Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan

  • La Syrie a besoin de l'Iran en l'absence de l'aide des pays arabes

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    Syrie : L'Iran a mis la main sur l'économie et la sécurité syriennes
    L'Iran a accordé trois prêts au gouvernement syrien malgré sa propre crise économique. Le gouvernement iranien a voulu profiter du fait que le régime syrien était soumis à un boycott international et privé de tout soutien extérieur.

    Alors que la Syrie était dévastée par la guerre, l'Iran a conclu de nombreux accords de coopération et contrats économiques avec le gouvernement syrien. Ces contrats concernent la reconstruction des infrastructures, l'électricité, la santé, les moulins, les denrées alimentaires et les secteurs financiers.

    La Syrie a besoin de l'Iran qui est sa seule fenêtre sur le monde. Téhéran en a profité pour pousser Damas à faire de plus en plus de concessions. Le gouvernement syrien a exempté les produits des entreprises iraniennes de tous frais et taxes à leur importation en Syrie. Le régime syrien a été contraint d'hypothéquer les propriétés du gouvernement et les biens immobiliers en échange des prêts iraniens.

    Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est passé de 280 millions de dollars en 2010 à un milliard de dollars en 2014, et l'ambition iranienne est d'atteindre 10 milliards de dollars, ce qui correspond plus ou moins au volume des échanges commerciaux avec l'Irak. 

    L'Iran a forcé la Syrie à signer des contrats commerciaux
    Téhéran a réussi à forcer le régime syrien à signer des contrats lucratifs avec des entreprises iraniennes.
    L'objectif de l'Iran reste la phase d'après-guerre, en particulier le processus de reconstruction. Des millions de maisons, d'installations et d'infrastructures ont été détruites par la guerre en Syrie. L'Iran, qui se classe comme le plus grand producteur de ciment et de fer au Moyen-Orient, a l'intention de jouer un rôle dominant dans le processus de reconstruction.

    Le peuple syrien n'est pas satisfait du soutien iranien et de la présence des milices chiites dans le pays. Il s'inquiète de la montée en puissance de l'Iran dans le pays. Il considère le régime religieux des Ayatollahs, le concept du Walih al-Faqih, comme un danger pour le peuple syrien et l'avenir du régime, pour l'environnement arabe, et la sécurité de la Syrie, notamment face à Israël. Mais le problème est l'absence d'un réel soutien international au peuple syrien à l'heure actuelle. 

    Les milices pro-iraniennes terrorisent la société syrienne
    Les milices pro-iraniennes exercent déjà leur autorité et leur pouvoir sur une bonne partie du territoire, ce qui se traduit par un niveau accru de violence et de meurtres. 

    Les initiatives arabes sont nécessaires pour contrer l'Iran
    Les initiatives arabes comme celles menées par le roi de Jordanie Abdallah II concernant les infrastructures de gaz et d'électricité de la Jordanie et de l'Égypte au Liban via la Syrie sont à saluer. Il est également important que les États-Unis lèvent les restrictions et les sanctions contre le peuple syrien et de permettre aux institutions, entreprises, usines et pays arabes, avec leurs ministères et gouvernements, de traiter avec les Syriens sans entraves ni pénalités. Cette étape permettrait d'offrir aux Syriens des options et des possibilités pour concurrencer l'Iran, qui ne résisterait pas longtemps face à une assistance arabe. Les pays arabes riches interviendraient en Syrie, non pas par profit, comme le fait l'Iran, mais dans le but d'aider ce peuple qui a vécu les affres de la guerre.

    Un premier petit pas des Emirats Arabes Unis
    La visite du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Abdullah bin Zayed, à Damas et sa rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad, s'inscrivent dans le cadre du retour du soutien arabe à la Syrie. Mais des actions plus larges que des visites et une aide rationnée sont nécessaires. Il faut exploiter ce que le roi jordanien Abdallah II a déjà entamé, pour reconstruire l'économie syrienne et restaurer une vie normale dans ce pays, notamment en étudiant sérieusement les plans russes qui visent à se passer de l'Iran pour la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre civile.

    Obstacles américains
    La Russie a présenté des projets et des plans de reconstruction, mais ils se sont heurtés aux obstacles américains et aux menaces de sanctions de Washington aux pays, entreprises et institutions internationales qui envisageraient d'intervenir pour reconstruire la Syrie.

     

     

     

  • Israël signe des accords de paix avec les EAU et Bahreïn

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    A 20h30 heure d'Israël, 14h30 heure de Washington DC, la cérémonie de signature d'un traité historique sur la normalisation des relations entre Israël, d'une part, et deux pays du Golfe, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn, d'autre part, s'est terminée à la Maison Blanche.

    Les accords ont été rédigés en trois langues - anglais, hébreu et arabe.

    Les Émirats arabes unis et Bahreïn sont devenus les troisième et quatrième États arabes à signer des accords avec Israël, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

    Les accords ont été signés par le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les ministres des Affaires étrangères du Golfe Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan (EAU) et Dr Abdullatif bin Rashid Al-Zayan (Bahreïn).

    Le président Trump, dans son discours, a fait écho à sa déclaration avant la cérémonie de signature selon laquelle cinq autres pays arabes suivraient les Émirats arabes unis et Bahreïn, ainsi qu'un accord avec l'Autorité palestinienne.

    Benjamin Netanyahu a suivi le président américain, suivi du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan. A noter que dans son discours, le chef du ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a remercié Benjamin Netanyahu pour son refus d'annexer.

    Après la signature de l'accord, les parties continueront à travailler sur les détails du mémorandum d'accord avec Bahreïn, qui a été annoncé vendredi dernier.

    Lors de la cérémonie de signature du traité historique, notamment lors du discours du cheikh Abdallah bin Zayed Al Nahyan (EAU) sur Ashdod et Ashkelon, plusieurs dizaines de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza. L'un d'eux a explosé au centre d'Ashdod, plusieurs personnes ont été blessées.

    Des représentants d'Oman et du Soudan ont été remarqués parmi les invités. Ces pays devraient être les prochains à signer un accord avec Israël.