Syrte

  • Libye: les milices de Tripoli s'opposent aux résultats du Forum de dialogue politique

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    La «Force de protection de Tripoli» a publié une note dans laquelle elle rejetait les résultats obtenus par le Forum de dialogue politique concernant les mécanismes de nomination des futurs organes exécutifs temporaires.
     
    L'information a été donnée le 21 janvier par le quotidien al-Arab , faisant référence à une communication publiée la veille. La Force de protection de Tripoli est une coalition de groupes armés formée le 18 décembre 2018, à la suite de la fusion de quatre milices ralliées au gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA). La Force de protection de Tripoli est considérée parmi les plus importantes de la capitale libyenne et de la région de l'ouest. La dernière déclaration de cette coalition est intervenue après que la majorité des membres du Forum de dialogue politique ont voté en faveur du mécanisme proposé par l'ONU pour la formation du gouvernement et du Conseil présidentiel le 19 janvier. Ces deux organes temporaires devraient diriger la Libye pendant la période de transition, jusqu'aux élections du 24 décembre 2021.
     
    L'"attaque" de la Force de protection de Tripoli vise en particulier la Mission d'appui des Nations Unies (MANUL) et son envoyée intérimaire, Stephanie Williams, qu'elle accuse d'orienter la  politique libyenne vers des objectifs qui ne vont pas dans l'intérêt du pays, mais satisfont au contraire les intérêts d'un «petit cercle de partis qui ne pourront pas assurer la sécurité de la Libye». 
     
    La «déviation» commise, selon la Force de protection de Tripoli, est due à la «manière suspecte» dont les participants au Forum ont été choisis et à la manière dont les différentes propositions ont été présentées et votées. 
     
    L'ONU se défend en expliquant que son seul objectif est Pour le groupe de Tripoli,  d’instaurer la paix et la stabilité et de réaliser la transition démocratique souhaitée. 
     
    Selon certains analystes, l'opposition de la Force de protection de Tripoli au Forum de dialogue politique reflète une tentative plus large d'obstruer la voie politique et, surtout, d'empêcher la formation d'un gouvernement intérimaire qui aurait vraisemblablement son siège à Syrte et qui aurait la tâche conduire le pays aux élections. Les milices de Tripoli, rapporte al-Arab, craignent de perdre leur influence, notamment dans le cas d'un éventuel changement de siège du gouvernement.  
     
    Par ailleurs, selon les informations rapportées par le quotidien, la Turquie, alliée du GNA, jouerait également un rôle négatif, dû au fait qu'Ankara souhaite que l'actuel Premier ministre et chef du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, reste au pouvoir, afin de sauvegarder les accords signés le 27 novembre 2019 avec Tripoli, visant à intensifier la coopération dans le domaine de la sécurité et dans le secteur des activités maritimes dans la zone litigieuse de la Méditerranée orientale. Certains analystes émettent également l'hypothèse qu'Ankara chercherait à provoquer d'une manière ou d'une autre l'Armée Nationale Libyenne (ANL) dirigée par le général Khalifa Haftar, à entrer dans une nouvelle confrontation sur le terrain, afin d'élargir ou consolider les résultats obtenus pendant le précédent round.
     
    Stéphanie Williams, pour sa part, a déclaré que le consensus atteint d'abord le 16 janvier, à l'issue des pourparlers, puis le 19 janvier, date du vote sur le mécanisme, représentait une étape importante dans la voie politique libyenne vers la transition démocratique. Elle insiste pour que les parties poursuivent sur la feuille de route esquissée à Tunis en novembre 2020. La population libyenne  est face à une réelle opportunité de réunifier les institutions du pays, surmonter les divisions et les divergences internes. Cependant, selon le correspondant, il y a des "kleptocrates", des membres de la classe politique qui a dominé la scène libyenne pendant des années. Et ces "kleptocrates" tenteraient de préserver leur statu quo, ainsi que leurs intérêts personnels et c'est la raison pour laquelle ils tentent d'entraver le chemin vers les élections et, avant cela, le formation d'une autorité temporaire.

  • Libye : Une milice de Haftar attaque un camp des forces fidèles au Gouvernement d'Accord National (GNA) à Ubari

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    Les forces qui soutiennent le GNA ont annoncé, dimanche 6 décembre, qu'une milice fidèle au général Khalifa Haftar, chef de l'Armée Nationale Libyenne, avait visé l'un de ses camps dans la ville d'Ubari (964 km au sud de Tripoli), dans la région de Fezzan.

    Le porte-parole de la "Salle d'opérations de Syrte et d'e Jufra",(pro-GNA), Hedi Drah, a déclaré  qu'une force appartenant à la milice de Khalifa Haftar avait attaqué le camp d'Ali Kanna., déclenchant des combats entre les deux parties. Le porte-parole a ajouté que les forces pro-GNA s'étaient désengagées sans pour autant se retirer.

    "La force de l'assaut était commandée par le colonel Mohamed al-Hasnawi'', indique le porte parole.

    De son côté, un membre de la salle des opérations d'Ubari (pro-GNA), Majdi Bouhna, a déclaré que "la force d'assaut venait de la ville de Sebha et s'était positionnée dans la région de Jarma.

    Des combattants de l'Armée Nationale Libyenne (pro-Haftar) sont, arrivés à bord de 60 véhicules et  ont pris position pour assièger la zone et exigeant un retrait immédiat des forces pro-GNA. Ils sont commandés par le général de division Mabrouk Sahban, de la salle des opérations sud de l'ANL.

    A noter que ces combats ont lieu, le général Khalifa Haftar visite l'Egypte puis la France.

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    Il s'agit de la première attaque du genre lancée par l'Armée Nationale Libyenne du générl Haftar contre le camp ''Ali Kanna'' depuis l'arrêt de l'offensive de l'ANL pour s'emparer de Tripoli, en mai dernier.

    Ville d'Ubari
    La ville d'Ubari est située à proximité du champ pétrolier de Sharara, le plus grand du pays. Elle est aussi la deuxième plus grande ville du sud libyen après Sabha, et ses combattants se comptent par centaines, dont certains se sont battus dans la capitale Tripoli pour repousser l'offensive de l'ANL.

    Renforts turcs en Libye
    Une image satellite de la société Osint montre clairement la présence des six frégates et navires de guerre turcs dans la zone opposée à Abugrein, à l'ouest de Syrte, naviguant en deux formations distinctes.

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    En outre, ces derniers jours, l’armée de l’air turque a effectué des vols intensifs vers l’ouest de la Libye. Plus de 25 vols ont été effectués au cours de la période comprise entre le 28 novembre et le 4 décembre. par d’énormes avions cargo militaires A400.

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    Ces avions opérent entre les bases de Konya, Kayseri, Merzifon et Atatürk à Izmir et la base aérienne d'al-Watiya dans l'ouest de la Libye, et dans une moindre mesure au Misrata Air College où sont stationnées des forces turques et italiennes.

    Les images satellites ont montré une augmentation du volume des approvisionnements et de la présence militaire turque au cours de la période susmentionnée à la base aérienne d'al-Watiya et la présence de nouveaux équipements et armes, notamment des systèmes de défense aérienne de type Hisar, Kalkan et Hawk.

    Nouveau lot de mercenaires syriens pro-turcs
    La semaine dernière, l'envoyée de l'ONU, Stephanie Williams, a critiqué la présence continue de mercenaires en Libye, et a déclaré que leur nombre atteignait 20 000, faisant référence à la présence de forces étrangères sur 10 bases libyennes sans les nommer. Dans une déclaration de samedi, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement d'accord national (GNA) a défendu la présence militaire turque en Libye, affirmant qu'elle était «légitime en vertu d'un accord légitime». 

    Cependant, la majorité des mercenaires sont ceux envoyés par la Turquie depuis la Syrie, qui totalisent près de 15 000 selon le 26e rapport des Nations Unies sur les sanctions. En outre, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé qu'un nouveau lot de mercenaires syriens était arrivé en Libye ravivant ainsi les craintes d'une reprise de la guerre et un effondrement de l'accord militaire 5 + 5 entre les commandants du GNA et ceux de l'ANL, salué par la communauté internationale comme étant la clé de la paix en Libye. 

    L'Armée Nationale Libyenne (ANL), pro-Haftar, mobilisée
    Pour faire face à la menace, le général de division Ahmed Salem, commandant de la salle des opérations de Syrte Ouest / Karama du commandement général de l'Armée nationale libyenne (ANL), a ordonné à toutes les unités d'élever le niveau de préparation, de suspendre les permissions, d'empêcher le départ de véhicules militaires, et intensifier la surveillance en vue de toute «agression turque».

    Une source de l'Armée Nationale Libyenne (pro-Haftar)  a déclaré : «Nous sommes attachés à un cessez-le-feu conformément à l'Accord 5 + 5 et nous avons commencé à mettre en œuvre notre part dans l'accord, mais cela s'est heurté à une mobilisation turque sans précédent sur les terres, les mers et les airs. La Turquie a rejeté cet accord depuis le début et nous attendons la position des auteurs de l’Accord de Genève sur cette escalade. »

    Ces nouveaux développements ont lieu alors que tous les observateurs se concentrent sur Ghadames, alors que la Chambre des représentants (HoR) se prépare à son unification, dans le cadre du Forum de dialogue politique libyen (LPDF) et alors qu'un optimisme croissant laissait penser à une résolution de la crise.

  • Libye, le gouvernement de Tripoli (GNA) accuse Haftar : "Les mercenaires continuent de creuser des tranchées"

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    Le gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA), a accusé les forces de l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar de poursuivre des travaux défensifs. Il les accusent également d'atrocités après la découverte d'un nouveau charnier à Tarhuna. .

    Le porte-parole de la salle des opérations de Syrte et d'al-Jufra , Abdul Hadi Dara, a déclaré le 18 novembre que les forces de Tripoli continuaient à surveiller les mouvements de leur adversaire, l'ANL, ainsi que des groupes qui lui sont affiliés, et a noté que les mercenaires des milices soudanaises Janjawid et de la société privée russe Wagner continuaient de creuser des tranchées près de la ville côtière de Syrte et n'avaient pas encore quitté la base d'al-Jufra et la ville de Hun, dans le centre de la Libye . Par conséquent, a souligné le porte-parole Abdul Hadi Dara, l'accord de cessez-le-feu signé à Genève le 23 octobre par les délégations du Comité militaire mixte 5 + 5 ne peut pas encore être considéré comme mis en œuvre.

    L'un des points concerne le retrait des forces et des combattants de chacune des deux parties belligérantes, y compris des mercenaires étrangers, des fronts de combat et de Syrte et al-Jufra, deux endroits où une "bataille imminente" était attendue avant la trêve annoncée le 21 août. . De son côté, le gouvernement de Tripoli s'est déclaré prêt à respecter l'accord et le cessez-le-feu qui en a résulté, à condition que l'autre partie s'engage également à mettre en œuvre les dispositions. A cet égard, le GNA a souligné que l'ouverture de la route reliant Syrte et Misrata dépend du retrait des mercenaires et des opérations de déminage.

    En parallèle, l'Autorité générale de recherche et d'identification des personnes disparues en Libye a annoncé la découverte d'un nouveau charnier dans la ville de Tarhuna, ajoutant que des travaux sont actuellement en cours pour récupérer les corps dont le nombre n'est pas encore connu. . Le nombre de corps découverts à Tarhuna, depuis le 5 juin dernier, a atteint 27. L'une des dernières découvertes remonte au 15 novembre.

    La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) avait exprimé le 11 juin son "horreur" après la première découverte d'au moins 8 charniers dans la ville de Tarhuna, reprise par l'armée de Tripoli le 5 juin des forces de Haftar. La Mission a immédiatement appelé à des enquêtes rapides, efficaces et transparentes conformément au droit international,

    Au niveau politique, les acteurs libyens continuent de se mobiliser pour mettre en œuvre ce qui a été décidé lors des réunions de ces dernières semaines, notamment le Forum de dialogue politique accueilli à Tunis du 9 au 15 novembre. L'un des résultats est l'organisation des élections présidentielles et législatives pour le 24 décembre 2021. Il faudra tout d'abord désigner les membres des nouveaux organes exécutifs, à savoir une équipe gouvernementale et un conseil présidentiel.

    Le but ultime est de mettre fin à une situation d'instabilité persistante qui caractérise la Libye depuis le 15 février 2011, date qui a marqué le début de la révolution et de la guerre civile. En octobre de la même année, le régime du dictateur Mouammar Kadhafi est tombé, mais la Libye n'a jamais réussi à faire une transition démocratique, laissant deux camps s'affronter sur les fronts de bataille. D'une part, le gouvernement de Tripoli, né des accords de Skhirat du 17 décembre 2015, dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj et reconnu par l'ONU. De l'autre, le gouvernement Tobrouk, avec le général Haftar. Le gouvernement de Tobrouk a reçu le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l'Égypte, de la Russie et de la France. L'Italie, le Qatar et la Turquie, en revanche, soutiennent le gouvernement internationalement reconnu.

    Un premier cessez-le-feu remonte au 21 août et a été annoncé par le Premier Ministre al-Sarraj et la Présidente du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh. Cela a déclenché une forte mobilisation diplomatique aux niveaux régional et international qui a incité les délégations des deux parties belligérantes à se rencontrer à l'occasion de différentes conférences.

  • Libye: les pourparlers se poursuivent à Genève

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    Les pourparlers du Comité militaire 5 + 5, qui ont débuté le 19 octobre sous l’égide des Nations Unies, se poursuivent toujours à Genève. Parmi les derniers points abordés, il y a aussi la question des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères.

    Parallèlement, le mercredi 21 octobre, le Premier ministre du gouvernement d'accord national (GNA), Fayez al-Sarraj, et d'autres représentants de l'exécutif de Tripoli sont attendus à Rome.

    Le Comité militaire mixte est composé de cinq représentants de l'Armée nationale libyenne (ANL) et de cinq membres du gouvernement de Tripoli. C'est l'un des résultats de la conférence de Berlin du 19 janvier au cours de laquelle divers acteurs internationaux ont discuté des moyens possibles de résoudre le conflit et la crise en Libye. L'objectif principal est de parvenir à un cessez-le-feu permanent et de retirer tous les combattants non libyens de Libye. Celui en cours à Genève est le quatrième tour. Le dernier a eu lieu les 28 et 29 septembre en Egypte.

    Les Nations Unies ont proposé d'ajouter un point supplémentaire à l'ordre du jour des discussions, à savoir la "restructuration" des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères libyens. Cet organisme est lié au ministère de la Défense et sa mission est de sauvegarder les puits, les champs, les stations de pompage, les structures, les entrepôts, les usines et tout ce qui touche au secteur pétrolier. Les discussions sur la "garde pétrolière" interviennent après la réouverture des principaux champs pétrolifères du pays, dont les activités avaient été bloquées, depuis le 18 janvier, par des groupes locaux fidèles au général de l'ANL, Khalifa Haftar, et après la demande de mettre en place un comité visant à gérer les activités de production et d'exportation, ainsi qu'à partager équitablement les revenus pétroliers.

    La réalisation d'un cessez-le-feu permanent et la possibilité de faire de la ville côtière de Syrte et de la base d'al-Jufra deux zones démilitarisées seront évaluées, entre autres questions au centre des discussions. L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, qui participe aux pourparlers en tant que superviseur, a demandé aux délégués des deux parties en guerre d'ouvrir les points de passage frontaliers et de libérer les détenus. Williams a ensuite déclaré à l'ouverture de la troisième journée de pourparlers le mercredi 21 octobre, que les délégations participantes sont déjà parvenues à un accord sur certaines questions pertinentes, notamment l'ouverture de routes maritimes et terrestres et la nécessité d'encourager la désescalade militaire. En outre, après la formation d'un «gouvernement unifié», les parties ont convenu que les milices étrangères devront quitter les territoires libyens dans les 90 jours. Selon le correspondant, l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Libye est devenue inacceptable. L'atmosphère des pourparlers, a-t-on enfin souligné, continue d'être marquée par l'optimisme et la positivité, et les parties pourraient bientôt parvenir à un cessez-le-feu permanent.

    Les réunions du Comité 5 + 5 constituent l'une des trois voies à suivre pour ramener la paix et la stabilité en Libye, qui concernent les aspects politiques, économiques et militaires. Selon Williams, les pourparlers en cours à Genève pourraient avoir un impact positif significatif sur les "voies" politiques et économiques restantes. En outre, le cycle entrepris le 19 octobre sera suivi d'un forum politique qui se tiendra vraisemblablement en Tunisie en novembre. Son objectif sera de trouver un accord sur un cadre politique mondial, puis de conduire à des élections nationales.

    DERNIERE MINUTE : L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, a annoncé à la mi-journée du 21 octobre que les deux parties du dialogue 5 + 5 étaient parvenues à un accord sur la réouverture des routes terrestres et des vols intérieurs et sur la formation de la Garde des installations pétrolières.

    Depuis le 21 août, date à laquelle le Premier Ministre al-Sarraj et le Président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, ont annoncé un cessez-le-feu sur les fronts de combat libyens, la crise libyenne est au centre d'une large mobilisation diplomatique qui implique des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Les discussions déjà conclues ou en cours ont des objectifs spécifiques. En plus des réunions du Comité 5 + 5, Genève sera également le lieu choisi pour des discussions relatives à la voie «exécutive», visant à définir un nouveau gouvernement et de nouveaux organes exécutifs. Les dernières réunions à Bouznika, au Maroc, avaient pour objectif la nomination des soi-disant «positions souveraines», et enfin, lors des réunions du Caire, l'accent était et sera sur la voie constitutionnelle. La tâche des Nations Unies sera de combiner les résultats des différentes séances de dialogue et de formuler une seule déclaration finale.

    Parallèlement, le Premier ministre al-Sarraj, le ministre des Affaires étrangères du GNA, Mohamed Siala, et le ministre de l'Intérieur, Fathi Bashagha, sont attendus à Rome pour une visite qui durera vraisemblablement deux jours. et au cours de laquelle les représentants libyens rencontreront diverses personnalités de la scène politique italienne, dont le Premier ministre Giuseppe Conte et la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Les parties devraient discuter de la gestion des flux migratoires, de la coopération économique bilatérale et des derniers développements de la crise libyenne.

     

  • Libye: les forces du Gouvernement d'Accord National en alerte face à de possibles attaques à l'ouest

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    Le gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de Gouvernement d'Accord National (GNA), a mobilisé son armée dans la nuit du 8 au 9 octobre, en prévision d'une attaque des forces adverses, l'Armée nationale libyenne ( ANL), dirigées par le général Khalifa Haftar.

    L'organe de presse al-Arabiya a rapporté, sur la base d'une déclaration de l'opération militaire baptisée "Volcan de Rage", affiliée au GNA, que le vendredi 9 octobre, l'armée de Tripoli a été mise en état d'alerte pour faire face à une attaque éventuelle. Les instructions sont venues du ministre de la Défense de Tripoli, Salah Eddine al-Namrush, qui a reçu des informations sur une probable offensive de l'ANL dans des villes de l'ouest de la Libye. Al-Namrush, de retour la veille, le 8 octobre, d'une visite en Turquie, a adressé un télégramme urgent au commandant des régions militaires et à la salle d'opérations conjointes de la région occidentale,

    Ce sont des lieux repris par les unités pro-GNA aux forces commandées par le maréchal Khalifa Haftar, grâce au soutien d'Ankara entre les mois de mai et juin derniers. La localité de Tarhuna a été l'un des derniers bastions de l'ANL, dans l'ouest libyen, à avoir été conquis le 5 juin , ouvrant la voie à la sécurisation de la capitale Tripoli menacée par l'ANL. La ville de Gharyan, située à 100 km au sud-ouest de Tripoli, a été, ces dernières années, un centre opérationnel d'une importance significative pour l'ANL, ainsi que le quartier général opérationnel des opérations militaires menées par les forces de Haftar, au sud de la capitale. Cette localité a été reconquise par les forces pro-GNA le27 juin, portant un coup dur à l'ANL.

    Suite à l'avancée progressive des forces pro-GNA, à partir du 21 août dernier, les fronts de bataille libyens, tant à l'Est qu'à l'Ouest, ont connu une phase de trêve relative. Un arrêt des combats a été en effet annoncé par le Premier ministre et chef du Conseil présidentiel de Tripoli, Fayez al-Sarraj, et par le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, dans le but d'éviter une escalade violente dans la ville occidentale de Syrte et de Jufra, où une "bataille imminente" était attendue entre les deux forces rivales, elle-même soutenue par des acteurs extérieurs, notamment la Turquie et l'Égypte.

    Le cessez-le-feu a donné un nouvel élan à une large mobilisation internationale qui a vu divers acteurs, régionaux et non régionaux, se livrer à des séances de dialogue, dans le but ultime de parvenir à une résolution politique du conflit libyen. Dans ce contexte, le Conseil présidentiel du GNA , le 8 octobre, a souligné l'importance de la reprise du processus politique, économique et sécuritaire dans le pays, selon les résultats de la conférence de Berlin tenue le 19 janvier, avec l'objectif de parvenir à une résolution politique. Ces considérations sont intervenues lors d'une réunion au cours de laquelle les derniers développements politiques et militaires ont été examinés, ainsi que les «positions régionales et internationales» dans le contexte de la crise libyenne.

    La Libye vit dans une situation de grave instabilité depuis le 15 février 2011, date qui a marqué le début de la révolution et de la guerre civile. En octobre de la même année, le pays d'Afrique du Nord a alors assisté à la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi, mais n'a jamais réussi à réaliser une transition démocratique depuis. Il y a deux côtés qui se sont longtemps affrontés. D'une part, le gouvernement de Tripoli, né avec les accords de Skhirat du 17 décembre 2015, dirigé par Fayez al-Sarraj et reconnu par l'ONU. De l'autre, le Parlement exilé à Tobrouk, soutenu militairement par le général Khalifa Haftar.

  • Libye : Le président égyptien promet de débarrasser la Libye des terroristes

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    Le président égyptien Abd al-Fattah al-Sissi (photo) a déclaré que l'Égypte s'était engagée à aider les Libyens à se débarrasser des militants armés et des groupes terroristes. Il a appelé à la fin de «l'ingérence étrangère dans les affaires des États de la région».

    Il a fait cette déclaration lors de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui s'est tenue en mode vidéoconférence. Le chef de l'Etat a appelé la communauté internationale à mettre fin aux conflits armés.

    "Il est regrettable que le monde n'empêche pas les États qui soutiennent le terrorisme - en fournissant aux terroristes un financement, un abri, une arène pour la propagande politique", a-t-il dit, rappelant que pour l'Égypte la ligne Syrte-Jufra est une ligne rouge.

    L'Égypte, comme l'Arabie saoudite et la Russie, soutient le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle la partie orientale de la Libye. Le gouvernement d'accord national (GNA) bénéficie du soutien du principal adversaire régional des Égyptiens, la Turquie.

     

  • Libye: les pourparlers au Maroc et en Suisse sont terminés - Quels sont les résultats ?

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    Les pourparlers entre les membres du Gouvernement d'Accord National (GNA) de Tripoli et les représentants de la Chambre des députés (HoR) réfugiés à Tobrouk, sont terminés. Les participants ont annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord sur les critères et les mécanismes d'attribution de postes à des «positions souveraines». Parallèlement, la ville suisse de Montreux a également hébergé une réunion sur la crise libyenne.

    Le cycle des réunions au Maroc a commencé le 6 septembre dans la ville marocaine de Bouznika. Il avait pour but de "stabiliser le cessez-le-feu et d'ouvrir des négociations pour résoudre les différends entre les factions libyennes". Les participants sont des membres du Haut Conseil d'État du gouvernement de Tripoli (G, et des membres de la Chambre des Députés (HoR) installée à Tobrouk et liée à l'Armée nationale libyenne (ANL) et à son chef Khalifa Haftar.

    En marge de la dernière journée de pourparlers, le 10 septembre, une déclaration officielle commune a été publiée , dans laquelle les participants ont indiqué qu'ils étaient parvenus à un accord sur l'attribution des postes souverains, conformément à l'article 15 de l'accord de Skhirat, et a confirmé son soutien aux résultats obtenus lors de la conférence de Berlin du 19 janvier 2020 et, en particulier, à une solution politique à la crise libyenne, selon les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies. En outre, il a été déclaré que les entretiens de Bouznika étaient caractérisés par une atmosphère "fraternelle et amicale", ainsi que par le consentement et la compréhension mutuels. «Ce cycle sera le début du processus vers une solution politique qui doit mettre fin au statut actuel et garantir une vie meilleure aux générations futures », a déclaré un membre du parlement de Tobrouk.

    Enfin, les membres des deux délégations ont appelé l’ONU et la communauté internationale à soutenir les efforts du Royaume du Maroc visant à créer les conditions nécessaires pour parvenir à une solution politique en Libye. Rabat a été félicité pour le soutien offert au peuple libyen dans la réalisation de ses aspirations et la construction d'un État démocratique civilisé, bénéficiant de la paix, de la sécurité et de la stabilité. À cet égard, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a félicité les parties libyennes pour leurs efforts au cours des pourparlers, soulignant comment les deux institutions participantes, considérées comme la base de toute autre forme de consensus, ont obtenu des résultats tangibles.

    Le point central des pourparlers de Bouznika était représenté par l'article 15 de l'Accord de Skhirat et la nomination de nouvelles personnalités à des «positions souveraines». Parmi ceux-ci, le gouverneur de la Banque centrale de Libye, le président de la Cour des comptes, le chef de l'Autorité de contrôle administratif, le chef de l'Autorité anti-corruption, les présidents et membres de la Haute Commission électorale, le président de la Cour suprême et le procureur général. Selon les dispositions de l'article 15, la Chambre des Députés (HoR) devrait consulter le Haut Conseil d'État pendant 30 jours, afin de parvenir à un consensus sur la nomination des postes susmentionnés, ce qui nécessite l'approbation des deux tiers des membres du Parlement.

    Parallèlement à la réunion au Maroc, la ville suisse de Montreux a accueilli, du 7 au 9 septembre, une réunion, en présence de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL). La réunion se tenait sous l'égide du Centre pour le dialogue humanitaire. La réunion s'est conclue par un accord sur une feuille de route à suivre pour parvenir à une solution politique en Libye.

    Selon les rapports de la chef par intérim de la Mission de la MANUL, Stephanie Williams , les participants ont convenu de tenir des élections présidentielles et parlementaires dans une période ne dépassant pas 18 mois, de modifier le Conseil présidentiel et d'établir un gouvernement représentatif, capable de fournir des services aux citoyens et de mettre en œuvre des décisions, comme la loi d'amnistie générale adoptée par le Parlement de Tobrouk en 2015. Williams a ensuite accueilli favorablement la proposition des participants de déplacer le siège de l'Autorité exécutive et de la Chambre des députés (HoR) de Tobrouk à Syrte , après avoir pris les mesures de sécurité nécessaires. Selon ce qui a été déclaré par les participants à la réunion, les propositions susmentionnées constituent la phase préliminaire d'une solution à la crise libyenne. Pour sa part, la Mission d'appui des Nations Unies en Libye a salué les << bonnes intentions et le dévouement >> des participants libyens, qui en ont profité pour mettre de côté leurs divergences, dans le but de préparer les bases. pour une solution intra-libyenne, et accélérer la reprise du dialogue politique libyen dirigé par l'ONU.

    La situation de grave instabilité en Libye a commencé le 15 février 2011, date qui a marqué le début de la révolution et de la guerre civile. Il y a deux côtés opposés. D'une part, le gouvernement de Tripoli, né des accords de Skhirat du 17 décembre 2015, dirigé par Fayez al-Sarraj et reconnu par l'ONU. De l'autre, la Chambre des Députés (HoR) siégeant à Tobrouk, et soutenue par le général Khalifa Haftar. Le gouvernement de Tobrouk reçoit le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l'Égypte, de la Russie et de la France. Le Caire, Riyad et Abu Dhabi soutiennent militairement et économiquement les forces de l'Armée Nationale Libyenne de Haftar. Le Qatar, l'Italie et la Turquie soutiennent en revanche le gouvernement de Tripoli.