Tebboune Abdelmadjid (élu président le 12/12/2019)

  • Libye: L'Algérie est prête à jouer un rôle plus important dans la crise libyenne

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    Le ministre algérien des Affaires étrangères , Sabri Boukadoum, s'est rendu à Tripoli le 27 janvier pour une rencontre avec son homologue de Tripoli, Mohamed Sayala, et le Premier ministre du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj. Au centre des discussions, le rôle de l'Algérie dans la crise libyenne.

    La visite fait partie d'une tournée plus large, qui a vu le ministre algérien se rendre également en Angola, en Afrique du Sud et au Kenya. Lors de la rencontre bilatérale avec al-Sarraj, toujours Premier ministre du gouvernement libyen d'accord national (GNA) et chef du Conseil présidentiel libyen, Boukadoum a réitéré le soutien de son pays à la trajectoire politique libyenne vers les élections législatives et présidentielles prévues le 24 décembre 2021 et a déclaré que l'Algérie était prête à jouer un plus grand rôle dans les pourparlers visant à résoudre la crise libyenne et à apporter une plus grande stabilité au pays d'Afrique du Nord.

    Des déclarations similaires sont également intervenues au cours de conversations avec son homologue de Tripoli, Sayala. Le ministre algérien, lors des réunions qui ont également vu la présence d'autres responsables et représentants libyens, dont le chef du Haut Conseil d'Etat, Khaled al-Mishri, a ensuite déclaré que l'Algérie comptait "sur l'unité de la population libyenne" pour faire face avec l'ingérence d'acteurs extérieurs, mais qui, en tout cas, ne laissera pas la Libye seule. Au contraire, Alger est prête à soutenir la Libye, sur la base d'expériences similaires vécues par l'Algérie elle-même et à la lumière des bonnes relations établies avec toutes les parties libyennes impliquées dans la crise.

    Dans le même temps, les derniers développements sur la scène libyenne et les moyens de renforcer les liens de coopération bilatérale entre la Libye et l'Algérie dans des domaines définis comme "vitaux" ont été examinés. Par ailleurs, Alger s'est dit prête à rouvrir son ambassade à Tripoli, après une fermeture qui a duré sept ans, pour des raisons de sécurité. Al-Sarraj, pour sa part, a salué la visite du ministre algérien et les intentions du pays voisin, avec lequel il partage une frontière d'environ 1000 kilomètres.

    Dans ce contexte, le président de la Chambre des représentants de Tripoli, Hammouda Siyala, a remercié l'Algérie pour le rôle qu'elle continue de jouer en Libye, sur la base des relations de bon voisinage qui lient les deux pays, tout en soulignant la nécessité de tenir des élections capables de rétablir un rôle décisionnel pour le peuple libyen. A cet égard, Boukadoum a souligné que l'Algérie est favorable à une solution à la crise "intra-libyenne ", sans l'ingérence des parties extérieures, et a souligné la nécessité de parvenir à un accord politique précisément par le biais d'un dialogue intra-libyen., Capable de favoriser l'unification des institutions libyennes légitimes et, par conséquent, la garantie de l'unité du peuple libyen et de sa souveraineté sur les territoires libyens.

    L'Algérie, avec la Tunisie, a promu à plusieurs reprises une solution politique à la crise libyenne. À cet égard, une conversation téléphonique entre le  Premier ministre de Tripoli, al-Sarraj, et le chef de l'Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune , remonte au 30 septembre, dans laquelle la nécessité de mettre fin à toute forme d '"ingérence extérieure négative" dans les affaires internes libyennes et de favoriser un dialogue entre les différentes composantes libyennes, qui pourrait conduire à des élections législatives et présidentielles dans les plus brefs délais. De plus, c'est le président Tebboune lui-même qui a annoncé le  20 juillet 2020, le lancement d'une nouvelle initiative en collaboration avec la Tunisie, visant à tenter de résoudre le conflit libyen par la médiation de pays africains neutres. Selon la perspective algéro-tunisienne, la résolution de la guerre en Libye devait passer exclusivement par le dialogue. En ce sens, le président d'Alger avait souligné que l'avantage des deux pays porteurs de l'initiative était d'être à égale distance des parties en conflit.

    À ce jour, la Libye semble s'être engagée sur la voie de la transition démocratique souhaitée, sous l'égide des Nations Unies et de la Mission d'appui de la MANUL. Tout cela a été favorisé par l'accord de cessez-le-feu conclu le 23 octobre 2020 à Genève, lors d'une réunion du Comité militaire mixte 5 + 5, en présence de délégués des deux parties belligérantes, le GNA et l'Armée Nationale Libyenne  (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar. A court terme, il sera nécessaire de déterminer les membres des nouveaux organes exécutifs temporaires, le gouvernement unitaire et le conseil présidentiel, qui dirigeront la Libye jusqu'aux élections de décembre, ainsi que les «positions souveraines». 

  • Algérie : Nomination d'un nouveau directeur général de la Documentation et de la Sécurité Extérieure

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    Le ministère algérien de la Défense a annoncé, mercredi, la nomination du général-major, Noureddine Makri au poste de Directeur Général de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DGDSE) succédant ainsi au général-major, Mohamed Bouzit, qui occupe le poste depuis avril 2020.
     
    Le Général de Corps d’Armée et Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, Saïd Changriha, a supervisé l'installation officielle du général-major Noureddine Makri dans ses fonctions de directeur général de la Documentation et de la Sécurité extérieure, selon un communiqué du ministère de la Défense.
     
    Saïd Changriha a également adressé un ensemble d'instructions et de directives, afin de servir l'Algérie et de protéger ses intérêts.
     
    Le général-major, Mohamed Bouzit, a occupé le même poste la première fois entre 2013 et 2019 et la deuxième fois en avril 2020. Le communiqué du ministère n'a, cependant, pas publié des informations sur le nouveau directeur.
     
    Le service de renseignement algérien est actuellement composé de trois branches à savoir: le renseignement interne (sécurité intérieure), le renseignement externe (sécurité externe) et la sécurité des technologies de l'information.
     
    Depuis son arrivée au pouvoir fin 2019, le président algérien Abdelmajid Tebboune a apporté une série de changements au sein de l'institution militaire.

  • Algérie : Abstention record au référendum constitutionnel - désaveu cinglant pour le pouvoir

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    Le "oui" l'a emporté au référendum en Algérie sur la révision constitutionnelle proposée par le pouvoir, mais le scrutin a été marqué par une abstention record historique qui constitue un désaveu cinglant au président Abdelmadjid Tebboune hospitalisé à l'étranger. Le "oui" a recueilli 66,8% des voix, a annoncé lundi Mohamed Charfi, président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), lors d'une conférence de presse en saluant "l'intégrité et la transparence du scrutin".

    Le taux de participation final s'est établi à 23,7%, selon l'ANIE, un plus bas historique pour un référendum en Algérie. La plupart des bureaux de vote sont restés fermés dans les grandes villes de Kabylie, région traditionnellement frondeuse.

    Seulement un électeur sur cinq en Algérie a voté en faveur de la nouvelle Constitution. La participation de la diaspora se réduit à un seul chiffre. Cette abstention record, seul véritable enjeu du vote dimanche boycotté par l'opposition, constitue un revers majeur, sinon humiliant, pour un régime confronté depuis février 2019 à un soulèvement populaire inédit, le "Hirak".

    Lors de la présidentielle de décembre 2019, la participation avait atteint 39,93 %, soit le taux le plus faible de tous les scrutins présidentiels pluralistes de l'histoire du pays, faisant de M. Tebboune un président mal élu et donc en quête de légitimité.

    "Les conditions dans lesquelles s'est tenu ce référendum étaient un défi pour toute activité politique de quelque nature que ce soit", a expliqué le président de l'ANIE, en allusion aux restrictions liées à la maladie Covid-19.

    En raison de la pandémie, l'accès dans les bureaux était limité à deux ou trois personnes à la fois et le port du masque obligatoire. "Le fait que le peuple ait pu s'exprimer en toute indépendance a été un autre défi dans la construction de la nouvelle Algérie qui a commencé avec le +Hirak béni+ du 22 février (2019)", s'est-il félicité.

    "Grande victoire pour le Hirak"
    La victoire du "oui" ne faisait guère de doute tant la campagne électorale, qui a laissé la population largement indifférente, a été à sens unique.

    Les partisans du "Hirak" avaient prôné le boycott et les islamistes appelé à voter "non". Après l'annonce des résultats, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH), a tweeté: "Une grande victoire du Hirak (...) Le pouvoir doit prendre acte de son échec et reconsidérer sa feuille de route. Le processus de transition démocratique constituant est la solution".

    Les "hirakistes" avaient rejeté "sur le fond et la forme" la révision constitutionnelle perçue comme un "changement de façade". Dans un message relayé samedi par l'agence officielle APS, M. Tebboune s'était dit persuadé que "le peuple algérien sera, une fois encore, au rendez-vous avec l'histoire pour opérer le changement escompté, dimanche 1er novembre, en vue d'instituer une nouvelle ère à même de réaliser les aspirations de notre peuple à un Etat fort, moderne et démocratique".

    La date du référendum n'avait d'ailleurs pas été choisie par hasard: le 1er novembre marque l'anniversaire du début de la Guerre d'indépendance contre la puissance coloniale française (1954-1962). Grand absent du scrutin, M. Tebboune, 74 ans, est hospitalisé en Allemagne pour des "examens approfondis" après l'annonce de cas suspects de coronavirus dans son entourage. Son état serait "stable et non préoccupant", selon la présidence.

    Répression
    M. Tebboune a fait de la révision de la Constitution, la énième depuis l'accession à l'indépendance en 1962, son projet phare et a tendu au début la main aux manifestants du "Hirak populaire authentique béni".

    Mais les militants du "Hirak" réclament un profond changement du "système" en place depuis 1962. En vain jusqu'à présent, même si le mouvement a poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission en avril 2019 après vingt ans de règne. De fait, la nouvelle Constitution met en avant une série de droits et de libertés mais n'offre pas de changement politique majeur: elle maintient l'essentiel d'un régime "ultra présidentialiste".

    "Persister dans cette démarche et promulguer une constitution rejetée par 76,3% des électeurs, c'est ouvrir la voie au désordre porteur de tous les périls", a averti lundi le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un des principaux partis de l'opposition, dans un communiqué. Le référendum s'est déroulé dans un climat de répression "implacable" ciblant militants du "Hirak", opposants politiques, journalistes et internautes, selon les défenseurs des droits humains.

  • Algérie : Le plus grand parti islamiste d'Algérie appelle à agir contre les déclarations du président français sur les caricatures de Mahomet

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    Le mouvement de la société pour la paix (Mujtamae as-Salam), le plus grand parti islamiste d'Algérie, a appelé samedi le président du pays, Abdelmadjid Tebboune, à prendre position contre le président français Emmanuel Macron en raison de ses insultes persistantes sur l'islam.

    Dans un communiqué, le parti a appelé "les institutions officielles algériennes, en particulier la présidence, à condamner les déclarations de Macron et à prendre une position diplomatique, politique et économique appropriée pour s'engager à respecter et à glorifier la religion islamique et à gagner les sentiments des Algériens".

    Le mouvement a estimé que «la persistance de Macron à insulter l'islam et les musulmans et à attaquer notre prophète, que la bénédiction et la paix soient sur lui, est une attaque flagrante contre tous les musulmans de ce monde».

    La France a été témoin, ces derniers jours, de la publication d'images et de dessins insultants du prophète Mahomet, paix soit sur lui, sur les façades de certains immeubles en France.
    Mercredi 21 octobre, Macron avait déclaré que la France n'abandonnera pas les "caricatures" sur le prophète Mahomet.

    Cela fait suite au meurtre d'un professeur d'histoire et de géographie, le 16 octobre, par un réfugié tchétchène après que le professeur ait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

  • Libye : l'Egypte prête à envoyer ses soldats

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    Le Parlement égyptien a approuvé à l'unanimité, lundi 20 juillet, la disposition autorisant le déploiement de troupes en dehors des frontières nationales. Ce vote intervient après que le président, Abdel Fattah al-Sissi, ait menacé de prendre des mesures militaires contre les forces du Gouvernement d'Accord national (GNA) de Tripoli, soutenu par la Turquie.
    "Le Parlement a approuvé à l'unanimité le déploiement des forces armées égyptiennes dans des missions de combat en dehors des frontières nationales pour défendre la sécurité de notre pays contre les milices armées et les éléments terroristes étrangers", a déclaré l'organe législatif du Caire dans une note. Le déploiement des troupes aura lieu sur le "front occidental", une référence claire à la frontière avec la Libye. Selon le journal Al-Jazeera, cette initiative risque d'entraîner une confrontation directe entre l'Égypte et la Turquie.
    La chef de la mission de soutien des Nations unies en Libye, Stephanie Williams, peu avant l'annonce égyptienne, avait appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à un cessez-le-feu immédiat "pour épargner les 125 000 habitants libyens en danger et mettre fin aux violations flagrantes de l'embargo sur les armes". Les commentaires du représentant de l'ONU sont arrivés immédiatement après la rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a proposé de lancer une initiative de paix avec la médiation de l'Algérie et de la Tunisie.
    Dans l'intervalle, la Turquie, lors d'une réunion trilatérale à Ankara le lundi 20 juillet entre les ministres libyen, turc et maltais, a appelé à une cessation "immédiate" du soutien au général Khalifa Haftar, chef de l'Armée Nationale Libyenne (ANL) et a exhorté les parties à accroître la coopération régionale afin de contribuer à la stabilité et à la paix en Méditerranée. "Il est essentiel que toute aide et tout soutien apportés au coup d'État de Haftar, qui entrave la paix, la tranquillité, la sécurité et l'intégrité territoriale de la Libye, prennent fin immédiatement", a déclaré le ministre turc de la défense, Hulusi Akar, à la fin de la conférence. "Les partisans de Haftar devraient cesser de soutenir un projet irréaliste et erroné", a déclaré le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Tripoli, Fathi Bashaga.
    Depuis le 6 juin, l'Égypte appelle l'armée du gouvernement de Tripoli et son allié turc à mettre fin aux combats, exhortant les parties impliquées dans le conflit à retirer les forces étrangères de Libye. Plusieurs pays arabes et européens, comme la France, ont salué l'initiative égyptienne, mais la Turquie et les forces de Tripoli elles-mêmes ont ignoré la soi-disant "Initiative du Caire". Cela a conduit le président égyptien al-Sissi, le 20 juin, à ordonner à ses forces aériennes de se préparer à une éventuelle opération militaire à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Égypte. Pour le GNA, de telles déclarations devaient être considérées comme une "déclaration de guerre".
    Le dimanche 19 juillet, le quotidien égyptien Al-Ahram a rapporté que le vote au Parlement visait à donner à al-Sissi le pouvoir d'"intervenir militairement en Libye pour aider à défendre son voisin occidental contre l'agression turque". Le 13 juillet déjà, le Parlement de Tobrouk (HoR), la seule autorité élue du pays, avait accordé à l'Égypte l'autorisation d'entrer en Libye en cas de menace imminente pour la sécurité libyenne et égyptienne. Le 15 juillet, l'armée du GNA a révélé avoir découvert une cargaison de fournitures militaires en provenance d'Égypte et à destination de la ville de Tobrouk. Enfin, le 16 juillet, al-Sissi a organisé une réunion au Caire avec plus de 50 anciens de tribus libyennes et des dignitaires affiliés à l'ANL pour exposer les futures actions de l'armée égyptienne en soutien aux forces de Haftar. A cette occasion, le président a déclaré qu'il n'hésiterait pas face aux menaces permanentes qui pèsent sur la sécurité intérieure et nord-africaine et s'est dit prêt à armer les tribus libyennes de manière à permettre la mise en place d'une "armée nationale capable de faire face aux forces tripolitaines".

     

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

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  • Algérie: le président nomme Abdelaziz Djerad Premier ministre

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    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a nommé vendredi Abdelaziz Djerad (photo) au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence.
    Peu connu sur la scène politique, il a « été chargé de constituer un nouveau gouvernement », selon la même source.
    Né en 1954 à Khenchela, il est diplômé de la faculté des sciences politiques d’Alger et docteur d’État de l’université Paris-Nanterre. Professeur de relations internationales à la faculté des sciences politiques et à l’École nationale d’administration (ENA), il a aussi dirigé cette prestigieuse école pendant cinq ans.
    Djerad a également exercé les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République sous Liamine Zeroual et de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Membre du bureau politique du FLN, il a été écarté en 2003 à cause, semble-t-il, de sa proximité avec Ali Benflis. C’est aussi à cette période qu’il a quitté le ministère des Affaires étrangères. Par la suite, il subira, selon des comptes rendus de la presse de l’époque, les représailles du cercle présidentiel.
    À l’époque déjà, il disait que « les commis de l’État ne doivent pas déshonorer leur fonction » et appelait à ce que « les serviteurs de l’État soient mis à l’abri des abus du pouvoir politique » (Liberté du 10 novembre 2003).
    Il a fait son retour au FLN en 2016 en tant que membre du comité central, mais il se retirera lorsque Djamel Ould Abbès est nommé secrétaire général du parti. Depuis quelques années, Abdelaziz Djerad est surtout connu pour ses ouvrages, ses articles et ses interventions dans les médias.
    Des déclarations favorables au Hirak (mouvement de contestation)
    Ces derniers mois, il n’a pas cessé d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays et les voies d’une sortie de crise rapide. Globalement, il s’est montré favorable au Hirak populaire dès le début et s’est toujours exprimé en faveur d’un changement des pratiques du système en place et du mode de gouvernance.
    En avril dernier, sur la Chaîne III, il proposait de « mettre en veilleuse l’article 102 » et déclarait sans ambiguïté que « la crise est politique, il faut une solution politique », en réponse à ceux qui privilégiaient de s’en tenir à la lettre de la Constitution.
    « Si un président est élu dans le cadre du dispositif actuel qui est imposé au peuple algérien, il y aura une autre crise plus importante et une rupture totale entre les gouvernants et les gouvernés », estimait-il encore.
    Dans un entretien à TSA en juin dernier, il a qualifié l’ANP de détenteur du pouvoir réel, et appelé au départ des fameux trois B. « Dans toute négociation ou dialogue, il y a des signaux qu’on doit envoyer au vis-à-vis avec qui on dialogue. Le pouvoir réel, en d’autres termes l’institution militaire, pourrait envoyer des signaux en faisant partir le Premier ministre et peut-être aussi le président de l’État, d’autant plus que le départ de ces deux personnages ne coûtera absolument rien politiquement. De mon point de vue, ce sera un avantage que de se débarrasser de ces verrous. Ensuite désigner soit une personnalité ou un groupe de personnes en vue de définir les termes d’un véritable dialogue. Il est clair qu’avec le Premier ministre et le chef d’État la confiance ne pourra pas être établie. Or, dans tout dialogue ou négociation il faut qu’il y ait une confiance entre les partenaires. Même s’ils ne sont pas d’accord sur la forme et le fond, le fait de se réunir autour d’une table n’a pas un coût politique pour l’institution militaire. C’est pour cela que les analystes ne comprennent pas le pourquoi de cette résistance. Personnellement je persiste à dire qu’il n’y a pas de coût politique en faisant partir Bedoui et Bensalah », disait-il.
    Quand il a été interviewé, toujours par TSA, en juillet, sur la situation des droits de l’Homme et la répression du hirak, ses propos ont été moins tranchés. « Quand vous constatez qu’il y a des slogans qui remettent en cause la direction de l’armée et l’institution militaire ou encore ceux qui essayent d’aborder les problèmes politiques, notamment l’opposition, en tentant de trouver une plateforme de dialogue, etc. Quand on constate la violence extraordinaire qu’il y a sur les réseaux sociaux sans qu’il y ait aucune proposition pour trouver une solution à la crise, tout cela suscite des réactions négatives », avait-il analysé.
    La nomination d’Abdelaziz Djerad s’apparente à un message envoyé au Hirak populaire. L’option de l’ouverture d’un dialogue avec ce dernier ne semble donc pas avoir été abandonnée. Ses proches le présentent même comme un « démocrate ». Il lui appartient de le confirmer maintenant qu’il est aux commandes de l’Exécutif. Ses premières décisions sont très attendues.
    Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre, jour de l’intronisation de M. Tebboune comme nouveau chef de l’Etat.