Stepanyan Shushan (porte-parole du MoD)

  • Nagorny-Karabakh : L'offensive sur Shushi a été arrêtée, affirme Erevan - L'armée arménienne manque de munitions, affirme Bakou

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    Vendredi 6 novembre, les médias arméniens, en particulier l'édition "Tert" , ont rapporté que "les tentatives répétées des troupes azerbaïdjanaises d'attaquer Chouchi ont été repoussées. L'ennemi a également subi de graves pertes dans le secteur sud-ouest, dans la région de Berdzor".

    Il est également signalé des frappes de missiles et d’artillerie contre des localités et des infrastructures civiles d’Artsakh. Il y a des victimes parmi la population civile. "A Stepanakert, un obus a touché un immeuble d'habitation, trois résidents locaux ont été tués", a déclaré l' attaché de presse du ministère arménien de la Défense Shushan Stepanyan.
    Vidéo (Russe) :

    À son tour, l'Azerbaïdjan a rendu compte des opérations offensives de l'armée dans plusieurs directions. En outre, Trend.az note qu'il y a une pénurie de produits alimentaires, d'équipements militaires, de munitions, de carburant et de lubrifiants dans les unités ennemies.

    Journée du samedi 7 novembre : Violents combats autour de la ville stratégique de Chouchi
    L'Arménie a rapporté, samedi 7 octobre, que de "violents combats" opposaient les troupes azerbaïdjanaises aux soldats de la république arménienne du Nagorny Karabakh autour de Chouchi, ville clé ouvrant la route vers la capitale régionale Stepanakert.

    Depuis la reprise des combats le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises ont regagné d'importantes portions de territoires au sud du Nagorny Karabakh et se rapprochent depuis plusieurs jours de Chouchi et d'une route vitale reliant la capitale séparatiste à l'Arménie. Erigée au sommet d'une montagne, Chouchi est située sur cette route. Surnommée la "Jérusalem du Nagorny Karabakh", elle revêt en outre une importance symbolique pour les deux camps.

    De violents combats se sont déroulés dans la journée. "Aucune perte, aucun retrait. Les combats dans les environs de Chouchi se poursuivent", a-t-il écrit sur Facebook.

    Des bombardements ont aussi touché la ville, qui abrite une cathédrale arménienne emblématique de la région, selon Erevan. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a rejeté cette affirmation, "complètement fausse".

    Les autorités du Nagorny Karabakh ont aussi annoncé que Stepanakert avait été frappé par des roquettes Grad et Smertch, sans faire de blessés.

    Vidéo avec l'armée arménienne du Haut Karabakh (Russe)


    Vidéo : Situation à Stepanakert et Chouchi ce soir :
    Semyon Pegov en reportage depuis Stepanakert avec le champion olympique arménien Mihran Harutyunyan qui s'est engagé dans l'armée arménienne du Haut Karabakh.

  • Nagorny-Karabakh : La capitale Stepanakert touchée par une attaque massive de missiles

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    Les autorités arméniennes du Nagorny Karabakh ont accusé jeudi 29 octobre les forces azerbaïdjanaises d'avoir bombardé massivement leur capitale, Stepanakert, faisant des blessés parmi la population civile.

    "L'Azerbaïdjan a frappé Stepanakert pendant plusieurs heures, des dizaines de missiles ont touché la ville", a indiqué à l'AFP un haut responsable local, Artak Beglarian, ajoutant que des "civils ont été blessés" dans cette attaque, "la pire dans les combats récents". Des tirs de missiles ont également touché la ville arménienne de Chouchi.

    Cette annonce intervient au lendemain d'une attaque ayant visé la ville azerbaïdjanaise de Barda, proche du Nagorny Karabakh, Bakou accusant l'armée arménienne d'avoir tué 21 personnes et blessés des dizaines d'autres. Cinq autres civils avaient été tués la veille.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a juré de "venger" cette attaque via des "représailles sur le champ de bataille".

    L'Arménie a de son côté démenti avoir mené les attaques sur les villes de Ganja et Barda.

    Stepanakert a été touché par des tirs à plusieurs reprises depuis la reprise des hostilités fin septembre entre l'armée azerbaïdjanaise et les forces arméniennes pour le contrôle de cette enclave du Caucase.

    Selon des bilans partiels, plus de 1.250 personnes dont plus de 130 civils dans les deux camps ont été tuées lors des affrontements, les pires depuis une guerre dans les années 1990 qui avait fait 30.000 morts.

    L'Azerbaïdjan a annoncé jeudi avoir remis à l'Arménie les corps de 30 soldats tués dans les combats.

    "L'Arménie n'a pas fait preuve de bonne volonté à ce sujet", mais grâce à une médiation russe, elle a "accepté d'ouvrir un couloir humanitaire" pour l'évacuation des dépouilles de soldats azerbaïdjanais du champ de bataille, a indiqué un conseiller du président Aliev, Hikmet Hajiyev.

    Un porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian, a confirmé ce transfert sous médiation de la Russie et de la Croix Rouge, ajoutant que Erevan était prêt à rendre les corps des soldats azerbaïdjanais.

    Les chefs de la diplomatie azerbaïdjanaise et arménienne devaient se rencontrer jeudi à Genève, mais la réunion a été reportée à vendredi et ne sera pas en tête-à-tête, a indiqué le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères.

  • Nagorny-Karabakh : Bakou accuse Erevan d'attaques de missiles balistiques

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    Nouvel échange d'accusations et de démentis entre Bakou et Erevan concernant un prétendu lancement de missiles par les forces armées arméniennes en direction du territoire de la République d'Azerbaïdjan.

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a déclaré que plusieurs missiles balistiques avaient été lancés depuis le territoire arménien en direction de la République d'Azerbaïdjan.

    «Le 22 octobre à 9 heures [heure locale] du territoire arménien, des missiles balistiques ont été lancés en direction de Gabala et Kurdamir», lit-on dans la note ministérielle.

    Les accusations ont été immédiatement démenties par le chef du bureau de presse de la défense arménienne, Shushan Stepanyan.

    "Aucun missile balistique n'a été lancé depuis le territoire de la République d'Arménie", a déclaré le responsable, niant les allégations.

    Plus tôt dans la journée, le Ministère des affaires étrangères de la République autoproclamée du Haut-Karabakh a accusé les forces armées azerbaïdjanaises d'avoir bombardé des villages situés le long de la ligne de front.

    À l'heure actuelle, ces informations n'ont été ni confirmées ni démenties par les autorités de Bakou.

    L'Arménie et l'Azerbaïdjan se disputent le Haut-Karabakh depuis février 1988, lorsque la région, à majorité arménienne, a annoncé sa sécession de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan. Au cours du conflit armé de 1991-94, l'Azerbaïdjan a perdu le contrôle du Haut-Karabakh et de sept régions adjacentes. Des négociations pour un règlement pacifique du conflit sont en cours depuis 1992 dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE, dirigé par les trois coprésidents, la Russie, les États-Unis et la France.

    Les tensions entre les deux pays se sont intensifiées dans la matinée du dimanche 27 septembre lorsque l'armée azerbaïdjanaise a lancé une attaque massive d'artillerie dans le Haut-Karabach (Artsakh) le long de la ligne de cessez-le-feu de 1994.

    L'Arménie et l'Artsakh, qui soutiennent ses aspirations d'indépendance depuis le début des années 1990, ont déclaré la loi martiale et la mobilisation générale. L'Azerbaïdjan a proclamé une mobilisation partielle et la loi martiale dans certains départements et a fermé ses aéroports à tout trafic international à l'exception de la Turquie, qui s'est engagée à soutenir Bakou.

    L'escalade a déclenché une vaste réaction internationale, incitant de nombreux pays et organisations à appeler les parties belligérantes à cesser le feu et à reprendre les négociations présidées par l'OSCE.

    Les dirigeants de la Russie, des États-Unis et de la France ont appelé les parties opposées à mettre fin aux affrontements et à s'engager à entamer des négociations sans conditions préalables. La Turquie, pour sa part, a déclaré qu'elle fournirait à l'Azerbaïdjan tout soutien demandé.

    Les chefs des diplomaties de Bakou et d'Erevan, lors des négociations à Moscou qui se sont terminées tard dans la soirée du vendredi 9 octobre, ont convenu d'un cessez-le-feu au Haut-Karabakh à partir de midi le samedi 10 octobre. Les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan étaient arrivés à Moscou à l'invitation du président russe Vladimir Poutine. Les négociations ont duré plus de dix heures.

    Depuis la signature de la trêve, qui a été renouvelée le 18 octobre sous la pression de la Russie, de la France et des États-Unis, cependant, diverses violations et actions offensives ont été enregistrées de part et d'autre de la ligne.

    Cependant, la diplomatie continue de chercher une solution: les ministres des Affaires étrangères des deux pays devraient se rendre à Washington demain 23 octobre et rencontrer séparément le secrétaire d'État américain Mike Pompeo. Les dirigeants des deux pays ont récemment déclaré qu'en théorie, ils seraient disposés à se rencontrer. Cependant, il est clair que les développements sur le champ de bataille sont le moteur des événements beaucoup plus fortement que tout ce qui a été convenu à la table des négociations.

    Poutine affirme que le nombre de morts "s'approche de 5.000" depuis la reprise des combats
    Le nombre de morts depuis la reprise des combats fin septembre entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes arméniens dans le Nagorny Karabakh "s'approche de 5.000", a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine.

    "Selon nos informations, le nombre de morts des deux côtés atteint plus de 2.000, ce qui veut dire que le nombre total s'approche des 5.000 tués", a-t-il affirmé, lors d'un forum de discussion diffusé en direct à la télévision.

  • Arménie: Des véhicules blindés de l'armée azerbaïdjanaise, produits en Israël détruits au combat

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    L'attaché de presse du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a publié sur la chaîne Telegram des images de la destruction d'un convoi azerbaïdjanais et de véhicules blindés par des systèmes de missiles antichar.

    Et environ une heure plus tard, il a ajouté : "Un point important. Les experts militaires en Arménie ont remarqué que la vidéo montre la destruction de véhicules blindés Sandcat fabriqués par Israël. Nous confirmons l'authenticité de ce qui a été dit."

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  • Nagorny-Karabakh : Arménie et Azerbaïdjan s'accusent d'avoir violé une nouvelle trêve

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    Samedi soir 17 octobre, les ministères arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères ont annoncé, dans deux déclarations identiques, un accord pour "une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale" (20H00 GMT).

    Cette nouvelle trêve est intervenu après que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se soit entretenu au téléphone dans la soirée avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté avec force sur "la nécessité d'un respect strict" du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon la diplomatie russe.

    A Stepanakert, la capitale séparatiste, la nuit a été très calme, selon un correspondant de l'AFP sur place. Dans la matinée, tout y était silencieux, alors que la plupart des habitants ont fui les bombardements depuis la reprise des combats le 27 septembre. "Notre pays veut respecter la trêve mais les autres (Azerbaïdjanais) ne la respecteront pas. Nous ne pouvons pas les croire, même s'il y a un accord, ils peuvent facilement ne pas le respecter", soutient Sveta Petrosian, 65 ans, interrogée dans les rues désertes. Ses deux fils sont au front.

    Et de fait, la trêve n'aura pas duré plus de quatre minutes. L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont accusés dimanche d'avoir violé la nouvelle "trêve humanitaire" entrée en vigueur à minuit heure locale dans le Nagorny Karabakh, une semaine après un premier cessez-le-feu conclu mais jamais respecté.

    Dans un communiqué, le ministère de la Défense azerbaïdjanais a affirmé que les forces arméniennes avaient rompu de "manière flagrante le nouvel accord", dénonçant des tirs d'artillerie ennemis et des attaques matinales le long du front.

    Plus tôt dans la nuit, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, avait elle rapporté des tirs d'artillerie et de roquettes azerbaïdjanais, au nord et au sud du front, durant les trois heures suivant le début de la trêve.

    Dans un communiqué, l'armée du Karabakh a également fait été d'une attaque ennemie le matin dans le sud, faisant part "de pertes et blessés des deux côtés". "Mais les infrastructures civiles et les habitations n'ont pas été visées par des tirs", ont précisé les services de secours du Karabakh.

    Le président azerbaïdjanais a appelé à la vengeance après le bombardement de Ganja, deuxième ville du pays
    La reprise des combats il y a trois semaines a fait des centaines de morts. Après une première tentative ratée de cessez-le-feu sous l'égide de Moscou, le conflit a connu une nouvelle escalade samedi.

    L'Azerbaïdjan a juré de "venger" la mort de treize civils, dont des enfants, ayant péri la nuit précédente dans le bombardement nocturne de Ganja, deuxième ville du pays. De nombreuses maisons ont été détruites par un pilonnage qui a aussi fait plus de 45 blessés, selon le procureur général.

    Samedi, à Ganja, des dizaines de secouristes ont cherché des survivants à mains nues et rassemblé des restes humains déchiquetés dans des housses mortuaires noires, rendant leur identification très difficile.

    Dans un discours, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a promis une vengeance "sur le champ de bataille", qualifiant son ennemi séparatiste et l'Arménie, tour à tour, de "chiens" et de "fascistes". La Turquie a de son côté accusé Erevan de "crimes de guerre".

    Ganja, ville d'environ 300.000 habitants, a été frappée à plusieurs reprises depuis le début du conflit. Les Arméniens ont affirmé samedi que Ganja abritait "des cibles légitimes", évoquant une base aérienne et des sites militaires. Quelques heures avant les frappes sur Ganja, des tirs avaient visé les villes de Stepanakert et Choucha dans le Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a obtenu des gains territoriaux ces trois dernières semaines sans pour autant remporter de bataille décisive. Bakou n'a pas jusqu'ici révélé le coût du conflit, ne publiant aucun bilan militaire, matériel ou humain.

    Les Arméniens affirment avoir tué des milliers d'hommes. Ils reconnaissent avoir dû reculer mais assurent "contrôler la situation". Officiellement, ils ont perdu environ 700 hommes, et la moitié des 140.000 habitants ont fui.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l'Azerbaïdjan. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

    Les forces azerbaïdjanaises progressent au Nagorny Karabakh
    Dimanche 18 octobre, le ministère de la défense de l'Azerbaïdjan a publié une vidéo montrant une importante base qui a récemment été prise aux forces arméniennes. La base, qui se trouve dans le district de Fizuli, a été abandonnée à la hâte.

    Les troupes arméniennes ont laissé derrière elles des quantités d'armes et d'équipements, notamment des chars de combat, des véhicules blindés, des obusiers et des dizaines de missiles guidés antichars.

    Le ministère de la défense azerbaïdjanais a également diffusé une vidéo montrant les forces arméniennes fuyant leurs postes de combat dans une partie non spécifiée du Haut-Karabakh. Les postes ont été occupés par les troupes azerbaïdjanaises.


     

  • L'Azerbaïdjan affirme que les forces arméniennes ont lancé un missile balistique sur l'enclave azérie du Nakihichevan

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    L'Azerbaïdjan a officiellement accusé les forces arméniennes du Haut-Karabakh d'avoir lancé un missile balistique tactique sur l'enclave du Nakhitchevan.

    Le Nakhitchevan, officiellement connu sous le nom de République autonome du Nakhitchevan, est une région enclavée de 5 500 km2 de l'Azerbaïdjan. La région se situe entre l'Arménie et l'Iran.

    Dans une brève déclaration, le ministère azerbaïdjanais de la défense a affirmé qu'un missile balistique tactique avait été lancé le 16 octobre par les forces arméniennes depuis Gubadli dans la région contestée du Haut-Karabakh. Le missile aurait frappé la région d'Ordubad au Nakhitchevan.

    Le ministère arménien de la défense a rapidement rejeté les allégations de l'Azerbaïdjan, accusant les dirigeants militaires et politiques de Bakou de mentir.

    "Nous déclarons qu'aucun missile n'a été tiré en direction de la région d'Ordubad au Nakhitchevan", a déclaré Shushan Stepanyan, secrétaire de presse du ministère arménien de la défense, "c'est un autre mensonge de la direction politico-militaire azerbaïdjanaise, qui vise à étendre la géographie du conflit".

    La frappe supposée de missiles sur le Nakhitchevan était probablement un accident de feu perdu. Depuis le début de la bataille du Haut-Karabakh, des dizaines de projectiles et même des drones ont atterri sur le territoire iranien par erreur.

    L'Azerbaïdjan envisage peut-être en effet d'étendre la géographie du conflit en cours au Haut-Karabakh pour couvrir les régions arméniennes qui séparent son territoire du Nakhitchevan.

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  • Arménie/Azerbaïdjan : Brusque risque d'extension du conflit

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    Le ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan a annoncé mercredi avoir frappé deux sites de lancement de missiles en Arménie même, utilisés selon lui pour viser des zones civiles dans le conflit au Nagorny Karabakh.

    Le ministère de la Défense arménien a confirmé que des zones sur son territoire avaient été touchées, tout en niant avoir frappé l'Azerbaïdjan et affirmant se réserver désormais le droit de viser des cibles militaires en Azerbaïdjan.

    C'est la première fois depuis la reprise des hostilités dans cette région séparatiste que Bakou reconnaît avoir frappé sur le territoire de l'Arménie.

    Bakou affirme que ses forces armées avaient remarqué dans la nuit sur le sol arménien le déploiement de systèmes de lancements de missiles prêts à être utilisés, dans une zone proche de la région séparatiste du Nagorny Karabakh, et les avoir détruits car ils étaient destinés à viser des zones civiles en Azerbaïdjan.

    La porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchan Stepanian, a confirmé les frappes sur son sol mais démenti toute volonté de viser des zones civiles en Azerbaïdjan.

    "L'attaque a été effectuée sur la simple hypothèse que l'équipement en question allait frapper des zones civiles en Azerbaïdjan. Il va sans dire que cette allégation est dénuée de tout fondement", a-t-elle indiqué sur Twitter. "Pas un seul missile, obus ou projectile n'a été tiré en direction de l'Azerbaïdjan", a-t-elle ajouté. En réponse, l'armée arménienne "se réserve maintenant le droit de cibler toute installation militaire et tout mouvement de combat sur le territoire de l'Azerbaïdjan", a-t-elle encore écrit.