Soueida

  • Syrie : Incidents sécuritaires du lundi 8 août 2022

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    Rif Dimashq
    Après avoir arrêté deux transfuges du régime, des éléments armés attaquent des bâtiments gouvernementaux à Rif Dimashq
    Des éléments armés ont attaqué le bâtiment de la municipalité et le bureau de poste de la ville de Kafr Hor dans la région de Qatna dans le Rif Dimashq, après qu'un groupe d'hommes armés locaux ait tendu une embuscade à deux transfuges du régime, dont l'un de la ville de Kafr Hor et l'autre de la Ghouta orientale.

    Les assaillants ont exigé la libération immédiate des détenus, alors que la ville connaît des tensions sécuritaires depuis le matin du 8 août.

    Le 5 août, des membres d'un nouveau poste de contrôle du régime (Artoz) à Rif Dimashq avaient arrêté un groupe de passeurs et les avaient emmenés dans les centres de sécurité. Il s'agissait de trois contrebandiers, qui avaient des armes en leur possession.

    Des sources locales ont confirmé que les contrebandiers arrêtés travaillaient pour une faction locale à Soueida et possédaient un magasin vendant des armes de chasse, et non des armes de guerre dans la région de Salkhad, selon des sources locales.

    Région de Daraa : Arrestation d'un membre de l'Etat islamique
    Les forces de sécurité du régime stationnées aux points de contrôle entre Da'il et Tafas dans la province de Daraa ont arrêté un homme qu'elles accusent d'avoir rejoint la faction Khalid bin Al-Walid qui a prêté  allégeance" à l'Etat islamique.

    Ouest de Raqqah : l'Etat islamique tue une femme membre des Asayish, les services de la sécurité intérieure kurdes
    Une femme membre des Forces kurdes de sécurité intérieure (Asayish) a été tuée lors d'une attaque par des éléments armés soupçonnés d'appartenir à l'Etat islamique.  La femme a été tuée à un poste de contrôle des Forces Asayish dans la ville de Tabqa, dans l'ouest de la province de Raqqah.

    L'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a documenté 112 opérations menées par l'Etat islamique, y compris des attaques armées et des explosions, dans les zones sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) depuis début 2022. Selon les statistiques de l'OSDH, ces opérations ont fait 89 morts : 34 civils et 55 membres des FDS, les Asayish et autres formations militaires opérant dans les zones sous le contrôle de l'administration autonome.

    Ces attaques n'incluent pas l'attaque de la prison de Ghuwayran, qui a laissé de lourdes pertes.

    Est d'Edleb : Trois djihadistes ouzbeks tués dans une attaque suicide contre des positions du régime dans l'est d'Edleb
    Trois djihadistes ouzbeks ont mené une opération suicide contre des positions du régime sur la ligne de front de Jobas dans l'est de la province d'Edleb. Il y aurait des victimes parmi les forces du régime mais on ignore leur nombre à ce stade. Les trois assaillants ont été tués.

    Plus tôt dans la journée, des sources de l'OSDH ont rapporté que les factions de la salle des opérations "Al-Fath Al-Mubin" ont procédé à des bombardements intensifs depuis les premières heures de lundi matin 8 août, ciblant les positions du régime dans l'ouest et le nord-ouest de la province de Hama. Ce bombardement a été réalisé en réponse à la mort de trois djihadistes lors de l'attaque à la roquette d'hier par les forces du régime contre des positions à Jourin, Al-Bahsa, Al-Mashari', Al-Hakourah, Al-Amqiyah et Al-Manarah. 

    Dimanche 7 août, les forces du régime ont lancé une attaque avec un missile guidé contre un véhicule militaire transportant trois miliciens d'Ansar Al-Turkestan sur la ligne de front d'Al-Hakourah dans la plaine d'al-Ghab, tuant les trois jihadistes. Les forces du régime ont également tiré au mortier sur la ligne de front d'Al-Hakoura et dans d'autres zones de la plaine d'al-Ghab.

     

  • Syrie : Des personnes non identifiées ont exécuté 6 membres du groupe Falhout dans le centre de Soueida

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    Les corps de six membres du groupe Raji Falhout ont été retrouvés vendredi 29 juillet 2022 dans le centre de la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, quelques jours après une attaque par des factions locales contre le groupe lié aux services de renseignement militaire du régime syrien.

    Les corps ont été retrouvés près du rond-point d'Al-Mashnaqa, dans le centre de la ville de Soueida. Ils ont visiblement été fusillés à bout portant. 

    Les victimes étaient tombées entre les mains de factions locales et du "Mouvement des hommes de dignité" au cours des derniers jours, lors de leur attaque contre le siège du groupe Falhout dans la région de Shahba et la ville d'Attil dans le nord du gouvernorat de Soueida.

    Le mouvement "Hommes de dignité" a nié toute responsabilité dans le meurtre des six membres du groupe Falhout, affirmant qu'ils avaient remis en liberté tous les prisonniers qu'ils avaient arrêtés.

    Mercredi 27 juillet, les factions locales avaient réussi à éliminer le groupe de Raji Falhout, qui a pris la fuite.

    La tension avait commencé samedi 23 juillet après que le groupe Falahout ait perquisitionné un magasin de la ville de Shahba, et enlevé homme identifié sous le nom de Gad Hassan Al-Tawil, sous prétexte qu'il recevait des financements de l'étranger.

    Immédiatement après l'annonce de son enlèvement, des dizaines de membres de la famille Al-Tawil, une des principales familles de la ville de Shahba et du nord de la province de Soueida, se sont rassemblés et ont décidé de fermer la route Damas-Soueida et d'arrêter des officiers. des forces du régime, pour faire pression sur le groupe Falhout, qui a répondu par des enlèvements aléatoires de civils parmi les habitants de Shahba et de la famille Al-Tawil. .

    Le  "Mouvement Rejal al-Karama" ( Hommes de dignité) a confirmé dans un communiqué jeudi soir, "la poursuite des opérations de raids contre les restes des gangs terroristes dans la ville d'Attil, dans le prolongement des opérations militaires visant à éradiquer les gangs terroristes qui ont pris des pilules narcotiques."

    Le mouvement a mis en garde contre l'hébergement ou la dissimulation d'un des membres de ces gangs, considérant que « celui qui les abrite ou les couvre est leur partenaire », appelant les habitants d'Attil à « la nécessité de coopérer avec les éléments du mouvement et de se tenir à l'écart.

    Les affrontements entre les factions locales et le groupe Raji Falhout, au cours des journées du mardi 26 et mercredi 27 juillet dans les villes d'Attil et de Salim, ont fait 17 morts et 35 blessés. Parmi les morts figuraient 12 membres du groupe Falhout et cinq personnes affiliées aux factions locales.

  • Syrie : Le 5ème corps d'assaut pro-russe, composé d'anciens rebelles de la province de Daraa, envoyé en renfort contre Daech dans le centre de la Syrie

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    Les anciens rebelles de Daraa ralliés au régime  ont envoyé des renforts dans la région centrale de la Syrie pour soutenir les opérations en cours de l'armée arabe syrienne (AAS) contre l'Etat islamique.

    Le 23 avril, un important convoi de la  e brigade, une unité du 5 e corps d'assaut, une unité formée par les Russes avec d'anciens rebelles de la province de Daraa, est arrivé dans les environs de la ville de Sukhnah dans l'est de la province de Homs. Le convoi comprenait de plus de 70 véhicules militaires et transportait 300 combattants.

    Selon la Ligue libre Horan, les combattants de la 8 e Brigade se sont positionnés à Soukhnah en soutien des opérations en cours contre l'Etat islamique aux côtés d'autres forces soutenues par la Russie.

    Un deuxième contingent de combattants de la 8 e Brigade aurait été envoyé de Daraa au centre de la Syrie le 27 avril. Il a été déployé dans l'est de Soueida et occupe des positions situées entre Deir Ezzor et Palmyre dans l'est de la province de Homs.

    Les renforts sont dirigés par le colonel Naseem Abu Urwa, qui a quitté l'armée au début de la guerre pour rejoindre le processus de réconciliation à la mi-2018.

    Les anciens rebelles de Daraa ont rejoint le combat contre l'Etat islamique dans le centre de la Syrie en février 2021 . Cette mesure a contribué à unifier la lutte contre le groupe islamiste dans ce pays ravagé par la guerre.

    Les combattants de la 8e Brigade ont vaincu Daech lors de batailles précédentes. À la mi-2018, après avoir rejoint le processus de réconciliation, les anciens rebelles ont neutralisé le groupe jihadiste Jeich Khalid ibn al-Walid affilié à l'Etat islamique dans l'ouest de Deraa. Plus tard, au cours de la même année 2018, ils ont aidé à chasser les cellules de l'Etat islamique du nord de Soueida.

  • Syrie : 19 personnes dont des civils "kidnappées" par l'Etat islamique

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    Au moins 19 personnes, 11 civils et huit policiers, ont été "kidnappées" mardi 6 avril 2021 par l'Etat islamique (Daech) dans une province centrale de la Syrie en guerre, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'agence officielle syrienne Sana a confirmé "l'enlèvement d'un certain nombre d'habitants" du village d'al-Saan, dans la province de Hama, alors qu'ils étaient en train de "chercher des truffes" dans la Badiya, le vaste désert syrien. L'agence étatique, qui pointe du doigt l'Etat islamique, fait état de blessés qui ont été hospitalisés.

    "L'organisation Etat islamique a kidnappé huit membres de la police et 11 civils du village d'al-Saan", a indiqué le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, assurant que près de 40 personnes étaient "portées disparues" et qu'on ignore tout de leur sort. On serait également sans nouvelles d'une quarantaine de personnes sans qu'on sache si, elles aussi, ont été enlevées, ou si elles ont réussi à s'enfuir et se cacher.

    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans la Badiya qui s'étend des provinces centrales de Hama et de Homs jusqu'à celle de Deir ez-Zor, dans l'extrême est de la Syrie. Dans ce secteur, les jihadistes qui ont renoué avec la clandestinité engagent des combats contre les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe. 

    Ces derniers mois, les jihadistes ont aussi à plusieurs reprises "kidnappé des civils, des bergers et des soldats", assure M. Abdel Rahmane. "Dans la plupart des cas, les personnes enlevées sont tuées, surtout quand il s'agit de militaires", a-t-il précisé.

    Les enlèvements de mardi imputés à l'Etat islamique sont les plus importants depuis la chute du "califat", selon M. Abdel Rahmane. En juillet 2018, les jihadistes avaient enlevé une trentaine de personnes dans la province de Soueida, à la faveur d'une série d'attaques visant la communauté druze dans le sud. Les otages, des femmes et des enfants surtout, avaient été libérés, à l'exception de cinq d'entre eux exécutés ou morts en raison des conditions de détention.

  • Syrie : La défense antiaérienne activée contre une "attaque israélienne" dans le sud

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    Sana a fait état de fortes déflagrations dans le sud syrien. "À 23H10 (21H10 GMT), l'ennemi israélien a mené une attaque aérienne en lançant des rafales de missiles en provenance du Golan syrien occupé sur certaines cibles dans la région sud", a indiqué l'agence citant une source militaire. "Notre défense antiaérienne a répliqué, visant la plupart des missiles", a-t-elle ajouté. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les raids israéliens ont visé plusieurs positions au sud de Damas et interviennent 48 heures après la visite d'une délégation de la garde révolutionnaire iranienne dans cette zone.

    Un dépôt d'armes a été attaqué dans la région de Kiswah, au sud de Damas. La 1ère division de l'Armée Arabe Syrienne et des milices pro-iraniennes sont stationnées dans cette zone. Une tentative d'interception de missiles israéliens par les défenses aériennes syriennes a été observé dans la région de Jabl al-Mani où se trouve la 91e brigade. Les défenses aériennes syriennes sont également entré en action pour tenter d'intercepter des missiles israéliens à l'ouest de Soueida, .
     
    L'OSDH confirme les rapports des médias syriens d'État selon lesquels les défenses aériennes syriennes ont pu intercepter plusieurs missiles. Les pertes et les dommages sont en cours d'évaluation.
     
    Le bureau de presse des Forces de défense israéliennes a déclaré qu'il ne commentait pas les reportages des médias étrangers.
     
    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

     

  • Syrie : La 4ème division de l'armée syrienne a mené une opération sécuritaire près de la ville de Daraa

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    Dimanche 8 novembre, la 4 e division de l' Armée arabe syrienne (AAS) appuyée par les forces de sécurité a mené une opération de sécurité dans la banlieue sud de la ville de Daraa.

    L'opération a eu lieu dans les régions d'al-Shayah et d'al-Nakhlah. L'armée et les forces de sécurité étaient à la recherche de plusieurs personnes

    Au cours de l'opération, les forces gouvernementales ont affronté un certain nombre d'anciens rebelles. Au moins deux personnes ont été blessées dans les affrontements, qui ont impliqué l'utilisation d'armes lourdes.

    La Ligue libre de Horan a déclaré que des combattants locaux travaillant pour la direction du renseignement militaire avaient pris part à l'opération. Le Comité central de Daraa, une coalition d'anciennes factions rebelles, était également au courant de l'opération.

    L'opération a provoqué un groupe de combattants locaux dans l'ouest de Deraa, qui ont pris le contrôle d'un poste de la 4ème division de l'armée dans la ville de Jailin. Les combattants ont capturé par la même occasion deux officiers et dix soldats. De plus, des combattants locaux ont bombardé un poste de contrôle de la direction du renseignement de l'armée de l'air dans la ville de Kerak. L'armée a rapidement répliué par des frappes d'artillerie.

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    La situation continue de se dégrader ce dimanche soir. Les combattants locaux ont bloqué de nombreuses routes et pris le contrôle de plusieurs postes de contrôle qu'ils ont incendié (photo ci-dessous). Un lieutenant-colonel de la 4ème division aurait été tué.  

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    Une situation sécuritaire en train de déraper
    L'enlèvement des militaires syriens pourrait conduire à une grave escalade dans l'ouest de Deraa. Habituellement, les médiateurs russes résolvent ces problèmes en quelques jours. Mais aujourd'hui, il semble que le mouvement ait pris une telle ampleur qu'il pourrait faire perdre aux forces de Bachar al-Assad le contrôle de la région de Deraa. Si tel est le cas, il faut s'attendre à ce que les forces du régime lancent une opération de grande ampleur avec l'aide des Iraniens, tant cette région est stratégique pour eux. On ignore ce que sera la réaction des Russes, qui sont très présents dans la région à travers le 5ème corps d'assaut, une unité d'anciens rebelles syriens pro-russes.

    Deux cheikhs druzes tués lors d'affrontements avec des hommes armés de Deraa
    Samedi 7 novembre, des affrontements ont éclaté entre des combattants druzes de Soueida et des hommes armés non identifiés de Daraa dans le sud de la Syrie.

    Selon le blog al-Suwayda 24, le conflit a commencé lorsque des hommes armés ont enlevé trois chasseurs qui se déplaçaient entre les villes d'al-Thaala et d'al-Tireh dans l'ouest de la province de Soueida, le long de la frontière administrative avec Daraa.

    Des combattants druzes du groupe des «hommes de dignité» ont lancé une opération dans la région afin de capturer les ravisseurs et de libérer les chasseurs.

    Les combattants se sont affrontés avec les ravisseurs à l'ouest de Kanakir. Au cours des affrontements, deux combattants druzes ont été tués et plusieurs autres ont été blessés. Les deux combattants, Amer Farag et Taher al-Germani, étaient tous deux des érudits religieux druzes [cheikhs].

    Les corps des cheikhs ont été rendus aux «hommes de dignité» par des combattants du 5 e corps, une unité pro-russe , qui n'ont pas pris part aux affrontements.

    Les hommes de dignité
    Les «Hommes de dignité», qui ont été formés en 2014, sont connus pour leur position contre le gouvernement de Damas. Le groupe, cependant, n'a jamais attaqué l'armée arabe syrienne.

    En septembre, 16 combattants druzes ont été tués et au moins 63 autres ont été blessés lorsque les «hommes de dignité» ont lancé une attaque ratée contre le 5em corps pro-russe dans l'ouest de Daraa.

    Sheikh Amer Farag sur le côté droit et Sheikh Taher al-Germani sur la gauche. source- pages facebook.jpg

    L'influence croissante des groupes armés locaux dans le sud de la Syrie déstabilise lentement la région. Durant le mois d'octobre 31 hommes ont été tués lors d'incidents sécuritaires dans la région de Daraa : 10 soldats, 10 rebelles réconciliés et 10 anciens rebelles.

  • Frontlive-Chrono – Jeudi 2 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 2 mai 2019

    • Libye: Des « milices extrémistes » contrôlent Tripoli, selon les Emirats, alliés d’Haftar – Abonnés seulement
    • Nigeria : 30 morts dans l’attaque de Boko Haram dans le Nord-Est – Abonnés seulement
    • Syrie: Les forces syriennes et russes intensifient leurs opérations militaires dans la province d’Edleb – Abonnés seulement
    • Syrie : L’Etat islamique se renforce dans le désert syrien – Continuer la lecture

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