Sinjar

  • Irak : Raid aérien turc - Bagdad accuse la Turquie d'avoir bombardé une clinique

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a démenti, samedi soir 21 août 2021, que la cible du raid aérien turc qui a fait huit morts mardi dans le nord-ouest de l'Irak était une clinique, affirmant qu'il s'agissait d'une base du groupe rebelle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    "Contrairement aux allégations de l'organisation terroriste, la cible frappée n'était pas un hôpital ou un centre médical, mais un des lieux d'hébergement de cette organisation", a affirmé M. Erdogan lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, selon un communiqué de la présidence turque.

    M. Erdogan a aussi estimé que l'encerclement du PKK le poussait à adopter "ce genre de mensonges" et que la Turquie agissait avec "une haute sensibilité" lors de ce type d'opérations. Le raid aérien mené mardi par la Turquie contre une clinique du Sinjar, dans le nord-ouest de l'Irak, où était soigné un membre du PKK, a fait huit morts. Selon les autorités locales, quatre employés de la clinique et quatre combattants ont été tués.

    Les combattants faisaient partie de la 80ème brigade du Hachd al-Chaabi, une coalition de milices chiites irakiennes pro-iraniennes. La 80ème brigade est considérée comme proche du PKK et composée de Yezidis, une minorité qui avait été persécutée par le groupe Etat islamique à partir de 2014.

    Les forces turques mènent fréquemment des opérations contre les bases arrières du PKK dans le nord de l'Irak. Les raids turcs suscitent des tensions avec le gouvernement de Bagdad, mais le président turc répète régulièrement que son pays entend "s'occuper" du PKK dans ces régions si l'Irak n'est "pas en mesure de le faire".

    Dans un communiqué diffusé mercredi, le conseil irakien de sécurité nationale a "condamné les actions militaires unilatérales" et "rejeté l'utilisation des terres irakiennes pour régler des comptes", sans toutefois citer la Turquie.

  • Irak : Trois morts dans un raid aérien turc contre une clinique

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    Au moins trois personnes sont mortes dans un raid aérien mené mardi 17 août 2021 par la Turquie contre une clinique du nord-ouest de l'Irak, une région où Ankara mène régulièrement des opérations contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Le PKK, groupe qualifié de "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux, dispose de bases arrières et de camps d'entraînement dans la région du Sinjar, où la frappe de mardi a eu lieu, ainsi qu'au Kurdistan irakien, région autonome, frontalière de la Turquie.

    Il s'agit du second raid meurtrier de part de la Turquie en l'espace de deux jours dans la région de Sinjar, où habite une importante communauté yazidie, une minorité qui avait été persécutée par l'Etat islamique à partir de 2014.

    Les raids turcs suscitent des tensions avec le gouvernement de Bagdad, mais le président turc Recep Tayyip Erdogan répète que son pays entend "s'occuper" du PKK dans ces régions si l'Irak n'est "pas en mesure de le faire".

    Le bombardement de mardi a été mené par la Turquie, a confirmé un haut gradé irakien à l'AFP. Selon un médecin de Sinjar, chef-lieu de la région du même nom, au moins trois personnes ont péri et cinq autres ont été blessées.

    Ce raid aérien a consisté en trois frappes "de drones", a indiqué une autre source, et il a "complètement détruit la clinique", située dans le village de Sekaina, a déclaré à l'AFP Jalal Khalef Bisso, adjoint au maire de Sinjar.

     Bases arrières
    Lundi, un autre raid mené par la Turquie avait tué dans la même région de Sinjar un haut responsable yazidi membre d'une force irakienne proche du PKK, ainsi que deux de ses camarades. Il avait également blessé un responsable du PKK, membre, lui aussi, de la minorité yazidie. Ce dernier avait été ensuite transféré dans la clinique de Sekaina frappée mardi, selon un militant yazidi joint par l'AFP. Cette même source a affirmé que le responsable du PKK blessé avait réchappé au bombardement.

    Sur des images mises en ligne par des habitants, on pouvait voir le bâtiment, une école reconvertie en clinique, réduits à l'état de gravats et d'où s'échappait une fumée noirâtre.

    La Turquie, qui a de facto installé une dizaine de bases militaires depuis 25 ans au Kurdistan irakien, a lancé au printemps une nouvelle campagne militaire contre le PKK dans le nord de l'Irak, souvent aérienne, parfois terrestre. Ankara entend liquider les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

    De son côté, Bagdad dénonce régulièrement des violations de sa souveraineté. Et les autorités irakiennes ont à plusieurs reprises convoqué l'ambassadeur turc mais n'ont jamais pris de mesure plus radicale contre Ankara, un de leurs premiers partenaires commerciaux.

    Au milieu, les civils font les frais de ce conflit. Au Kurdistan irakien, plusieurs centaines d'entre eux ont fui leurs villages par peur des bombardements turcs. Dans cette même région, un civil a été accidentellement tué vendredi par des tirs de l'armée turque lors d'affrontements avec des combattants du PKK.

  • Irak : L'armée irakienne arrête 5 membres de l'Etat islamique et empêche une tentative d'infiltration depuis la Syrie

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    L'armée irakienne a arrêté cinq membres de l'Etat islamique à Bagdad et dans la province sunnite d'Anbar.

    Le porte-parole militaire, le général de division Yahya Rasool, a déclaré que l'unité antiterroriste avait mené des opérations de sécurité et arrêté deux terroristes à Abu Ghraib - Karma, et trois autres dans le district de Hit dans la province d'al-Anbar.

    Pendant ce temps, le Commandement des opérations conjointes a annoncé que l'une de ses unités avait contrecarré une tentative d'infiltration de jihadistes de l'Etat islamique à partir de Syrie  dans la zone frontalière d'al-Dukji, à l'ouest du mont Sinjar dans le nord de la  région de Ninive.

    Les forces de sécurité se sont également engagées dans des affrontements avec un autre groupe jihadiste au mont Sinjar, en territoire irakien. Un membre des gardes-frontières a été tué, tandis que le groupe terroriste s'est enfui en Syrie.

    Le contrôle de la frontière avec la Syrie est l'un des plus grands défis auxquels sont confrontées les forces irakiennes étant donné la longue frontière qui sépare le deux pays. La commission parlementaire de sécurité et de défense a annoncé un projet majeur visant à installer des caméras de sécurité le long de la frontière.

    Le membre du Comité, Gatah Al-Rekabi, a déclaré que les forces de sécurité avaient pour objectif d'installer un large réseau de caméras avancées à la frontière avec la Syrie, ce qui pourrait aider à réduire le nombre d'unités nécessaires pour contrôler les frontières et les infiltrations.

    Il a souligné que la protection de la frontière irakienne est une priorité de sécurité, étant donné que les groupes terroristes opèrent dans ces zones.

    Le camp d'Al-Hol, près de la frontière irakienne, est un défi sécuritaire majeur pour Bagdad, car il abrite un grand nombre de terroristes, selon Rekabi.

    Par ailleurs, le parlement irakien se prépare à débriefer les responsables de la sécurité sur les violations de la sécurité dans la province de Salaheddine à la suite de l'attaque terroriste dans le village d'Al-bu Dor où huit civils ont été tués par l'Etat islamique.

    Le membre de la commission parlementaire de sécurité et de défense Saaran Al-Ajibi a annoncé que les chefs des agences de sécurité, telles que le renseignement, la sécurité nationale et le renseignement du ministère de la Défense, seront convoqués pour discuter de la situation générale de la sécurité et prévenir de futures violations.

    Il est temps de tenir une réunion au plus haut niveau afin de mettre à jour les plans sécuritaires et de redéployer les forces militaires, a déclaré un autre comité membre, Saad Maye.

    Il a décrit l'incident d'Al-bu Dor comme un «crime odieux» qui rappelait les attentats terroristes commis contre des innocents.

    Le législateur a averti que la récurrence de diverses failles de sécurité révèle qu'il existe une faiblesse grave qui doit être corrigée immédiatement.

    Il a appelé à la tenue d'une réunion au siège du comité. Elle devrait être suivie par le commandant des forces armées et les responsables de la sécurité et viser à identifier avec précision les lacunes et à mettre à jour les plans de sécurité.

  • Irak : les Forces de mobilisation populaire se déploient dans la région de Sinjar

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    Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), une coalition de paramilitaires chiites et pro-iraniens, se déploient dans la région de Sinjar, dans la province de Ninive, malgré le fait qu'un accord conclu entre Bagdad et Erbil (Kurdistan) oblige ces factions paramilitaires à quitter la région.

    Dans un communiqué, le Hashd al-Chaabi a déclaré :: "La formation de la force Sinjar, le troisième régiment des Forces de mobilisation populaire, a renforcé aujourd'hui vendredi son déploiement dans le district de responsabilité au sud du district de Sinjar dans le gouvernorat de Ninive, sous la direction de la défense de Ninive des Forces de mobilisation populaire. "

    Le communiqué ajoute que "le déploiement vise à renforcer les forces déjà stationnées pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région et à sécuriser le secteur sud en vue du retour des déplacés dans leurs zones de résidence".

    Le déploiement de renforts du Hashd al-Chaabi contrevient aux termes de l'accord entre Bagdad et la région du Kurdistan concernant la normalisation des conditions dans le district de Sinjar.

    L'accord conclu le 9 octobre 2020, prévoit le retrait des groupes armés affiliés au Parti des travailleurs  du Kurdistan (PKK) et des factions de la mobilisation populaire Hasd al-Chaabi).

    Bagdad dit avoir commencé à mettre en œuvre l'accord depuis le début du mois de décembre dernier en déployant les forces du gouvernement fédéral et en retirant les groupes paramilitaires.

    Cependant, le gouvernement régional du Kurdistan affirme que l'accord n'a pas encore été mis en œuvre et que la présence continue des combattants PKK et des Forces de mobilisation populaire (Hashd al)Chaabi) est l'obstacle le plus important à la mise en œuvre de l'accord et à l'établissement de la stabilité de la région. en vue du retour de milliers de personnes déplacées.

    Lien permanent Catégories : Erbil, Hashed al-Chaabi, IRAK, KURDISTAN, PKK, Sinjar 0 commentaire
  • Erdogan exhorte Bagdad à agir contre le PKK, un "ennemi commun"

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé jeudi l'Irak à intensifier le combat sur son territoire contre les miliciens kurdes du PKK, lors d'une visite à Ankara du Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi. La Turquie mène régulièrement des raids aériens contre les bases arrières du PKK dans les zones montagneuses du nord de l'Irak, où il a aménagé des camps d'entraînement et des caches d'armes. Des forces spéciales mènent parfois des incursions d'ampleur limitée.

    Les opérations turques, dont la dernière en date a eu lieu en juin, suscitent des tensions avec le gouvernement irakien, mais M. Erdogan répété à l'envi que son pays entend "s'occuper" du PKK dans le nord de l'Irak si Bagdad n'était "pas en mesure de le faire".

    Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui dispose de bases arrière dans le nord de l'Irak, livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc qui a fait plus de 40.000 morts. Il est classé comme un groupe "terroriste" par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne.

    "Nous sommes convenus de poursuivre le combat contre nos ennemis communs", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankara aux côtés de M. Kazimi, citant notamment le PKK mais aussi le groupe Etat islamique (EI). "Notre région ne connaîtra pas la paix tant que le terrorisme n'est pas écrasé. Notre combat se poursuivra jusqu'à l'éradication des gangs terroristes", a-t-il ajouté.

    M. Kazimi, qui effectuait sa première visite à Ankara depuis sa prise de fonctions en mai, a pour sa part affirmé que Bagdad "condamne toute action portant atteinte à la Turquie ou partant du territoire irakien pour attaquer la Turquie".

    "Il ne sera permis à aucun groupe d'utiliser le territoire de l'Irak pour menacer ses voisins", a-t-il affirmé. "Nous collaborons avec la Turquie pour faire face à ces groupes, qu'il s'agisse de l'Etat islamique ou toute autre organisation menaçant la sécurité régionale". "Nous avons récemment pris des mesures importantes dans ce sens à Sinjar (nord de l'Irak) et nous avons aussi empêché ces groupes de pénétrer en Irak à travers la frontière avec la Syrie", a-t-il ajouté.

  • Irak : Le déploiement de la police fédérale à Shingal (Sinjar) divise les forces locales

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    Le premier point de l'accord de Shingal (Sinjar) entre les gouvernements d'Irak et la région du Kurdistan a été mis en œuvre samedi 21 novembre.

    Près de 6 000 policiers fédéraux irakiens ont été déployés à l'ouest de Shingal, selon le commandant de la brigade 1 des forces fédérales.

    Trois brigades de la police fédérale irakienne - près de 6.000 hommes au total - ont été envoyées pour garder une section de 80 kilomètres de la frontière entre l'Irak et la Syrie.

    Selon le gouverneur de Ninive, l'accord devrait être pleinement mis en œuvre au début du mois prochain.

    "Ces forces sont venues pour garder la frontière, plus précisément à l'ouest de Shingal, Baaj, la frontière avec la Syrie", a déclaré le gouverneur de Ninive, Najm al-Jibouri.

    Certains des groupes armés de Shingal ne veulent pas partir.

    "Il n'est pas juste que quelqu'un vienne s'imposer à Shingal. Il n'est pas acceptable de demander à ceux qui sont devenus des martyrs, qui ont offert leur sang à cette terre et qui se battent depuis six ans, quittent Shingal aussi facilement", a déclaré Hussain Haji, membre du Parti Yazidi pour la liberté et la démocratie (PADE).

    Il est inacceptable que les forces de police irakiennes viennent nous remplacer et créent le chaos à Shingal". Personne de sensé n'acceptera cela.

    Mais des membres d'autres forces affirment que le déploiement des forces irakiennes à Shingal est une bonne chose.

    "La police fédérale irakienne est venue ici aujourd'hui. Leur but est de prévenir les problèmes à Shingal. Ils protègent également les zones frontalières entre l'Irak et la Syrie. Il y avait des problèmes dans les zones frontalières, donc je considère que c'est une bonne chose", a déclaré le commandant des forces de protection de Yezidkhan, Haider Shasho. "Ils doivent identifier leur territoire avant de commencer les négociations à Shingal."

    Le porte-parole du Commandement des opérations conjointes (JOC) irakien, Tahsin al-Khafaji, a déclaré samedi aux médias d'Etat irakiens que "les forces de police fédérales envoyées dans le district de Sinjar sont chargées de superviser le dossier de sécurité et de mettre en œuvre l'accord de Sinjar".

    "Le travail a commencé avec la mise en œuvre de l'accord de Sinjar, qui prévoit la présence de forces fédérales uniquement dans le district - aucune autre force, ni les Peshmerga ni personne d'autre, et seul le drapeau irakien sera hissé", a-t-il déclaré.

    "La sécurité à l'intérieur du district sera entre les mains des forces fédérales, qu'il s'agisse de la police ou des forces de sécurité nationales. Mais à l'extérieur du district, ce sera la responsabilité de l'armée".

  • Irak, Sinjar: accord conclu avec le Kurdistan

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    Le gouvernement irakien de Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan , en coordination avec la Mission d'assistance des Nations Unies en Iraq (MANUI), sont parvenus le 9 octobre à un accord visant à relever les défis politiques et sécuritaires liés à la Région de Sinjar.

    Pour l'Organisation des Nations Unies, il s'agissait d'un premier pas important vers un «avenir meilleur», dans le but ultime de favoriser la reconstruction de la région et de renforcer les relations entre Bagdad et Erbil. L'administration de Sinjar, située dans une zone controversée de la province septentrionale de Ninive, a été l'une des questions sur lesquelles les deux gouvernements ont longtemps lutté pour trouver un point de rencontre. En 2014, des combattants de l'État islamique étaient entrés dans la région en commettant des crimes odieux contre les yézidis, considérés comme hérétiques. Selon les Nations Unies, cela aurait été un véritable génocide, car au moins 3 000 Yézidis ont été tués par l'Etat islamique et 6 000 réduits en esclavage, y compris des enfants. En outre, selon les rapports de l'ONU, environ 3. 000 femmes et filles enlevées sont toujours portées disparues. Malgré la défaite militaire de l'Etat islamique, la région a continué d'être témoin d'instabilité, compte tenu des désaccords sur les questions de sécurité et de l'absence d'une administration unifiée.

    La Représentante spéciale des Nations Unies pour l'Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert, a déclaré le 9 octobre qu'elle avait bon espoir quant au nouvel accord, estimant que cela pourrait inaugurer une nouvelle phase pour Sinjar, dans laquelle les intérêts de la population prévalent, afin de permettre le retour des habitants locaux dans leurs foyers, d'accélérer les opérations de reconstruction et d'améliorer les services publics. Des idées similaires sont également venues du gouvernement de Bagdad, comme l'a rapporté le porte-parole du Premier ministre, Ahmed Mulla Talal, qui a déclaré que le Premier ministre, Mustafa al-Kadhimi, avait encouragé un accord "historique" qui renforcera l'autorité fédérale pour Sinjar en termes de gouvernance et de sécurité.

    En ce qui concerne les détails du nouveau pacte, celui-ci prévoit le choix d'une nouvelle administration locale pour le district de Sinjar, tandis que la sécurité de la région sera confiée aux forces locales, au sein desquelles une expansion de 2500 nouvelles unités et le retrait des factions externes sont attendus. La fourniture de services, a-t-on précisé, sera de la responsabilité d'un comité mixte composé de membres du gouvernement central, celui du Kurdistan et du gouvernorat de Ninive. Le gouvernement fédéral, en coordination avec l'exécutif régional, jouera un rôle central, car il devra garantir la mise en œuvre et le respect de l'accord, en collaborant également avec la population locale elle-même.

    L'accord, a déclaré Talal, met fin à l'ingérence de groupes extérieurs. La référence va, en particulier, au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont la présence n'est pas bien vue par le gouvernement kurde d'Erbil, qui a poussé à plusieurs reprises cette organisation à abandonner Sinjar. Le PKK a pris le contrôle du district en 2014, lorsqu'il a commencé à soutenir la communauté yézidie contre l'État islamique. Cela a été considéré par certains comme un simple prétexte pour établir une base logistique à partir de laquelle mener leurs opérations. Le PKK est une organisation paramilitaire, soutenue par les masses populaires du sud-est de la Turquie d'origine kurde, mais aussi active au Kurdistan irakien. Pour Ankara, l'Union européenne et les États-Unis, ce parti doit être considéré comme une organisation terroriste.

    Les partis politiques irakiens ont décrit l'accord du 8 octobre comme une solution idéale pour restaurer la stabilité à Sinjar et une expérience qui pourrait être appliquée dans d'autres régions du pays, même si certains parlementaires se sont demandés quels avantages cela pourrait réellement apporter à la Communauté yézidie. Dans ce contexte, le président du gouvernement régional du Kurdistan, Masrour Barzani, a également salué l'accord en le définissant comme un point de départ pour la mise en œuvre de l'article 140 de la Constitution.