Soylu Suleiman (ministre de l'intérieur)

  • Turquie : Deux membres du PKK, dont un recherché sur Liste Orange, neutralisés à Diyarbakir

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    Les forces de sécurité turques ont neutralisé deux membres du PKK dans la province de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie.

    D'après les informations partagées par le ministère de l'Intérieur, il s'agit de Necati Utku Kiraz, au nom de code "Azat Kendal", et d'un autre combattant dont on on connait seulement le nom de code "Mazlum".
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    Kiraz était inscrit sur la "Liste Orange" des membres du PKK les plus recherchés de Turquie. Une notice rouge à son encontre avait été émise par Interpol.

    Il serait notamment impliqué dans l'attentat à la bombe de 2016 contre un arrêt de bus de Güvenpark, en plein centre de la capitale Ankara, qui avait coûté la vie à 36 civils et qui avait fait 349 blessés.

    Le ministre de l'Intérieur, Suleyman Soylu, s'est félicité sur Twitter, de la neutralisation de Kiraz et a félicité les forces de sécurité.

  • Turquie : Un mort et quatre blessés dans un attentat à la bombe

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    Un attentat à la bombe visant un bus transportant des gardiens de prison à Bursa, ville industrielle du nord-ouest de la Turquie, a fait un mort et quatre blessés, ont annoncé mercredi 20 avril les autorités turques.

    Une bombe, placée près d'un poteau électrique au bord d'une route, a explosé au passage du bus transportant les gardiens de prison, faisant "un martyr", a déclaré le gouverneur de Bursa, Yakup Canbolat, à la chaîne privée turque NTV. L'attentat a également fait quatre blessés, dont un dans un état grave, a annoncé le gouverneur. Le bus visé transportait une trentaine de gardiens et l'explosion a été "visiblement déclenchée" par un système télécommandé, a ajouté le gouverneur.
    "Les opérations pour arrêter les responsables sont en cours", a tweeté le ministre turc de l'Intérieur Suleyman Soylu.

    L'attentat n'a pas été revendiqué.

    La Turquie a subi une vague d'attentats en 2016, revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique et par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qualifiée de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux. 

    Cette attaque survient alors que la Turquie a lancé depuis lundi une offensive aérienne et terrestre contre le PKK, qui dispose de bases et de camps d'entraînement dans le nord de l'Irak.

    Ancienne capitale de l'empire ottoman avant Constantinople, Bursa, connue pour ses soieries, accueille l'une des principales zones industrielles de Turquie, en particulier pour l'automobile et le textile.

  • Turquie : Le meurtre d'une famille kurde en Turquie met en colère les Kurdes d'Irak

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    Des responsables kurdes de la région du Kurdistan d'Irak ont ​​appelé les autorités turques à « rendre justice » après l'attaque armée qui a tué 7 membres d'une famille kurde à Konya, dans le centre de la Turquie.

    Samedi 31 juillet, la présidence du Kurdistan irakien a souligné la nécessité de traduire en justice les responsables de ce crime odieux et a déclaré : « Nous condamnons l'attaque contre une famille kurde en Turquie. Nos cœurs et nos prières accompagnent les familles et proches des victimes."

    Pour sa part, le président du gouvernement régional du Kurdistan, Masrour Barzani, a déclaré : « Je suis profondément attristé par les informations faisant état d'une attaque vicieuse contre une famille kurde à Konya, en Turquie. Je transmets les plus sincères condoléances de mon gouvernement à la famille, et je m'attends à ce que les auteurs soient pleinement tenus responsables. »

    Le vice-président de la région du Kurdistan, Hemin Hawrami, a également condamné le meurtre de la famille kurde à Konya et a souligné « la nécessité de traduire en justice les responsables de ce crime de manière transparente dans les plus brefs délais.

    Selon les médias turcs, les sept membres de la famille Dedeoglu ont été tués par des hommes armés qui ont attaqué leur maison et tenté de l'incendier.

    Des membres de cette famille avaient été grièvement blessés en mai dernier lors d'une attaque perpétrée par un certain nombre de leurs voisins en raison de leur nationalisme kurde, leur disant : « Les Kurdes n'ont pas le droit de vivre ici », a rapporté le site d'information « Gazit Duvar », à la mi-journée. 

    Les victimes de l'attaque du mois de mai avaient accusé la police et la justice de favoriser les agresseurs, ajoutant que tous les membres de la famille craignaient pour leur vie.

    Selon l'avocat de la défense des victimes, Abdurrahman Karabulut, la libération des auteurs de la première attaque leur a donné un sentiment d'impunité.

    "C'est une attaque complètement raciste", a déclaré Karabulut à la chaîne de télévision Arte. "La justice et l'autorité portent leur part de responsabilité dans ce qui s'est passé".

    Mais les autorités se sont empressées de nier le caractère raciste du crime. Pour le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu, le crime est le résultat d'une animosité chronique entre deux familles, considérant que c'était une "provocation" de considérer ce qui s'était passé comme un crime raciste.

    "Il n'y a aucun lien entre cette attaque et la question turco-kurde. Le lien entre ces deux affaires est aussi dangereux que l'attaque", a-t-il ajouté.

    Cependant, le Parti démocratique des peuples (HDP) pro-kurde a rejeté la déclaration du ministre, affirmant que les crimes dont Konya a été le théâtre, qui a coûté la vie à des citoyens kurdes, s'inscrivent dans le cadre des attaques visant les Kurdes, qui se sont multipliées en dernières années.

    Il s'agit de la deuxième attaque meurtrière visant les Kurdes à Konya en un mois.

    Le 21 juillet, un agriculteur kurde avait été tué à Konya par des assaillants qui l'avaient auparavant menacé en lui disant : « Nous ne voulons pas de Kurdes ici », selon les déclarations des proches du mort, relayées par les médias locaux.

    Les autorités du gouvernorat de Konya ont nié le caractère raciste de ce crime, soulignant qu'il résultait d'une dispute qui avait éclaté à propos du bétail entré dans les champs d'un autre village.

     

     

  • Turquie : Nouvelles condamnations à la prison à vie pour le putsch de 2016

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    Quatre-vingt-douze prévenus accusés d'implication dans le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 en Turquie ont été condamnées mercredi à la prison à vie, rapporte l'agence de presse publique Anadolu.
     
    Plusieurs cadres militaires figurent parmi eux et la peine est incompressible pour 12 des prévenus, précise-t-elle. D'autres militaires avaient déjà été condamnés le mois dernier pour ce coup d'Etat qu'Ankara a imputé aux partisans du théologien Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis.
     
    Environ 292.000 personnes soupçonnées d'appartenir à son mouvement ont été arrêtées après le putsch manqué, qui a fait 250 morts, et près de 100.000 ont été placées en détention dans l'attente de leur procès, selon Anadolu, qui cite le ministre de l'Intérieur Suleyman Soylu. Au total, 2.500 condamnations à la prison à vie ont été prononcées jusqu'ici. Quelque 150.000 fonctionnaires ont par ailleurs été limogés ou suspendus et 20.833 militaire exclus de l'armée, selon le ministère de la Défense.

  • Turquie : Ankara annonce l'arrestation de Mahmut Uzden, le plus haut responsable de l'Etat islamique en Turquie

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    Le ministre turc de l'Intérieur, Suleiman Soylu, a déclaré mardi 1eer septembre que la police avait arrêté Mahmut Uzden, le plus haut responsable de l'Etat islamique en Turquie. Uzden, qui dirigeait les militants de l'Etat islamique opérant sur le territoire turc, avait le rang d'émir.

    Soylu a déclaré sur Twitter que "des complots importants" avaient été découverts lors de la saisie d'une grande quantité de documents en la possession du militant. Il n'a donné aucun autre détail supplémentaire.