Tarmiyah

  • Irak : Deux soldats irakiens, dont un officier, et deux jihadistes de l'Etat islamique tués au nord de Bagdad

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    Deux soldats irakiens, dont un officier, ont été tués mardi par un kamikaze qui s'est fait exploser lors d'une opération antiterroriste dans une zone au nord de Bagdad où le groupe État islamique dispose de cellules, a-t-on appris de source sécuritaire.

    Les deux soldats faisaient partie d'un détachement qui menait un raid antiterroriste dans les vergers de Tarmiya, une municipalité rurale située au nord de la capitale que les forces de sécurité irakiennes ont toutes les peines du monde à sécuriser. Pendant l'opération, un kamikaze "a déclenché sa ceinture explosive, tuant un commandant, un autre soldat et en blessant trois autres", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire au sein du ministère de l'Intérieur sous couvert d'anonymat.

    Un deuxième kamikaze "a tenté de se faire exploser, mais les soldats l'ont tué" avant qu'il n'ait le temps de déclencher ses explosifs. En 2017, l'Irak a déclaré sa "victoire" militaire contre l'État islamique (EI) mais les jihadistes sont toujours actifs dans plusieurs zones, à l'ouest et au nord de Bagdad, et notamment à Tarmiya. Dans cette zone, ils profitent des buissons, palmeraies et autres fossés pour se terrer et lancer des attaques sporadiques, en particulier contre les forces de l'ordre.

    L'armée irakienne ratisse régulièrement les zones où l'EI est présent. Mardi, le porte-parole du Commandement militaire irakien, Yahya Rassoul, a affirmé qu'une récente opération de l'armée dans la province septentrionale de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, avait conduit à l'élimination "de 43 éléments de l'État islamique".

    Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" autoproclamé être renversé sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays, respectivement en 2017 et 2019. En Irak et en Syrie, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après un rapport de l'ONU sorti l'an dernier.

  • Irak : Les services de renseignement découvrent une cache de Daech au nord de Bagdad

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    Lundi 7 février 2022, les services de renseignement militaires irakiens ont découvert une cache de l'Etat islamique dans le district de Tarmiyah, au nord de la capitale, Bagdad.

    Une source de sécurité a déclaré que le repaire a été découvert dans une zone agricole, difficile à repérer, et que les membres de l'Etat islamique l'utilisaient comme gite temporaire pour eux-mêmes et les kamikazes. Le gite était un campement de tentes au milieu de la zone agricole.

    Les services de renseignement militaires comprenant le renseignement de terrain et le régiment de reconnaissance sont chargés de découvrir les repaires de l'organisation islamique à partir desquels les jihadistes lancent leurs coups de main.

    Les informations indiquent la présence d'un grand nombre de caches dans le district de Tarmiyah, jusqu'aux zones s'étendant au sud du gouvernorat de Salahuddin.

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  • Irak : La coalition de milices chiites pro-iraniennes s'affrontent à des éléments de Daech au nord de Bagdad

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    Le Hashd al-Chaabi, une coalition de groupes chiites para-militaires irakiens pro-iraniens,  en coopération avec la 59e brigade de la sixième division de l'armée irakienne, affrontent les cellules de l'Etat islamique dans le district de Tarmiya, au nord de Bagdad. Vidéo des combats.

    L'un des principaux dirigeants de l'Etat islamique dans la région aurait été tué au cours des affrontements.

    L'opération conjointe serait une réponse à la récente attaque terroriste dans le nord de Bagdad. Le 31 juillet, l'explosion d'une bombe avait tué au moins deux personnes et blessé neuf autres. L'engin piégé avait explosé près d'un marché populaire du district de Tarmiya.

    Les jihadistes de l'Etat islamique ont multiplié leurs attaques dans diverses régions ces derniers temps.

    Le 9 août, des militants de l'Etat islamique ont attaqué un poste de contrôle de l'armée irakienne dans la ville de Makhmour, dans le gouvernorat d'Erbil.

    L'attaque aurait été déjouée et l'armée irakienne a réussi à faire exploser la moto du kamikaze avant qu'elle n'atteigne le poste de contrôle situé non loin du centre-ville.

    L'Etat islamique constitue toujours une menace pour la sécurité de l'Irak, car ses cellules dormantes restent nombreuses dans le pays.

     

     

  • Irak : Sept morts dans des combats entre l'Etat islamique et forces de l'ordre

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    Au moins sept combattants ont été tués dans des affrontements, samedi 20 février, au nord de Bagdad entre des membres de l'Etat islamique (Daech) et les forces de sécurité lors d'un raid contre l'organisation islamiste radicale.

    "Nous avons reçu des informations selon lesquelles l'Etat islamique tenait une réunion dans une maison pour planifier des attaques et des attentats suicide dans la capitale Bagdad", a déclaré à des journalistes le général Ahmad Salem, chef du commandement des opérations de Bagdad.

    Une force conjointe des forces de la 54e BDE, 6e Division de l'armée irakienne, et de combattants tribaux loyalistes a attaqué, sur la base de renseignements, un repaire de jihadistes situé à Basateen al-Tabi, district de Tarmiyah, dans les plaines de Tarmiyah, selon un communiqué de l'armée. Les affrontements qui ont suivi ont tué cinq jihadistes et deux membres des tribus loyalistes. Après un ratissage des lieux, le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi est arrivé sur place et a rencontré de hauts commandants militaires.

    Le raid est intervenu près d'un mois après que deux kamikazes aient tué plus de 30 personnes sur une place bondée de Bagdad, l'attaque la plus sanglante  dans la capitale irakienne en trois ans. Les kamikazes s'étaient infiltrés à Bagdad depuis le nord et l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque. Quelques jours plus tard, plus de 10 combattants du Hashd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites intégrés à l'Etat, étaient tués dans une embuscade de l'Etat islamique, également au nord de la capitale.

    Depuis, les forces de sécurité ont intensifié leurs efforts pour traquer au nord de Bagdad les cellules dormantes de l'Etat islamique. Le Premier ministre a annoncé le 28 janvier l'élimination d'Abou Yasser al-Issaoui, présenté comme le dirigeant en Irak du groupe jihadiste. Début février, les forces de sécurité ont tué un autre chef de l'Etat islamique qui, selon elles, avait aidé à transporter les deux kamikazes à Bagdad.

    Par ailleurs, On a appris, samedi 20 février, qu'un membre important du Kataëb Hezbollah avait été tué par l'explosion d'une bombe artisanale dans la province de Babel. La milice Kataëb Hezbollah, affilie à l'Iran, est très présente dans le gouvernorat de Babel. 

    Fin 2017, l'Irak avait annoncé sa "victoire" face à l'Etat islamique après avoir chassé les jihadistes de tous les bastions urbains du pays. Dans leur guerre de trois ans contre les jihadistes, les forces irakiennes ont reçu l'aide cruciale de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. Les attaques de l'Etat islamique dans les zones urbaines ont considérablement diminué depuis lors, mais les troupes irakiennes continuent de combattre des cellules dormantes dans les zones montagneuses et désertiques.