SYRIE

  • Syrie : Opération américaine contre un haut responsable de l'Etat islamique

    Imprimer

    L'armée américaine a annoncé avoir mené, jeudi 6 octobre 2022, un raid visant "un haut responsable" de l'Etat islamique dans une zone du nord-est de la Syrie sous contrôle du régime de Damas.

    Washington est à la tête d'une coalition anti-jihadiste qui continue de combattre les cellules dormantes de l'Etat islamique après sa défaite en Irak et en Syrie.

    "Les forces du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) ont mené un raid dans le nord-est de la Syrie qui a visé un haut responsable de l'EI", a indiqué un porte-parole, le colonel Joe Buccino, dans un communiqué transmis à l'AFP.

    Selon la télévision d'Etat syrienne, "les forces d'occupation américaines" ont mené une opération héliportée dans la nuit qui a fait un mort.

    Il s'agit de la première opération héliportée des troupes américaines dans une zone tenue par le gouvernement depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le dernier raid américain en date avait eu lieu à Abu Ghadiya en octobre 2008.

    L'attaque s'est déroulée dans une enclave tenue par des forces supplétives du régime syrien à 17 kilomètres au sud de Qamishli, une ville sous contrôle des forces kurdes alliées aux troupes américaines, selon des sources concordantes.

    Le Centcom n'a pas précisé si le responsable de l'EI avait été tué et a promis de révéler d'autres détails plus tard.

    "Trois hélicoptères américains transportant des troupes ont atterri à l'aube" près du village de Moulouk Saray, a indiqué à l'AFP un habitant de la localité. Les militaires américains ont appelé les habitants à rester chez eux à l'aide de hauts-parleurs, avant de perquisitionner une maison, a ajouté ce villageois qui a requis l'anonymat. Selon lui, ils y ont "tué une personne et en ont enlevé deux autres" qui se trouvaient dans cette maison.

    Un Irakien enlevé
    Le témoin a affirmé que la victime était un déplacé de la province de Hassaké, dans laquelle se trouve le village, peu connu des habitants et qui se faisait appeler Abou Hayel.

    Avant sa défaite en 2019, l'Etat islamique contrôlait de vastes pans de territoires dans le nord de la Syrie.

    D'après l'habitant du village, un échange de tirs a opposé les soldats américains à une force supplétive du régime dans la localité, et un membre de cette force a été également enlevé. L'OSDH a aussi fait état de deux personnes enlevées, qui seraient un Irakien et un Syrien.

    Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre de la coalition antijihadiste chargée de combattre, avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les restes de l'Etat islamique.

    Le 16 juin, l'armée américaine avait annoncé avoir capturé un chef de l'Etat islamique lors d'une opération héliportée dans un village du nord de la Syrie échappant au contrôle des forces de Damas.

    L'Etat islamique a été vaincu en Irak en 2017 et en Syrie deux ans plus tard, mais des cellules dormantes du groupe mènent toujours des attaques dans les deux pays.

  • Syrie : l'armée russe a attaqué un camp de l'opposition syrienne vide en raison d'une fuite d'informations

    Imprimer

    Des avions russes ont attaqué un camp militaire du groupe Jeich al-Ezza, allié du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham,  dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Quatre bombes ont été larguées - trois sur le territoire du camp militaire, une à proximité.

    Le camp militaire du groupe Jeich al-Ezza, attaqué par des avions russes, est situé dans le village de Kalbet dans le district de Kafr Lusin, au nord d'Edleb, non loin de la frontière avec la Turquie.

    L'OSDH note que le commandement de l'armée russe avait apparemment prévu de frapper lors d'exercices militaires dans le camp, où environ 200 militants étaient censés se rassembler. Cependant, des agents de l'armée d'Assad ont informé l'opposition de la frappe imminente et les militants ont été évacués du camp quelques minutes avant le bombardement. En conséquence, seuls deux rebelles ont été blessés. Des réfugiés vivant dans un camp de personnes déplacées à proximité ont également été blessés.

    L'OSDH attire l'attention sur le fait que le commandement du contingent russe en Syrie a donné l'ordre de lancer des frappes aériennes sur des cibles alors que celles-ci étaient situées à proximité de sites civils, y compris à proximité de camps de réfugiés.

    Le groupe Jeich al-Ezza (Armée de la gloire) est associé à l'organisation paramilitaire de l'opposition "Armée syrienne libre" (ASL). Ce groupe s'est opposé à la présence de la Russie en Syrie. Elle a été accusée d'avoir attaqué des installations militaires russes en Syrie.

     

  • Syrie : L'armée de l'air israélienne frappe la zone de Sayyidah Zainab où sont basés les militants du Hezbollah, une milice chiite libanaise

    Imprimer

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), rapporte que l'armée de l'air israélienne avait frappé dans la nuit du 16 au 17 septembre 2022 le territoire syrien dans la région de Sayyidah Zainab, où sont basés les militants du Hezbollah, une milice chiite libanaise.

    Les médias syriens ont rapporté que des frappes aériennes avaient également visé des cibles proches de l'aéroport de Damas et des objectifs dans la zone d'al-Kiswah au sud de la capitale syrienne. 

    Le ministère syrien de la Défense affirme que les défenses aériennes syriennes ont pu abattre la plupart des missiles israéliens. Il a également fait état de cinq militaires morts et de dégâts importants.

    Il s'agit de la troisième attaque attribuée à Israël contre des cibles en Syrie au cours des deux dernières semaines.

    Plus tôt cette semaine, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, lors d'une conférence à New York pour le Jerusalem Post, avait montré pour la première fois des images satellite montrant plus d'une douzaine d'installations de production d'armes avancées iraniennes, y compris au Centre syrien de recherche scientifique (CERS) à Masyafe.

    "Selon les plans de Qasem Soleimani, l'Iran devait utiliser la capacité du CERS pour produire des missiles à guidage de précision, des armes à moyenne et longue portée pour le Hezbollah et ses autres forces alliées. En d'autres termes, le centre scientifique était devenu une usine de production d'armes stratégiques avancées », avait déclaré Gantz.

    Le ministre israélien de la Défense a déclaré que le monde devait freiner l'agression iranienne et envisager d'utiliser la force militaire pour le faire.

  • Syrie : Attaque de l'Etat islamique - 5 militants pro-iraniens non syriens tués

    Imprimer

    Des membres de l'Etat islamique ont attaqué des points de contrôle militaires de milices pro-iraniennes dans le désert de Palmyre, dans l'est de la province de Homs. Des mitrailleuses moyennes et légères ont été utilisées dans les combats entre des membres de l'Etat islamique et des miliciens pro-iraniens au sud-ouest de la ville de Palmyre. Cinq combattants non-syriens, membres des milices soutenues par l'Iran ont été tués et plusieurs autres blessés.

    Les combattants de l'Etat islamique ont également attaqué des positions de "Liwaa Al-Qods", une brigade de Fedayin palestiniens pro-russes, dans le désert de Palmyre. Cependant, aucune victime n'a encore été signalée.

    Il convient de noter que des éléments armés non syriens participent actuellement à des opérations de ratissage dans le désert avec les forces du régime depuis la mi-juillet.

    Les membres de l'Etat islamique sont très actifs à Palmyre, dans la partie orientale de la province de Homs et son désert, où ils mènent fréquemment des attaques contre les forces du régime et les milices soutenues par le régime.

    Le 14 septembre, des sources fiables de l'OSDH ont rapporté que des avions de combat russes avaient mené près de 20 frappes aériennes contre des positions et des caches de l'Etat islamique dans le désert de Resafa dans la province de Raqqa.

  • Syrie : Deux militants tués par une attaque de drone turc près d'Ain Issa

    Imprimer

    L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a rapporté qu'un drone turc avait pris pour cible une moto et un véhicule conduits par des personnes soupçonnées d'être des combattants, à un poste de contrôle près de la 93e brigade du régime dans le district d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa, causant la mort des deux personnes.

    Le nombre d'attaques menées par des drones turcs sur les zones contrôlées par « l'Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie, AANES » depuis début 2022 a atteint 56. Ces attaques ont tué 50 personnes, dont sept enfants et 13 femmes, mortes, tandis que plus de 90 autres étaient blessées. 

  • Syrie : Un jihadiste de l'Etat islamique se fait sauter au cours d'un raid des Forces Démocratiques Syriennes (FDS)

    Imprimer

    Les forces antiterroristes des FDS ont fait une descente au domicile d'un membre de l'Etat islamique dans le quartier d'Al-Sina'a dans la ville de Raqqah, jeudi 15 septembre 2022.

    Le terroriste a résisté aux forces des FDS, faisant deux blessés parmi les membres des FDS. Puis, se voyant encerclé, il s'est fait sauter à l'aide d'une grenade. L'explosion a également blessé au moins un enfant.

    Dans un autre incident, le 13 septembre, une femme et deux enfants ont été blessés par des tirs aveugles lors d'un raid d'une patrouille des Forces de sécurité intérieure (Asayish) des FDS dans une maison du quartier d'Al-Layz dans la ville d'Abu Hamam, dans l'et de la province de Deir Ezzor. Un membre des forces asayish a été tué et une voiture civile a été incendiée lors du raid. Dix personnes ont été arrêtées suite à l'incident.

    Quelques heures plus tôt, une patrouille militaire des Forces de sécurité intérieure (Asayish) avait fait une descente dans des maisons de la ville d'Abu Hamam pour arrêter des suspects.
    Les suspects ont refusé de se rendre et se sont affrontés avec les membres Asayish, faisant plusieurs victimes, au milieu d'une tension croissante dans la région.

     

  • Syrie : Affrontements entre milices soutenues par l'Iran et milices soutenues par le régime syrien à Mayadine

    Imprimer

    L'Observatoire Syrien pour les Droits de l'Homme (OSDH) rapporte des affrontements armés entre des membres d'une patrouille conjointe de la Sécurité militaire d'une part, et des membres syriens de milices soutenues par l'Iran d'autre part dans la ville de Mayadine, dans la province de Deir Ezzor.

    Les membres de la patrouille conjointe ont arrêté deux membres des milices pro-iraniennes, après que ceux-ci aient lancé une grenade sur les membres de la patrouille conjointe.

    Le 13 septembre, un membre de la Sûreté de l'État a été blessé au cours d'affrontements avec des miliciens pro-iraniens dans le quartier d'Al-Joura de Mayadine de la province de Deir Ezzor. De fortes tensions sécuritaires règnent dans les quartiers de cette ville.

    Les échanges de tirs font suite à un autre incident. Le 11 septembre, un commandant de la milice pro-iranienne avait été arrêté par les forces du régime dans le quartier Al-Joura, avait rapporté l'OSDH. L'opération sécuritaire a eu lieu dans la rue principale du quartier d'Al-Joura dans la province de Deir Ezzor mais elle s'est heurtée à la résistance du commandant.

    Le commandant arrêté jouissait d'une très mauvaise réputation. La raison de l'arrestation du commandant est inconnue. Certains ont suggéré qu'il s'agissait d'un règlement de comptes.

    Lien permanent Catégories : Mayadine, Province de Deir ez-Zor 0 commentaire