Suluk

  • Syrie : Washington annonce avoir tué un dirigeant d'al-Qaïda en Syrie

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    L'armée américaine a annoncé vendredi avoir tué un dirigeant d'al-Qaïda dans une frappe de drone en Syrie, deux jours après l'attaque contre une base du sud syrien utilisée par la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis.

    Une frappe aérienne américaine menée aujourd'hui dans le nord-ouest de la Syrie a tué Abdul Hamid al-Matar, haut dirigeant du groupe jihadiste Horas ad-Din affilié à al-Qaïda, a indiqué le commandant John Rigsbee, un porte-parole du commandement central de l'armée américaine (Centcom) dans un communiqué. La frappe a été menée dans la région de Suluk, dans le nord de la Syrie sous contrôle turc. "Nous n'avons constaté aucun signe de victimes civiles à la suite de la frappe, qui a été menée par un drone MQ-9", a-t-il précisé en référence au drone armé surnommé "Reaper" ("la faucheuse" en anglais).
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    Le porte-parole n'a pas précisé si la frappe avait été menée en représailles après l'attaque de mercredi contre la base d'al-Tanf, utilisée par la coalition antijihadiste près des frontières syriennes avec la Jordanie et l'Irak, qui n'a pas fait de victime. Selon Centcom, cette attaque "délibérée et coordonnée" avait été menée avec des drones et des tirs d'artillerie.

    "Al-Qaïda continue de représenter une menace pour les Etats-Unis et nos alliés", a-t-il simplement indiqué. Le groupe "utilise la Syrie comme une base de repli pour se reconstituer, se coordonner avec ses affiliés et planifier des opérations à l'étranger". "L'élimination de ce haut dirigeant d'al-Qaïda affectera la capacité de l'organisation terroriste à planifier et mener des attentats contre des citoyens américains, nos partenaires et des civils innocents", a-t-il ajouté.

    Le Pentagone avait éliminé fin septembre un autre "haut dirigeant d'al-Qaïda" en Syrie, Salim Abou-Ahmad, lors d'une frappe aérienne près d'Edleb, dans le nord-ouest du pays. Il était "responsable de la planification, du financement et de l'approbation d'attentats trans-régionaux" perpétrés par l'organisation jihadiste, selon Centcom.

    Quelque 900 soldats américains restent déployés dans le nord-est syrien, où ils continuent de coopérer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), et sur la base d'al-Tanf dans le sud, aux confins de l'Irak et la Jordanie.

  • Syrie : Plusieurs civils tués et blessés dans une nouvelle explosion dans les zones occupées par l'armée turque au nord de Raqqa

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    Le 20 août, une forte explosion a secoué la ville de Suluk, dans la partie occupée par l'armée turque dans le nord de la province de Raqqa.

    Selon des sources locales, il s'agit d'un attentat provoqué par une voiture piégée qui a explosé près de l'entrée du marché principal de la ville. L'explosion a tué un civil et blessé de nombreuses autres personnes, dont une femme.

    Après l'explosion, l'armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie a déployé des renforts à Suluk et a fermé les entrées de la ville.

    Il y a deux jours, une explosion similaire avait visé un point de contrôle de l'ANS près de Suluk. L'explosion avait coûté la vie à quatre rebelles soutenus par la Turquie. Un certain nombre de civils avaient également été blessés.

    Les forces kurdes du nord-est de la Syrie restent le principal suspect dans ces attaques. Cependant, les terroristes de l'Etat islamique, qui sont présents dans la région, pourraient également être responsables.

    L'armée turque et l'ANS ont occupé une grande partie du nord de Raqqa l'année dernière après une bataille avec les Forces Démocratiques Syriennes majoritairement Kurdes. Depuis lors, un état d'anarchie règne sur la partie occupée.

    La Turquie ne prend pas de mesures sérieuses pour sécuriser les zones occupées par ses forces en Syrie. Plusieurs militants de l'opposition pensent que les militants soutenus par la Turquie pourraient faciliter certaines des attaques dans ces zones en échange d'argent.