Shiraz

  • Iran : Arrestation du chef de l'organisation Tondar, une organisation d'opposition au régime des Ayatollahs

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    EeX8bZQWoAEJkBN.jpegSamedi 1er août, les autorités iraniennes ont annoncé l'arrestation de Jamshid Sharmahd (photo de son arrestation ci-contre), le chef de l'Assemblée royale iranienne (Tondar). Sharmahd réside habituellement en Californie, selon Arab News .
    On ignore la manière exacte l'opération a été menée pour l'arrêter. On sait seulement que le ministère iranien du renseignement a annoncé l'arrestation de Jamshd Sharmahd dans ce qu'il a décrit comme un «processus compliqué de leurre et d'arrestation. On sait également que les services spéciaux iraniens avaient déjà tenté d'attirer Sharmahd des États-Unis vers l'Iran ou vers des pays arabes amis de l'Iran.
    Les autorités iraniennes affirment que l'organisation Tondar est basée à Los Angeles et planifie des attaques terroristes dans des villes iraniennes. Ainsi, Selon le communiqué du ministère, M. Sharmahd avait "conçu et organisé" un attentat meurtrier contre une mosquée à Chiraz (sud) qui avait fait 14 morts et quelque 200 blessés en 2008. Il prévoyait en outre de mener plusieurs "grandes opérations", comme faire exploser le barrage de Sivand à Shiraz ou le sanctuaire du fondateur de la République islamique, l'imam Khomeiny, lors d'une cérémonie publique à Téhéran, selon la même source. Tondar ("tonnerre" en persan), connu aussi sous le nom d'Association monarchiste d'Iran, est un groupe visant à renverser la République islamique.
    Selon son site internet (Tondar.org), M. Sharmahd, né à Téhéran en 1955, a grandi dans une famille irano-allemande avant d'aller vivre en 2003 aux Etats-Unis où il s'est illustré par ses déclarations hostiles à la République islamique et à l'islam, sur des chaînes satellitaires en persan.
    Le groupe critique ouvertement le Coran et s'oppose au prince Réza Pahlavi, fils aîné du dernier Shah d'Iran, qui veut devenir roi.
    En 2009, l'Iran avait pendu trois hommes reconnus coupables de l'attentat de Chiraz, affirmant qu'ils avaient des liens avec un groupe monarchiste de l'opposition basé à l'étranger et prenait leurs ordres d'un agent iranien de la CIA installé aux Etats-Unis dénommé "Jamshid". L'Iran avait également pendu en 2010 deux autres membres présumés du groupe, qui avaient "avoué avoir obtenu des explosifs et projeté d'assassiner des responsables".
    En octobre, les autorités iraniennes avaient annoncé avoir mis en détention un autre opposant autrefois exilé en France, Rouhollah Zam, là encore sans donner de détails. Cet homme, accusé d'avoir joué un rôle actif dans les manifestations contre le pouvoir en 2017-2018, a été condamné à mort fin juin pour "corruption sur terre".
    Le groupe Tondar est inconnu de l'opposition iranienne et est principalement actif sur Internet. On ne sait pas qui ils sont, ni leur nombre, ni un discours politique connu ni des visages proéminents.
    Jamshid Shahramid qui vit aux États-Unis, semble avoir été enlevé lors d'une récente visite en Turquie, ou peut-être Ankara l'a extradé vers Téhéran, selon des militants iranien

  • Iran : Nouvelles manifestations dans le sud-ouest

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    Jeudi soir 16 juillet, les autorités iraniennes ont coupé Internet dans la province du Khuzestan après que des centaines de manifestants soient descendus dans les rues et scandés des slogans hostiles aux dirigeants iraniens. Les forces de sécurité iraniennes sont rapidement intervenues, tirant à balles réelles pour disperser les manifestations.
    Selon des sources iraniennes, les services de renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) avaient arrêté un certain nombre de manifestants dans la ville de Mashhad après des appels à manifester contre le régime, vendredi 17 juillet.
    Jeudi soir, des manifestations ont eu lieu dans la ville de Behbahan, dans le sud-ouest de l'Iran. Les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants qui lançaient des slogans hostiles au régime. On ignore s'il y a eu des blessés.
    Selon l'agence iranienne des droits de l'homme "Hrana", les manifestants protestaient contre la détérioration des conditions économiques et la condamnation à mort de manifestants arrêtés lors de précédentes manifestations.
    Des photos et des clips ont été mis en ligne, montrant une forte présence des forces de sécurité dans plusieurs grandes villes, y compris Téhéran, Shiraz et Ispahan, tandis que les appels à manifester se multipliaient.
    Le service de renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique ont notamment dénoncé les appels à manifester à Mashhad.
    Les vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants scandant: "Pas de Gaza, pas le Liban, mon âme est la rédemption de l'Iran" et aussi " Si vous nous attaquez avec des canons et des chars ... les mollahs devront partir."
    Les manifestants ont scandé "Nous ne voulons pas de la domination des mollahs" et "l'Iranien meurt mais n'accepte pas l'humiliation".
    Les forces de sécurité ont lancé des gaz lacrymogènes, tiré en l'air et poursuivi les manifestants pour tenter de disperser la manifestation.