Smerch (Lance roquettes multiples)

  • Nagorny-Karabakh : Poursuite des duels d'artillerie et des combats sur les lignes de front

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    Une situation stable et tendue persiste sur la ligne de contact au Karabakh, les duels d'artillerie et les escarmouches se poursuivent dans certaines régions, a déclaré l'Armée de défense de la République du Haut-Karabakh (NKR) , a rapporté RIA Novosti.

    "La situation relativement stable et tendue dans la zone du conflit Artsakh-Azerbaïdjan reste inchangée. Les batailles d'artillerie et les escarmouches se sont poursuivies dans certaines régions. Dans la soirée, violant à nouveau de manière flagrante les normes du droit international humanitaire, les forces ennemies ont tiré sur Askeran et, à minuit, elles ont de nouveau frappé Martouni." , - dit le message.
    "Des batailles locales sont actuellement observées dans toutes les directions, une opération est en cours pour rechercher et détruire les groupes de sabotage."

    Selon le Service d’État pour les situations d’urgence du Haut-Karabakh , un certain nombre de villages de la région de Martouni, dont Karmir Shuka, sont soumis à des attaques aux Lance Roquettes Multiples "Smerch" ("Tornade" en russe). La ville de Martakert a été bombardée par des lanceurs de missiles Grad au cours de la nuit.

  • Nagorny Karabakh : Bombardements et combats avant une première réunion de médiation

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    Les belligérants arméniens et azerbaïdjanais au Nagorny Karabakh ne donnaient aucun signe jeudi de vouloir faire taire les armes, avant une première réunion à Genève du médiateur international pour ce conflit. Les bombardements azerbaïdjanais se sont poursuivis toute la nuit sur, Stepanakert, capitale du Haut Karabakh, selon des journalistes de l'AFP, et sur des zones habitées en Azerbaïdjan, selon les autorités locales. Les représentants du médiateur historique du conflit, les co-présidents du Groupe de Minsk de l'OSCE (Russie, Etats-Unis, France) rencontrent dans la journée à Genève le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Ceyhun Bayramov.

    Ce médiateur international tente depuis le milieu des années 1990 de trouver une solution négociée au conflit. Une première guerre entre séparatistes arméniens et forces azerbaïdjanaises, à la chute de l'URSS, avait fait 30.000 morts. "Le but de la visite est (...) de présenter la position de l'Azerbaïdjan sur le règlement du conflit", a indiqué la diplomatie azerbaïdjanaise.

    Bakou s'est dit déterminé à reconquérir par les armes le Karabakh, région séparatiste peuplée essentiellement d'Arméniens, et soutient que seul un retrait des forces indépendantistes et arméniennes pouvait mettre fin au conflit.

    Bombardements continus
    Une porte-parole de la diplomatie arménienne a dans ce contexte exclu une rencontre à Genève des ministres azerbaïdjanais et arménien, car "on ne peut pas d'une main négocier et de l'autre mener des opérations militaires", dénonçant une agression de l'Azerbaïdjan contre le Karabakh. L'Arménie ne devrait donc pas être représentée jeudi par l'un de ses hauts responsables. Le chef de la diplomatie arménienne doit par contre être reçu lundi à Moscou par son homologue russe, Sergueï Lavrov.

    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué espérer que les rencontres de Genève et Moscou puissent "aboutir à l'ouverture de négociations".

    Sur le terrain, aucune accalmie ne se dessinait, au douzième jour de combats et de bombardements dans lesquels sont pris aussi des civils des deux côtés du front. Selon les autorités séparatistes, la moitié des quelques 140.000 habitants du Nagorny Karabakh ont été déplacés par le conflit.

    Stepanakert, la capitale de la république auto-proclamée, a été de nouveau la cible de bombardements azerbaïdjanais dans la nuit de mercredi à jeudi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Toute la nuit, les sirènes d'alertes ont résonné à intervalles réguliers, suivies de lourdes explosions faisant trembler le sol, allant généralement par trois ou quatre.

    L'Azerbaïdjan accuse les Arméniens d'avoir bombardé la localité de Barda avec le système de missiles Tochka-U
    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense déclare que les forces armées arméniennes ont tiré sur le territoire de Barda à partir du système de missiles tactiques Tochka-U .

    "Les forces armées arméniennes ont lancé une frappe depuis le système de missiles tactiques Tochka-U sur le territoire de la région de Barda", a indiqué le service de presse du département militaire.

    Russie et Turquie
    Le type d'armes utilisées n'est pas connu avec certitude, mais les autorités locales dénoncent des frappes menées en zones urbaines par des "Smertch", meurtrières roquettes de 300 mm. Des engins non-explosés, apparemment de ce type, sont visibles en ville, alors que des habitations ont été entièrement soufflées par ces tirs, avec des cratères allant parfois jusqu'à une dizaine de mètres, signe de la puissance des bombes utilisées. Des drones survolent aussi régulièrement la ville, plutôt de jour, procédant à tirs isolés apparemment plus ciblés.

    Du côté azerbaïdjanais, on accuse également les séparatistes d'avoir "fait feu sur les zones habitées", citant les districts de Bardinsk, Agdjabedine, Goranboy, Terter et Agdam. "Il y a des morts et des blessés", selon le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

    L'Azerbaïdjan déclare 31 civils morts au Karabakh depuis le début des hostilités
    Le nombre de civils tués pendant les hostilités au Karabakh est passé à 31, 154 ont été blessés, a rapporté le service de presse du bureau du procureur général azerbaïdjanais .
    "Depuis le 27 septembre 2020 ... 31 civils ont été tués, 154 personnes ont été blessées. De plus, 133 biens civils et 928 maisons privées ont été endommagés", a indiqué le département.

    Une église célèbre frappée dans la ville arménienne de  Chouchi
    Les forces armées azerbaïdjanaises ont frappé le temple principal de la ville de Chouchi-Kazanchetsots au Karabakh, a rapporté le Centre d'information unifié arménien fonctionnant sous le gouvernement arménien .

    "L'ennemi a frappé le symbole de Chouchi - l'église des Ghazanchetsots, qui a été restaurée après la guerre des années 90", indique la page Facebook du centre.

    L'armée azerbaïdjanaise a frappé une seconde fois l'église des Ghazanchetsots alors que des journalistes se trouvaient sur place pour constater les dégâts. Une dizaine de personnes ont été blessées, parmi lesquelles trois Russes, le commandant de l’armée russe Yuri Kotenok, observateur militaire etrédacteur en chef du portail Segodnya.ru, le journaliste Levon Arzanov, et leur accompagnateur russe d'origine arménienne, Grant Baladyan. Yuri Kotenok se trouve dans un état grave.

    La cathédrale arménienne du Christ-Sauveur Ghazanchetsots a été construite à Chouchi au 19ème siècle et restaurée dans les années 90 du 20ème siècle.

    Situation sur le front
    Sur le front lui-même, le ministère de la Défense du Karabakh a jugé la situation "stable mais tendue pendant la nuit". "Des combats ont repris (dans la matinée) dans le Nord et le Sud", poursuit-il.

    Le bilan officiel des hostilités depuis le 27 septembre est de 300 à 400 morts, dont une cinquantaine de civils. Mais il reste très partiel, Bakou n'annonçant pas ses pertes militaires et les deux camps affirmant avoir éliminé chacun des milliers de soldats ennemis.

    A l'étranger, la crainte est de voir ce conflit s'internationaliser dans une région où Russes, Turcs, Iraniens et Occidentaux ont tous leurs intérêts. D'autant qu'Ankara encourage Bakou à l'offensive et que Moscou est lié par un traité militaire à Erevan. La Turquie est déjà accusée de participer avec hommes et matériel au conflit. Vladimir Poutine, arbitre régional, a prévenu que si les hostilités devait s'étendre à l'extérieur du Karabakh en territoire arménien, Moscou tiendra ses "obligations" issues de son alliance avec Erevan.

    Vidéos - Côté arménien
    Une unité azérie forcée à fuir sous les obus de mortiers arméniens

    L'artilleur arménien devenu célèbre après être apparu sur cette photo est mort au combat :
     

    Vidéos - Côté arménien

    Frappes contre un centre de commandement arménien
    L'armée azérie s'empare du village de Horadiz dans le district de Fizouli :

  • Nagorny-Karabakh : Nuit de bombardements sur la capitale Stepanakert

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    Stepanakert
    La capitale de la république auto-proclamée du Haut-Karabakh, Stepanakert, a été la cible de nombreux bombardements pendant toute la nuit de mardi à mercredi, puis vraisemblablement de frappes de drones dans la matinée, a constaté un journaliste de l'AFP. A intervalles réguliers, presque toutes les heures, les sirènes d'alerte ont résonné dans la ville, plongée dans une obscurité quasi-totale. S'en suivaient à chaque fois une succession de lourdes explosions, dont il n'était pas possible de déterminer avec exactitude la nature: roquette, missile, artillerie ou bombardement aérien.

    Selon un habitant interrogé par l'AFP, il s'agit cependant sans aucun doute de la nuit de bombardements la plus intense depuis ce weekend, depuis que les forces azéries prennent pour cible Stepanakert, ville de 55.000 habitants à près de 1.000 mètres d'altitude dans les montagnes du Karabakh. Ces bombardements se poursuivaient au lever du jour. Le bilan de la nuit, matériel ou humain, est pour l'instant inconnu.

    Un ensemble de maisons a été entièrement ravagé sur les hauteurs de la ville, à proximité du parlement, a-t-on constaté. Au moins trois habitations ont été soufflées par la violence de l'explosion. Selon des voisins, l'endroit était inhabité au moment de l'attaque. Ces mêmes voisins ont jugé qu'une Smertch (ou tornade en russe), imposante roquette de 30 mm de fabrication soviétique et d'une portée de plusieurs dizaines de kilomètres, était à l'origine de ces destructions. Avec pour résultat un cratère d'une dizaine de mètres dans la terre, un autre engin s'est abattu dans le jardin d'une maison, apparemment sans faire de victime là aussi, à l'exception d'un chien dont la dépouille gisait éventrée sur la chaussée voisine.

    Violents combats sur toute la ligne de contact
    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé que des combats féroces avaient eu lieu au cours de la nuit sur toute la ligne de contact au Haut-Karabakh .
    << Dans la nuit du 7 octobre, les combats se sont poursuivis sur toute la ligne de front. Nos troupes dans différentes directions du front ont mené des opérations de combat afin de consolider les succès obtenus ces derniers jours. Des tirs d'artillerie mutuels ont été enregistrés. Suite aux frappes d'artillerie infligées à l'ennemi hier, la zone de défense du 5e régiment (arménien), le poste de commandement et d'observation ont été mis hors de combat. Il y a beaucoup de morts et de blessés », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
    Il est précisé que 1 char et 3 canons ennemis avaient été neutralisés par une frappe d'artillerie.

    L'Arménie revendique un succès militaire significatif contre l'armée azerbaïdjanaise - des dizaines e morts et des équipements détruits
    Selon la partie arménienne, l'Azerbaïdjan a eu un succès très limité, voire nul.

    Après minuit, dans la nuit du 6 au 7 octobre, les forces azerbaïdjanaises ont tenté de passer à l'offensive en direction du sud-est, près des approches de Jebrail, mais elles ont été prises sous le feu de tirs de roquettes et d'artillerie des forces armées arméniennes.

    A 6h30 du matin, après une nouvelle frappe de roquettes et d'artillerie, laissant 60 morts de plus sur le terrain et 22 véhicules blindés détruits, l'ennemi a fait retraite, annonce l'armée arménienne du Haut Karabakh. (Voir la vidéo ci-dessous)

    "Tout récemment, suite à des tirs précis des unités arméniennes en direction du sud-est, une importante base de carburant et de matériel de l'ennemi a été touchée. Des opportunités ont été créées dans différentes zones du front pour tirer parti de notre succès," a déclaré le porte-parole du ministère de la défense, Shushan Stepanyan.

    Elle avait auparavant déclaré que certaines zones étaient hors de portée des attaques azerbaïdjanaises en raison de l'efficacité de la défense.

    La moitié de la population du Karabakh déplacée par les combats
    La moitié de la population du Nagorny Karabakh, soit 70 à 75.000 personnes, a été déplacée par les combats entre ce territoire séparatiste peuplé d'Arméniens et l'Azerbaïdjan, a indiqué mercredi le médiateur de cette république autoproclamée.

    "Selon nos estimations préliminaires, environ 50% de la population a été déplacée, dont 90% des femmes et des enfants", a indiqué à l'AFP Artak Belgarian, le médiateur qui est chargé des questions de défense des droits des civils en temps de guerre. De "70.000 à 75.000 personnes ont été déplacées soit à l'intérieur d'Artsakh (le nom arménien du Nagorny Karabakh, ndlr), ou alors sont devenues des réfugiés, se déplaçant vers d'autres lieux sûrs" hors des frontières du territoire, a-t-il dit.

    Le Nagorny Karabakh est peuplé d'environ 140.000 habitants, à 99% des Arméniens ethniques. Les autorités locales et l'Arménie accusent l'Azerbaïdjan, depuis la reprise des hostilités le 27 septembre, de viser les civils, en particulier à Stepanakert, la capitale, peuplée d'ordinaire de 50.0000 personnes. Cette ville est visée, plus particulièrement depuis vendredi, par des tirs répétés de roquettes, ayant forcé la majorité de la population à la fuite et ceux qui sont restés à se terrer dans les caves.

    L'Azerbaïdjan affirme aussi être visé par des tirs délibérés sur sa population civile, mais n'a pas indiqué dans l'immédiat combien ont fui.



    Vidéos côté arménien
    Le Haut Karabakh affirme que l'armée azerbaïdjanaise s'était retirée de Jebrail et qu'un dépôt pétrolier avait été incendié 



    Vidéo - Côté azéri
    Prise du village Shukurbayli dans la région de Jebrail
    Poste arménien capturé par les soldats azerbaïdjanais