Sokoura

  • Mali : 22 terroristes islamistes neutralisés dans plusieurs régions du pays

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    Au moins 22 terroristes ont été neutralisés par les Forces armées maliennes (FAMa), dont 19 dans les régions de Ségou, Mopti et Bandiagara dans le centre du pays et 3 dans la région de Bougouni au sud, a annoncé l'état-major des armées du Mali dans un communiqué, publié mardi soir 22 février 2022.

    « Dans les régions de Ségou, Mopti et Bandiagara, les reconnaissances offensives dans différents secteurs ont fait un bilan de 15 bases terroristes démantelées, 19 terroristes neutralisés dont Hassane Sangaré ayant conduit l'attaque contre le détachement FAMa de Sokoura en août 2020 et 15 suspects interpellés », note le colonel Souleymane Dembelé, Directeur de l'Information et des relations publiques des armées (Dirpa).

    Colonel Dembelé a, en outre, affirmé que « 2 suspects mauritaniens ont été interpellés et remis à l'ambassade, 34 motos récupérées et 15 autres détruites, 37 téléphones, 3 batteries de mise en œuvre d'engins explosifs improvisés (IED), 8 engins explosifs improvisés ont été également récupérés », affirmant que « des renseignements recoupés ont permis de localiser et d'interpeler un complice-indicateur des terroristes installé au Point A (aux abords du pont de Markala) pour informer sur les mouvements FAMa sur les axes Markala-Niono et Markala-Macina ».

    La même source souligne que « dans la région de Bougouni, les unités FAMa ont détruit, à l'artillerie, une base terroriste dans la forêt de Téla (Arrondissement de Kignan), avec un bilan de 3 terroristes neutralisés, 2 pistolets mitrailleurs et 4 chargeurs garnis récupérés, des outils de fabrication d'IED récupérés ».

    « Depuis le dernier communiqué de l'Etat-major Général des Armés en date du 16 février 2022, faisant état des activités de routine, il a été procédé à l'intensification de la recherche du renseignement et des contrôles de zone, particulièrement au centre et au sud du pays », poursuit-il.

    Colonel Dembelé rappelle que « les unités FAMa continuent les reconnaissances et les patrouilles principalement orientées vers la sécurisation et la protection des populations civiles dans le secteur de Tessit dans le cercle d'Ansongo au nord du Mali, face à un ennemi adoptant désormais l'évitement ».

    Cependant, il souligne que « dans la région de Tombouctou, les efforts ont porté sur la précision du renseignement ayant conduit à l'arrestation de 8 terroristes, tous activement recherchés, dont 2 chefs de base, Abdou et Mahamadou Barry, 1 chef de guerre, Boubacar Nouhoum Diallo di Malitel ».

    Enfin, Colonel Souleymane Dembelé, rassure que « les indices collectés sur les lieux de l'assassinat des 2 policiers à Tombouctou, le 21 février 2022, permettent d'orienter les recherches sur deux terroristes déjà identifiés et sévissant dans le secteur de Ber avec des assassinats ciblés et des poses d'IED dont le dernier incident a été commis sur la route Tombouctou-Ber ».

  • Mali : au moins 33 personnes, dont 12 militaires maliens, tuées dans deux attaques au centre du pays

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    Trente-trois morts dont douze militaires maliens et quatorze blessés, c’est le bilan provisoire d'une série d'attaques perpétrées dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2020. Les attaques ont eu lieu à Sokoura, dans le cercle Bankass, et près de Bandiagara (photo ci-dessus), région de Mopti. Au même moment, dans la région de Ségou, les habitants du village de Farabougou sont pris en otage par de présumés terroristes.

    L’armée malienne a été attaquée dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Sokoura dans le cercle Bankass, région de Mopti. Le bilan provisoire est de neuf morts et quatre blessés. Quelques heures plus tard, le renfort dépêché sur les lieux est aussi tombé dans une embuscade sur le pont de Parou dans la même localité. Selon un communiqué des forces armées et de sécurité, l’armée a enregistré trois morts, dix blessés et des militaires portés disparus suite à cette embuscade. Le même document indique que les présumés terroristes comptent neuf morts et deux véhicules détruits. Quatorze personnes ont également été tuées ce même mardi alors qu'elles quittaient Bandiagara pour Bankass.

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    Dans la région de Ségou, une vingtaine de personnes ont été enlevées samedi dernier à Farabougou dans la commune de Dogofri. Neuf autres personnes ont été tuées sur place par les assaillants qui seraient toujours présents dans le village. Pour rappel, depuis bientôt une semaine, les populations de ce village vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n'entre et ne sort du village. Cette situation provoque le manque de nourriture dans le village, selon des élus communaux. Pour l'instant, ces deux attaques n'ont pas été revendiquées.

    Elles interviennent quelques jours après l’opération de ratissage de l’armée malienne dans le cercle de Djenné, précisément à Samadougou. Une quantité importante de munitions avait été récupérée et des présumés terroristes arrêtés à travers cette opération.

    Qu’est ce qui explique la recrudescence des attaques terroristes contre les civils et les militaires ? Pourquoi les assaillants occupent actuellement les villages attaqués ? Le manque de patrouilles militaires et l'absence des forces armées et de sécurité dans les zones concernées sont entre-autres les réponses à ces questions estiment certains analystes.