Spin Boldak

  • Afghanistan : Les talibans resserrent l'étau sur Mazar-i-Sharif, les civils fuient

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    E8ZqSZwXEAIoWOu.jpegLes talibans commençaient mardi à resserrer l'étau sur Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord de l'Afghanistan, provoquant une fuite massive des civils. Le célèbre commandant de brigade de l'Armée afghane, Muneeb Amiri (photo ci-contre), a été grièvement blessé lors d'affrontements avec les talibans lundi 9 août.

    Si Mazar-i-Sharif, cité historique et carrefour commercial, venait à tomber à son tour, le gouvernement n'aurait plus aucun contrôle sur le nord du pays, une région pourtant traditionnellement férocement opposée aux talibans. C'est là qu'ils avaient rencontré l'opposition la plus acharnée lors de leur accession au pouvoir dans les années 1990. L'Alliance du Nord avait trouvé refuge dans le Nord-est pour mener la résistance lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001.

    Les talibans, qui avancent à un rythme effréné, contrôlent désormais cinq des neuf capitales provinciales du Nord - six sur 34 au total dans tout le pays - et des combats sont en cours dans les quatre autres. Après avoir conquis dimanche en quelques heures Kunduz, la grande ville du Nord-est, ainsi que Taloqan et Sar-i-Pul, les talibans ont ajouté lundi Aibak, capitale de la province de Samangan, à cette liste.

    Ils s'étaient emparés samedi de Sheberghan, fief du célèbre chef de guerre Abdul Rashid Dostom, et vendredi de Zaranj, capitale de la lointaine province de Nimroz (sud-ouest), à la frontière avec l'Iran. Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 août 2021, ils ont attaqué la périphérie de Mazar-i-Sharif, Pul-e-khomri et Faizabad, trois capitales provinciales du Nord, mais ont été repoussés, a indiqué le ministère de la Défense. Ils ont aussi été refoulés à Farah (ouest), selon la police locale.

    Renforts des forces gouvernementales à Mazar-i-Sharif
    Le Ministère de la Défense afghan a publié une vidéo montrant des renforts se dirigeant vers Mazar-i-Sharif, Balkh avec les combattants fidèles au chef de guerre ouzbèk Abdurrashid Dostum.
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    Pour l'administration Biden, c'est aux Afghans de se défendre
    Alors que les combats font rage dans le Nord, mais aussi dans le Sud autour de Kandahar et dans Lashkar Gah, une nouvelle réunion de négociations entre les talibans et le gouvernement devait avoir lieu mardi et mercredi à Doha. Le processus de paix s'est ouvert en septembre 2020 au Qatar, dans le cadre de l'accord de paix conclu en février 2020 entre les talibans et Washington prévoyant le départ total des troupes étrangères d'Afghanistan. Ce retrait doit être achevé d'ici le 31 août.

    Mais les discussions sont au point mort et les talibans ont lancé une offensive en mai 2021, quand a débuté le retrait américain. Après s'être emparés de vastes territoires ruraux sans rencontrer beaucoup de résistance, ils se sont tournés depuis début août vers les centres urbains.

    Même si les espoirs sont minces de voir les pourparlers déboucher sur un résultat concret, les États-Unis ont décidé d'envoyer à Doha leur émissaire, Zalmay Khalilzad, pour "exhorter les talibans à cesser leur offensive militaire et à négocier un accord politique, seule voie menant à la stabilité et au développement en Afghanistan". Mais l'administration du président Joe Biden n'a aucunement l'intention de changer de ligne. Elle maintiendra son soutien à Kaboul, mais c'est aux Afghans de prendre leur destin en mains. "C'est leur pays qu'il s'agit de défendre. C'est leur combat", a dit lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    Les violences ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir leur foyer dans tout le pays ces dernières semaines, les talibans étant accusés de nombreuses atrocités dans les endroits tout juste passés sous leur coupe. "Ils frappent et pillent", a déclaré Rahima, une femme qui campe maintenant avec des centaines de personnes dans un parc de Kaboul après avoir fui la province de Sheberghan.
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    "S'il y a une jeune fille ou une veuve dans une famille, ils les prennent de force. Nous avons fui pour protéger notre honneur", a-t-elle ajouté. 

    Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les talibans avaient imposé leur version très stricte de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées à mort.

    Mardi, le calme était revenu dans le centre de Kunduz, selon des habitants interrogés par l'AFP. Les talibans ne patrouillaient plus les rues, où les commerces et restaurants avaient rouvert. Les affrontements se poursuivaient toutefois aux abords de l'aéroport resté aux mains des forces gouvernementales. "Les gens ouvrent leur magasin et leur commerce. Mais vous pouvez encore voir la peur dans leurs yeux. La situation est très incertaine, les combats peuvent réapparaître en ville à tout moment", a déclaré Habibullah, un commerçant.

    A Kandahar et Lashkar Gah, deux fiefs historiques des insurgés qu'ils tentent de reprendre, les civils restaient pris au piège des combats. Trois ont été tués et 20 blessés, dont des femmes et des enfants, ces dernières 24 heures, a indiqué l'hôpital Mirwais de Kandahar. A Lashkar Gah, les hôpitaux des ONG Médecins sans frontières (MSF) et Emergency ont été touchés par un bombardement, sans qu'il y ait de victimes, a indiqué MSF lundi soir sur Twitter.

    Province de Baghlan
    Une vidéo  circulant sur Telegram montre d'intenses combats dans et autour de PD-2 à Pul-e-Khumri, capitale de la province de Baghlan. Aux dernières nouvelles, la majeure partie de la ville de Pul-e-Khumri est tombée, cet après-midi (mardi), aux mains des talibans. Les responsables de l'administration locale et les forces pro-gouvernementales (restantes) se sont retirées. Des sources locales disent qu'un accord a été conclu entre les talibans et les autorités locales/forces pro-gouvernementales grâce à la médiation des anciens locaux. Vidéo des talibans à l'intérieur de Pul-e-Khumri.

    Province de Ghazni : Les talibans exécutent deux policières enlevées à Ghazni
    Les talibans ont exécuté deux policières qui avaient été enlevées dimanche 8 août 2021 dans la ville de Ghazni, a confirmé une source sécuritaire.  Les talibans ont ensuite jeté leurs cadavres dans le quartier Kashk de la ville. Les talibans avaient enlevé les deux policières dans la zone de Sai Ganj du PD1 à Ghazni. Les policières, qui s'appelaient Uzra et Maryam, servaient au PD3 de la ville de Ghazni.

    Située dans le sud du pays, Ghazni est une province volatile où les talibans contrôlent des pans de territoires, y compris des parties de la capitale provinciale.

    Le poste frontière de Spin-Boldak, aux mains des talibans, rouvert au trafic vers le Pakistan
    Des sources pro-talibans semblent confirmer que le passage frontalier Chaman-Spin Boldak sera rouvert. Apparemment, un accord a été conclu entre les talibans et les responsables pakistanais sur la question de la gestion des frontières.
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    Aux dernières nouvelles, les talibans ont commencé à débloquer la frontière Chaman-Spin Boldak ce mardi soir 10 août 2021. Des sources pro-talibans et semi-officielles ont affirmé que les autorités pakistanaises avaient accepté les demandes des talibans.
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    7hLQVitS.jpegProvince de Farah : La ville de Farah aux mains des talibans (Breaking news)
    La ville de Farah (carte ci-contre et photo ci-dessous) serait tombée aux mains des talibans, devenant la 7ème capitale provinciale à être capturée par les talibans en une semaine. Le chaos total règne dans la ville en ce moment, selon un témoin. Vidéo des talibans dans la ville de Farah.

    "Cet après-midi (mardi), les talibans sont entrés dans la ville de Farah après avoir brièvement combattu les forces de sécurité. Ils ont pris le bureau du gouverneur et le quartier général de la police. Les forces de sécurité se sont retirées vers une base de l'armée", a annoncé à l'AFP Shahla Abubar, une conseillère provinciale.

    Outre le QG du gouverneur, la prison de la ville de Farah a également été occupée par les talibans qui se sont empressés de libérer les prisonniers, selon leur habitude. Actuellement, seul le QG du service de renseignement afghan NDS continue de résister. 
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    L'Etat islamique-Khorasan critique les relations entre talibans et la Chine
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    L'État islamique-Khorasan a critiqué les relations des talibans avec la Chine, les États-Unis et la Russie, présentant le mouvement taliban comme un allié et un mandataire des ennemis de la "grande puissance de l'Islam".

    L'État islamique en Irak et en Syrie développer leurs messages sur la question dès 2014 ( numéro 6 du magazine Dabiq par exemple), et l'EI a depuis perpétué cette tendance. Cependant, ces récits se sont progressivement propagés à l'Est – du noyau traditionnel du pouvoir de commandement et de contrôle de l'EI à ses branches régionales en Asie – au fur et à mesure qu'il construisait son réseau mondial de groupes militants.

    L'État-islamique-Khorasan a été fondée en 2015 et opère principalement en Afghanistan, mais pas exclusivement. 

    L'Etat-Islamique-Khorasan accuse les talibans d'obéir aux ordres de Pékin en acceptant d'empêcher les jihadistes de mener des opérations contre la Chine depuis le sol afghan. Il présente également les talibans comme une force par procuration pour la Chine qui cible les combattants de l'État islamique à l'intérieur de l'Afghanistan à la demande de Pékin.

    Une vidéo récente publiée par Khalid Media, un média local de l'Etat_islamique-Khorasan, comprenait plusieurs clips de responsables talibans socialisant et serrant la main de diplomates chinois tout en montrant des images de Ouïghours détenus et maltraités par les forces de sécurité au Xinjiang. Leur intention est de mettre en évidence l'hypocrisie de l'émirat islamique autoproclamé d'Afghanistan. De même, une déclaration publiée par Khurasan Wilayah News a critiqué les représentants des talibans pour leurs visites luxueuses à Pékin, Moscou et Doha en plus d'autres fautes à leurs yeux.

    La stratégie de l'Etat_Islamique_Khorasan est de "délégitimer" les talibans en tant que mouvement islamiste » et de présenter le groupe comme redevable aux puissances étrangères, notant également que l'État islamique a lancé une campagne de hashtag sur les réseaux sociaux accusant les talibans d'être un « Blackwater en blanc. "

  • Afghanistan : Derniers évènements sécuritaires

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    Province de Herat 
    Les Forces nationales de sécurité et de défense ont mené une série d'opérations sécuritaires dans le district de Karukh, au cours desquelles un gouverneur de district et un juge désignés par les talibans pour la province d'Herat ont été tués ainsi que sept autres islamistes.

    Province de Kandahar
    Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mirwais Stanekzai, a déclaré que les talibans avaient expulsé environ 400 personnes de leurs maisons à Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan. Les corps de cinq personnes ont été découverts par les forces de sécurité. "Certains ont été martyrisés dans leurs maisons.

    Province de Logar
    L'armée de l'air du pays a effectué une frappe dans la ville de Zarghon Shahr, du district de Mohammad Agha de la province de Logar. « 22 terroristes talibans et 6 terroristes pakistanais, dont le colonel Javed, ont été tués au cours de l'opération et une grande quantité de munitions a été détruite.
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    Un traducteur afghan de l'armée américaine décapité
    Les talibans ont décapité Soheil Pardis, qui travaillait comme traducteur pour les forces américaines, sur la route Kaboul-Khost. M. Pardis avait 32 ans et laisse une fille de 9 ans.

  • Afghanistan : Opération des forces afghanes pour reprendre le poste-frontière clé de Spin Boldak avec le Pakistan

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    Les forces afghanes ont lancé vendredi 16 juillet 2021 une offensive pour reprendre la localité stratégique de Spin Boldak (Sud), près de la frontière avec le Pakistan, dont se sont emparés mercredi les talibans, a annoncé le porte-parole de la police de la province de Kandahar.

    L'armée et la police "ont lancé une opération conjointe pour reprendre Spin Boldak. Les forces afghanes sont parvenues jusqu'au marché", a déclaré ce porte-parole, Jamal Nasir Barakzai. Des habitants de Spin Boldak, joints par l'AFP, ont confirmé que des combats s'y déroulaient.

    "Les forces afghanes sont entrées dans le marché de Spin Boldak et les talibans ont reculé. Il y a d'intenses combats entre les talibans et les forces afghanes en ce moment même", a déclaré jeudi matin, l'un d'eux, Mohammad Zahir, à l'AFP. 

    Les talibans s'étaient emparés mercredi 14 juillet du principal poste-frontière avec le Pakistan et de Spin Boldak, à une trentaine de km de là, verrou sur l'importante route reliant Kandahar, capitale provinciale et grande ville du Sud afghan, à la frontière.

    Le poste-frontière du district de Spin Boldak est le plus important point de passage entre l'Afghanistan et le Pakistan et une importante zone d'échange commerciale. Il connecte aussi l'Afghanistan, enclavé, à la route menant au port pakistanais de Karachi, sur la mer d'Arabie, sa seule porte sur l'océan. Ce passage ouvre sur la province pakistanaise du Baloutchistan (Sud-Ouest), réputée abriter une partie de la direction des talibans, dans la ville pakistanaise de Quetta, ou les blessés talibans qui s'y font soigner.

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    Amrullah Saleh (photo de gauche), le premier vice-président afghan, a déclaré que l'armée pakistanaise avait officiellement informé l'Afghanistan que tout effort militaire des forces de sécurité du pays pour reprendre le poste de Spin Boldak aux talibans se heurterait à une réponse de l'armée de l'air pakistanaise.

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    Le photojournaliste indien Danish Siddiqui (photo de droite), de l'agence Reuters, a été tué lors des affrontements dans le district de Spin Boldak dans la province de Kandahar, ont confirmé plusieurs sources. Le journaliste indien couvrait la situation à Kandahar ces derniers jours.

  • Afghanistan : Attaque des talibans sur le poste-frontière de Spin Boldak avec le Pakistan

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    Le ministère afghan de l'Intérieur a affirmé mercredi 14 juillet 2021 que les forces afghanes avaient "repoussé" une tentative des talibans de s'emparer d'un poste-frontière clé avec le Pakistan, dont les insurgés ont annoncé plus tôt s'être rendus maîtres.

    "Les terroristes talibans ont fait mouvement près de la zone frontalière" dans le district de Spin Boldak, mais "les forces de sécurité ont repoussé leur attaque", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère Tariq Arian.

    Pourtant, l'Agence de presse française a cité un responsable des forces de sécurité pakistanaises affirmant que les talibans avaient pris le contrôle du passage Spin Boldok-Shaman. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux semblent montrer que le poste frontière a bien été pris par les talibans.

    Lien permanent Catégories : AFGHANISTAN, Spin Boldak, TALIBAN 0 commentaire
  • Afghanistan : Derniers évènements

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    Un porte-avions et deux bombardiers américains pour protéger le retrait des troupes U.S.
    Le chef du Pentagone Lloyd Austin a envoyé deux bombardiers B-52 supplémentaires dans le Golfe et prolongé la mission dans la région du porte-avions USS Eisenhower pour protéger le retrait annoncé des forces de la coalition internationale d'Afghanistan, a indiqué vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    Le ministre américain de la Défense "a approuvé quelques mesures additionnelles aujourd'hui", a déclaré M. Kirby au cours d'un point de presse. L'USS Eisenhower restera dans la région "pendant un certain temps", tandis que les deux B-52 y "sont arrivés", a-t-il ajouté.

    Les bombardiers lourds dits "Stratofortress", qui peuvent transporter des armes nucléaires, sont habituellement basés au Qatar, où l'armée américaine dispose d'une importante base.

    Le porte-parole n'a pas exclu que d'autres renforts puissent être envoyés pour participer à l'énorme opération logistique que représente le retrait de quelque 2.500 soldats américains, ainsi que de plus de 16.000 sous-traitants civils et leur équipement.

    S'y ajoutent quelque 7.000 soldats de l'Otan, qui dépendent largement de l'armée américaine pour les transports de troupes et de matériel.

    "Il est raisonnable de penser qu'il pourrait y avoir des mesures supplémentaires temporaires de protection des forces", a-t-il ajouté, notant que si les véhicules blindés les plus sophistiqués seront évacués par voie aérienne, d'autres seront donnés à l'armée afghane.

    Kaboul : 
    4 membres de la police afghane et un professeur d'université ont été tués par des hommes armés non identifiés dans la capitale, Kaboul, a déclaré une source de sécurité.

    La source a expliqué: "Ce matin, Rafi Othmani, professeur dans une université privée, dans le quatrième arrondissement de Kaboul, a été criblé de balles par des hommes armés non identifiés", ajoutant: "Ces hommes armés non identifiés ont également visé quatre agents de sécurité dans le district de Paghman de la capitale, Kaboul.

    Province de Ghazni : 4 morts lors de l'explosion d'un engin explosif en bord de route
    Samedi 24 avril, 4 civils ont été tués et 2 autres blessés, lorsqu'un engin explosif posé sur le bord d'une route a explosé dans la province de Ghazni, dans l'est de l'Afghanistan.

    L'Un engin explosif a explosé dans le district de Shaliz dans la province de Ghazni, tuant 4 civils et en blessant 2 autres."

    Province de Kandahar : les insurgés tuent l'ancien chef de district
    Des insurgés armés ont tué un ancien chef de district dans le sud de la province de Kandahar, a déclaré samedi 24 avril un responsable.

    Le corps de Haji Abdul Ghani Muslimyar a été retrouvé vendredi soir entre les districts de Daman à Kandahar et de Shahr-i-Safa à Zabul.

    Muslimyar a d'abord été kidnappé dans le district de Daman, où il se rendait à son jardin. Plus tard, l'ancien chef de district a été exécuté par ses ravisseurs. Muslimyar était accompagné de deux gardes du corps, portés disparus depuis.

    Muslimyar a été chef administratif des districts de Spin Boldak, Arghistan, Shah Walikot et Maroof.

    Il y a trois mois, il a été démis de ses fonctions car le nouveau gouverneur de Kandahar a nommé de nouveaux chefs pour les 17 districts de la province.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité du meurtre.

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    Par ailleurs, toujours dans la province de Kandahar, 5 personnes (dont 3 seraient des ressortissants pakistanais du Baloutchistan) ont été tuées par une frappe aérienne américaine. La frappe a pris pour cible leur véhicule qui a pris feu près de Panjwai, à 35km de Kandahar, près de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Trois des personnes décédées ont été identifiées comme étant Maqsood Ahmed (photo) Muhammad Hassani R / o Chaghi, Jaffar et Muzamil R / o Nushki de la province pakistanaise du Balouchistan. Les deux autres n'ont pas été identifiées. Elles pourraient être affiliées à un groupe militant (peut-être des talibans afghans)

  • Afghanistan : Une mine tue 13 personnes dans le sud du pays

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    Des responsables afghans ont déclaré qu'au moins 13 personnes avaient été tuées vendredi 28 août lorsqu'une mine a explosé dans leur véhicule dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan. Ils ont accusé les combattants talibans d'être responsables de l'attaque.

    L'explosion s'est produite dans la région de Spin Boldak alors que les victimes se dirigeaient vers un marché libre, où des centaines de villageois se rassemblaient pour acheter et vendre le week-end.

    Baher Ahmed Ahmadi, un porte-parole du gouverneur de Kandahar, a déclaré que les corps des villageois avaient été déchiquetés au point qu'ils ne pouvaient pas être identifiés.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'accident. Les combattants talibans affirment utiliser des bombes en bordure de route et des mines pour attaquer les forces de sécurité, mais ces engins explosifs font souvent des victimes civiles.

    Les mines prolifèrent en Afghanistan après des années de conflit et sont souvent ramassées par des enfants.

    Au moins 1 415 civils ont été tués ou blessés par des mines et des munitions non explosées en 2018. Selon le Service de l'action anti-mines des Nations Unies, un tiers de toutes les victimes cette année-là étaient des enfants, tandis que les blessés provoqués par des munitions non explosées représentaient 80% de ce nombre.

  • Afghanistan/Pakistan : 22 morts dans un affrontement à la frontière entre les deux pays

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    L'Afghanistan a accusé vendredi le Pakistan d'avoir tué 15 civils lors d'affrontements à un poste frontalier où des foules s'étaient massées pour tenter de traverser à l'occasion des célébrations de l'Aïd al-Adha.
    Du côté pakistanais, les responsables de l'hôpital ont déclaré avoir reçu sept personnes décédées à la suite des affrontements. Les deux pays sont des alliés des États-Unis, mais ils s'accusent mutuellement de soutenir des groupes armés.
    Hayatullah Hayat, le gouverneur de la province de Kandahar, dans le sud-est de l'Afghanistan, a déclaré que des obus avaient atterri dans les zones résidentielles de Spin Boldak et qu'il y avait 15 morts et 80 blessés, parmi lesquels des enfants et des femmes, lors d'affrontements entre les forces de sécurité des deux pays.
    Un haut responsable de la ville frontalière pakistanaise de Shaman a déclaré que la violence avait commencé lorsque des foules attendant de traverser l'Afghanistan étaient devenues incontrôlables et avaient attaqué les installations pakistanaises.
    "Si l'armée pakistanaise continue ses attaques de missiles sur le sol afghan, elle devra faire face à une réponse de l'armée afghane", a déclaré le ministère afghan de la Défense dans un communiqué.
    Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré que les forces afghanes avaient ouvert le feu sur la foule. "Les forces pakistanaises ont répondu pour protéger nos citoyens et n'ont agi qu'en légitime défense", a-t-il ajouté, notant que le pays a immédiatement activé les voies militaires et diplomatiques pour réduire l'escalade de la situation.
    Mais les manifestants ont déclaré à Reuters par téléphone que les forces de sécurité pakistanaises avaient d'abord ouvert le feu sur la foule.
    Le point de passage, qui était la plupart du temps fermé aux piétons pendant la pandémie de Covid-19, a été brièvement ouvert mercredi et devait être rouvert jeudi pour permettre aux citoyens des deux pays de traverser pour célébrer la fête qui tombe vendredi en Afghanistan et samedi au Pakistan.
    Un responsable pakistanais à la frontière a déclaré à Reuters que la foule a commencé à protester parce que le poste frontière n'était pas ouvert. Un centre de quarantaine et une installation gouvernementale pakistanaise ont été incendiés au cours des échauffourées.
    Le poste frontière de Shaman
    Le point de passage frontalier de Chaman est l'un des principaux points de passage entre le Pakistan et l'Afghanistan dans la province du Baloutchistan. Dans le passé, le gouvernement a autorisé la libre circulation des travailleurs locaux et des commerçants à travers la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan à travers le poste frontière de Shaman. Cependant, la frontière a été fermée en raison des problèmes de sécurité et de la pandémie de coronavirus, explique Zia Langove, ministre de l'intérieur du Baloutchistan.
    Ligne Durand
    La frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan suit la ligne dite "Durand", qui s'étend sur 2640 km. Cette délimitation tire son nom de Sir Mortimer Durand, ministre des affaires étrangères de la province du Raj à l'époque de l'Empire britannique, qui en 1893, avec l'émir afghan Abdur Rahman Khan, avait négocié les frontières dont le Pakistan héritera plus tard. La ligne Durand est parfois aussi appelée la ligne Zéro. La frontière a coupé en deux les zones tribales et a ignoré, en particulier, les revendications des Pachtounes, un groupe ethnolinguistique indo-européen qui habite historiquement la région. C'est également pour cette raison que la frontière est restée une source de tension entre l'Afghanistan et le Pakistan. Actuellement, les dirigeants pachtounes des deux États ne reconnaissent pas la légitimité de la frontière et demandent la création d'un État pour leur nation.
    Balouchistan
    L'Armée de libération du Baloutchistan est une organisation armée qui lutte depuis plus de dix ans contre le gouvernement d'Islamabad pour obtenir l'indépendance de la région du Baloutchistan. Cette zone, bien qu'elle soit la plus grande du Pakistan, est peu peuplée. Une série d'infrastructures, telles que de nouvelles routes et de nouveaux ports, sont prévues dans la région dans le cadre du développement du corridor économique et énergétique entre la Chine et le Pakistan (CPEC), pour un montant de 56 milliards de dollars. Ce projet relie le sud-est de la Chine à la mer d'Arabie via le Pakistan. Depuis le lancement du CPEC le 22 mai 2013, les séparatistes du Baloutchistan ont mené de nombreuses attaques contre le personnel chinois, car ils considèrent le projet comme une "tentative impérialiste" de se faufiler sur leur territoire.