Siluan (quartier de Jérusalem)

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

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    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

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  • Cisjordanie/ Israël : "Jour de colère" - Émeutes près de la tombe de Rachel (Bethléem), du checkpoint de Kalandia et du quartier Silouan de Jérusalem

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    Vendredi 23 avril, vers 21h00, des dizaines de Palestiniens ont manifesté dans la zone adjacente à la tombe de Rachel. Les émeutiers ont lancé des pierres, des pétards et des cocktails Molotov sur les membres de la police des frontières (MAGAV). En réponse, le MAGAV a utilisé les moyens prévus par la loi pour disperser la foule.

    Des émeutes ont également été enregistrées dans le quartier arabe de Siluan (Silvan) à Jérusalem. Des pierres et des pétards ont été lancés sur les policiers. L'un d'eux a été blessé à la tête et a nécessité des soins médicaux. Plusieurs manifestants ont été arrêtés.

    Vers 22h00, des émeutes ont éclaté au poste frontière de Kalandia. Les membres de MAGAV qui se trouvaient au checkpoint ont du appeler des renforts. La police a déclaré que des centaines de Palestiniens étaient impliqués dans les émeutes.

    La veille, près de la porte de Naplouse de la vieille ville de Jérusalem, des centaines de jeunes musulmans  ont attaqué des policiers après la prière du soir, lançant des pierres, des pétards et des cocktails Molotov. La police a utilisé des grenades de choc et des canons à eau pour disperser les manifestants. 

    Vendredi matin, les groupes palestiniens Hamas et Jihad islamique ont déclaré une "journée de colère" après que la police israélienne ait réprimé les émeutes dans la ville de Jérusalem. L'appel a été soutenu par le Fatah et d'autres mouvements politiques de l'Autorité palestinienne.