Taza Khurmatu

  • Irak : Six morts dans une attaque de l'Etat islamique

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    Venus éteindre un incendie dans des champs de blé du nord de l'Irak, six personnes, trois policiers et trois adolescents, ont été tuées lundi par des tirs de jihadistes de l'État islamique (Daech) près du village de Sami Al-Asi dans le district de Taza Khurmatu, a affirmé un responsable local. 

    Une voiture de police arrivant ensuite sur les lieux de l'attaque a elle aussi essuyé des tirs et une bombe a explosé à son passage, a déclaré à l'AFP Hussein Adel, directeur du district de Taza Khurmatu, au sud de Kirkouk. "L'Etat islamique a incendié des zones agricoles", a indiqué M. Adel. "Quand des policiers et des civils sont venus éteindre le feu, ils ont été attaqués par des éléments de l'Etat islamique qui ont tué trois policiers et trois adolescents", a-t-il ajouté, précisant qu'un civil était porté disparu. L'incendie allumé par les jihadistes a également détruit une moissonneuse-batteuse.

    Une source de sécurité a de son côté rapporté "une attaque perpétrée par des éléments de l'Etat islamique contre des paysans qui récoltaient leur blé". Les jihadistes ont mené l'attaque, « profitant de l'énorme tempête de sable qui recouvrait la région. 

    Les autorités irakiennes ont proclamé leur victoire contre l'Etat islamique fin 2017. Même après avoir été défaits, les jihadistes continuent cependant de perpétrer des attaques meurtrières en Irak et en Syrie voisine où ils avaient également sévi pendant des années.

    Ces dernières années, les jihadistes ont aussi incendié des dizaines de champs dans ces deux pays et revendiqué cette méthode sur leurs canaux de communication. En 2019, plus de 200 incendies avaient réduit en cendres quelque 5.000 hectares de culture dans le nord irakien. Certains incendies ont été imputés aux jihadistes. D'autres pouvaient être le fruit de conflits pour la terre, entre grands propriétaires ou tribus.

    Après trois années de sécheresse et avec des zones cultivables réduites de moitié, les Irakiens surveillent leurs récoltes de blé. 

    En Irak, l'Etat islamique "a maintenu sa capacité à lancer des attaques à un rythme régulier", reconnaissait un rapport onusien publié en janvier 2022. "Exploitant la frontière poreuse" entre l'Irak et la Syrie, l'organisation jihadiste conserverait "entre 6.000 et 10.000 combattants dans ces deux pays, où elle forme des cellules et entraîne des agents", selon ce rapport.