SOMALIE

  • Somalie : Possible attaque des jihadistes Shebaab à Kismayo

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    Shafi Kahin.pngUne Puissante explosion suivie de coups de feu viennent d'être entendus dans le centre-ville de Kismayo, siège de l'Etat de Jubaland.

    Le président de la chambre de commerce de Jubaland, Shafi Rabi Kahin (photo), a été tué au cours d'un attentat suicide, vendredi à Kismayo. L'attentat a eu lieu à l'extérieur de la mosquée Qadim. Le kamikaze, qui portait une veste explosive s'est fait exploser en criant "Allah akbar" alors que Kahin et d'autres personnalités sortaient de la mosquée.

    Les jihadistes al-Shabaab, affiliés à al-Qaïda, sont naturellement soupçonnés d'être responsables de l'attentat.

    A noter que Khahin était l'un des plus virulents critiques du gouvernement sortant du président Farmajo.

    Kismayo est pourtant considérée comme l'une des villes les plus sûres de Somalie.

    Lien permanent Catégories : Kismayo, Région de Juba, Shebab, SOMALIE 0 commentaire
  • Somalie : tirs de mortier sur l'enceinte du palais présidentiel

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    Un officier de police somalien a déclaré que plusieurs obus de mortiers avaient atterri dans et autour du complexe du palais présidentiel lourdement fortifié à Mogadiscio.

    Au total, neuf attaques au mortier ont eu lieu en différents endroits de Mogadiscio. Des attaques ont également eu lieu dans le district de Hamarweyne, Hamar Jajab.

    Il semble que les jihadistes Shabaab profitent de la crise politique qui règne actuellement dans le pays pour multiplier leurs attaques. Un éventuel effondrement de la sécurité en Somalie pourrait avoir de graves répercussions au Kenya voisin. 

  • Somalie : 18 membres du Mouvement des Shebabs tués

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    Au moins 18 membres du Mouvement des Shebabs, dont un haut responsable, ont été tués mercredi 9 septembre lors d'une frappe aérienne dans la région centrale de Juba, dans le sud de la Somalie.

    Le site électronique de la radio "Voix de l'armée" (officielle) a rapporté qu'une frappe aérienne avait visé un site où se réunissaient des dirigeants et des membres des Shebabs, dans la ville de Mariri, dans le sud de la Somalie".

    Selon la même source, la frappe aérienne, dont l'heure d'exécution n'a pas été précisée, a tué 18 membres des Shebabs", dont Abdullah Ali Adam, un leader du mouvement et l'un de ses responsables financiers.

    Le mouvement des Shebabs n'a pas commenté les informations relayées par l'armée somalienne.

    L'armée américaine soutient la Somalie dans sa guerre contre les Shebabs, en menant des frappes aériennes pour affaiblir les capacités de combat du mouvement contre les forces gouvernementales.

    La Somalie mène une guerre depuis des années contre les Shebabs, qui a été créé au début de 2004. C'est un mouvement islamiste armé affilié à Al-Qaïda, ayant revendiqué de nombreuses opérations terroristes qui ont fait des centaines de morts.

  • Somalie : 7 morts dans un attentat-suicide visant un restaurant à Mogadiscio

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    Sept personnes ont été tuées et d'autres blessées, mercredi 9 septembre, dans un attentat-suicide devant un restaurant dans la capitale somalienne Mogadiscio, selon une source sécuritaire et des témoins oculaires. Parmi les morts figurent un officier de police et six civils. Un jeune garçon ferait partie des personnes décédées Des dizaines d'autres personnes ont été blessées. La police s'attend à ce que le nombre de morts augmente, car de nombreux blessés sont gravement atteints.

    Le kamikaze, portant une veste explosive, est entré dans le restaurant Blue Sky vers 17h30 [1430 GMT]. Le restaurant est situé à quelque 600 mètres du palais présidentiel dans le quartier Hamarweyne de la capitale somalienne et est régulièrement fréquenté par des fonctionnaires du gouvernement.

    Une source de la police, ayant requis l'anonymat, a indiqué que le restaurant était rempli de clients, confirmant que sept personnes ont été tuées, selon un bilan préliminaire.

    La source a ajouté que "des citoyens (dont le nombre n'a pas été identifié) ont été blessés à la suite de l'explosion qui a retenti dans toute la capitale.

    Un témoin oculaire a déclaré que l'explosion était puissante et avait causé de graves dommages matériels au restaurant, et qu'il avait vu sept blessés qui avaient été emmenés dans des hôpitaux.

    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué l'attentat, mais les autorités accusent souvent le mouvement rebelle des Shebabs.

  • Grèce/Turquie : Quelle est la position de Donald Trump et Angela Merkel face à la crise entre la Grèce et la Turquie ?

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    On connaît la position de la France qui s'est résolument rangée du côté de la Grèce. La position des Etats-Unis et de l'Allemagne est moins claire. Pourtant, le rôle du président américain Donald Trump et de la chancelière allemande Angela Merkel est crucial alors qu'Athènes se prépare à faire face à la poursuite des provocations turques, la semaine prochaine, en raison de la tenue par la Turquie de grandes manœuvres militaires. Il est clair que tout incident en Méditerranée orientale coûtera aux deux parties un coût élevé et alourdira le fardeau sur l'économie turque déjà épuisée. La Turquie a commencé à sentir le prix de son intervention en Libye. À la lumière de cela, Athènes compte sur l'intervention diplomatique de Washington et de Berlin pour tenter de désamorcer les tensions avec la Turquie.

    Ni Trump ni Merkel ne veulent d'un conflit armé en Méditerranée
    La Grèce ne sous-estime pas les liens étroits que le président américain Trump a développés avec le président turc Erdogan. Néanmoins, Athènes a été encouragée par la volonté dont Trump a fait preuve en réponse à la crise de la Méditerranée orientale, puisqu'il a appelé Mitsotakis, le premier ministre grec, à deux reprises, lorsque les tensions ont atteint leur apogée et a proposé d'aider à calmer la situation.

    Trump est confronté à des élections présidentielles difficiles dans les deux mois et le soutien de la diaspora grecque aux États-Unis est également important. Il est peu probable que Trump soit prêt à risquer sa réélection en raison d'un conflit militaire entre deux pays de l'OTAN.

    Il en va de même pour la chancelière allemande Merkel, qui ne veut pas d'un conflit gréco-turc à un moment où son pays détient la présidence tournante de l'Union européenne pour une période de 6 mois. Malheureusement, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, n'a obtenu aucun résultat tangible au cours de sa récente visite à Ankara; Et lors de sa visite à Athènes, Maas a clairement laissé entendre que des sanctions seraient inévitables à la fin du mois de septembre si la Turquie continue ses violations de l'espace maritime grec

    La Grèce manoeuvre bien jusqu'à maintenant
    Athènes estime avoir marqué deux points alors qu'Erdogan tente d'opérer un changement de statut des eaux territoriales en Méditerranée orientale et en mer Égée: l'acceptation d'un accord avec l'Égypte qui définit en partie des zones économiques exclusives, et l'annonce par la Grèce d'une extension de ses eaux territoriales dans la mer Ionienne de 6 milles à 12 milles marins.

    Quel est l'objectif du bellicisme d'Erdogan ?
    Quel est l'objectif d'Erdogan ? Essaye-t-il de préserver l'adhésion sans faille de ses partisans, de les détourner des problèmes les plus urgents, ou encore de se préparer à des élections anticipées ? Et s'il décide de prendre le risque d'une guerre, quel bénéfice espère-t-il obtenir ? Ecraser les Grecs, étendre le territoire turc et gagner en influence dans la région ?

    Même si la Turquie parvenait à réaliser des gains territoriaux au détriment des Grecs, ces gains resteraient illégaux et auraient un coût politique et économique énorme pour Ankara.

    Erdogan se trouve dans une impasse : exécuter ses menaces ou reculer piteusement
    Malheureusement, Erdogan se trouve maintenant dans une impasse. S'il recule, cela signifiera que les menaces de la Turquie ne sont qu'un canular. C'est peut être pour cela que le bureau d'information de la présidence turque a fait une déclaration affirmant que «La Turquie continue d'être (la Turquie pour la paix), aux quatre coins du monde, avec des solutions pacifiques et à long terme qu'elle propose aux problèmes internationaux.»

    Erdogan : le nouveau sultan islamiste
    Mais il y a un autre aspect du "problème Erdogan" et c'est une erreur que font beaucoup de critiques internationaux: Erdogan est obnubilé par son idéologie "frères musulmans" ainsi que par le mythe de la résurrection  de l'empire ottoman. Et on aurait tort de croire qu'Erdogan joue sur les nerfs de la communauté internationale et n'a pas vraiment l'intention de passer à l'acte, quelle qu'en soit la conséquence. Il ambitionne de devenir le leader incontesté des Frères musulmans et le sultan d'un nouvel empire ottoman dont l'influence s'étendrait du Moyen Orient, à l'Afrique du nord, à l'Asie centrale et même aux confins sud de l'Europe.

    Sous la bannière des Frères Musulmans, il a le soutien du Qatar, le financier de la cause, du gouvernement libyen de Tripoli, seul reconnu par l'ONU et des sympathies en Tunisie. Il compte également des "proxies" au Yémen au sein du parti al-Islah, représentant local des Frères, et en Somalie.

    Sous la bannière ottomane, on trouve l'Azerbaïdjan (qui parle une langue turque), les Turkmènes syriens, la Bulgarie, et des sympathies dans un certain nombre de pays d'Asie centrale et dans les Balkans.

    Un axe anti-Ottoman ?
    Les manoeuvres d'Erdogan sont en train de redéfinir la carte géopolitique de toute la région et c'est sans doute pour cela que la Serbie, ennemie héréditaire de la Turquie, a décidé de transférer son ambassade à Jérusalem, un nouvel allié de la coalition déjà formée par la Grèce, Israël, l'Egypte et la France, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, sans compter la Libye du maréchal Khalifa Haftar. On pourrait rajouter l'Autriche, qui se souvient sans doute de la menace ottomane, et qui semble soutenir la Grèce dans son conflit avec la Turquie.

  • Somalie : 15 morts dans 2 attaques menées par les Shebabs contre un centre militaire

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    Au moins 15 personnes ont été tuées, lundi 17 août, dont 13 membres du mouvement des Shebabs. Les deux attaques ont été menées par des kamikazes visant un centre militaire gouvernemental, dans le sud de la Somalie.

    La radio "Voix de l'armée" (gouvernementale) a rapporté, citant le commandement général des forces armées somaliennes que "le Mouvement des Shebabs" a mené deux attentats-suicide contre un centre militaire dans la localité de Jof Jdoud relevant du district de Bay".

    La même source a souligné que la première attaque a été perpétrée à l'aide d'une voiture piégée conduite par un kamikaze, tandis qu'un autre kamikaze a fait exploser sa ceinture à l'intérieur du centre.

    Elle a noté que les deux attaques ont été suivies d'affrontements violents entre les forces gouvernementales et des éléments armés des Shebabs qui tentaient de pénétrer dans le centre militaire et d'en prendre le contrôle.

    Les forces gouvernementales ont fait face à l'attaque et ont tué 13 éléments armés des Shebabs et ont arrêté d'autres lors des affrontements.

    Le commandement de l'armée a noté que deux membres des forces gouvernementales ont été tués à la suite de l'attaque, tandis que 4 autres ont été blessés.

    De son côté, le mouvement des Shebabs a revendiqué les deux attaques visant le centre militaire gouvernemental, selon le site Somali Memo.

    Le mouvement a revendiqué la mort de 8 membres des forces gouvernementales, dont des responsables régionaux.

  • Somalie : Des islamistes armés investissent un hôtel populaire à Mogadiscio après une "forte" explosion

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    Abdullahi Mohamed Nur (propriétaire).jpegL'hôtel Elite, un hôtel populaire situé sur la plage du Lido à Mogadiscio a été la cible d'une violente attaque. L'attaque a commencé par un attentat à la voiture suicide qui a tué plusieurs personnes. Des membres des jihadistes Shebabs ont ensuite lancé un assaut contre l'hôtel et ont réussi à pénétrer à l'intérieur. Deux des attaquants sont morts mais es combats sont toujours en cours.
    L'hôtel Elite est fréquenté par les députés et des hommes d'affaires.
    Le bilan est actuellement de 17 morts, parmi lesquels des membres du gouvernement, et de 40 blessés. Abdullahi Mohamed Nur (photo ci-contre), le propriétaire de l'hôtel et membre du Parlement somalien, fait partie des personnes qui ont pu être évacuées par les forces de sécurité. Parmi les 17 morts, on compte 5 membres des Shebabs.
    Les Shebabs ont immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque contre l'hôtel de luxe.

    Attaque de l'hotel :


    Elite hotel