'al-Qaïda. On ignore pourquoi le N°2 d'al-Qaïda se trouvait à Téhéran. Il est apparu qu'al-Masri vivait librement dans le quartier des Pasdaran, une banlieue chic de Téhéran, depuis 2015.

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    La publication a rapporté qu'Abu Muhammad al-Masri avait été abattu dans une rue de Téhéran le 7 août 2020, jour anniversaire de l'attaque contre les ambassades. Il a été abattu par deux motocyclistes. Sa fille Miriam a été tuée à ses côtés. Miriam était la veuve du 11ème fils d'Oussama Ben Laden, Hamza, qui était l'héritier de son père à la tête de l'organisation jihadiste. Hamza a été tué en septembre 2019.

    Selon des données obtenues par le New York Times auprès de quatre sources des services de renseignement américains, Abu Muhammad al-Masri a été tué par des agents israéliens à la demande des États-Unis.

    Dans le même temps, l'article note que des rumeurs circulaient sur la mort d'al-Masri depuis plusieurs mois, mais jusqu'à présent, cette information n'avait pas été officiellement confirmée. Al-Qaida n'a pas annoncé la mort de l'un de ses dirigeants.

    De son côté, le ministère des affaires étrangères iranien a nié le rapport du New York Times et affirmé dans une déclaration qu'il n'y avait pas de "terroristes" d'Al-Qaïda sur le sol iranien. Il a raillé les médias américains, les accusant  d'être tombés dans le piège des "scénarios de style hollywoodien" des responsables américains et israéliens.

    Immédiatement après la liquidation, l'agence officielle iranienne Fars avait affirmé qu'un professeur d'histoire libanais Habib Daoud et sa fille de 27 ans avaient été tués à Téhéran. Dans le même temps, la chaîne de télévision libanaise MTV, ainsi que les réseaux sociaux associés au Corps des gardiens de la révolution islamique, affirmaient que le professeur assassiné était membre du Hezbollah. Mais au Liban on n'a pas réussi à trouver la confirmation de l'existence d'un professeur nommé Habib Daoud. Habib Daoud était vraisemblablement un pseudonyme utilisé par al-Masri.

    Les responsables américains pensent que l'Iran héberge des terroristes tant qu'ils mènent des opérations contre les Etats-Unis, leur adversaire commun.

    Par ailleurs, on savait depuis des années que l'Iran maintient des membres d'Al-Qaïda en résidence surveillée plus ou moins sévèrement à l'intérieur du pays. L'Iran les maintiendrait en résidence surveillée comme monnaie d'échange pour le cas où Al-Qaïda prendrait des Iraniens en otage, comme moyen de dissuasion et d'échange.