Task Force Takuba

  • La région du Sahel sur les traces du scénario afghan (Analyse)

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    (Mustapha Dalaa)
    La chute de l’Afghanistan aux mains des Taliban menace d’embraser davantage la région du Sahel, concomitamment avec la recrudescence des attaques armées perpétrées dans la région, en particulier au Mali, dont les Nations Unies avaient mis en garde quant à son éventuel effondrement, dès lors que la situation a franchi le seuil de la gravité.

    En effet, Iyad Ag Ghali, chef du « Groupe de soutien de l’islam et des musulmans » (GSIM), affilié à al-Qaida dans la région du Sahel, avait félicité, dans une vidéo enregistrée, diffusée depuis plusieurs semaines, le Mouvement des Taliban pour ses victoires remportées en Afghanistan.

    Fondateur du Mouvement « Ansar Eddin » - qualifié par nombre d’observateurs de « Taliban des Azawad » - Ag Ghali est l’un des principaux leaders des Touaregs au Mali.

    Ancien consul de l’Etat malien en Arabie Saoudite, Iyad Ag Ghali vise, actuellement, à cloner l’expérience des Taliban, qui ont récupéré le pouvoir en Afghanistan, après le retrait de l’armée américaine.

    Parmi les facteurs qui encouragent le chef touareg à rééditer la même expérience figure la faiblesse du régime malien. En effet, ce pays a été le théâtre de trois putschs depuis 2012, ainsi qu'une récente décision française prévoit de mettre fin à l’opération militaire « Barkhane » au Sahel et le retrait total du nord du Mali, à l’orée de l’année 2022. Il est prévu que les forces françaises se retirent progressivement des villes de Kidal, de Tombouctou et de Tessalit au début de l’année prochaine.

    Ag Ghali indique, que la décision de la France de se retirer du Mali et de mettre un terme à son opération militaire après signifie qu'elle a échoué à atteindre les objectifs qu’elle s’était fixés.

    Le retrait français du Nord du Mali aboutira logiquement à faire assumer la mission sécuritaire, en premier lieu, aux forces onusiennes, au nombre de 15 000, ainsi qu’à l’armée malienne, présente en effectifs moindres dans ces zones. De plus, l’Algérie, pays limitrophe du Mali (nord), sera également concernée, d’autant plus que ce pays avait déjà été l’objet d’une attaque d’envergure lancée par les groupes armés depuis le territoire malien.

    Un Etat menacé de dislocation
    La situation sécuritaire précaire, la recrudescence des attaques terroristes, l’absence d’une autorité élue et stable, la réduction du soutien international, le réchauffement climatique qui génère des retombées en termes de sécheresse et d’inondations inattendues, et les conflits tribaux entre agriculteurs et nomades, sont autant de crises qui ne menacent pas uniquement le régime actuel de chute mais qui pourraient générer l’effondrement, voire la disparition de l’Etat.

    L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Mali, Alioune Tine, a déclaré, le 6 août courant, que « la propagation rapide de la violence au Mali menace la pérennité de l’Etat en soi. La grave et durable détérioration de la situation sécuritaire a dépassé le seuil de la gravité ».

    Au terme d’une visite de 11 jours au Mali, l’expert onusien a souligné que « L’Etat faible et impuissant fait face à une grande difficulté pour assumer le rôle qui est le sien, s’agissant notamment de la protection de la population civile contre le danger que représentent les groupes armés qui prolifèrent partout dans le pays ».

    Le 27 juillet dernier, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) avait revendiqué huit opérations armées commises contre les forces onusiennes, l’armée malienne et les unités françaises durant le même mois.

    Le GSIM est une coalition d’organisations terroristes, en l’occurrence, l’organisation d’al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), le régiment des Mourabitoune (qui a fait scission de l’AQMI), le Front de Libération de Macina et le groupe Ansar Eddine.
    De plus, l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) évolue dans la région de Gao, proche des frontières avec le Niger et ses attaques sont plus sanguinaires et plus violentes.

    Une dangereuse spirale de violence
    Le Mali n’est pas le seul pays de la région à souffrir de la grave menace sécuritaire. En effet, le Niger et le Burkina Faso partagent les mêmes risques, en particulier, dans la zone du « Triangle frontalier ».
    Durant le mois d’août, la zone du « Triangle frontalier » s’est transformée en des « marécages de sang », des suites des attaques armées qui ont fait pas moins de 250 morts, dont des femmes et des enfants.

    Le 18 août, une attaque perpétrée par quelque 400 éléments armés non-identifiés, contre un convoi dans le nord du Burkina-Faso, avait fait 120 victimes, dont 65 civils et 55 militaires. 58 assaillants ont péri dans cette attaque, selon des sources locales et médiatiques.

    Au Mali, 51 civils ont été tués dans une opération armée lancée, le 8 août contre trois villages situés dans la région de Gao, à proximité des frontières avec le Niger. Le 19 du même mois, ce sont 15 soldats maliens qui furent victimes d’une opération similaire dans le centre du pays.

    Le Niger aussi a été touché de plein fouet par la folie sanguinaire des groupes armés. En effet, trente-sept civils, dont seize enfants, ont été assassinés lors d’une attaque commise, le 14 août, dans la région de Tillabéri, située dans le fameux « Triangle frontalier ».

    Le 21 août, des éléments armés ont attaqué à nouveau la mène zone, faisant 17 morts, tous des civils.

    Quelques jours auparavant, le 11 août, des assaillants armés ont tué quinze civils près des frontières du Niger avec le Mali.

    Les armées du Mali, du Niger et du Burkina Faso, appuyées par 1200 soldats tchadiens et des soldats mauritaniens, dans le cadre de la Coalition G5 Sahel, en plus de 5100 militaires français et 15000 soldats onusiens, des centaines d’éléments des forces spéciales européennes (Opération Takuba) et des centaines de membres des forces américaines déployés dans les Etats du Sahel, ne sont pas parvenus à stopper le bain de sang qui secoue la région du Triangle frontalier.

    La situation est extrêmement dangereuse et le Mali, théâtre de deux coups d’Etat en 2020 et en 2021, semble le maillon faible parmi les pays du Sahel.

    L’Organisation al-Qaida s’apprête, d’ailleurs, à proclamer un « émirat islamique » dans le nord du Mali, à l’instar de ce qui se passe en Afghanistan, et ce avant même le parachèvement du retrait français de la région, au début de l’année 2022.

    Cette situation a poussé l‘Algérie à faire part de son « inquiétude quant à la reprise et à la recrudescence du rythme des graves attaques terroristes » dans plusieurs Etats du Sahel au cours des semaines écoulées.


    Les Touaregs peuvent entraver le projet d’al-Qaida
    A l’exception de la branche Ag Ghali, les Mouvements armés Touaregs (Amazighs) et arabes (Azawad), déployés dans le nord du Mali, sont en mesure d’avorter le projet d’al-Qaida visant à proclamer un « Emirat islamique » qui pourrait s’étendre jusqu’au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

    L’Algérie pourrait envisager d’intervenir pour empêcher la mise en place d’une alliance entre les Mouvements Touaregs et Azawad d’une part et l’organisation d’al-Qaida d’autre part, comme cela s’était passé en 2012, comptant en cela sur sa fine connaissance des tribus de la région, qui constituent une extension humaine, au-delà de ses frontières, en Afrique sub-saharienne.
    Cette réalité est parfaitement saisie par les Nations Unies dans le but d’empêcher la chute du Nord du Mali dans l’escarcelle d’al-Qaida ou dans le giron de Daech, après le retrait de l’armée française de la région.

    Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le diplomate mauritanien El-Ghassim Wane , a mis l’accent sur l’importance capitale que revêt l'Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger de 2015, "devenu inéluctable pour garantir une stabilité durable au Mali".

    Le responsable onusien a ajouté que c’est à la faveur de l’application de l'Accord d’Alger que les parties signataires sont convenues, pour la première fois au Mali à « faire taire les armes ».
    Néanmoins, ce que ne dit pas clairement Wane c’est que les atermoiements de Bamako à mettre en œuvre certains points de l'Accord d’Alger pourraient inciter les Touaregs à se rebeller à nouveau et, pourquoi pas, à s’allier avec les groupes djihadistes pour se séparer du Mali.

    Toutefois, ce scénario est peu probable dans la mesure où les groupes djihadistes s’étaient déjà rétractés des accords passés avec les mouvements rebelles, Touaregs et Azawad, après l’expulsion de l’armée malienne des villes du nord, en 2012, pour s’emparer seuls de l’ensemble de la région.

    La réédition du scénario afghan dans la région du Sahel n’est pas exclue, si les pays de la zone et leurs composantes tribales majeures ne s’activent pas à contrer ce projet avec l’aide des pays limitrophes. Toutefois, al-Qaida et Daech diffèrent dans leur philosophie de combat des Taliban qui demeure un groupe local, tandis que les deux autres organisations ne reconnaissent pas les frontières nationales.

  • Mali : trois militaires tués et deux blessés dans une explosion au nord

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    Trois soldats maliens ont trouvé la mort et deux autres ont été blessés, dimanche 15 août 2021, dans une explosion à Menaka, dans le nord du Mali, ont indiqué les Forces armées maliennes (FAMa) dans un communiqué.

    "Un véhicule FAMa de l'escorte des CDTs entrant et sortant du Secteur-1, en partance pour l'aéroport de Ménaka, a sauté sur un IED (engin explosif imporvisé) ce dimanche 15 août 2021 vers 14h30", a indiqué le communiqué publié par l'armée malienne.

    "Les blessés ont été stabilisés au niveau du rôle 2 de la force Takouba en attendant leur évacuation sur Gao par la Minusma", a ajouté la même source.

    Pour rappel, depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d'attaques terroristes, notamment au nord et au centre du pays.

  • Mali : La France suspend ses opérations militaires conjointes avec l'armée malienne

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    Paris a fini par taper du poing sur la table: échaudée par le nouveau coup d'Etat au Mali, la France a annoncé jeudi la suspension de ses opérations militaires conjointes avec Bamako, pour tenter de pousser la junte au pouvoir vers la transition politique exigée par la communauté internationale.

    "Des exigences et des lignes rouges ont été posées par la Cédéao et par l'Union africaine pour clarifier le cadre de la transition politique au Mali", et "dans l'attente de ces garanties, la France (...) a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit", souligne le ministère français des Armées dans un communiqué transmis à l'AFP. "Ces décisions seront réévaluées dans les jours à venir au regard des réponses qui seront fournies par les autorités maliennes", conclut le ministère alors que le Mali, secoué par deux coups d'Etat en neuf mois, est un pays clé de la lutte anti-jihadiste au Sahel, dans laquelle la France est très impliquée.

    Par cette décision, Paris manifeste sur le terrain sa condamnation du coup d'Etat, et tente d'appuyer les pressions de la communauté internationale sur les militaires putschistes du Mali pour obtenir un retour du pouvoir aux mains de civils à l'issue d'élections prévues courant 2022.

    La France emboîte le pas aux Etats-Unis, dont le département d'Etat a suspendu dès la fin mai l'assistance aux forces de sécurité et de défense du Mali. La force française Barkhane, forte de 5.100 militaires au Sahel, continuera d'opérer mais pour l'heure en solo, précise-t-on au ministère des Armées.

    En revanche, la force "Takuba" initiée par la France, composée d'unités de forces spéciales européennes et censée former l'armée malienne au combat face aux jihadistes, compte parmi les activités suspendues.

    Désengagement déjà prévu
    Il existe "un risque" que le nouveau coup de force au Mali dissuade des pays européens de rejoindre le front antijihadiste au Sahel, reconnaissait la semaine dernière une source diplomatique.

    La coopération avec les forces maliennes est un des piliers de l'action menée par la France dans ce pays, où elle maintient une présence ininterrompue depuis huit ans.

    Le président français Emmanuel Macron avait averti dimanche que la France retirerait ses troupes si le Mali allait "dans le sens" d'un islamisme radical, en référence à la volonté d'une partie des dirigeants maliens de négocier avec les jihadistes. Mais en réalité, la question de l'avenir de la présence militaire française au Sahel était déjà posée avant le nouveau coup de force du colonel Assimi Goïta. Avant même ce second coup d'Etat, la France comptait d'ores et déjà amorcer à partir de l'été un désengagement progressif de ses troupes engagées dans une opération coûteuse humainement et financièrement, moins d'un an avant l'élection présidentielle française, et à l'heure où les armées mobilisent des moyens grandissants face aux menaces de conflits de haute intensité.

    Après avoir envisagé d'alléger l'empreinte militaire française au Sahel dès le début de l'année, Emmanuel Macron avait finalement renoncé en février à réduire "dans l'immédiat" les effectifs de la force Barkhane, tout en laissant la porte ouverte à une prochaine réduction de voilure, dont les plans devaient être actés en Conseil de défense courant juin.

    "Par-delà la position de principe, on peut se demander si cette décision n'est pas une façon pour la France de mettre en récit le désengagement de Barkhane, dont chacun sait qu'il va se produire. En d'autres termes, le non-respect du processus démocratique n'est-il pas un prétexte pour réduire un dispositif dont les jours étaient comptés de toute façon ?", réagit auprès de l'AFP Elie Tenenbaum, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI).

    Lors du premier coup d'Etat, le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, accusé de corruption et d'impuissance face à l'insécurité, avait été renversé après plusieurs mois de manifestations antigouvernementales. Mais la junte s'était engagée à une transition vers un pouvoir civil dans les 18 mois. En mai, les militaires, mécontents d'une recomposition du gouvernement décidée suite à une contestation grandissante, ont arrêté le président et le Premier ministre.

    La Cour constitutionnelle a ensuite déclaré chef de l'Etat et président de transition le colonel Assimi Goïta, homme clé dans l'actuelle crise politique.

  • Mali : La force conjointe européenne Takuba visée par une mine - Trois soldats suédois blessés

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    Selon plusieurs sources locales « la force conjointe européenne Takuba a été visée par une mine (IED), mercredi 21 avril 2021 vers 21h30. L'incident a eu lieu à 2km au nord ouest du camp commun de la MINUSMA et de la Menaka. 

    3 militaires suédois ont été légèrement blessés par l'explosion. Il s'agit de la première explosion visant la force conjointe européenne Takuba depuis son déploiement.

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  • Mali : La Task Force Takuba et l'armée malienne neutralisent un Groupe Armé Terroriste

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    ATT.E.B

    Les forces spéciales "Drapeau de la France" et "Drapeau de l'Estonie" du TG n°1 de la Task Force Takuba et les FAMa_DIRPA (armée malienne) de l’ULRI n°1 ont surpris et neutralisé un groupe armé terroriste (GAT) en pleine progression.
     
    Cette action a notamment permis la libération d’un civil malien capturé le matin même. 

    Attaque de deux camps de l'armée malienne près de la frontière du Burkina Faso
    Par ailleurs, on a appris des sources de sécurité que les camps de l'armée malienne de Mondoro et Boulkessy, près de la frontière avec le Burkina Faso avaient été la cible d'attaques terroristes simultanées au cours de la nuit du samedi 23 au dimanche 34 janvier. Les affrontements ont duré jusqu'à 6 heures du matin.

    Le bilan pour le camp de Mondoro est de deux militaires tués et neuf autres blessés. Le camp a subi des dégâts matériels mais il a tenu bon et les assaillants ont été repoussés. Ils ont pris la fuite non sans avoir emmené avec eux des équipements militaires.

    Ce dimanche 24 janvier 2021, que les camps de  Mondoro et Boulikessi ont fait l’objet d’attaques terroristes simultanées. Selon les sources, des coups de feu ont été entendus jusqu’aux environs de 06H.
     
    A Boulkessi, on déplore morts parmi les militaires tandis que 5 corps des assaillants sont visibles sur le terrain. Les terroristes ont pris la fuite, abandonnant sur place une trentaine de motos. 

  • Mali : Nouvelle attaque contre un convoi de Barkhane - 2 soldats français tués, dont une femme. Un troisième blessé

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    Samedi 2 janvier 2021, un convoi de Barkhane a été frappé par un IED en début d’après midi au niveau de la localité de Tabangoute à 2km au nord de la ville de Menaka. Deux militaires français du 2eme Régiment de Hussards de Haguenau ont été tués. Il s'agit du Sergent Yvonne HuyNh (33 ans) et du Brigadier Loïck Risser (24 ans). Un troisième soldat, blessé, a été évacué vers Gao. Ses jours ne sont pas en danger. Le Sergent Yvonne HuyNh est la première Française à mourrir au Sahel. C'est la deuxième attaque mortelle en moins d'une semaine. 
     
    A noter que es Tchèques de la TaskForce Takuba doivent s'installer dans le secteur de Menaka. Cette zone est connue pour être un théâtre d'opérations du Groupe de Soutien de l'Islam et des Musulmans (GISM), lié à al-Qaïda dans le Maghreb Islamique. 

    Nos condoléances aux familles et aux camarades des militaires tués au combat.

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