SYRIE

  • Syrie : L'armée arabe syrienne et les forces aérospatiales russes neutralisent 14 jihadistes de Daech au sud de Raqqa

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    Au moins 14 membres de l'Etat islamique ont été tués. Ces djihadistes avaient participé à la récente attaque contre la ville de Resafa dans le sud de la province de Raqqa, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 16 octobre.

    Selon l'OSDH, les jihadistes ont été tués lors d'affrontements avec l'armée arabe syrienne (AAS) et des frappes aériennes russes.

    L'AAS a repris toutes les positions qu'elle avait perdues lors de l'attaque, qui a eu lieu tôt le 15 octobre. Les avions de combat des Forces aériennes russes ont effectué plus de 40 frappes aériennes contre les islamistes qui avaient pris part à l'attaque de Resafa.

    L'attaque a été lancée depuis le mont al-Bishri qui longe la frontière administrative entre Raqqa et Deir Ezzor.

    Resafa est situé sur l'autoroute reliant Raqqa à Hama. Les jihadistes prévoyaient probablement de bloquer l'autoroute stratégique, qui est utilisée pour transporter du carburant du nord-est de la Syrie vers les zones contrôlées par le gouvernement.

    Malgré de lourdes pertes au cours des derniers mois, l'Etat islamique tente toujours d'étendre son influence dans le centre de la Syrie. L'insurrection du groupe jihadistes dans la région semble ne pas vouloir s'arrêter.

  • Syrie : Le chef de la police et un interrogateur de Hayat Tahrir ash-Sham tué par une frappe de précision de l'artillerie syrienne.

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    Samedi 16 octobre dans l'après-midi, l'armée arabe syrienne (AAS) a mené une série de frappes d'artillerie de précision sur la ville frontalière de Saramada, dans la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Les frappes ont visé le poste de police principal de Hayat Tahrir ash-Sham et plusieurs autres positions du groupe djihadiste à Saramada, située dans le nord de la province d'Edlebe. La ville est connue pour être un bastion du groupe djihadiste et un centre économique de son front politique, appelé "gouvernement du salut".

    Selon des sources syriennes dans le Grand Edleb, quatre personnes ont été tuées et au moins 13 autres blessées par les frappes de l'AAS.

    Le chef de la police de HTS à Saramada, Mu'tazullah Suleiman, et Saad Eddine Berry, un "interrogateur" du groupe djihadiste, figurent parmi les personnes tuées dans les frappes. De plus, des sources syriennes pro-gouvernementales ont affirmé que la plupart des blessés étaient des combattants ou des policiers de HTS.

    Les frappes d'artillerie de précision auraient été menées avec des obus d'artillerie de 152 mm guidés par laser 2K25 Krasnopol de fabrication russe.

    La véritable cible des frappes pourrait être le chef du HTS, Abu Mohamad al-Joulani, qui aurait été aperçu dans la ville voisine d'Armanaz quelques heures plus tôt.

    L'AAS et ses alliés, principalement les forces aérospatiales russes, ont mené plusieurs frappes contre des cibles militaires, sécuritaires et économiques de HTS à Saramada au cours des deux dernières années.

    Les nouvelles frappes étaient probablement une réponse aux violations répétées du cessez-le-feu par HTS et ses alliés. 

    L'AAS et ses alliés se prépareraient à lancer une opération terrestre dans le Grand Edleb contre le groupe djihadiste.




     

     

  • Syrie : La Turquie se prépare à lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie

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    Des sources bien informées sur le terrain ont confirmé que les forces turques se préparaient à une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, après une série d'opérations des combattants kurdes dans le gouvernorat d'Edleb, qui ont entraîné la mort de soldats turcs.

    Les sources ont indiqué que les forces turques attendaient de recevoir le feu vert de la Russie et des États-Unis pour commencer leurs opérations militaires.

    Vendredi soir 14 octobre 2021, deux soldats turcs ont été tués et 5 autres blessés par une explosion visant un convoi militaire turc sur l'autoroute Maaret Mesrin dans le gouvernorat d'Edleb, dans le nord-est de la Syrie.

    Plusieurs unités turques ont été ciblées par des éléments kurdes. L'organisation "Brigades Baqer" est particulièrement active dans le gouvernorat d'Edleb. Elles ont tué et blessé en octobre un certain nombre de soldats turcs, dont deux membres de la police turque, dans la zone du "Bouclier de l'Euphrate" dans le nord syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à cette occasion que c'était la « dernière goutte », promettant une réponse appropriée.

    Rappelons que les forces turques ont mené trois offensives majeures au cours des cinq dernières années, capturant une bande du territoire syrien, tout le long de la frontière turque, sur des centaines de kilomètres de long et 30 kilomètres de profondeur.

     

  • Syrie : 8 soldats syriens tués au cours d'une attaque de Daech contre une ville clé au sud de Raqqa

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    Vendredi 15 octobre 2021, les combattants de l'Etat islamique ont lancé une opération à grande échelle contre des positions de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) situées autour de la ville de Resafa, au sud de la province de Raqqa.

    L'armée arabe syrienne (AAS) et ses alliés ont réussi à repousser l'attaque après avoir affronté les terroristes pendant plusieurs heures. 

    Les avions de guerre des forces aérospatiales russes (VKS) ont fourni à l'armée un soutien aérien rapproché.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), huit soldats de l'AAS et des combattants syriens pro-gouvernementaux ont été tués au cours de l'attaque.

    Resafa est située sur la route principale reliant Raqqa à Hama. La ville est également reliée par des routes à Deir Ezzor dans l'est de la Syrie et à Alep dans la région nord du pays.

    Des militants pro-gouvernementaux ont déclaré que les djihadistes de l'Etat islamique avaient lancé l'attaque depuis leurs repaires sur le mont al-Bishri qui s'étend le long de la frontière administrative entre les provinces de Raqqa et Deir Ezzor. 

    L'attaque a été l'une des plus grandes offensives de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie cette année. 

    Les cellules de l'Etat islamique s'efforcent d'étendre leur influence dans le centre de la Syrie depuis plus d'un an maintenant, mais en vain. Les opérations de ratissage répétées de l'AAS et les frappes aériennes intenses du VKS russe ont infligé de lourdes pertes au groupe islamique.

  • Syrie : Au moins un soldat tué lors d'une attaque aérienne israélienne sur des positions pro-Assad près de Palmyre

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    FBpEKofX0AIY0VO.jpegL'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte qu'une frappe aérienne israélienne près de la base aérienne militaire T-4, dans la partie orientale de la province de Homs, a tué quatre soldats ou miliciens.

    Auparavant, l'agence d'État syrienne SANA avait rapporté que tard dans la soirée du 13 octobre, des avions israéliens avaient attaqué une cible près de Palmyre (à l'est de la province de Homs) depuis la région d'At-Tanf. 

    Selon le rapport de SANA, la tour de communication et plusieurs autres cibles à proximité ont été attaquées. Un soldat syrien (photo ci-contre) a été tué au cours de l'attaque et trois autres blessés. Des dégâts matériels ont été occasionnés.

    L'OSDH a rapporté que plusieurs explosions ont été entendues. L'attaque a été menée depuis l'espace aérien à la jonction des frontières de la Syrie, de l'Irak et de la Jordanie, où se trouve la base américaine d'At-Tanf.

    Selon l'OSDH, la cible de l'attaque était un centre de formation pour les miliciens pro-iraniens et une tour de communication. Les défenses aériennes syriennes auraient réussi à intercepter quelques missiles israéliens.

    Notez qu'il s'agit de la deuxième frappe aérienne contre des cibles dans la zone spécifiée en une semaine.

    Dans la soirée du 8 octobre, une attaque de l'armée de l'air israélienne a été menée depuis le côté d'At-Tanf contre des miliciens pro-iraniens dans la zone de l'aérodrome T-4. L'attaque a provoqué d'importants dégâts à la base sur laquelle s'entraînaient à l'utilisation de véhicules aériens sans pilote les miliciens pro-iraniens. Les plates-formes de lancement de drones ont été détruites. Selon le commandement de l'armée syrienne et le représentant du commandement russe, la défense aérienne syrienne avait alors  intercepté 8 des 12 missiles tirés par des avions israéliens. L'OSDH a rapporté la mort de plusieurs milices pro-iraniennes.
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    Lien permanent Catégories : Base aérienne T-4, Palmyre, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs abattent un drone russe au nord d'Alep

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    Mercredi 13 octobre, un drone russe Orlan-10 s'est écrasé à la périphérie de la ville de Marea, dans le nord de la province d'Alep. La ville est occupée par les Turcs.

    L'armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, a affirmé que le drone avait été abattu par ses rebelles pro-turcs. La revendication de  l'opposition syrienne été démentie d'autres rebelles syriens qui ont affirmé que le drone était tombé à la suite d'une défaillance technique. Les photos de l'épave du drone ne montrent aucun dommage réel.

    L'Orlan-10 a une durée de vol de 16 heures et une autonomie de 140 km. Le drone peut être équipé de plusieurs types de capteurs pour effectuer différentes missions dont la reconnaissance, la cartographie 3D, la guerre électronique et le relais de communication.

    Il s'agit du septième Orlan-10 russe perdu en Syrie cette année.

  • Syrie : Attaques à la frontière syrienne: Ankara accuse les Etats-Unis et la Russie

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLa Turquie a accusé, mercredi 13 octobre 2021, les Etats-Unis et la Russie d'avoir une part de "responsabilité" dans les récentes attaques conduites contre ses forces en Syrie et à la frontière, se réservant le droit de riposter.

    "La Russie et les Etats-Unis ont une responsabilité dans les dernières attaques visant des civils et des policiers" lancées depuis la Syrie, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse. "Nous ferons ce qui est nécessaire pour nettoyer ces régions des terroristes", a ajouté M. Cavusoglu.

    Selon lui, les Etats-Unis ont "failli à leurs promesses" en formant et armant les combattants kurdes de Syrie. "Qui fournit des armes à ces terroristes? Qui les forme? C'est vous", a-t-il dit en dénonçant "l'insincérité" américaine. "Puisqu'ils ne tiennent pas leurs promesses, nous ferons le nécessaire pour [garantir] notre sécurité", a-t-il ajouté.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'était dit prêt lundi à "prendre les mesures nécessaires" pour éliminer rapidement les menaces contre ses forces. "Les récentes attaques et le harcèlement visant nos forces de police ont atteint leur limite", a déclaré le président Erdogan.

    Ankara a rapporté depuis le week-end dernier plusieurs attaques visant ses forces, dont trois tirs de missiles tirés lundi dans la province de Gaziantep (sud-est), depuis une zone du nord de la Syrie contrôlée par les combattants des Unités kurdes de protection du peuple (YPG).

    Les YPG, principale milice kurde en Syrie, sont considérés par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs kurdes (PKK), classé comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne.

    Cette attaque n'a fait aucun mort, selon le bureau du gouverneur local. L'agence de presse turque officielle, Anadolu, a par ailleurs fait état d'une autre attaque dimanche, attribuée aux YPG dans le nord de la Syrie, qui avait fait deux morts et deux blessés dans les rangs des forces spéciales turques.

    L'ambassade américaine en Turquie a présenté mardi via Twitter ses condoléances à Ankara pour cette attaque.

    Depuis le début de la semaine, les craintes d'une opération militaire turque en Syrie font plonger la monnaie nationale face au dollar à des niveaux inédits.