St. Anton von Padua

  • France : Le mouvement ultra-nationaliste turque "Loups Gris" va être dissous

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    Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé lundi 2 novembre que le gouvernement français prendrait, lors d'une session ministérielle mercredi 4 novembre, la décision de dissoudre le mouvement nationaliste turc "Loups gris", qui soutient le président turc Recep Tayyip Erdogan.

    Ce mouvement a été pointé du doigt après les récents affrontements entre les communautés turque et arménienne à Décines-Charpieu, près de Lyon.

    L'inscription «loups gris» a également été peinte sur un monument en l'honneur des victimes du génocide arménien, toujours à Décines-Charpieu samedi soir.

    Les "Loups Gris" sont également impliqués dans le saccage de l'église Saint Antoine de Padoue" à Wien-Favoriten, en Autriche.

    L'organisation nationaliste turque "Loup Gris"
    L'organisation nationaliste turque appelée "Loups gris" ou "Ogaklari" a été formée dans les années 1960 et est classée comme un groupe nationaliste.

    Le mouvement a été impliqué dans des opérations terroristes. Les Loups Gris ont concentré leurs opérations sur les Kurdes dans les années 1990, en participant à des batailles contre l'organisation PKK dans l'ouest-est de la Turquie. On a également observé des membres des Loups Gris dans les combats contre les Arméniens du Haut Karabakh, aux côté des soldats azerbaïdjanais.

    Le mouvement croit en la supériorité ethnique des Turcs et cherche à restaurer leurs gloires et leur histoire et à unifier les peuples turcs dans les pays de langue turque. Le mouvement est particulièrement hostile à d'autres nationalités, telles que les Kurdes, la Grèce et les Arméniens.

  • Autriche : Des turcs attaquent et vandalisent l'église St Antoine de Padoue à Vienne

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    Trente à cinquante turcs sont entrés jeudi soir dans l'église catholique Saint-Antone-de-Padoue (St. Anton von Padua) dans le quartier de Wien-Favoriten et l'ont saccagée. Les vandales ont crié et donné des coups de pied contre les bancs, a confirmé le porte-parole de la police, Marco Jammer. L'information avait été donnée dans le quotidien "Kurier". Alors qu'ils se dirigeaient vers la zone de l'autel, le prêtre a appelé la police.

    Les turcs se sont alors enfuis dans différentes directions. Personne n'a encore été arrêté.

    L'attaque a été enregistrée par les caméras de surveillance
    Les enquêteurs de l'Office pour la protection de la Constitution accusent un groupe de turcs, organisés par le biais des médias sociaux d'être responsables de cette action contre le lieu de culte catholique. L'attaque a été enregistrée par une caméra de surveillance, qui est actuellement en cours d'évaluation.

    Le ministre de l'intérieur Karl Nehammer (ÖVP) a condamné l'attaque contre l'église : "Nous ne permettrons jamais que le droit à la liberté de religion soit détruit en Autriche et nous protégerons la communauté chrétienne de toutes nos forces", a-t-il déclaré. Il a chargé le directeur général de la sécurité publique de sensibiliser tous les services de police et d'intensifier la surveillance de l'espace public, en particulier dans le quartier de Favoriten.

    "Troisième attaque contre la société européenne-occidentale"
    Le chef adjoint du parti fédéral FPÖ, Manfred Haimbuchner, a considéré cette attaque comme une "prise d'assaut très répréhensible d'une église". Pour Haimbuchner, il s'agit d'une "attaque contre notre démocratie libérale et notre société libérale dans son ensemble. Après une telle attaque, il ne faut pas simplement revenir à la normale". Haimbuchner a relié l'incident à la décapitation du professeur Samuel Pati dans une banlieue parisienne et à l'assassinat de trois chrétiens dans une église de Nice. Il a ajouté que c'était la troisième attaque contre la société européenne-occidentale en quelques jours.

    Des contrôles accrus, notamment des installations françaises
    Vendredi soir, le ministère de l'Intérieur a annoncé que 50 agents de police supplémentaires ont été affectés à la surveillance et au contrôle du quartier de Wien-Favoriten. En outre, une évaluation de la menace par l'Office pour la protection de la Constitution est en cours et de nouvelles mesures doivent être adoptées pour renforcer la sécurité face à la menace accrue d'islamistes radicalisés.

    Après les attaques terroristes en France, le ministère de l'Intérieur a en outre annoncé que dans le cadre des discussions de coordination entre l'"Office fédéral pour la protection de la Constitution et la lutte contre le terrorisme" (BVT) et le "groupe de travail Cobra", une protection accrue des installations françaises et une surveillance accrue dans les lieux publics ont été ordonnées.

    Tout comme le ministre de l'intérieur Karl Nehammer, la ministre de l'intégration Susanne Raab (ÖVP) a également condamné l'attaque contre l'église et a salué la présence accrue de la police à Favoriten. "Les sociétés parallèles sont le terreau de la violence. Nous devons combattre toute forme d'extrémisme et d'islamisme dès le début afin d'empêcher que des choses pires ne se produisent", a déclaré M. Raab dans un reportage.

    "Pas de fausse tolérance" envers l'islam politique
    Le Chancelier fédéral Sebastian Kurz (ÖVP) s'est exprimé sur Twitter vendredi soir contre une tolérance incompréhensible en rapport avec l'attaque de l'église. "Tous les chrétiens d'Autriche doivent pouvoir pratiquer leur foi librement et en toute sécurité ! Nous allons résolument poursuivre la lutte contre l'Islam politique et ne ferons pas preuve d'une fausse tolérance dans ce domaine", a écrit M. Kurz. (apa)