SYRIE

  • Syrie : Un convoi de la police militaire russe passe en force à travers un barrage de l'armée US dans l'est syrien et établit un check point

    Imprimer

    Mardi 29 septembre, les troupes russes ont franchi un barrage américain dans l'est syrien et ont érigé un poste de contrôle le long d'une route à Hassaé.

    Le convoi militaire russe a réussi à entrer dans la partie orientale du nord syrien malgré l'opposition des Américains .

    L'armée américaine avait soumis les troupes russes à une très forte pression mais cela n'a pas suffi pour intimider les militaires russes qui ont réussi à passer outre.

    Les militaires russes ont alors établi leur propre point de contrôle, entravant à leur tour complètement le mouvement des Américains depuis l'Irak.

    Les photos de l'incident montrent que les militaires russes ont réussi à atteindre la ville de Derik, et ont commencé la construction d'un point de contrôle à cet endroit, en déployant des moyens de défense supplémentaires et des véhicules blindés.

  • Syrie : Combats entre druzes et combattants pro-russes en Syrie, des dizaines de morts et de blessés

    Imprimer

    Au moins 16 combattants druzes ont été tués et 63 autres blessées lors d'affrontements armés entre des unités d'autodéfense druzes et le Cinquième corps, un groupe armé pro-russe, dans la province de Suweida, dans le sud-ouest de la Syrie. Les pertes du Cinquième corps s'élèverait à 12 soldats tués et 23 autres blessés.

    Les combattants druzes, conduits par le groupe baptisé les "Hommes de Dignité", ont lancé le 29 septembre une attaque contre la 8ème Brigade du 5ème Corps de l'Armée Arabe Syrienne. Leur objectif était de reprendre les terres agricoles dans la région d'al-Qrayya, occupées par la 8ème brigade. Les combattants de la 8ème Brigade, qui est dirigée par l'ancien commandant rebelle Ahmad al-Auda, avaient capturé ces terres agricoles par la force il y a un certain temps.

    Le Cinquième Corps a contre-attaqué, utilisant des mortiers et des missiles guidés antichars Les "Hommes de Dignité", qui sont connus pour leur opposition au gouvernement de Damas, n'ont pas réussi à reprendre les terres agricoles. Les affrontements les plus violents ont eu lieu dans la région de Jabl al-Druz.

    Jabl al-Druz
    Jabl al-Druz est une zone densément peuplée de Druzes en Syrie, située à 70 kilomètres de la frontière israélienne. Les résidents locaux sont restés neutres pendant la guerre civile, mais les unités d'autodéfense ont dû faire face aux attaques de l'État islamique.

    Cinquième Corps
    Le Cinquième Corp» a été créé en 2016 à l'initiative de la Russie. Il a été rejoint par des combattants rebelles qui ont rallié régime de Bachar al-Assad. Il est considéré comme faisant partie de l'armée syrienne, mais est étroitement contrôlé par la Russie.

    Situation anarchique dans le sud syrien
    La situation autour d'Al-Qrayya est maintenant calme. Néanmoins, une nouvelle série d'affrontements pourrait bientôt commencer, car les combattants druzes sont toujours déterminés à récupérer leurs terres agricoles.

    Le conflit met en évidence l'état d'anarchie qui règne dans le sud de la Syrie. Les forces gouvernementales perdent peu à peu leur influence sur la région. Cela pourrait bientôt conduire à des événements plus dangereux.

  • Syrie : Un général russe appelle à la réduction de la présence iranienne en Syrie:

    Imprimer

    Chvarkov.jpgAncien chef du centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie, le lieutenant général Sergueï Chvarkov (photo) s'est opposé à l'expansion de la présence iranienne sur le sol syrien, rapporte RIA Novosti.

    "Une nouvelle pénétration à grande échelle de l'Iran en Syrie créera un certain nombre d'obstacles assez sérieux à l'avancement des réformes et au développement du processus politique en Syrie et entraînera des complications dans les relations avec Israël, les États-Unis, la Turquie et les pays arabes sunnites", a déclaré le chef militaire.

    Chvarkov estime que la présence iranienne compliquera également le financement étranger de projets de reconstruction de la Syrie, compliquera le règlement politique et le retour des réfugiés chez eux. Le général note que l'assistance russe et iranienne ne suffira pas à résoudre ces problèmes.

    Chvarkov a ajouté que les activités de l'Iran empêcheront également la levée des sanctions américaines contre la Syrie.

    On a noté depuis quelque temps de plus en plus de signes d'un conflit d'intérêts entre Russes et Iraniens en Syrie. Dans ce contexte, l'ancien commandant des milices pro-russes, Muhammad al-Masri, a été tué début septembre dans la province de Daraa, dans le sud-ouest de la Syrie.

    Le journal Al-Sharq al-Awsat a affirmé qu'il avait été tué par les autorités syriennes et qu'il ne s'agissait pas de la première tentative d'assassinat de miliciens pro-russes sur le terrain. Une tentative précédente avait eu lieu le 20 juin, lorsqu'un engin explosif avait été placé à bord d'un bus transportant des soldats d'une unité pro-russe revenant d'une base d'entraînement russe à proximité de Lattaquié. 12 soldats ont été tués et25 blessés.

    Chvarkov,, cité par le journal, a déclaré qu'en juin, al-Masri avait été arrêté par les autorités syriennes, mais que la partie russe avait obtenu sa libération.

    Selon les analystes cités par al-shark al Awsat, l'élimination du chef de l'unité pro-russe est à inscrire dans le cadre de la lutte d'influence entre la Russie et l'Iran dans le sud-ouest de la Syrie, une région stratégique en raison de sa proximité avec Israël. D'autres pensent que les meurtres sont le résultat de l'anarchie dans la région provoquée par les affrontements larvés entre Russes et Iraniens.

  • France : Vingt-neuf personnes en garde à vue pour cyber financement du terrorisme

    Imprimer

    Vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi lors d'un coup de filet visant un système de cyberfinancement du terrorisme qui aurait profité à des membres d'el-Qaëda et du groupe Etat islamique en Syrie, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat).

    Cette opération a conduit à "55 perquisitions dans 26 départements différents et au placement en garde à vue de 29 personnes, âgées de 22 à 66 ans, qui sont suspectées pour la plupart d'avoir injecté des fonds dans le réseau au bénéfice de proches se trouvant en Syrie, et pour deux d'entre eux, d'avoir joué le rôle de chevilles ouvrières", a ajouté le Pnat dans un communiqué.

    Ce coup de filet "s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 24 janvier 2020 pour financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste criminelle, suite à la détection par Tracfin d'un circuit sophistiqué de transferts de fonds à des jihadistes français encore présents en Syrie", précise-t-il.

    Selon le Pnat, ce réseau est "actif depuis l'année 2019 et repose principalement sur l'achat, en France, de coupons de cryptomonnaie dont les références ont été transmises par messagerie sécurisée à des jihadistes présents en Syrie, puis crédités sur des plateformes de bitcoins".

    Les enquêteurs ont pu identifier "deux jihadistes français" à l'origine de ce réseau, "Mesut S. et de Walid F., tous deux âgés de 25 ans".

    "Ayant rejoint ensemble la Syrie en 2013, ils sont suspectés d'être des membres du groupe terroriste Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) affilié à el-Qaëda et sont visés par un mandat d'arrêt suite à une première condamnation à une peine de 10 ans d'emprisonnement, prononcée le 10 avril 2016, en leur absence, par le tribunal correctionnel de Paris", détaille le Pnat.

    "Les autorités judiciaires savent pertinemment que, sans cette aide matérielle, les enfants (se trouvant dans les camps en Syrie, ndlr) sont exposés directement à un risque de mort", a réagi Me Marie Dosé, avocate de plusieurs personnes en garde à vue. "On est en train de refuser de rapatrier ces enfants et d'interdire aux familles de leur apporter un minimum d'aide", a-t-elle ajouté, soulignant que ces familles n'avaient "pas le choix d'envoyer autrement de l'argent" à leurs proches.

  • Syrie : Bombardements et attaques terroristes dans le nord-ouest du pays

    Imprimer

    L'échange de tirs d'artillerie entre l'armée arabe syrienne et les rebelles soutenus par la Turquie se poursuit dans le sud de la région du Grand Edleb :

    L'artillerie des rebelles pro-turcs s a bombardé les positions de l'armée syrienne (AAS) dans la région de Kafr Halab, ainsi que dans les régions de Maarat al-Numan, Kafr Nubl et Hizarin ;
    De son côté, l'artillerie de l'armée syrienne a bombardé les positions des rebelles pro-turcs dans les villages de Fatterah et Kansafra ;
    Deux hommes armés non identifiés ont attaqué le département de la sécurité criminelle du gouvernement de salut public à Edleb, blessant deux gardes. L'un des attaquants a été tué.
    Dans l'ouest de la province d'Alep, des tireurs non identifiés ont abattu le commandant de la Sham Corps (Légion levantine), Mohammed Mustafa at-Tahir, nom de guerre "Abu Khanjur", dans la ville de Tal Adah. Les auteurs du meurtre, qui étaient à moto, ont réussi à prendre la fuite.

  • Syrie : La" Sécurité générale" du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-sham a éliminé un chef de l'Etat islamique dans le Grand Edleb

    Imprimer

    Youssef Noman Abd Naif al-Jubori.jpegLa direction de la Sûreté générale du groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à Al-Qaïda, a annoncé le 26 septembre avoir éliminé un haut responsable de Daech dans la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.

    Dans un communiqué, la Sûreté générale a déclaré que le leader, Youssef Noman Abd Naif al-Jubori (photo ci-contre), et son garde du corps, Sami Jasim Mohamad Abdullah al-Jubori, avaient été tués lors d'une "opération de sécurité" dans l'ouest d'Edleb.

    Hassan Hassan, directeur du Center for Global Policy basé à Washington, a révélé que Noman, connu sous son nom de guerre "Abu al-Harith", et son garde du corps, également connu sous les noms de "Haji Hamed" ou "Sami al-Ajouz", travaillaient tous les deux comme passeurs et coordinateurs de l'Etat islamique entre la Syrie et l'Irak.

    Abu al-Harith est le frère de Mutaz Abd Naif Noman, "Haji Taysir", également membre important de l'Etat islamique.

    HTS, connu à l'origine sous le nom de Front al-Nusra, était la principale branche d'al-Qaïda en Syrie. En 2014, al-Nusra, dirigé par Abu Mohamad al-Julani, a fait défection d'al-Qaïda pour se rapprocher de ses protecteurs turcs et gagner en fréquentabilité et pris le nom de Hayat Tahrir al-Sham.

    Depuis lors, les deux groupes jihadistes, Hayat Tahrir al-Sham et l'Etat islamique sont impliqués dans une guerre d'usure, bien qu'ils adoptent la même idéologie radicale et les mêmes objectifs politiques.

  • Syrie : 20 personnes tuées et blessées dans un nouvel attentat à la voiture piégée dans la localité de Ras al-Ain

    Imprimer

    Samedi 26 septembre, une forte explosion a secoué la périphérie de la ville de Ras al-Ain, occupée par les Turcs, dans le nord de la province de Hasake, en Syrie.

    Une voiture piégée aurait explosé près d'un dépôt de ferraille dans la zone industrielle située au sud du centre de Ras al-Ain. L'explosion a provoqué de graves dégâts matériels et fait de nombreuses victimes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sept personnes ont été tuées et plus de douze autres blessées.

    Les forces de sécurité locales, qui sont soutenues par la Turquie, affirment que les unités de protection du peuple kurde, YPG, et le Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK, sont derrière l'attentat à la voiture piégée. Comme d'habitude mais aucune preuve n'a été présentée.

    Les forces turques ont occupé Ras al-Ain et des dizaines d'autres villes et villages dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019. Depuis lors, des dizaines d'attentats à la bombe ont visé la région. Des dizaines de civils, de militants soutenus par les Turcs et même de militaires turcs ont été tués.