Service de renseignement danois (PET)

  • Danemark : Le gouvernement danois rejette les appels de l'ONU à rapatrier les jihadistes

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    Le gouvernement danois refuse de permettre le retour des jihadistes originaires du Danemark et se trouvant dans des camps d'internement en Syrie, ceci  pour le bien de la sécurité du pays.

    Au moins deux hommes, sept femmes et 19 enfants provenant du Danemark sont actuellement internés dans les camps. Sur les 19 enfants, neuf sont nés au Danemark, tandis que dix autres sont nés dans la zone de conflit. Le pays scandinave fait partie des 57 pays qui refusent de reprendre les jihadistes internés.

    Le gouvernement danois a pris une décision de principe selon laquelle les personnes qui ont quitté le Danemark pour rejoindre la cause des terroristes n'ont pas à être assistées  pour rentrer au Danemark. Le ministère des Affaires étrangères a confirmé que le Danemark ne reprendrait que les enfants dont les parents «acceptent explicitement» la séparation.

    Frederiksen Mette.jpeg«Les enfants sont dans une situation terrible et je suis sûr que les conditions dans les camps ne sont pas adaptées pour que les enfants y soient. Mais à notre avis, cela ne signifie pas que les personnes qui ont tourné le dos au Danemark doivent rentrer. Les combattants étrangers [comme on appelle souvent les djihadistes dans le langage officiel danois] ne sont pas les bienvenus au Danemark, qu'ils soient mères ou pères. Ça fait mal parce qu'il s'agit des enfants. Les parents doivent en assumer la responsabilité », a expliqué la Première ministre Mette Frederiksen (photo).

    «Ce gouvernement considère que c'est l'une de ses tâches les plus importantes pour maintenir la sécurité du Danemark. Nous devons prendre soin du Danemark et des Danois », a écrit Frederiksen à l'avocat Bjørn Elmquist, qui représente une mère de Daech et deux enfants internés dans le camp d'al-Hol.

    Selon la dernière évaluation de la menace par le Service danois de sécurité et du renseignement (PET), les adultes qui ont volontairement choisi de se rendre au «califat» terroriste demeurent une «menace pour le Danemark». La même évaluation a révélé que les jeunes enfants ne constituent pas nécessairement une menace immédiate, mais que le risque de radicalisation augmente avec l'âge et plus ils restent dans les camps de prisonniers.

    Le pays voisin du Danemark, la Suède, a rapatrié plusieurs enfants engendrés par des jihadistes .