TCHAD

  • Tchad : un militaire tué et quatre autres blessés dans une embuscade de Boko Haram

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    Un militaire de l’Armée nationale tchadienne a été tué et quatre autres blessés, mercredi 18 novembre, dans une embuscade tendue par le groupe terroriste islamiste nigérian Boko Haram dans une localité du Lac Tchad.

    « Mercredi, les terroristes de Boko Haram ont tendu une embuscade contre nos forces qui patrouillaient le Lac Tchad. Ils ont été attaqués dans le village Koukboua situé sur l’une des îles du Lac Tchad », a indiqué dans une déclaration, jeudi, le général de division Abadi Saïr Fadoul, gouverneur de la province du Lac.

    Il a ajouté qu'« un officier supérieur de l’Armée nationale tchadienne avait été tué et quatre autres militaires blessés » dans cette attaque, précisant que toutes les victimes ont été évacués vers des centres hospitaliers de Ndjamena.

    Des éléments de l’armée tchadienne mènent actuellement une opération de ratissage dans toute la zone pour retrouver les terroristes, a-t-il ajouté

    La région du lac Tchad partagée par le Nigéria, le Niger, le Cameroun et le Tchad connait, durant la dernière période un regain d'attaques du groupe islamiste nigérian.

    Dans la province du Lac, à Boma, une attaque meurtrière de Boko Haram avait fait près de cent morts dans les rangs de l'armée tchadienne, le 23 mars dernier.

    Depuis 2015, les pays de la région du Lac Tchad luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

  • Tchad : quatre militaires tués dans une attaque de Boko Haram

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    Quatre militaires tchadiens ont été tués dans une embuscade attribuée à Boko Haram dans la province du Lac (ouest), a-t-on appris de source régionale, mardi.

    « Un contingent de nos forces qui effectuait une patrouille, lundi, dans la localité de Ngouboua et Kaïga, a été pris pour cible par les terroristes de Boko Haram », a indiqué le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    Selon le gouverneur, le bilan de cette embuscade de Boko Haram contre l’armée nationale tchadienne (ANT) fait état de « quatre soldats tués et quelques blessés ».

    Malgré la création d’un poste militaire, entre la localité de Ngouboua et le village de Bagassoula après l’enlèvement d’un médecin, d’un infirmier et de leur chauffeur dans cette zone le 31 octobre 2019, Boko Haram continue à semer la terreur à Ngouboua dans le Lac Tchad.

    En décembre 2019, le groupe terroriste Boko Haram a tué quatre militaires de l’armée tchadienne lors d’une attaque, menée contre ce poste qui avait été récemment rétabli sur les rives du lac Tchad (ouest).

    Autour du Lac partagé par le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, Boko Haram maintient des camps d’entraînement et multiplie enlèvements et attaques notamment contre les pêcheurs et les soldats.

    L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, fief de Boko Haram, a fait de nombreuses victimes et plus d’un million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun, voisins.

    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad.

  • Tchad : libération de 12 otages et neutralisation de 20 combattants de Boko Haram

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    (Attention E.B.)

    Des accrochages de l’armée tchadienne avec des djihadistes de Boko Haram, à Barkalam et à Bilabrim non loin de la frontière nigérienne, se sont soldés par la neutralisation de 20 islamistes et la libération de 12 otages, a-t-on appris de sources concordantes, dimanche. Trois soldats tchadiens ont été blessés dans ces opérations.

    L’information a été communiquée à la presse locale samedi 26 septembre par Chérif Mahamat Zène, porte-parole du gouvernement.

    « Deux accrochages entre l'armée tchadienne et des éléments terroristes de Boko Haram ont eu lieu » jeudi 24 septembre « à 11 heures et 12 h 40 dans le Lac Tchad, respectivement à Barkalam près de la frontière nigériane et à Bilabrim non loin de la frontière nigérienne », a annoncé à la presse, le ministre tchadien de la Cmmunication, porte-parole du gouvernement, Chérif Mahamat Zène.

    « A Barkalam, l'armée a enregistré un blessé, neutralisé 15 terroristes, détruits 3 hors-bords, et a récupéré plusieurs armes individuelles. 12 civils dont 3 femmes, 2 filles et 7 enfants ont été libérés », a-t-il précisé.

    D’après le porte-parole du gouvernement tchadien, « à Bilabrim, deux soldats ont été blessés et cinq terroristes tués ». Les blessés ont été transportés à N'Djaména.

    Chérif Mahamat Zène a, par ailleurs, annoncé que les femmes et les enfants seront officiellement remis au ministère en charge de la Femme et de la Petite enfance « pour leur réinsertion » dans la société.

    Pour rappel l’armée tchadienne a été la cible, fin mars, d’une violente attaque terroriste menée contre un camp militaire à Boma dans le Lac Tchad. 100 militaires tchadiens avaient été tués lors de cette attaque.

    « Pendant que nous sommes en lutte contre le coronavirus, les illuminés de Boko Haram ont attaqué nos forces armées dans le lac Tchad », avait tweeté le 24 mars le président tchadien, Idriss Deby Itno, au lendemain de cette attaque menée par le mouvement insurrectionnel terroriste à Boma, dans la province du lac Tchad.

    En réaction à cette attaque, le président Deby a lancé et cordonné, du 24 mars au 9 avril, l’opération « Colère de Boma », une offensive contre Boko Haram au Lac Tchad.

    Le bilan de cette offensive faisait état de 52 morts et 196 blessés du côté de l’armée tchadienne et « 1000 terroristes de Boko Haram neutralisés » selon l’Etat-major de l’armée tchadienne.

  • Tchad : dix soldats tchadiens tués dans une embuscade tendue par les jihadistes dans la région du lac Tchad

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    Dix militaires de l’armée tchadienne ont été tués et sept autres blessés dans la région du Lac Tchad, a indiqué dimanche le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    « Ces militaires sont tombés, le jeudi 17 septembre, au cours d’une offensive des forces tchadiennes de la Force Mixte Multinationale( FMM) contre un camp de Boko Haram dans la zone du lac Tchad », a-t-il ajouté.

    « Lors de cette offensive, les forces qui menaient l’opération sont malheureusement tombées dans une embuscade tendue par des terroristes de Boko Haram », a précisé le gouverneur Abadi.

    La région du Lac Tchad est régulièrement le théâtre d'attaques du groupe terroriste islamiste nigérian.

    Fin mars dernier, les combattants de Boko Haram ont infligé de lourdes pertes à l’armée tchadienne lors de combats dans la région des lacs, à Boma, près des frontières communes entre le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

    Selon le gouvernement tchadien, Boko Haram a tué près de 100 militaires tchadiens dans cette attaque à Boma, dans la province du Lac.

    En riposte à cette attaque, l’armée tchadienne a mené une large offensive tuant au moins 1000 combattants de Boko Haram, selon un bilan établi par la présidence tchadienne.

    Depuis plusieurs mois, le groupe Boko Haram, dont l’insurrection est née au Nigeria en 2009, multiplie les actions dans la région du lac Tchad.

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    Fin janvier, une autre attaque terroriste avait déjà fait une demi-douzaine de morts dans les rangs de l’armée tchadienne.

    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du Lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

  • Tchad : six militaires tués dans deux attaques

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    (Attention E.B.)

    Six militaires tchadiens ont été tués et plusieurs autres blessés, dans deux attaques distinctes, vendredi et samedi, respectivement au Lac Tchad et près des frontières libyennes, a-t-on appris de sources sécuritaires, dimanche.

    « Samedi, l’un des véhicules de l’armée tchadienne qui effectuait des patrouilles entre les départements de Fouli et Kaya, a sauté sur une mine de Boko Haram à Fouli », a indiqué le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    « Trois militaires ont été tués et huit autres blessés dans l’explosion », a précisé le gouverneur Abadi.

    Une deuxième attaque avait eu lieu, la veille, au nord du Tchad. Trois agents des renseignements ont été tués par un autre groupe armé selon les autorités locales tchadiennes.

    « Vendredi vers 14 heures, des hommes armés ont ouvert le feu sur un véhicule qui avait à bord des agents des renseignements, en mission de reconnaissance à Kouri près de la frontière avec la Libye », a indiqué le gouverneur de Tibesti, Ali Maidé Kébir.

    « Le bilan fait état de trois militaires tués et deux blessés. Pour l’heure, les terroristes qui ont ouvert le feu sur nos forces n’ont pas été identifiés. Dans cette localité, les forces tchadiennes font souvent face aux rebelles tchadiens, soudanais, libyens et des orpailleurs », a souligné le gouverneur.

    Depuis la découverte des mines d'or dans le massif du Tibesti dans les années 2012-2013, de nombreux Tchadiens et étrangers tentent leur chance dans les sites d'orpaillage du nord tchadien. Il y a souvent des affrontements très violents dans cette localité aurifère du Tibesti.

    En décembre 2018, des combats meurtriers entre des groupes armés venus de Libye et des orpailleurs ont eu lieu dans la zone aurifère de Kouri Bougoudi.

    Selon la Convention tchadienne des droits de l'homme (CTDH), plus de 30 personnes avaient trouvé la mort et de plus de 200 blessés parmi les orpailleurs dans ces affrontements.

  • Tchad : dix morts dans une attaque de Boko Haram dans la province du Lac Tchad

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    Au moins dix personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées dans une attaque perpétrée par des éléments du groupe terroriste Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi à Tinana, localité située dans la province du Lac Tchad.
    « Dans la nuit de jeudi à vendredi vers minuit, des combattants de Boko Haram lourdement armés ont attaqué la localité de Tinana, située à une vingtaine de kilomètre de Kaïga Kindjiria, dans le département de Kaya, province du Lac », a précisé le gouverneur de la province du Lac, Abadi Saïr Fadoul.
    Deux femmes ont également été enlevées et des biens pillés par les assaillants qui on pris la fuite.
    L’Armée nationale tchadienne (Ant), mène depuis vendredi une opération de ratissage dans le Lac Tchad « pour retrouver et neutraliser les terroristes », a poursuivi le gouverneur.
    Le gouverneur estime que cette attaque qui a eu lieu à la veille de la fête de Tabaski, était mûrement planifiée par les assaillants qui cherchaient à s'approvisionner en denrées alimentaires.
    Les attaques terroristes se sont intensifiées, durant les derniers mois, autour du lac Tchad vaste étendue d'eau partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.
    Le 23 mars dernier, au moins 92 soldats tchadiens avaient été tués au cours d'affrontements avec les jihadistes de Boko Haram à Boma, dans la province du Lac.

  • Sahel/Bassin du lac Tchad : près de 300 civils tués par les mines et les engins explosifs

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    L’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a alerté mardi sur le nombre croissant d’incidents mortels causés par les mines et impliquant des populations déracinées au Sahel et dans la région du lac Tchad.
    Une tendance constatée depuis le début de l'année 2020, a précisé l'ONU sur son site.
    « Bien que les cibles visées par de nombreux groupes armés antigouvernementaux et non étatiques semblent être les forces de sécurité, de plus en plus de civils sont aveuglément tués et mutilés », a déclaré mardi le porte-parole du HCR Babar Baloch, lors d’un point de presse virtuel depuis Genève.
    Au Sahel et dans la région du lac Tchad, ce sont au moins 286 civils dont 9 réfugiés qui ont été tués par les mines et les engins explosifs depuis 2019, précise l'ONU, soulignant que le Nigéria et le Tchad sont les pays les plus touchés dans le bassin du lac Tchad.
    Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) constate également une tendance à la hausse dans le Sahel, rapporte encore l'ONU.
    Au Mali, la population civile représente près de la moitié des victimes des mines terrestres et des explosions d’engins improvisés dans tout le pays, indique la même source. Au moins 42 civils ont, ainsi, été tués dans 82 incidents entre janvier et mai de cette année principalement dans les régions de Mopti, Gao et Kidal.
    Le Sahel est confronté à l’une des crises de déplacement les plus importantes au monde. Des millions de personnes ont fui les attaques des groupes armés contre les civils, avec notamment des exécutions sommaires, le recours généralisé au viol des femmes et des attaques contre les institutions de l’État, y compris les écoles et les établissements de santé, rappelle l'ONU.
    Les mines représentent également un danger supplémentaire pour les réfugiés et les personnes déplacées qui fuient la violence et la persécution et constituent une entrave à leur droit de rentrer chez eux. Le HCR considère d’ailleurs les mines et les munitions non explosées comme des obstacles majeurs au retour dans la sécurité et la dignité. Elles représentent pour les réfugiés et les personnes déplacées qui rentrent chez eux un danger mortel pendant de nombreuses années après la fin du conflit.
    Le HCR appelle, à cet effet, à renforcer les efforts visant à atténuer les risques que les mines terrestres et les engins explosifs improvisés font peser sur les réfugiés et les personnes déplacées dans les régions du Sahel et du bassin du lac Tchad.
    Outre le nombre élevé de morts, de blessés et les séquelles infligées, y compris les dommages psychologiques, la présence d’engins explosifs entrave également l’accès aux moyens d’existence des populations locales tels que les pâturages, les champs, les fermes, le bois de chauffage ainsi que les infrastructures communautaires. Ils affectent également l’acheminement de l’aide humanitaire et les activités de développement, souligne l'ONU.

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