Suluk

  • Syrie : Des commandos héliportés capturent six membres de Daech ou prétendus tels dans une région occupée par la Turquie

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    Six membres de Daech ont été capturés dans la ville d'Aluq, occupée par les Turcs, dans le nord-est de la Syrie, par une force non identifiée qui a débarqué de plusieurs hélicoptères. L'information a été rapportée par la chaîne Al Aan News le 3 novembre.

    Citant des sources de l'opposition syrienne, la chaîne basée aux Émirats arabes unis a émis l'hypothèse que l'opération de débarquement était menée par la coalition dirigée par les États-Unis et son principal allié en Syrie, les Forces démocratiques syriennes, majoritairement Kurdes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé dans un rapport que les six personnes n'avaient pas été arrêtées, mais plutôt évacuées par la coalition dirigée par les États-Unis. Toujours selon l'OSDH, les neuf personnes, dont un Australien et un Saoudien, espionnaient en fait les membres de l'Etat islamique et d'Al-Qaïda dans les zones occupées par la Turquie dans le nord-est de la Syrie pour le compte de la coalition dirigée par les États-Unis.

    Ces personnes auraient été évacuées parce que leur couverture aurait été compromise après la mort de deux djihadistes lors de rares frappes de drones américains dans des zones occupées par la Turquie.

    La première frappe, qui a visé la ville de Suluk, dans le nord de Raqqa, le 22 octobre, avait coûté la vie à Abdul Hamid al-Matar, un commandant du groupe Horas al-Din, affilié à Al-Qaida. La deuxième frappe, qui a visé une position de militants soutenus par la Turquie près de la ville de Ras al-Ain, dans le nord de la province de Hasakah, le 25 octobre, a coûté la vie à Sabahi Ibrahim al-Muslih, coprésident du Conseil de la Choura de l'Etat islamique.

    Pour l'instant, la coalition dirigée par les États-Unis et le ministère turc de la défense nationale n'ont pas commenté cette opération héliportée

    Les factions soutenues par la Turquie sont connues pour abriter des terroristes de Daech et d'Al-Qaïda en Syrie. Les personnes arrêtées ou évacuées d'Aluq "travaillaient" ou étaient infiltrés au sein d'Ahrar al-Sharqiyah, la faction la plus radicale soutenue directement par la Turquie.

     

  • Syrie : Plusieurs civils tués et blessés dans une nouvelle explosion dans les zones occupées par l'armée turque au nord de Raqqa

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    Le 20 août, une forte explosion a secoué la ville de Suluk, dans la partie occupée par l'armée turque dans le nord de la province de Raqqa.

    Selon des sources locales, il s'agit d'un attentat provoqué par une voiture piégée qui a explosé près de l'entrée du marché principal de la ville. L'explosion a tué un civil et blessé de nombreuses autres personnes, dont une femme.

    Après l'explosion, l'armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie a déployé des renforts à Suluk et a fermé les entrées de la ville.

    Il y a deux jours, une explosion similaire avait visé un point de contrôle de l'ANS près de Suluk. L'explosion avait coûté la vie à quatre rebelles soutenus par la Turquie. Un certain nombre de civils avaient également été blessés.

    Les forces kurdes du nord-est de la Syrie restent le principal suspect dans ces attaques. Cependant, les terroristes de l'Etat islamique, qui sont présents dans la région, pourraient également être responsables.

    L'armée turque et l'ANS ont occupé une grande partie du nord de Raqqa l'année dernière après une bataille avec les Forces Démocratiques Syriennes majoritairement Kurdes. Depuis lors, un état d'anarchie règne sur la partie occupée.

    La Turquie ne prend pas de mesures sérieuses pour sécuriser les zones occupées par ses forces en Syrie. Plusieurs militants de l'opposition pensent que les militants soutenus par la Turquie pourraient faciliter certaines des attaques dans ces zones en échange d'argent.