Sharia4Belgium

  • Belgique : Un islamiste Belge de 15 ans, partisan de "Sharia4Belgium"  arrêté pour avoir menacé la femme écrivain néerlandaise d'origine turque Lale Gül (23 ans)

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    La police belge a arrêté, vendredi 23 avril 2021, un islamiste de 15 ans, soupçonné d'avoir menacé en ligne l'écrivain Lale Gül, âgée de 23 ans (photo ci-dessus). L'auteur, résident d'Amsterdam a été menacée en ligne après la sortie de son best-seller «Je vais vivre». 

    Dans le roman, qui parle d'une famille islamique stricte turque d'Amsterdam-Ouest, elle critique de nombreuses traditions turques et islamiques avec lesquelles elle a grandi.

    Gül a précisé la menace au journal d'Amsterdam Het Parool: «Je crois qu'il s'agissait d'images d'armes à feu, mais je ne suis pas sûre. Je n'ai pas demandé. Je ne me soucie pas non plus des menaces de mort. 

    Selon elle, le suspect est connu de la police. «Il est partisan de Sharia4Belgium, et il y a déjà un procès contre lui au sujet d'une alerte à la bombe.» Elle a ajouté qu'il lui semblait qu'il connaissait un islamiste du Brabant du Nord. Ils feraient partie du même réseau.

    Gül faisait référence à une menace antérieure d'un islamiste de 19 ans. Selon Gül, il lui avait envoyé des photos d'armes à feu, dont un AK47, avec le texte «S4H» (charia pour la Hollande).

    Gül: «Ce ne sont que deux menaces de mort, mais j'en ai eu bien d'autres. Heureusement, la police  travaille dur. »

    L'homme de 15 ans a avoué avoir menacé Gül en ligne. En raison de son âge, la police néerlandaise ne veut rien dire à son sujet. 

    Lien permanent Catégories : BELGIQUE, Pays-Bas, Sharia4Belgium 0 commentaire
  • France : Un combattant jihadiste Français expulsé de Turquie et écroué en France

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    Un jihadiste originaire de l'île française de La Réunion dans l'océan Indien, Anthony Maurice, parti fin 2014 en Syrie, a été mis en examen et écroué en France continentale vendredi après son expulsion par la Turquie, a-t-on appris samedi de sources judiciaire et proches du dossier.

    L'homme avait été expulsé lundi par Ankara, comme l'a dévoilé vendredi le quotidien français Le Figaro, aux termes d'un accord de coopération policière franco-turc conclu en 2014 pour organiser le retour des jihadistes français aux mains des autorités turques.

    Après quatre jours de garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Anthony Maurice a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" puis placé en détention provisoire, selon la source judiciaire.

    Cette mise en examen vise la période 2016-2019 de son séjour, la période 2014-2016 ayant déjà fait l'objet d'investigations qui devaient être jugées prochainement aux assises en son absence. Compte tenu de son retour, "les deux volets de l'affaire seront joints et jugés ensemble", a précisé cette source.

    "C'est un profil de combattant", a indiqué l'une des sources proches du dossier, car "il est resté longtemps sur zone" et "on a documenté" sur lui "des manipulations d'armes" et "la participation à des exactions".

    "Il est passé par plusieurs groupes jihadistes dans le Nord-Ouest syrien, notamment dans la +katiba+ d'Omar Diaby", alias Omar Omsen, un Français soupçonné d'avoir convaincu de nombreux compatriotes de rejoindre la Syrie pendant les grandes heures du califat auto-proclamé de l'Etat islamique (2014-2019), a-t-on ajouté de même source.

    Cette "katiba" (unité de combattants) était affiliée au Front al-Nosra (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda).

    Anthony Maurice, qui avait été arrêté en Turquie en 2019 laissant derrière lui sa femme et ses enfants dans la zone irako-syrienne, "a minoré son rôle et contesté avoir combattu mais des éléments de l'enquête le contredisent", selon une autre source proche du dossier.

    Il faisait partie d'une filière jihadiste organisée depuis La Réunion, la première en Outre-mer français, qui avait été démantelée en juin 2015, quelques mois après son départ dans la zone irako-syrienne.

    Cette filière était dirigée par un Réunionnais, un prédicateur salafiste âgé de 21 ans à l'époque surnommé "l'Égyptien" en raison de ses voyages dans ce pays, et accusé d'avoir incité plusieurs hommes à partir faire le jihad en Syrie. L'un de ces hommes a ensuite été tué en Irak.

    Depuis 2014, plus de 250 personnes ont été renvoyées en France depuis la Turquie en vertu de l'accord bilatéral.

    JTKfcjB-.jpegMort d'un jihadiste belge dans une prison du nord-est de la Syrie
    Par ailleurs, on a appris qu'Abdellah Nouamane (photo), alias Abu Jihad al Belgiki, un jihadiste anversois membre de l'organisation islamiste radicale Sharia4Belgium, était décédé dans une prison du nord-est de la Syrie. Il avait donné plusieurs interview depuis sa prison. Alors que l'Etat islamique était encore tout puissant, il avait enregistré une vidéo menaçant la Belgique. Il Dans la vidéo, il encourageait les musulmans de Belgique à se rebeller et à prendre les armes contre les "mécréants". 

    Abdellah Nouamane, considéré comme l'un des jihaditstes belges les plus dangereux, avait récemment été interviewé par des journalistes de VTM et leur avait déclaré qu'il rêvait de rentrer en Belgique. 

  • Belgique : Fouad Belkacem : Un dirigeant islamiste dépouillé de sa nationalité belge

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD LE - 

    Article publié en AnglaisAllemand, Espagnol, Italien, Néerlandais

    Belkacem Fouad.jpgL’islamiste emprisonné Fouad Belkacem, dont le groupe « Sharia4Belgium » a envoyé des dizaines de jihadistes en Syrie, a été privé de sa citoyenneté belge et risque la déportation vers le Maroc.
    La cour d’appel d’Anvers a jugé qu’il avait gravement manqué à ses devoirs de citoyen.
    Belkacem a été emprisonné en 2015 pour avoir dirigé un groupe terroriste, dont beaucoup de recrues ont rejoint le groupe jihadiste État islamique.
    Comparé au nombre d’habitants les Belges ont été les plus nombreux à rejoindre la Syrie pour faire le jihad que dans tout autre État membre de l’UE.
    Certains de ceux qui sont rentrés en Europe ont été impliqués dans les attentats de Paris en 2015 et dans les attentats de Bruxelles de mars 2016.
    « Sharia4Belgium » a été créé par Belkacem à Anvers. Le groupe a recruté les premiers combattants belges avant d’être dissous.
    Il s’est inspiré d' "Islam4UK", un groupe autrefois dirigé par Anjem Choudary, un prédicateur radical qui a été libéré d’une prison britannique le 19 octobre. Lors du procès de Belkacem en 2015, il est apparu qu’il avait co-fondé Sharia4Belgium peu de temps après avoir visité une mosquée à Londres.
    Un autre groupe connu sous le nom de « réseau Zerkani » a recruté des jihadistes, comme le terroriste Abdelhamid Abaaoud et le poseur de bombes Najim Laachraoui, originaire de la région de Molenbeek à Bruxelles.
    Après avoir été condamné à 12 ans de prison, les autorités belges ont commencé à préparer la suppression de sa nationalité. Possédant la double nationalité, il conserve la nationalité marocaine.
    Le ministre belge des Migrations, Theo Francken, s’est félicité de la décision de déposséder Belkacem de sa nationalité belge, mais a ajouté qu’une telle mesure devrait être automatique après toute condamnation pour terrorisme.
    Le retrait de la nationalité aux jihadistes ayant la double nationalité demeure controversé. La France a annoncé son intention d’introduire cette politique après les attentats de novembre 2015, mais a renoncé l’année suivante.
    Belkacem n’est pas le premier Belge lié au terrorisme à perdre sa nationalité. Malika el-Aroud a été dépouillée de sa citoyenneté en 2017 pour avoir dirigé un groupe lié à Al-Qaïda.
    Belkacem peut encore faire appel de la décision devant le tribunal belge de dernier ressort, la Cour de cassation ou la Cour européenne de justice.
    Son avocate, Liliane Verjauw, a déclaré qu’il n’avait plus aucun lien avec le Maroc et se considérait belge.
    « Sa famille est ici depuis 50 ans, depuis trois générations. Sa nationalité belge fait partie de son identité « , dit-elle.

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