Sistan-Balouchistan

  • Afghanistan/Iran : Incident à la frontière entre forces iraniennes et talibans

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    Des tirs ont été échangés mercredi 1er janvier 2021 entre les forces iraniennes et les talibans à la frontière entre l'Iran et l'Afghanistan, un incident provoqué par un malentendu, a rapporté une agence de presse locale. Vidéo.

    "Un affrontement a éclaté entre les gardes-frontières iraniens et les talibans à la suite d'un malentendu à la frontière près de la province (afghane) de Nimrouz", selon l'agence Tasnim.

    "Des agriculteurs iraniens ont traversé des murs de protection érigés à l'intérieur de l'Iran et les talibans ont réagi en jugeant que leur frontière avait été franchie", selon l'agence. Les talibans ont ouvert le feu et les forces iraniennes ont riposté.

    Dans un communiqué, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saïd Khatibzadeh a indiqué que l'incident était survenu à cause d'un "différend frontalier entre les habitants" de la zone, sans mentionner les talibans.

    "La situation a été réglée. Les tirs ont pris fin après des contacts entre les gardes-frontières des deux pays", a ajouté le porte-parole.

    L'Iran chiite, qui partage une frontière de plus de 921 km avec l'Afghanistan, ne reconnaît pas le gouvernement formé par les talibans. Mais il a semblé esquisser ces derniers mois un rapprochement avec le groupe islamiste sunnite. Début juillet 2021, les talibans ont pris le contrôle d'un de ces points de passage, le poste "Dogaron". En août 2021, l'Iran a annoncé la fermeture de ses frontières avec l'Afghanistan. Aujourd'huui, le "Milk Port", entre l'Iran et l'Afghanistan, est considéré comme l'un des postes frontaliers commerciaux et des passages de transit les plus importants pour les voyageurs entre les deux pays.

    Les talibans auraient pris le contrôle de positions iraniennes et de postes de gardes frontières iraniens
    Alors que l'Iran a annoncé que l'incident frontalier était du à un malentendu, des sources et des militants ont affirmé sur les réseaux sociaux que les forces afghanes avaient réussi à repousser les forces iraniennes. Les talibans auraient même pris le contrôle de plusieurs postes des gardes-frontières iraniens, dont le poste de Dahris, selon sur le site Web afghan « Aja News ».

    Le journal réformiste "Etimad" affirme que le poste de contrôle de "Dahris" dans la ville d'Hermand dans la province du Sistan et Balouchistan à la frontière afghane, sont tombés entre les mains des  talibans à la suite de violents affrontements militaires.

    Des clips vidéo publiés par les médias iraniens ont montré des talibans envoyant des renforts militaires dans le district de Kong de la province de Nimruz pour affronter les gardes-frontières iraniens.
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  • Iran : Six policiers tués en une semaine dans le sud

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    Six policiers ont été tués et six autres blessés cette semaine dans des affrontements avec des "hommes armés" dans le sud de l'Iran, ont rapporté les agences de presse locales.

    Un policier a été écrasé mercredi par une voiture qui transportait du carburant de contrebande dans la province du Sistan-Baloutchistan, a indiqué samedi l'agence de presse iranienne Tasnim.

    Dans cette région déshéritée aux confins de l'Iran, frontalière du Pakistan, les attentats et les accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés sont fréquents. Jeudi 18 novembre 2021, un autre membre des forces de l'ordre a succombé à ses blessures après un affrontement avec des "voyous armés" dans la province d'Ispahan (centre), selon la même source. Le lendemain, un capitaine est mort dans la province du Khouzestan (sud-ouest) dans un raid de la police contre une "base de voleurs armés", également, toujours selon l'agence Tasnim.

    Mardi, l'agence Irna avait elle rapporté la mort de trois policiers, dont un colonel, et six blessés dans des affrontements ayant duré près de 24 heures avec un groupe de "malfaiteurs" dans la province du Sistan-Baloutchistan.

  • Iran : Accrochage dans une zone frontalière du Sud-Est, quatre militaires tués

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    Quatre membres du Corps des gardiens de la révolution Islamique (CGRI), l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont été tués lors de heurts avec des "malfaiteurs" dans une zone frontalière en proie à la violence, a rapporté samedi l'agence officielle Irna.

    "Quatre combattants" des gardiens ont été tués "hier soir (vendredi) lors d'un accrochage avec des malfaiteurs dans la région de Khash au Sistan-Baloutchistan", dans le sud-est de l'Iran, a annoncé l'agence, citant un communiqué de ces forces. La source n'a pas précisé la nature de cet affrontement, ni l'identité de ces "malfaiteurs".

    Frontalier du Pakistan et de l'Afghanistan, le Sistan-Baloutchistan est une région déshéritée, habitée par une large population sunnite appartenant à l'ethnie baloutche, dans un pays où la population est à plus de 90% chiite. Les attentats ou les accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés y sont fréquents. Vers fin avril 2021, les gardiens ont annoncé avoir tué dans une opération à la frontière trois "terroristes", sans plus de précisions. Selon des médias d'Etat iraniens, deux personnes, parmi lesquelles un policier ont été tuées en février dans des violences déclenchées dans la même zone liées à des trafics de carburant vers le Pakistan. Début octobre, les médias iraniens avait annoncé la mort de trois membres des gardiens, tués "par des assaillants inconnus" à Nikchahr, dans le Sistan-Baloutchistan.

    Manifestations dans l'Azerbaïdjan irnien
    Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants descendant dans les rues de Tabriz, la capitale de la province de l'Azerbaïdjan oriental, dans le nord-ouest de l'Iran. Les manifestants voulaient exprimer leur solidarité avec le Khuzestan. « Azerbaïdjan, Ahwaz, unité, unité », ont-ils scandé.

  • Iran : Les forces iraniennes disent avoir tué des "terroristes" à la frontière

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    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI), l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, a annoncé avoir tué samedi 24 avril 2021 trois "terroristes" dans une opération à la frontière, dans le sud-est du pays.

    Les forces iraniennes "ont démantelé un réseau terroriste affilié à l'arrogance mondiale" dans "une zone frontalière de la province du Sistan-Baloutchistan", ont précisé les Gardiens dans un communiqué sur leur site Sepahnews.

    La République islamique utilise généralement le terme "arrogance mondiale" pour désigner les Etats-Unis, pays ennemi de l'Iran, ou leurs alliés. "Trois terroristes ont été tués et leurs armes, munitions et équipements de communication saisis. (Ils) étaient entrés dans la zone il y a quelques temps pour commettre des actes terroristes et de sabotage", a ajouté la même source sans plus de précisions.

    Limitrophe du Pakistan et de l'Afghanistan, le Sistan-Baloutchistan est une région déshéritée, habitée par une large population sunnite appartenant à l'ethnie baloutche, dans un pays où la population est à plus de 90% chiite.

    Déstabilisée de 2005 à 2010 par une rébellion menée par un groupe baloutche sunnite, la province a été dernièrement le théâtre de plusieurs accrochages entre les forces de sécurité et les séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes, accusés par Téhéran d'être soutenus par l'étranger.

  • Iran : Un mort et trois blessés lors d'une attaque dans le sud-est de l'Iran

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    Une explosion a fait un mort et trois blessés dimanche 21 mars 2021 dans la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l'Iran, a annoncé l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

    L'agence a précisé que l'explosion s'est produite à 09h30 ce dimanche matin. L'Iran accuse un groupe terroriste d'avoir menée l'attaque dans la ville de Saravan située à une cinquantaine kilomètres de la frontière pakistanaise.

    Elle a ajouté que l'attentat à la bombe a entraîné la mort d'une personne et a blessé trois personnes, dont une femme.

    Cela fait un mois que des affrontements sanglants ont lieu au  Sistan-Balouchistan.

    Les médias d'État iraniens ont rapporté que deux personnes, dont un policier, avaient été tuées à Saravan fin février dans des violences liées au commerce du carburant avec le Pakistan voisin.

    Cependant, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a déclaré début mars qu'au moins 12 personnes, dont deux mineurs, avaient été tuées et accusé les forces armées d'un recours excessif à la force, en violation des  règles d'engagement.

    La province à majorité sunnite et pauvre du Sistan-Balouchistan  est en proie à une révolte sunnite depuis 2005.

    Les attaques et les affrontements entre les forces de sécurité et les groupes armés sont fréquents.

    Téhéran tient les groupes djihadistes ou séparatistes responsables de ces attaques et accuse Islamabad ou Riyad de soutenir les auteurs.

  • Iran : Un policier tué dans des heurts dans le sud-ouest du pays 

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    Un policier a été tué dans des heurts avec des "éléments criminels" dans le sud-ouest de l'Iran, au Sistan-Balouchistan, a rapporté jeudi 25 février 2021 l'agence de presse officielle Irna.

    Des médias d'Etat ont fait état mardi d'affrontements, dans la région de Saravan, ayant fait deux morts et plusieurs blessés. "A la suite (...) de rumeurs émanant de médias étrangers, des éléments criminels ont attaqué" un commissariat de Zahedan "avec des armes légères et des lance-grenades", a indiqué à Irna Abouzarmahdi Nakahei, le gouverneur de cette ville, capitale du Sistan-Balouchistan.

    La police a riposté entraînant la fuite des assaillants, mais un officier est tombé en "martyr" dans les affrontements, a-t-il ajouté sans préciser quand ces événements avaient eu lieu. Des violences avaient déjà éclaté à partir de lundi 23 février dans cette province à un point de passage avec le Pakistan voisin.

    Selon le vice-gouverneur du Sistan-Balouchistan Mohammad-Hadi Marashi, elles avaient débuté quand un groupe de "trafiquants de carburant" avaient voulu entrer sur le territoire iranien. "Mais apparemment, les forces pakistanaises (...) leur ont tiré dessus", tuant l'un d'eux et en blessant quatre autres, a indiqué mardi M. Marashi à Irna.

    Toujours selon cette source, une partie du groupe a profité du chaos pour traverser la frontière et "attaqué le commissariat de Shamsar", une ville frontalière. La police a riposté aux tirs et les affrontements ont fait "plusieurs blessés", dont l'un est décédé à l'hôpital.

    D'autres personnes ont attaqué et endommagé mardi le bureau du gouverneur de Saravan, une ville proche de Shamsar, avant de s'enfuir, a ajouté M. Marashi.

    Le chef de la police du Sistan-Balouchistan, Ahmad Taheri, a indiqué jeudi à l'agence de presse Tasnim que des centaines de personnes étaient impliquées dans l'attaque de mardi, assurant que la police avait désormais la situation en main.

    Les événements de mardi pour lesquels plusieurs morts ont faussement été rapportés, selon M. Nakahei, ont servi d'"excuse" à l'attaque de Zahedan. Province déshéritée majoritairement sunnite et baloutche, le Sistan-Balouchistan a été déstabilisé entre 2005 à 2010 par une rébellion menée par un groupe baloutche sunnite.

    Les attentats ou les accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés y restent fréquents. Téhéran impute ces violences à des groupes jihadistes ou séparatistes et accuse Islamabad de les soutenir. La population iranienne est chiite à 90%.