Tall al-Abyad

  • Syrie : Escalade des attaques turques dans la province de Raqqah

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    Un drone turc kamikaze a frappé un avant-poste des Forces Démocratiques Syriennes (FDS - une coalition de groupes dominée par les Kurdes) dans le village de Qazali dans la région de Tel Abyad, au nord de Raqqah. Un membre des FDS a été tué. C'est la troisième attaque turque en moins de 24 heures dans les zones du nord de la province de Raqqah.

    Il y a quelques heures, l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a également rapporté qu'un drone de l'armée de l'air turque avait tiré un missile sur une voiture dans la ville d'Ain Issa, au nord de Raqqah, blessant deux personnes, dont une grièvement, qui a été transférée dans un hôpital de Raqqah.

    Il s'agit de la deuxième attaque de drone ciblant des zones contrôlées par les FDS au cours des 12 dernières heures.

    Le nombre d'attaques menées par des drones turcs sur les zones contrôlées par l'« Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie, AANES » depuis début 2022 a atteint 41. Ces attaques ont fait 30 morts, dont deux enfants et neuf femmes, et plus de 78 blessés. 

    Voici la répartition mensuelle des attaques de drones turcs en 2022 :
    - Janvier : Trois attaques ont fait trois morts et 13 blessés.
    - Février : dix attaques tuent huit personnes, dont deux enfants et une jeune combattante, et blessent 21 autres personnes.
    - Mars : Deux attaques blessent deux personnes.
    - Avril : 11 attaques font 6 morts dont 3 femmes et 19 blessés.
    - Mai : quatre attaques ont fait trois morts, dont une femme. Sept  autres personnes sont blessées.
    - Juin : Trois attaques ont fait un mort et cinq blessés parmi les combattants kurdes.
    - Juillet : Huit attaques font neuf morts, dont quatre femmes, et 11 blessés.

  • Syrie : affrontements entre les FDS (kurdes) et les forces pro-turques, au moins 6 victimes

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    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis se sont heurtées à des militants soutenus par la Turquie à Tal Tamr, dans le nord-est de la Syrie, dans la matinée du mercredi 22 décembre. Au moins quatre civils et deux combattants ont été tués.

    Aram Hanna, porte-parole des FDS, a révélé au journal que les violences avaient commencé la nuit précédente, expliquant que les forces turques, ainsi que des milices locales pro-turques, avaient participé aux affrontements. « La campagne occidentale de [Tal Tamr] a été ciblée hier soir. Ce matin, les régions du Nord, les villages de Tal Juma', Um Al-Keif et Tal Taweel ont été bombardés », a déclaré Hanna, ajoutant que des affrontements au sol dans les mêmes villes avaient également commencé dans la matinée du 22. Les FDS n'ont signalé aucune victime, a ajouté le porte-parole. On ne sait pas quelles forces soutenues par la Turquie participaient aux combats, mais la zone est contrôlée par l'Armée nationale syrienne (ANS), qui sont des forces pro-turques composées d'anciens éléments de l'opposition syrienne. Dans ce contexte, Il est important de souligner que Tal Tamr est un sous-district de la province d'Al-Hasakeh, et est placé sous le contrôle des SDF. Cependant, il y a des affrontements fréquents avec les combattants pro-turcs, qui contrôlent le territoire environnant.

    En octobre 2019, l'ANS, avec le soutien de l'armée turque, avait pris le contrôle de vastes zones dans le nord-est de la Syrie, notamment Ras Al-Ayn et Tall Abyad. L'opération militaire, baptisée Opération "Source de Paix" par la Turquie, avait provoqué le déplacement de plus de 275 000 civils. 

    Tal Tamr est soumis à des bombardements relativement fréquents par l'ANS, malgré un cessez-le-feu chaotique entre la Turquie et les FDS. La Turquie considère les FDS comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe séparatiste kurde considéré comme terroriste par la Turquie,  l'Union européenne et les États-Unis. 

    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). 

    Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les djihadistes. Leurs opérations ont été majoritairement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. La Turquie, pour sa part, s'oppose à la présence des FDS dans la zone frontalière syro-turque. 




  • Syrie : L'Armée turque pilonne les positions des Forces Démocratiques Syriennes (FDS)

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    Vendredi 3 décembre, de violents affrontements ont éclaté entre les forces turques et les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le nord de la province syrienne de Raqqa.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme b(OSDH), des rebelles syriens soutenus par la Turquie ont lancé une attaque contre plusieurs positions des FDS près du village de Saida, situé à l'ouest de la ville d'Ain Issa, le long de l'autoroute stratégique M4.

    L'attaque a coïncidé avec de violents bombardements turcs à la périphérie de Saïda et plusieurs positions sur l'autoroute M4. L'armée turque annonce que ses forces spéciales ont mis hors de combat 5 combattants kurdes.

    L'armée arabe syrienne (AAS) et la police militaire russe, qui maintiennent un réseau de positions dans la région, ne sont pas intervenues.

    L'attaque turque contre Saïda semble limitée. Les forces turques ont peut-être lancé l'attaque afin de tester les défenses des FDS dans la région.

    Selon plusieurs rapports récents, l'armée turque et ses alliés syriens se préparent à lancer une opération à grande échelle contre les FDS dans différentes parties du nord et du nord-est de la Syrie. Ain Issa serait parmi les cibles de l'opération.

  • Syrie : Combats fratricides entre rebelles syriens pro-turcs dans le nord de la Syrie

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    L'agence de presse syrienne "SANA" a fait état de la reprise des combats entre des groupes rebelles syriens pro-turcs, dans le nord de la province de Raqqa. Les combats ont commencé lundi après-midi. Des groupes opposés appartenant à la division Hamza se sont affronté dans le centre-ville d'Afrin, faisant de nombreux morts et blessés, y compris parmi les civils. Les deux camps ont utilisé des armes légères et moyennes, y compris des RPG. 

    Des sources locales ont déclaré que des "mercenaires des forces d'occupation turques du  "corps d'Al-Majd" ont tiré à la  mitrailleuse et aux missiles, des voitures appartenant à la soi-disant "police militaire" également affiliée à l'armée turque à proximité du village de Tal Fender dans la région de Tal Abyad.

    Les sources ont souligné que les affrontements résultent de la rivalité pour contrôler les routes de contrebande avec les territoires turcs.
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  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) visent des fortifications de rebelles pro-turcs au nord de Raqqa (vidéo)

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    Dimanche 4 juillet 2021, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition dominée par les Kurdes, ont annoncé que leurs combattants avaient mené une série d'opérations contre les forces turques dans le nord-est de la Syrie.

    Une vidéo des opérations montre sept frappes avec des missiles guidés antichars sur des fortifications et des véhicules des forces turques près de la ville de Tell Abyad dans la campagne nord de Raqqa.

    Selon les FDS, huit rebelles syriens pro-turcs ont été tués dans les opérations, qui ont également vu la destruction de deux tranchées, de deux caméras de surveillance thermique, de deux véhicules militaires et d'un char de combat.

    Les FDS ont déclaré que les opérations étaient une réponse à une série d'attaques menées par les forces turques dans la campagne du nord de Raqqa entre le 21 juin et le 1er juillet. La plupart des attaques visaient la ville d'Ain Issa et des villages situés sur l'autoroute M4.

    L'armée turque et ses mandataires ont occupé une longue bande de terre entre Tell Abyad dans le nord de Raqqa et Ain Issa dans le nord de Hassakeh dans le nord-est de la Syrie à la suite d'une bataille acharnée avec les FDS en octobre 2019. Depuis lors, la région est instable.

    Récemment, les FDS ont repris leurs opérations offensives contre les forces turques pour tenter de mettre fin aux attaques quotidiennes contre son territoire. Six militants soutenus par la Turquie ont été tués ou blessés lors d'une récente attaque du groupe dans au nord de la province d'Alep.

  • Syrie: les FDS (Kurdes) prêts à remettre la ville d'Ain Issa menacée par les forces turques et pro-turques

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    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accepté de remettre Ain Issa, une ville du nord de la Syrie, aux forces du président Bashar al-Assad.
     
    C'est ce qu'a rapporté le quotidien al-Araby al-Jadeed , lundi 28 décembre, après des violents affrontements, qui ont débuté le 18 décembre entre les FDS et les rebelles syriens pro-turcs de  l'Armée syrienne libre (ESL ). Cette dernière reçoit le soutien de la Turquie, et est considérée comme l'un des groupes d'opposition armés les plus importants luttant contre les forces du président syrien, Bachar al-Assad.
     
    Ain Issa est une ville stratégique, située dans la province de Raqqa. Elle est située sur la route internationale M4, considérée comme une voie de communication particulièrement importante pour le nord de la Syrie et qui court parallèlement à la frontière avec la Turquie. C'est pourquoi, ces dernières semaines, la Russie, qui soutient Assad a exhorté les FDS à quitter la zone, afin d'éviter une nouvelle opération militaire turque dans le nord du pays.
     
    Bien que les FDS n'aient pas encore fait de commentaires officiels sur l'accord, un membre de la "Réconciliation nationale", Omar Rahmoun, affilié au gouvernement de Damas, a déclaré que, le soir du 27 décembre, une réunion avait eu lieu à la fin de la quelle les FDS avaient accepté de remettre Ain Issa aux forces d'Assad et à la police militaire russe. Les Forces Démocratiques Syriennes ont déclaré qu'elles commenceraient à se retirer de la ville d'ici quelques heures. Cependant, les termes de l'accord ne sont pas encore clairs et on n'a pas noté de signes concrets d'un retrait sur le terrain. 
     
    Entre temps, les tensions ne se sont pas encore retombées. Dans la matinée du 28 décembre, les rebelles pro-turcs ont encore effectué de nouveaux bombardements à l'artillerie lourde. Les bombardements ont pris pour cible les postes des FDS à Al-Mushairefah et Jahbel, près de la route internationale à l'est d'Ain Issa, ainsi que la zone d'Al-Silouma.
     
    Les Forces démocratiques syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-confessionnelle, composée en majorité de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations ont été principalement soutenues par les États-Unis, qui fournissent des armes et une couverture aérienne. De son côté, la Turquie refuse la présence des FDS à la frontière syro-turque, prétextant qu'elles sont affiliées au PKK, un mouvement indépendantiste kurde de Turquie. Les FDS ont pris Ain Issa en 2016 aux combattants de l'Etat islamique et la localité est depuis un avant-poste militaire des FDS.
     
    La Turquie, comme on l'a dit plus haut, s'oppose à la présence des FDS à sa frontière. C'est pourquoi, au fil des années, Ankara a mené plusieurs opérations. La dernière, surnommée «Source de la paix», remonte au 9 octobre 2019 et a permis à des groupes pro-turcs de prendre le contrôle de plusieurs localités du nord-est de la Syrie, notamment Tell Abyad et Ras al-Ain.
     
    Pendant ce temps, le conflit syrien en cours, qui a éclaté le 15 mars 2011, est maintenant entré dans sa dixième année. L'armée du régime syrien est assistée par Moscou et Téhéran, tandis que les rebelles reçoivent le soutien de la Turquie. La trêve annoncée par Moscou et Ankara le 5 mars pour la région du grand Edleb a été presque respectée ces derniers mois, à l'exception des violations sporadiques principalement commises par les forces gouvernementales syriennes et des attaques contre des patrouilles conjointes russo-turques sur la route internationale M4. Cependant, le cessez-le-feu a été accueilli avec scepticisme par les résidents, qui ont vu d'innombrables initiatives échouer ces dernières années, et craignent de voir bientôt de nouvelles offensives et une reprise des combats à grande échelle, Damas n'ayant jamais caché son intention de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire syrien.

  • Syrie : Un mort et des blessés lors de l'explosion d'un vélo piégé à Tal Abyad contrôlée par les Turcs

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    Une personne a été tuée et d'autres blessées, mardi, lorsqu'un vélo piégé a explosé dans la ville de Tal Abyad dans le gouvernorat de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, le véhicule a explosé dans le village d'Ali Bajlia dans la ville de Tal Abyad, tuant une personne âgée et blessant 3 personnes, dont un enfant.

    Lundi, l'observatoire a déclaré qu'un homme était mort de ses blessures, et 5 autres avaient été blessés par l'explosion d'une bombe sur le marché aux légumes de Ras Al-Ain.

    Il est à noter que Ras al-Ain et Tal Abyad font partie des zones sous le contrôle des factions de l'Armée Nationale Syrienne alliées à la Turquie.

    Ces factions accusent le régime syrien et les milices kurdes d'essayer constamment de menacer la sécurité du nord de la Syrie