Sousse

  • Tunisie : La sécurité a arrêté le terroriste Abu Huraira

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    La Garde nationale tunisienne est parvenue, dans la région de Sousse, à arrêter un terroriste dénommé "Abu Huraira" (55 ans), associé à l'organisation "Al Qaida".

    Jeudi, les médias tunisiens ont cité une source sécuritaire selon laquelle des informations reçues par la Division de la recherche et de l'inspection de la Garde nationale à Sousse affirment que "Abu Huraira" se dirigeait de Sidi Bouzid vers la capitale Tunis. Puis il a été remis à l'unité spécialisée pour enquêter sur les crimes terroristes à Aouina.

    La source a déclaré qu'en 1998, le terroriste avait participé à l'enlèvement de 17 touristes étrangers de nationalités différentes et exigé au sein de l'organisation terroriste "Al-Qaïda" de libérer les otages de l'organisation, après quoi il avait passé 21 ans en prison au Yémen.

  • Tunisie : Onze personnes poursuivies dans l'attentat de Sousse

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    Onze personnes sont poursuivies pour l'attaque début septembre ayant coûté la vie à un gendarme dans la ville touristique de Sousse en Tunisie, une opération revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué vendredi à l'AFP un responsable judiciaire. En outre, cinq autres personnes sont poursuivies pour avoir fait l'éloge de cette opération sur les réseaux sociaux, a indiqué le tribunal de première instance de Tunis.

    Le 6 septembre, trois hommes en voiture avaient heurté des agents de la Garde nationale (gendarmerie) à Sousse (est), puis les avaient attaqués au couteau. Ils ont tué l'un d'eux et blessé grièvement l'autre, qui a quitté vendredi l'hôpital.

    Au total, 16 personnes ont été présentées au pôle judiciaire antiterroriste et auditionnées par un juge d'instruction depuis lundi, a précisé à l'AFP Mohsen Dali, substitut du procureur général, également porte-parole du tribunal de première instance de Tunis. Parmi ce groupe, cinq suspects ont été placés en détention et les autres ont été laissés libres, selon la même source.

    Les trois assaillants, dont deux frères, avaient été tués juste après l'attaque. Inconnus des services de sécurité, les deux frères étaient originaires du quartier de Akouda où a eu lieu l'attaque. Le troisième homme, originaire de la région défavorisée de Siliana (nord-ouest), habitait avec eux, avait indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet antiterroriste Sofiene Sliti.

    Cette attaque est la dernière en date d'une série d'attentats visant les forces de l'ordre ces dernières années, malgré une nette amélioration de la situation sécuritaire. La dernière attaque d'ampleur remonte à mars 2016, lorsque des jihadistes venus de Libye avaient tenté, sans succès, de s'emparer de postes des forces de sécurité de Ben Guerdane (sud), faisant 20 morts.

  • Tunisie : Un gendarme tué dans une attaque à Sousse, trois terroristes abattus

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    Un membre de la Garde nationale (gendarmerie) a été tué dimanche matin dans la station balnéaire de Sousse, à l'est de la Tunisie au cours d'une attaque "terroriste". Les trois assaillants ont été abattus, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale. La ville de Sousse, avait déjà été le théâtre d'une attaque jihadiste meurtrière en 2015.

    "Une patrouille de deux agents de la Garde nationale a été victime d'une attaque au couteau à Sousse. L'un d'eux est tombé en martyr et l'autre, blessé, est hospitalisé", a indiqué Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale. Les forces de sécurité ont poursuivi les assaillants, qui avaient volé la voiture de la patrouille et s'étaient emparés des pistolets des victimes, selon la même source. "Dans un échange de tirs, trois terroristes ont été tués", a ajouté M. Jebabli, précisant que la voiture de la Garde nationale et les armes avaient été récupérées par les forces de l'ordre. L'attaque et la poursuite des assaillants ont eu lieu dans le quartier d'Akouda, dans la zone touristique El Kantaoui, selon la Garde nationale.

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    Des policiers ont établi un cordon de sécurité et des agents de la police technique exploraient les lieux, selon des correspondants de l'AFP.

    Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué publié sur internet que "les trois assaillants" avaient "heurté" avec leur propre voiture les deux agents de la Garde nationale mais sans mentionner qu'ils les avaient poignardés. Le ministère a confirmé la mort des trois assaillants dans un échange de tirs avec les forces de sécurité, sans donner davantage de détails.

    Le président Kais Saied, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque, a indiqué lors d'une discussion avec un responsable sécuritaire que les assaillants avaient heurté les deux gendarmes puis les avaient poignardés. "La police technique doit arriver à (identifier) ceux qui sont derrière ces gens-là (les assaillants) et à savoir s'ils ont mené cette opération à titre individuel ou au nom d'une organisation", a dit M. Saied.

    Le Premier ministre Hichem Mechichi et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine se sont également rendus sur les lieux de l'attaque.

    Menace persistante
    La dernière attaque visant des forces de l'ordre en Tunisie remonte au 6 mars. Un policier avait été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un civil, dans un double attentat suicide contre des forces de l'ordre protégeant l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale Tunis.

    Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils en particulier 59 touristes étrangers. L'année 2015 a été particulièrement meurtrière pour ce pays. En mars, un attentat contre le musée Bardo à Tunis a fait 22 morts (21 touristes étrangers et un policier tunisien). L'attaque était la première à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002 et la première revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). En juin, un autre attentat revendiqué par l'EI a visé un hôtel près de Sousse, à 140 km au sud de Tunis, faisant 38 morts dont 30 Britanniques. Et en novembre, un Tunisien s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant douze d'entre eux en plein Tunis. Un attentat aussi revendiqué par l'EI. Fin juin 2019, un double attentat suicide revendiqué par l'EI a encore visé des policiers dans le centre de la capitale et devant une caserne, coûtant la vie à un policier.

    Réinstauré en 2015, l'état d'urgence est en vigueur sans discontinuer depuis.

    La situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et épisodiquement à Tunis.

    Outre l'EI, le groupe jihadiste el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) a perpétré plusieurs attaques meurtrières au cours de la décennie écoulée. Fin février, Aqmi a confirmé le décès d'un de ses chefs, Abou Iyadh, fondateur du principal groupe jihadiste tunisien proche d'el-Qaëda, Ansar al Charia, notamment accusé d'avoir orchestré les violences contre l'ambassade américaine en 2012.

  • Tunisie : Arrestation de deux terroristes de Daech près de la capitale

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    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, lundi 27 juillet, l'arrestation, dans le gouvernorat de l'Ariana (proche de la capitale) de deux terroristes de Daech, dont l'un communiquait virtuellement avec des membres de l’organisation terroriste à l'étranger et comptait les rejoindre.
    Selon le communiqué du ministère de l'intérieur tunisien, "les services de l’unité nationale de recherche sur la criminalité terroriste et la criminalité organisée, relevant de la direction générale de la sécurité nationale, ont identifié et interpellé un terroriste ayant prêté allégeance à Daech".
    Le communiqué précise que l’élément terroriste avait "suivi une formation sur la façon de fabriquer des explosifs et de commettre des assassinats"
    Le terroriste arrêté "communiquait via des réseaux cryptés avec d'autres parties de la même organisation à l'étranger pour les rejoindre sur les champs de bataille", sans plus de détails sur le lieu ou le pays.
    Le terroriste a été capturé dans la région de Raoued, relevant du gouvernorat de l'Ariana, alors qu’il était en compagnie d'un sympathisant de la même organisation terroriste, qui a également été arrêté.
    Le communiqué du ministère tunisien de l'Intérieur a ajouté que "les deux individus ont été transférés devant le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, et le juge d'instruction en charge de l'affaire a émis un mandat de dépôt à leur encontre".
    Les autorités tunisiennes avaient déjà annoncé, mercredi dernier, avoir démantelé une cellule terroriste qui prévoyait de s’attaquer à des établissements sécuritaires et des patrouilles des forces de l’ordre dans le pays.
    Un communiqué du ministère de l'Intérieur avait expliqué que "les forces de sécurité avaient démantelé une cellule terroriste composée de 5 éléments, dont une femme (l'épouse de l'un de ses membres, surnommé Emir de la cellule)", sans préciser l'organisation à laquelle ils appartenaient.
    "La cellule opérait entre les gouvernorats de Sousse (est), Kasserine (centre ouest) et Gabès (sud), et prévoyait de s’attaquer aux forces de l’ordre, notamment, les établissements sécuritaires et les patrouilles des forces de sécurité".
    Depuis mai 2011, la Tunisie a été témoin d'actes terroristes, qui se sont intensifiés depuis 2013, tuant des dizaines de membres des forces de l’ordre, de membres de l’armée, ainsi que des touristes étrangers.

  • Tunisie : découverte et démantèlement d'une cellule terroriste

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    Les forces de sécurité tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste dans la ville côtière de Sousse qui projetait de mener des attaques dans le pays. C'est ce qu'a fait savoir le ministère de l'Intérieur, le mercredi 22 juillet, en précisant que le groupe était composé de 5 membres. Pour l'instant, les suspects sont tous en détention. Selon les autorités, ils prévoyaient des attaques contre les quartiers généraux de la sécurité et les patrouilles de police.
    Le ministère tunisien a souligné que, selon l'enquête, certains membres de la cellule essayaient de rejoindre les militants retranchés dans les régions montagneuses du pays pour être formés à la fabrication d'explosifs. En avril, les autorités avaient déjà arrêté un groupe terroriste prévoyant de frapper les forces de sécurité du pays et diverses installations vitales et, en mai, un militant tunisien de Daech avait été capturé.
    Le dernier attentat en Tunisie a eu lieu le 6 mars 2020, lorsque deux kamikazes, Mohamed Selim Zenadi et Khoubaieb Laâqa, âgés respectivement de 29 et 27 ans, ont déclenché leur charge d'explosifs, près d'un poste de contrôle de police situé près de l'ambassade des États-Unis à Tunis, dans le quartier des Berges du Lac. Un officier est mort, le lieutenant Tawfik Mohamed Missaoui, et 6 autres personnes ont été blessées, dont 5 policiers et une femme qui était de passage. Selon le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Khaled Hayouni, la cible de l'attaque n'était pas l'ambassade des États-Unis, mais la voiture de patrouille devant le bâtiment. Cet épisode a en tout cas mis en évidence le danger que représentent les terroristes en Tunisie, qui, selon des sources de la sécurité intérieure, ont entamé une phase caractérisée par l'imprévisibilité.
    Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, selon le rapport national sur le terrorisme de 2019, se référant à 2018, la Tunisie reste un pays à haut risque en ce qui concerne le terrorisme.
    La législation antiterroriste actuelle a été adoptée en 2015, dans le but d'améliorer la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'extrémisme violent, conformément à la résolution 2178 du Conseil de sécurité des Nations unies et au régime de sanctions contre Al-Qaïda et l'Etat islamique. Le 23 novembre 2018, le Conseil des ministres a annoncé la nécessité de procéder à un nouvel examen des dispositions relatives à la garantie des libertés civiles et au contrôle juridictionnel. En outre, en octobre 2018, le Comité national de lutte contre le terrorisme a publié la Stratégie nationale tunisienne de lutte contre le terrorisme, qui comprend quatre piliers principaux, à savoir la prévention, la protection, les poursuites et la réponse, et contient 59 mesures au total. La Commission travaille avec les ministères de l'éducation, de la culture, de la communication et de la religion, ainsi qu'avec les organisations de la société civile tunisienne et les partenaires internationaux pour mettre en œuvre de vastes campagnes de lutte contre le terrorisme violent et de prévention du recrutement, en mettant l'accent sur les jeunes et les prisonniers. La loi de 2015 sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent est toujours en cours de révision. Les amendements discutés en 2018 comprennent la levée de l'immunité de toute personne impliquée dans des enquêtes sur des infractions de terrorisme ou de blanchiment d'argent, l'établissement de cadres juridiques et procéduraux pour mettre en pratique l'interdiction de la prolifération et du financement des armes de destruction massive, la création d'un tribunal pour mineurs, le renforcement des sanctions pour les infractions de blanchiment d'argent et l'élargissement de la définition du crime.

  • Tunisie: Attentat de Daech contre les touristes déjoué

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    Les autorités tunisiennes déclarent avoir déjoué une attaque contre le secteur du tourisme. Des agences gouvernementales auraient également été ciblées par des terroristes de l'Etat islamique. Selon le ministère de l'Intérieur, plusieurs personnes suspectées d'être membres de Daech ont été arrêtées.
    La Tunisie a connu dux attaques terroristes majeures, il y a cinq ans, au cours desquelles des touristes ont été tués. En mars 1995, des terroristes ont frappé au célèbre musée du Bardo à Tunis, faisant plus de vingt morts. En juin de la même année, près de 40 personnes ont été tuées lors d'une attaque dans la station balnéaire de Sousse.