Tahoua

  • Niger: 56 rebelles islamistes neutralisés et 13 autres arrêtés près de la frontière malienne

    Imprimer

    L'armée nigérienne a annoncé avoir neutralisé 56 terroristes et capturé 13 autres, mardi 22 décembre, en riposte à une embuscade contre un détachement militaire près de la frontière malienne.
     
    "Après l'embuscade d'hier (lundi) qui a coûté la vie de nos 7 vaillants soldats, les forces armées nigérienne ont mené une opération dans la zone qui a permis de neutraliser plusieurs terroristes", a indiqué l'armée nigérienne sur sa page Facebook.
     
    A l'issue de cette opération 56 terroristes ont été neutralisés, 13 autres ont été capturés et 36 véhicules ont été récupérés, a ajouté la même source.
     
    Lundi, un détachement de l'armée nigérienne était tombé dans une embuscade dans la localité de Taroum, dans la région de Tillaberi, près de la frontière avec le Mali.
     
    Selon un premier bilan fourni par l'armée, cinq militaires avaient été tués dans cette attaque et deux autres blessés.
     
    L'armée a indiqué avoir tué quatre terroristes au cours de cette attaque.
     
    Depuis le début du mois de décembre, les attaques terroristes se multiplient dans la région nigérienne de Tillaberi frontalière du Mali et du Burkina Faso.
     
    Vendredi 4 décembre, des hommes armés non identifiés avaient attaqué une position de l'armée nigérienne basée dans la zone de la Tapoua, près de la frontière avec le Burkina.
     
    Au moins deux militaires nigériens avaient été tués dans cette attaque et deux autres portés disparus.
     
    Le 1er décembre, d'autres hommes armés non identifiés avaient tendu une embuscade à un véhicule de la garde nationale du Niger dans la localité de Banibangou près de la frontière malienne. Deux gardes avaient été tués et un autre porté disparu.
     
    Depuis 2017 la région nigérienne de Tillabéri est en proie à des attaques attribuées aux groupes terroristes qui sévissent dans le Nord du Mali. Toute la région a été placée en état d'urgence par le gouvernement.

    Lien permanent Catégories : NIGER, Tahoua, Taroum, Tillaberi 0 commentaire
  • Niger : L'Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) tend une embuscade à l'armée 5 soldats et 4 djihadistes tués

    Imprimer
    L'Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) a tendu une embuscade à un convoi de l'armée nigérienne (FAN) à Mogodyougou, près de Taroum, dans la région de Tillaberi. Le bilan provisoire est de 5 soldats tués et deux autres blessés, dont un dans un état grave. Trois véhicules de l'armée ont également été incendiés.
     
    Du côté des GAT (Groupes armés terroristes), le bilan est de quatre djihadistes tués et trois motos récupérées par l'armée.

    C'est la troisième attaque enregistrée depuis le début du mois de décembre courant dans la région nigérienne de Tillaberi frontalière du Mali et du Burkina Faso.
     
    Le vendredi 4 décembre, des hommes armés non identifiés ont attaqué une position de l'armée nigérienne basée dans la zone de la Taboua, près de la frontière avec le Burkina.
     
    Au moins deux militaires nigériens ont été tués dans cette attaque et deux autres ont été portés disparus.
     
    Le 1er décembre, d'autres hommes armés non identifiés ont tendu une embuscade à un véhicule de la garde nationale du Niger dans la localité de Banibangou près de la frontière malienne. Deux gardes ont été tués et un autre porté disparu.
     
    Depuis 2017 la région nigérienne de Tillabéri est en proie à des attaques attribuées aux groupes terroristes qui sévissent dans le Nord du Mali.
     
    Toute la région a été placée en état d'urgence par le gouvernement.

    Epx1riVXEAATMTR.jpeg

     
  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

    Imprimer

    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand)

    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.