SYRIE

  • Syrie : Nouvelle frappe aérienne sur des cibles dans l'est du pays - 15 miliciens tués

    Imprimer

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que dans la nuit du 21 au 22 novembre, une nouvelle frappe aérienne a été lancée sur des cibles dans la zone de Boukamal, près de la frontière syro-irakienne.

    Selon l'OSDH, 15 miliciens étrangers pro-iraniens ont été tués lors de la frappe aérienne. Il s'agirait de miliciens chiites afghans et irakiens. Deux objectifs ont été frappés. Le nombre de morts pourrait augmenter car il y a des personnes gravement blessées.

    L'OSDH suggère que l'attaque a été menée par l'armée de l'air israélienne.

    Israël n'a pas revendiqué la responsabilité de cette attaque.

    Lien permanent Catégories : Boukamal, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Le groupe Jeich al-Ezza affirme avoir tué des militaires russes dans la province d'Edleb

    Imprimer

    Vendredi 20 novembre. Jeich al-Ezza a affirmé avoir tué un certain nombre de membres des services russes qui opéraient près de Kafr Roma, dans le sud de la province d'Edleb.

    Fajir Ismail, chef du bureau des médias de la faction, a déclaré à Enab Baladi que les membres des services russes avaient été visés par un missile antichar TOW de fabrication américaine.

    "Après avoir observé et surveillé les forces du régime, le régiment anti-tank a ciblé un groupe de personnel russe qui essayait de construire des fortifications sur l'axe séparant les zones de l'opposition de celles du régime", a déclaré Ismail, ajoutant que le groupe entier avait été "tué".

    Dans une brève déclaration, Jeich al-Ezza a déclaré que l'attaque était une réponse aux frappes continues du régime et de la Russie sur les "civils" dans le Grand Edleb.

    Jeich al-Ezza, qui a perdu la plupart de ses équipements et de ses combattants au cours des deux dernières années, tente de faire son retour depuis quelques mois. Le groupe reçoit le soutien de son allié, le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaïda, qui règne sur le Grand Edleb.

    Au début de ce mois, le groupe a été la cible d'un tir de missile guidé de l'armée arabe syrienne qui a tué et blessé huit de ses militants.

    La revendication de Jeich al-Ezza est probablement un coup de propagande pour obtenir le soutien de bailleurs de fonds locaux et peut-être étrangers.

  • Syrie : Onze forces gouvernementales ont été tuées dans une embuscade de l'Etat islamique dans l'est du pays

    Imprimer

    Onze membres des forces gouvernementales syriennes et militants pro-régime ont été tués mercredi 18 novembre dans des affrontements avec l'État islamique (Daechà dans le gouvernorat de Deir Ezzor, à l'est du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Général Bachir Ismaïl.jpegLe général de brigade Bashir Ismail (photo ci-contre) fait partie des personnes décédées au cours de l'embuscade. Il commandait le 137ème Régiment. Il était originaire de la province de #Tartous, une place-forte de la communauté alaouite à laquelle appartient Bachar al-Assad..

    L'OSDH a rapporté que les jihadistes "ont dressé une embuscade à un convoi des forces du régime qui menaient des opérations de ratissage dans la campagne orientale de Deir Ezzor", provoquant de violents affrontements entre les deux parties.

    Les affrontements, au sud d'Al-Mayadin, ont entraîné la mort de 11 membres des forces gouvernementales et miliciens pro-régime et en ont blessé 17 autres, selon l'observatoire, qui n'a pas précisé les pertes au sein de l'organisation islamiste.

    L'Etat islamique est toujours très présent dans le vaste désert syrien, s'étendant de la partie orientale des provinces de Homs et Hama jusqu'aux frontières irakiennes, en passant par les provinces de Raqqa, Deir Ezzor et Alep.

    L'activité de l'Etat islamique a augmenté ces derniers temps dans la partie orientale de la province de Deir Ezzor, imposant le paiement de la zakat aux habitants de l'une des villes de la région.

    Depuis le désert, les jihadistes lancent des attaques de temps en temps contre les positions des forces du régime, ciblant parfois des installations pétrolières et gazières. Les affrontements se renouvellent sans cesse entre les deux parties et les avions russes interviennent fréquemment pour soutenir les forces du régime au sol.

    Depuis mars 2019, dans la région désertique de la Badia, l'observatoire a documenté la mort au combat de plus de 980 membres des forces du régime et de 140 combattants de groupes pro-iraniens qui combattent aux côtés des forces de Bachar al-Assad, ainsi que de plus de 530 militants pro-régime.

    Les analystes et les experts militaires confirment que l'élimination du «califat» ne signifie pas que le danger de l'organisation islamiste a disparu avec sa capacité à déplacer ses éléments cachés dans les zones d'où elle a été expulsée du désert syrien.

    Ils mènent souvent des enlèvements, des attentats à l'explosif, des attentats suicides et des assassinats qui visent à la fois des cibles civiles et militaires. Les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition en majorité kurde, est également la cible des attaques dans l'est de Deir Ezzor.

  • Syrie : L'armée israélienne frappe des cibles militaires iraniennes et syriennes

    Imprimer

    Mercredi soir 18 novembre, les forces de défense israéliennes ont attaqué des installations militaires en Syrie appartenant à la force iranienne al-Qods et à l'armée syrienne, a rapporté le service de presse de Tsahal.

    L'armée israélienne a annoncé avoir ciblé le "quartier général iranien" en Syrie, un "site secret" accueillant des "délégations de hauts responsables iraniens", la 7e division de l'armée syrienne et des batteries de missiles sol-air.

    Selon la déclaration de Tsahal, l'attaque a été menée en réponse au placement d'engins explosifs à la frontière avec Israël. Selon les renseignements israéliens, le sabotage a été préparé par des militants syriens, agissant sous la direction des Iraniens.

    "Ce que l'Iran et la Syrie ont fait: ils ont mis des engins explosifs improvisés près de la ligne Alpha pour frapper les troupes israéliennes. Ce que nous avons fait: nous venons de frapper des cibles de la Force iranienne Qods et des forces armées syriennes en Syrie", a écrit l'armée d'Israël sur Twitter.

    Le commandement de l'armée israélienne souligne que la responsabilité de toute tentative d'actions hostiles depuis le territoire syrien incombe au régime de Bachar al-Assad.

    "Nous espérons que le message est bien clair et qu'il est inacceptable pour le régime syrien de permettre, de tolérer et de faciliter l'usage par les forces iraniennes de la Syrie comme rampe de lancement pour des attaques contre Israël", a ajouté M. Conricus, précisant que les frappes s'étendaient de la frontière à la périphérie de Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré dans un communiqué: «Vers 3 h 11 ce jour-là, l'ennemi sioniste a lancé une agression aérienne en direction du Golan syrien occupé sur la région sud, et nos défenses aériennes l'ont affronté et ont détruit un certain nombre de missiles.

    L'agence d'État syrienne SANA a confirmé que des forces de défense aérienne avaient été déployées pour repousser l'attaque israélienne. Il est allégué que plusieurs missiles ont été abattus par la défense aérienne syrienne.

    Au moins dix combattants, parmi lesquels cinq Iraniens de la force al-Qods et quatre miliciens chiites libanais, ont été tués, selon des sources à Téhéran. La Force al-Qods est une unité d'élite des gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures.

    Les frappes israéliennes ont visé deux positions de la défense antiaérienne de l'armée syrienne, près de l'aéroport de Damas et au sud-ouest de la capitale, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Les bombardements ont aussi visé des positions et des entrepôts d'armes et de munitions des forces iraniennes et pro-iraniennes près de la capitale, notamment dans les environs de Sayyidah Zeinab et Kiswah.

    A noter que la Russie refuse de fournir une couverture aérienne aux forces iraniennes.

    Images des objectifs visés :

    1697672.jpg

    Vidéo de la frappe israélienne

  • Syrie : Plus de 500 Syriens quittent le camp de déplacés d'al-Hol

    Imprimer

    Plus de 500 Syriens, déplacés ou membres de familles de combattants de l'Etat islamique, ont quitté lundi le camp d'al-Hol, après le feu vert donné par l'administration autonome kurde, a indiqué à l'AFP un responsable local.

    Un correspondant de l'AFP sur place a vu des dizaines de femmes de ce camp surpeuplé, situé dans la province syrienne de Hassakeh (nord-est), transporter leurs affaires des tentes vers de grands camions, et d'autres nourrir leurs enfants avant le départ. Certaines familles ont emporté avec elles un grand nombre de volailles et de moutons tandis que les forces de l'ordre kurdes ont fouillé leurs affaires avant qu'elles ne soient transportées à l'extérieur du camp. Avec ses sept enfants, Fatima, 31 ans, vivait depuis environ deux ans à al-Hol. "Nous sommes heureux de partir (...) Je retournerai à Soussa pour habiter dans ma maison avec mon mari", a-t- elle dit à l'AFP. Selon l'ONU, le camp abrite plus de 64.000 personnes, dont 24.300 Syriens. La plupart sont des femmes et des enfants. Il s'agit de la première vague de déplacés à quitter le camp depuis l'annonce le mois dernier par l'administration autonome kurde que des milliers de Syriens seraient autorisés à retourner dans leurs régions.

    Lundi, "515 personnes issues de 120 familles, toutes originaires de l'est de la province de Deir ez-Zor" ont quitté le camp, a indiqué à l'AFP Cheikhmous Ahmed, un responsable kurde. Selon lui, environ 10.000 Syriens devraient quitter le camp dans le cadre du nouveau mécanisme mis en place. Quelque 6.000 Syriens avaient déjà quitté auparavant Al-Hol par vagues successives, souvent à la faveur de médiations menées par les chefs de tribus arabes, majoritaires dans l'est syrien.

    Mi-octobre, 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec l'Etat islamique avaient également été libérés en vertu d'une amnistie générale. La décision de l'administration kurde n'inclut pas les Irakiens, qui constituent la majorité des résidents du camp abritant aussi des milliers d'étrangers --femmes et enfants de jihadistes-- originaires d'une cinquantaine de pays.

    Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en mars 2019, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les jihadistes qu'elles détiennent et leurs familles ou de créer un tribunal international pour les juger. Cependant, la plupart des pays, notamment européens, rechignent à rapatrier les jihadistes originaires de leur pays. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d'enfants orphelins de jihadistes.

    Lien permanent Catégories : al-Hol, Etat islamique en Syrie, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Les jihadistes de l'Etat islamique massacrent des gardes pétroliers pro-gouvernementaux au sud de Raqqa

    Imprimer

    Samedi 14 novembre, des membres de Daech ont attaqué des membres du groupe de sécurité Al-Qatirji, qui surveille les cargaisons de pétrole du gouvernement dans le sud de la province de Raqqa.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les jihadistes ont réussi à capturer cinq combattants pro-gouvernementaux sur la route Ithriyah-Raqqa. Ils ont tous été massacrés sur place.

    "La connexion a été perdue avec d'autres membres et les rapports suggèrent qu'ils pourraient également avoir été capturés par l'Etat islamique", indique l'OSDH

    Un jour plus tôt, les membres de l'Etat islamique avaient attaqué avec un engin explosif improvisé (IED) un camion citerne chargé de pétrole protégé par le groupe Al-Qatirji dans le sud de Raqqa.

    Le groupe de sécurité Al-Qatirji est affilié à la compagnie Al-Qatirji qui importe du pétrole de la région nord-est de la Syrie, contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes, vers les zones contrôlées par le gouvernement. La compagnie et ses propriétaires sont sanctionnés par les États-Unis.

    L'Etat islamique a intensifié ses attaques contre le groupe Al-Qatirji et contre les cargaisons de pétrole du gouvernement syrien au cours des derniers mois.

  • Syrie : Nouvelle offensive turque contre les Kurdes

    Imprimer

    L'armée turque a repris son offensive contre les positions des unités d'autodéfense kurdes (YPG) dans la province de Hasakeh au nord de la Syrie. Le ministère turc de la Défense rapporte 14 militants kurdes "neutralisés".

    L'agence de presse syrienne SANA rapporte que l'armée turque et ses "mercenaires terroristes" se sont emparés de terres agricoles dans la zone de la ville de Ras al-Ain dans la province de Hasakeh. La ville, habitée principalement par des Kurdes, est également connue sous le nom kurde de Serekaniye et est située à proximité de la frontière turque.

    Le 13 novembre, deux soldats turcs avaient été tués près de la ville d'al-Tamr dans la province de Hasakeh. Selon des informations en provenance de Syrie, ils ont été tués par l'explosion d'une mine placée sous la route.

    A noter que l'intensification des hostilités initiée par les Turcs en Syrie coïncide dans le temps avec la réalisation d'un armistice au Haut-Karabakh. La Turquie a activement soutenu l'Azerbaïdjan dans son offensive contre l'Arménie.